Les rapporteurs de suivi demandent instamment à la Turquie de lever l'état d'urgence

« Le taux de participation impressionnant aux élections présidentielles et législatives anticipées qui ont eu lieu le 24 juin 2018 en Turquie (88%) et la diversité des partis au Parlement sont des signes évidents de l'attachement du peuple turc à la démocratie pluraliste. Cette démocratie pluraliste doit être fermement ancrée dans l'exercice sans restriction des libertés fondamentales, le plein respect de l’Etat de droit et des politiques inclusives. Nous pensons donc qu'il est grand temps que les autorités turques, dans un premier temps, lèvent l'état d'urgence et honorent les promesses et les appels lancés pendant la campagne électorale », ont déclaré les corapporteurs de l'APCE pour le suivi de la Turquie, Marianne Mikko (Estonie, SOC) et Nigel Evans (Royaume-Uni, CE).

« La Commission ad hoc de l'Assemblée parlementaire qui a observé les élections présentera bientôt son évaluation de la campagne électorale et de la journée du vote. En tant que corapporteurs, nous restons prêts à engager un véritable dialogue avec les autorités turques pour relever les défis posés par le nouveau système présidentiel, comme l'a souligné la Commission de Venise, et d'autres questions cruciales en suspens. Parmi celles-ci figurent l'indépendance des médias et du pouvoir judiciaire, ainsi que la libération immédiate, entre autres, d’hommes politiques, de journalistes et de défenseurs des droits de l'homme en détention provisoire, y compris l'ancien candidat du HDP aux élections présidentielles, M. Demirtas.

Le 26 juin 2018, la Commission de suivi a publié une note d'information préparée par les rapporteurs après leur visite à Istanbul et Ankara, du 28 au 30 mars 2018.