Turquie : la place des parlementaires n’est pas en prison

« L’Assemblée suit de près la situation des parlementaires et ex-parlementaires actuellement en détention en Turquie. La condamnation, le 7 septembre dernier, de l’ancien co-Président du parti pro-kurde HDP Selahattin Demirtas, ainsi que de l’ancien parlementaire HDP Sirri Süreyya Önder à plusieurs années de prison pour les déclarations faites en 2013, me préoccupe particulièrement, tout comme la situation des autres parlementaires et ex-parlementaires d’opposition en détention, ou sous le coup de poursuites judiciaires pour des faits de « terrorisme », a déclaré Liliane Maury Pasquier, Présidente de l’APCE.

« La place des parlementaires ne doit pas être en prison : la liberté d’expression est au cœur de l’exercice de nos mandats parlementaires. Elle doit être protégée et garantie, conformément à la jurisprudence, bien établie, de la Cour européenne des droits de l’homme. Elle est une pierre angulaire du bon fonctionnement de nos démocraties - et une condition essentielle du respect des droits humains qui incombe à tous les Etats membres du Conseil de l’Europe.

Par conséquent, nous devons engager un dialogue avec les autorités et parlementaires de la Turquie, pour trouver une solution et faire en que les parlementaires et ex-parlementaires actuellement en détention puissent être libérés et exercer leur activité politique comme il se doit dans une démocratie. Le nouveau lancement par les autorités de la mise en œuvre du Plan d’action pour la prévention des violations de la Convention européenne des droits de l’homme offre dans ce contexte une bonne opportunité pour renforcer la coopération et l’Assemblée est prête à jouer son rôle dans ce processus » a conclu la Présidente.

Dans sa Résolution 2156 (2017), l’Assemblée a demandé la libération de parlementaires