Migrants et réfugiés : favoriser le droit au regroupement familial et le rôle des femmes dans le processus d’intégration

Soulignant que le droit à la vie familiale s’applique à chacun, y compris aux réfugiés et aux migrants, l’Assemblée a invité aujourd’hui les États membres à élaborer des orientations communes pour la mise en œuvre du droit au regroupement familial. « Il ne faut pas déchirer les familles et les empêcher de se réunir après une fuite souvent périlleuse de leur pays d’origine », ont déclaré les parlementaires, en adoptant une résolution basée sur le rapport d’Ulla Sandbæk (Danemark, GUE).

Le texte adopté souligne que les personnes fuyant la persécution ou la guerre ont droit à une protection internationale et les membres de leur famille dont ils ont été séparés, également. Par conséquent, les États doivent accorder avec cohérence l’octroi du statut de réfugié aux membres d’une même famille, selon l’Assemblée.

Constatant que le regroupement familial était souvent compromis parce que les membres des familles ne pouvaient être localisés, l’Assemblée a recommandé aux autorités nationales d’enregistrer tous les migrants dès leur arrivée, et de partager ces données avec les autres États membres, notamment par le biais du Système d’information des visas de l’espace Schengen de l’UE.

L’APCE a également proposé que le Comité des Ministres élabore des lignes directrices pour l’application du droit au regroupement familial, et pour une entraide judiciaire et une coopération administrative entre les Etats membres et avec les pays tiers.

Dans une résolution distincte, basée sur le rapport de Gabriela Heinrich (Allemagne, SOC), l’Assemblée a déclaré, qu’en raison du rôle que les femmes migrantes et réfugiées jouaient au sein de leurs familles et dans leurs communautés, promouvoir leur intégration permettrait de créer une base solide pour l’intégration des générations futures.

Dans cette optique, l’APCE a appelé les Etats membres à promouvoir l’autonomisation des femmes immigrées, à faciliter leur accès à l’éducation et à l’emploi, et à leur offrir des possibilités de formation linguistique et professionnelle.

« Il faudrait également donner aux femmes migrantes et réfugiées des informations sur les normes et attentes culturelles de la société d’accueil, pour les aider à identifier leur rôle, leurs responsabilités et les opportunités qui s’offrent à elles », ont souligné les parlementaires.