Une rapporteure propose une nouvelle approche concernant les mesures involontaires en psychiatrie

Le meilleur moyen de protéger les droits des personnes ayant un handicap psychosocial en ce qui concerne les mesures involontaires en psychiatrie est de « commencer par éviter de recourir à de telles mesures, en veillant à ce que ces personnes aient accès à toute une gamme de services de soutien qui leur permettent de vivre de manière indépendante, d’être intégrées à la collectivité, d’exercer leur autonomie et de participer véritablement aux décisions sur toutes les questions les concernant », a déclaré Reina de Bruijn-Wezeman (Pays-Bas, ADLE), rapporteure de l’APCE.

Dans une note introductive révisée rendue publique hier, consacrée à un nouveau protocole à la Convention d’Oviedo en cours d’élaboration par les experts du Conseil de l’Europe, la rapporteure a souligné qu’il était important de réfléchir à « la manière dont les Etats peuvent éviter la coercition en psychiatrie ».

« Il s’agit là d’un processus difficile qui nécessitera du temps, de lutter contre les stéréotypes et un changement de mentalités à l’intérieur de nos sociétés, où circule encore l’idée fausse que les patients ayant des troubles psychiatriques sont intrinsèquement dangereux », ajouté la rapporteure.

Cette semaine, une audition publique organisée conjointement par les Commissions des questions sociales et de l’égalité de l’Assemblée, a réuni de hautes personnalités des Nations Unies et du Conseil de l’Europe pour débattre de cette question.