Non à la discrimination dans l’accès à l’emploi

Le droit au travail est un droit fondamental, et le Conseil de l’Europe a maintes fois montré son attachement au respect de ce droit et du principe de la non-discrimination dans ce domaine. Toutefois, la discrimination dans l’accès à l’emploi demeure une réalité manifeste au sein des États membres, et ceci quel que soit le motif de discrimination en cause, selon la Commission sur l’égalité.

En suivant les propositions du rapporteur, Damien Thiéry (Belgique, ADLE), les parlementaires ont demandé aux États des mesures d’ordre général afin de favoriser la création de conditions dans lesquelles les personnes sans emploi peuvent participer sur un pied d’égalité au marché du travail. Ils doivent notamment veiller à ce que leurs lois anti-discrimination couvrent pleinement le domaine du travail ainsi que tous les motifs de discrimination et prévoient des recours facilement accessibles aux victimes de discrimination dans ce domaine. Selon la Commission, ils doivent également adopter et mettre en œuvre des politiques intégrées ayant pour but de promouvoir l'accès à l'emploi des différents groupes défavorisés.

Le projet de résolution considère qu’Il incombe également aux États d’agir face aux comportements discriminatoires des employeurs. Ainsi, il leur est recommandé notamment de légiférer et de mettre en œuvre des politiques afin de promouvoir directement l’utilisation de CV anonymes, les formations de sensibilisation aux biais inconscients et les audits de la diversité au sein des entreprises ; d’utiliser des leviers indirects comme les subventions à l’emploi, le déploiement d’intermédiaires de l’emploi ou les labels de diversité ; et de soutenir les initiatives des entreprises publiques et privées visant à promouvoir la diversité en leur sein et à véhiculer des messages positifs sur la diversité au sein de la société.