La Présidente ouvre la conférence de Dubrovnik en appelant à des valeurs partagées

La Présidente de l'APCE, Liliane Maury Pasquier, s’est exprimée à l’ouverture d’une importante conférence parlementaire à Dubrovnik – visant à promouvoir la sécurité démocratique en Méditerranée – en appelant aux valeurs universelles communes qui ont historiquement lié les pays autour de la Méditerranée.

Cette conférence parlementaire est organisée par la Commission des questions politiques de l'APCE, en coopération avec la Division de soutien de projets parlementaires de l'APCE, dans le cadre de la Présidence croate du Conseil de l'Europe.

Proposant aux pays méditerranéens l’expertise et les plateformes de l’Assemblée, notamment son ‘Partenariat pour la démocratie’, elle a évoqué les principes de « démocratie, dignité humaine et droits fondamentaux, ainsi que l’Etat de droit », auxquels aspirent l’Europe et la Méditerranée.

« Développer un système de gouvernance fermement ancrée dans ces valeurs – c’est ce que nous appelons promouvoir la sécurité démocratique », a déclaré la Présidente dans un discours d'ouverture aux personnalités présentes, parmi lesquelles le Président du Parlement croate, la ministre croate des Affaires étrangères et le maire de Dubrovnik. « Il est de notre responsabilité commune d’appliquer ces principes afin d’instaurer la paix, la stabilité et la prospérité de cette région géographique qui est la nôtre », a-t-elle ajouté.

« Nous ne devons pas oublier que ces valeurs ne sont jamais acquises et qu’il n’existe pas de modèle démocratique unique applicable à tous les pays et à toutes les situations. Il revient à chacun de trouver son propre chemin vers la démocratie ; néanmoins le partage des expériences et l’échange de bonnes pratiques permettent à tous d’avancer plus rapidement », a ajouté la Présidente.

Lors d'une intervention ultérieure, la Présidente a également présenté le statut de ‘Partenariat pour la démocratie’ de l'Assemblée, dont bénéficient actuellement les parlements du Maroc, de la Jordanie et de la République kirghize, ainsi que le Conseil national palestinien.

Elle a exprimé l'espoir que la Tunisie pourrait bientôt acquérir ce statut et que les parlements algérien, égyptien et libanais manifesteraient également leur intérêt pour ce partenariat dans un proche avenir.

Les dirigeants d'autres organes du Conseil de l'Europe – notamment son groupe d'experts juridiques, la Commission de Venise, et son organe anti-corruption, le GRECO – ont également présenté leurs travaux.