Journée de l'abolition de l'esclavage : 'L'Europe doit faire davantage pour mettre fin à la tragédie de l'esclavage moderne'

 « La traite des êtres humains et l'exploitation sexuelle font partie des pires formes d'esclavage moderne, comme cela avait déjà été identifié il y a près de 70 ans dans la Convention des Nations Unies pour la répression de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui, du 2 décembre 1949.

A la suite des migrations croissantes vers l'Europe, ces formes d'esclavage moderne ont augmenté de manière exponentielle dans toute l'Europe ces dernières années. Les migrants sans papiers, les femmes célibataires migrantes et les enfants migrants sont les principales victimes de l'esclavage moderne en raison de leur grande vulnérabilité. Des centaines de milliers de migrants sont exploités chaque jour dans les foyers, dans l'agriculture, dans les usines et dans les rues d'Europe », a déclaré Vernon Coaker (Royaume-Uni, SOC), rapporteur pour une action concertée contre la traite des êtres humains de la Commission de l'APCE sur les migrations, les réfugiés et personnes déplacées.

« La Journée internationale pour l'abolition de l'esclavage, le 2 décembre, doit nous rappeler cruellement que, conformément aux objectifs de développement durable de l'ONU, les gouvernements du monde entier se sont engagés à mettre fin à l'esclavage moderne et à la traite des êtres humains d'ici à 2030. Mais l'Europe est loin d'y parvenir. Nous devons donc travailler ensemble de part et d'autre des frontières européennes et internationales pour faire face à cette immense tragédie humaine », a-t-il déclaré.

« 2019 marquera le 70e anniversaire de la Convention des Nations Unies et du Conseil de l'Europe. J'appelle mes collègues parlementaires à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe à unir leurs forces pour mettre fin à toutes les formes d'esclavage en Europe avant 2030, conformément à l'article 4 de la Convention européenne des droits de l'homme et à la Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains », a conclu le rapporteur.