Des mesures pour assurer la prévention et la gestion du stress au travail

La Commission des questions sociales a appelé les États membres du Conseil de l’Europe à réaliser une étude approfondie des mesures nationales existantes sur le plan juridique ou politique en matière de prévention de gestion et de réduction du stress professionnel.

Il faudrait recenser « les lacunes législatives et réglementaires » des politiques de santé et de sécurité au travail, en vue d’assurer « une meilleure couverture des risques psychosociaux, en particulier dans les secteurs d’activité fortement exposés », tels que les professionnels de santé, les travailleurs sociaux, les policiers, les enseignants et les prestataires de service.

En adoptant à l’unanimité un projet de résolution basé sur le rapport de Stefaan Vercamer, (Belgique, PPE/DC), les parlementaires ont souligné que le poids du stress au travail en Europe et par le monde « dépasse les risques purement médicaux ». Sachant que la moitié environ des travailleurs européens considèrent que le stress est fréquent sur leur lieu de travail, « la prévention, la gestion et la réduction du stress doivent être prises en compte » à différents niveaux de gouvernance et dans le secteur privé.

Les listes nationales des maladies professionnelles devraient être élargie, ont-ils dit, de façon à y « inclure explicitement les troubles provoqués par le stress, y compris le burnout professionnel ». Pour leur part, les employeurs devraient adopter une organisation du travail qui réduise le stress, avec des semaines raccourcies à quatre jours (comptant 28 à 32 heures de travail hebdomadaire), des horaires variables, davantage d’autonomie, des possibilités de télétravail et des systèmes de travail partagé, notamment pour les parents et les aidants qui travaillent.