Renforcer la coopération avec l'ONU dans la mise en œuvre du Programme de développement durable 2030

« Dans un contexte où les droits humains sont de plus en plus contestés, il est essentiel que les Nations Unies puissent s’appuyer sur des partenaires régionaux fondés sur des valeurs tels que le Conseil de l’Europe, un acteur multilatéral important à l’échelle européenne », a déclaré la Commission politique, réunie aujourd’hui à Paris.

En adoptant le rapport d’Adão Silva (Portugal, PPE/DC), la commission a souligné que le Conseil de l’Europe devait coopérer plus activement aux efforts des Nations Unies face aux défis mondiaux, en contribuant notamment à la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 – adopté par l’ONU en 2015 – et aux 17 objectifs de développement durable (ODD) pour réaliser ce programme.

« Le Conseil de l’Europe peut aider à traduire plus efficacement les politiques mondiales de développement durable en mesures concrètes au niveau national », a déclaré la commission, qui a appelé les Etats membres à honorer pleinement leurs engagements concernant les objectifs de développement durable. « Les Parlements doivent également jouer un rôle actif dans la réalisation des ODD, tant dans la définition des priorités que dans le suivi des progrès », ont indiqué les parlemenatires.

La commission a proposé que le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe continue de promouvoir la pertinence réciproque des activités du Conseil et du Programme 2030, et a recommandé que le Comité des ministres trouve un moyen pour que l’Organisation soit représentée « de manière visible et coordonnée » au siège des Nations Unies à New-York.

L’Organisation des Nations Unies, quant à elle, devrait davantage tirer parti de l’expérience du Conseil de l’Europe concernant les droits humains, la démocratie parlementaire et les normes correspondantes, souligne le texte adopté.

Enfin, la commission a proposé que l’Assemblée examine régulièrement la réalisation des ODD et joue pleinement son rôle de plateforme d’échange de bonnes pratiques nationales. « L’Assemblée devrait renforcer la contribution parlementaire et le dialogue avec les Nations Unies, en mettant l’accent sur la complémentarité entre le Conseil de l’Europe et l’ONU, y compris avec ses organismes basés à Genève et Vienne », ont conclu les parlementaires.