Pour une reconnaissance officielle internationale des victimes de terrorisme

A l’occasion de la Journée européenne des victimes du terrorisme, la Présidente de l’APCE, Liliane Maury Pasquier, a lancé un appel pour que les victimes de terrorisme soient reconnues officiellement au sein d’un cadre international.

« Il y a 15 ans était commis à Madrid l'un des attentats les plus meurtriers perpétrés en Europe. Il  fit 193 morts et des centaines de blessés. Soutenir et accompagner les personnes qui survivent à un attentat signifie non seulement renforcer leur dignité, mais également limiter l’étendue des ravages causés par le terrorisme.

Il est temps que notre continent reconnaisse officiellement les victimes de terrorisme au sein d’un cadre universellement accepté, afin que leur souffrance soit reconnue au nom de l’État visé par l’acte de terrorisme. Le statut de victime devrait être juridiquement et politiquement reconnu aussi bien à l’échelle européenne qu’internationale, afin de procurer aux victimes transfrontalières un soutien adéquat et en temps opportun ».

Se joignant à la Présidente, Marietta Karamanli (France, SOC), qui prépare actuellement un rapport sur le sujet au sein de la Commission des questions politiques de l’APCE, a ajouté que les gouvernements doivent aller « au-delà d’une simple affirmation de leur solidarité et œuvrer dans la mise en place de mesures concrètes pour garantir la protection des droits fondamentaux des victimes, comme par exemple travailler en étroite collaboration avec les organisations de la société civile telles que les associations de victimes, ou s’assurer qu’un organisme spécialisé se charge d’adopter une approche complète et empathique, axée sur les victimes, afin de répondre à leurs différents besoins médicaux, psychologiques, juridiques et financiers ».

Selon Marietta Karamanli, « un certain nombre d'instruments existants qui devraient fournir un soutien et une protection aux victimes du terrorisme ne sont pas pleinement mis en œuvre et respectés dans la pratique, et une approche plus cohérente et systématique doit s'imposer dans tous les États membres du Conseil de l'Europe ».