Azerbaïdjan : des rapporteurs saluent la grâce présidentielle et demandent la libération des prisonniers politiques

Sunna Aevarsdóttir (Islande, SOC), rapporteure sur les cas signalés de prisonniers politiques en Azerbaïdjan, ainsi que Sir Roger Gale (Royaume-Uni, CE) et Stefan Schennach (Autriche, SOC), corapporteurs sur l’Azerbaïdjan de la Commission de suivi, ont salué aujourd’hui la libération, après l’octroi d’une grâce présidentielle à l’occasion de Novruz, de plus de 400 condamnés en Azerbaïdjan, dont plus de 50 personnes considérées comme des prisonniers politiques.

« Je salue la décision du Président Aliyev de libérer, pour raisons humanitaires, un nombre considérable de détenus, parmi lesquels plus de 50 personnes dont les noms figurent dans ma récente note introductive sur les cas signalés de prisonniers politiques en Azerbaïdjan », a déclaré Mme Aevarsdóttir. « Cela met fin à une série d’injustices envers des innocents, même s’il reste encore beaucoup à faire ».

« Bien que cette grâce récemment accordée soit bien sûr à saluer, l’exercice d’un pouvoir discrétionnaire par l’exécutif ne saurait se substituer à un pouvoir judiciaire indépendant qui empêcherait des décisions injustes et le placement en détention pour des motifs politiques », a ajouté Sir Roger Gale. « Je demande aux autorités azerbaïdjanaises de poursuivre d’urgence la réforme fondamentale du système judiciaire, conformément aux normes et recommandations du Conseil de l’Europe ».

« Le problème des prisonniers politiques jette depuis le départ une ombre sur l’adhésion de l’Azerbaïdjan au Conseil de l’Europe », a conclu M. Schennach. « Il est grand temps que non seulement certains d’entre eux, mais tous les prisonniers politiques en Azerbaïdjan soient libérés ».

Mme Aevarsdottir et, à une autre occasion, Sir Roger Gale et M. Schennach ont l’intention d’effectuer des visites d’information en Azerbaïdjan au cours des prochains mois, en accordant tous une attention particulière à la question des prisonniers politiques.