La Présidente salue le bon fonctionnement des institutions démocratiques en Arménie

S’adressant à l’Assemblée nationale dans le cadre de sa visite officielle en Arménie, Liliane Maury Pasquier a salué le bon fonctionnement des institutions démocratiques dans ce pays.

« Les institutions arméniennes ont récemment connu une importante transformation grâce notamment à une profonde réforme constitutionnelle. Cette réforme, saluée par le Conseil de l’Europe, a été préparée et réalisée en étroite collaboration avec la Commission de Venise. Je tiens à saluer le peuple de l’Arménie et la classe politique arménienne pour avoir su utiliser les nouveaux mécanismes constitutionnels et politiques dans le cadre d’une alternance politique majeure qui s’est déroulée de façon pacifique et dans le cadre constitutionnel, légal et démocratique. Ceci témoigne de la solidité des institutions démocratiques et de la haute qualité de la classe politique, tous partis confondus ».

Dans son allocution, la Présidente s’est également référée aux enjeux politiques auxquels le Conseil de l’Europe doit faire face, tels que les attaques contre la liberté d'expression, la liberté des médias et la liberté de réunion, les dérives anti-démocratiques ou la montée des discours nationalistes et populistes.

« Je suis convaincue que nous sommes à la hauteur de ces défis, car ce qui nous unit est beaucoup plus fort que les divisions auxquelles nous devons faire face. Face aux difficultés, nous devons renforcer le dialogue et amplifier la coopération, afin de poursuivre l’objectif de préserver et développer davantage l’Union étroite sur notre Continent. Nous devons, toutes et tous ensemble, faire front pour préserver nos droits, nos libertés et notre Europe ».

Se référant à l’égalité entre les femmes et les hommes, l’une de ses priorités politiques, la Présidente a prôné deux lignes d’action : la première, que les Etats membres adoptent des cadres juridiques clairs, « interdisant toute discrimination, sanctionnant les abus, mais aussi imposant des actions positives pour renforcer l’égalité », tout particulièrement dans le domaine de la sensibilisation et de l’éduction.

La deuxième, des politiques de sensibilisation, car les changements législatifs « ne sont pas toujours suffisants. Il faut faire évoluer les mentalités à travers l’action, le lever des tabous et le refus de se taire ».

Dans ce contexte, elle a rappelé l’initiative #PasDansMonParlement pour dénoncer et combattre le sexisme, le harcèlement et la violence contre les femmes dans les Parlements.