Les attaques contre les personnes LGBTI portent atteinte à l’égalité et minent la démocratie

A la veille de la Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie, Violeta Tomic (Slovénie, GUE), rapporteure générale de l’APCE sur les droits des personnes LGBTI a fait la déclaration suivante :

« Le 17 mai, nous avons beaucoup de raisons de nous réjouir en ce qui concerne les droits des personnes ayant diverses orientations sexuelles, identités et expressions de genre, ou caractéristiques sexuelles en Europe. Les lois anti-discrimination deviennent plus inclusives ; les procédures de reconnaissance juridique du genre se simplifient ; les couples de même sexe sont mieux reconnus dans de nombreuses législations nationales ; et l’on constate une prise de conscience croissante des besoins et des droits des personnes intersexes.

Toutefois, l'homophobie, la transphobie et la biphobie continuent de toucher les personnes LGBTI dans toute l'Europe, dans tous les domaines de la vie. La haine et les préjugés s'expriment non seulement par des attaques violentes ou des discours haineux de la part d'individus, mais aussi au travers de lois et politiques publiques qui enracinent les inégalités, ainsi que dans les discours politiques et les référendums attaquant les droits des minorités – et parfois par des attaques dirigées par l'État contre des personnes LGBTI.

Le mouvement anti-genre ne met pas seulement les droits des femmes en danger : il porte préjudice à quiconque remet en cause les stéréotypes sexistes et les rôles « traditionnels », fondés sur le genre – en particulier les personnes LGBTI. En suscitant la panique morale et en faisant de certain·e·s des boucs émissaires en raison de leur sexe, de leur genre, de leur orientation sexuelle, de leur identité et expression de genre ou de leurs caractéristiques sexuelles, les mouvements anti-genre nient l’humanité et la dignité de ces personnes. Ils compromettent l'égalité et mettent la démocratie elle-même en danger.

Dans une société juste et équitable, personne n'est laissé pour compte.

La Convention européenne des droits de l'homme s'applique à tous.

Aujourd’hui, plus que jamais, défendons la justice et la protection pour tous ».