Pour un développement urbain durable propice à l’inclusion sociale

Trois habitants sur quatre vivent, en Europe, dans des zones urbaines. Cet afflux crée une pression sur l’espace disponible, l’emploi et le logement, entraîne des risques de bouleversements et pèse sur l’environnement. Parallèlement, une telle concentration de population est l’occasion d’appliquer des solutions économes en ressources face au changement climatique et aux migrations.

Pour tirer parti de ces opportunités, il faut une planification stratégique, a souligné l’Assemblée, réunie à Paris au niveau de sa Commission permanente. En suivant les propositions de la rapporteure, Sybille Benning (Allemagne, PPE/DC), les parlementaires ont déclaré que le secteur public doit jouer un rôle actif dans la définition des objectifs, et exercer son rôle d'autorité de planification. Dans certaines circonstances, il doit aussi assumer le rôle d'investisseur et de propriétaire foncier, afin de contrecarrer la déréglementation excessive.

Le développement urbain a besoin d’un service public solide, d’une coopération efficace entre les secteurs public et privé, et de la participation des citoyens, ont ajouté les parlementaires. Des stratégies nationales aux incitations fiscales, les gouvernements ont de nombreux outils à leur disposition pour influencer le développement urbain.
En fin, pour soutenir l’Objectif 11 du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies, l’Assemblée a invité les États membres du Conseil de l’Europe à veiller à ce que les pouvoirs publics exercent une influence sur le développement urbain.