Déclarant l’air pur de droit fondamental, l’APCE qualifie le diesel de 'catastrophe pour la santé publique'

 Déclarant l’air pur de « droit fondamental «, la Commission permanente de l’APCE a exhorté les Etats à inverser les politiques qui favorisent ou tolèrent les véhicules diesel, en les déclarant « catastrophe en termes de santé publique ».

Dans une résolution basée sur un rapport de Serhii Kiral (Ukraine, CE), la commission – qui agit au nom de l’Assemblée entre les sessions plénières – a souligné que la pollution de l’air continue de « provoquer des maladies et de réduire la durée des vies » en Europe, et a exhorté les Etats membres du Conseil de l’Europe à en faire une priorité politique.

Les parlementaires ont demandé instamment l’examen de mesures spéciales visant à limiter la circulation des véhicules diesel et ont déclaré qu’il devrait être obligatoire pour les propriétaires de les équiper ultérieurement de filtres à particules. Ils ont également demandé à l’Union européenne d’aligner ses critères de référence en matière de polluants atmosphériques sur les lignes directrices plus strictes de l’Organisation mondiale de la santé sur la qualité de l’air.

La commission a également demandé :

• des zones d’air pur autour des écoles,
• d’accroître l’investissement dans les technologies propres pour l’industrie, l’agriculture et les ménages,
• une meilleure surveillance de la qualité de l’air et la fourniture d’informations en temps réel au public.

Elle a cité des chiffres de l’OMS et de l’UE montrant que la pollution atmosphérique était responsable d’au moins 753 000 décès par an dans la zone du Conseil de l’Europe, bien que les dernières recherches montrent que ce chiffre pourrait être beaucoup plus élevé.