L’APCE appelle à mettre fin à des pratiques coercitives en matière de santé mentale

 L’APCE a exhorté les Etats membres du Conseil de l'Europe à « amorcer sans délai la transition vers l'abolition des pratiques coercitives dans le domaine de la santé mentale ».

Approuvant à l’unanimité une résolution et une recommandation, basées sur un rapport de Reina de Bruijn-Wezeman (Pays-Bas, ADLE), l’Assemblée a déclaré que les systèmes de santé mentale en Europe « devraient être réformés pour adopter une approche fondée sur les droits humains, respectueuse de [...] l'éthique médicale et les droits humains des personnes concernées, y compris lle droit à des soins de santé sur la base d’un consentement libre et éclairé ».

Une augmentation générale récente du recours aux mesures involontaires dans le domaine de la santé mentale « résulte principalement d'une culture de l’enfermement, qui met l'accent sur la contrainte visant à “contrôler” et “traiter” les patients considérés comme potentiellement “dangereux” pour eux-mêmes ou pour les autres », a déclaré l’Assemblée.

Pourtant, les études sociologiques menées sur le terrain révèlent que les mesures coercitives sont vécues comme des « expériences largement négatives, associées à des souffrances, des traumatismes et de la peur », ont déclaré les parlementaires.

Ils ont plutôt appelé à la création « de services de soutien appropriés et accessibles aux personnes en situation de crise et de détresse psychologique, y compris des lieux sûrs et bienveillants pour évoquer le suicide et l'automutilation », ainsi qu'au développement des « mesures non coercitives, parmi lesquelles des solutions de proximité comme des services de gestion de crise ou de répit administrés par les pairs, ainsi que d’autres initiatives telles que la planification anticipée ».