Soixante-dix ans après les Conventions de Genève, civils et blessés de guerre ‘plus que jamais en danger’

 « Il y a 70 ans ce jour même, les quatre Conventions de Genève étaient ouvertes à la signature, dans le but de protéger tous les êtres humains pendant les guerres et les conflits armés, en particulier les civils et les blessés », a déclaré Liliane Maury Pasquier, Présidente de l’APCE.

« Leur importance ne saurait être sous-estimée, car aujourd’hui les civils et les blessés, victimes des conflits et des guerres modernes, sont plus que jamais en danger. Ce 70ème anniversaire nous rappelle que le Conseil de l’Europe doit faire davantage pour protéger les droits humains et les droits humanitaires de ces victimes, conformément à la lettre et à l’esprit des Conventions de Genève.

En 2016, l’Assemblée parlementaire a décerné le Prix des droits de l’homme Vaclav Havel à Nadia Murad, qui avait survécu au terrorisme et aux violences sexuelles en Irak. Son destin est symptomatique du ciblage intentionnel de civils, et de femmes en particulier, lors de conflits armés par des groupes terroristes et des milices.

Malheureusement, la protection que devraient garantir les emblèmes des Nations unies et du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge n’est plus toujours respectée pendant les conflits ; ce qui crée des difficultés pour acheminer l’aide humanitaire à celles et ceux qui sont en danger.

Dans ce contexte, le rôle du Conseil de l’Europe est double : d’une part, nous devons résolument défendre les valeurs portées par l’Organisation, notamment la paix et la dignité des êtres humains ; d’autre part, notre devoir est de faire en sorte que nos normes de protection des droits humains soient toujours adaptées, sur mer et sur terre, aux nouvelles menaces notamment pendant des conflits armés ou des situations de crise humanitaire ou d’instabilité politique. L’Assemblée parlementaire continuera à jouer pleinement son rôle dans ce domaine ».