Violences gynécologiques et obstétricales : lever le tabou

« Les violences gynécologiques et obstétricales sont une forme de violence qui a été longtemps cachée et est restée tabou. Elles constituent pourtant un phénomène généralisé et des femmes en sont victimes dans de nombreux pays », a déclaré Maryvonne Blondin (France, SOC) dans un rapport qui sera débattu lors de la session d’automne de l’Assemblée (Strasbourg, 30 septembre - 4 octobre).

« Elles sont le résultat de la perpétuation d’une culture patriarcale au sein du milieu médical, notamment dans la formation du personnel soignant, et de stéréotypes de genre persistants dans la société. Nous devons traiter de cette question au niveau européen et appeler à ce que les femmes, tout au long de leur vie, soient traitées avec respect lors de consultations médicales, de soins et de l’accouchement, » a-t-elle ajouté.

Dans un projet de résolution adopté aujourd’hui à l’unanimité, la Commission sur l’égalité demande aux parlements nationaux de débattre de la protection des droits des patient-e-s afin de contribuer au débat public et à lever des tabous. Ce texte recommande également l’adoption d’un cadre législatif relatif au consentement éclairé des patient-e-s, la mise en place de mécanismes de signalement et de dépôt de plaintes spécifiques, assortis, le cas échéant, de sanctions. Enfin, il faut garantir un financement adéquat aux établissements de santé afin d’assurer des conditions de travail dignes aux personnel soignant, un accueil respectueux et bienveillant des patient-e-s et un accès aux traitements anti-douleurs.