L'enquête Daphne Caruana Galizia à Malte ‘ne répond pas aux attentes de l’Assemblée’

L'enquête publique sur l'assassinat de la journaliste Daphne Caruana Galizia, récemment annoncée par les autorités maltaises, « ne répond manifestement pas aux attentes de l'Assemblée » en l’état actuel, selon une note d'information du rapporteur de l'APCE Pieter Omtzigt (Pays-Bas, PPE/DC), approuvée par la Commission des questions juridiques.

Dans sa déclaration, la commission a invité les autorités maltaises à aborder « d'urgence » une série de questions concernant le mandat et la composition de l'enquête.

Dans cette note, qui analyse le mandat de l'enquête et sa composition, M. Omtzigt a déclaré que de « vives préoccupations » avaient déjà été exprimées quant à l'indépendance et l'impartialité des trois membres nommés pour mener l'enquête. La composition de la commission d'enquête « doit être de nature à dissiper toute critique raisonnable de son indépendance ou de son impartialité réelle ou apparente », a-t-il ajouté.

M. Omtzigt a également déclaré que l'un des motifs de la tenue d'audiences à huis clos était « formulé de manière vague et potentiellement extrêmement large », soulignant que les circonstances dans lesquelles l'accès du public à l'enquête pouvait être restreint « devraient être spécifiées de manière exhaustive et restrictive ».

En outre, la famille de Mme Caruana Galizia devrait « bénéficier d'une position privilégiée » dans l'enquête, avec la possibilité de présenter des motions de procédure, d'interroger des témoins et de présenter des observations.

« Le rapport présenté par l'enquête au Premier ministre doit bien entendu être publié immédiatement et dans son intégralité. La crédibilité et le statut de l'enquête seraient encore renforcés si le gouvernement maltais s'engageait à répondre rapidement à toute recommandation contenue dans le rapport final ».