L’APCE aux gouvernements européens : ‘votre devoir est d’empêcher qu’on puisse périr en Méditerranée’

Tout en saluant l’engagement des ONG à mener des opérations de sauvetage en mer, l’Assemblée a insisté sur le fait que « les Etats doivent empêcher qu’on puisse périr en Méditerranée ».

Dans une résolution adoptée aujourd'hui, sur la base d’un rapport de Domagoj Hajdukovic (Croatie, SOC), l’APCE a déclaré que les Etats devraient « placer le sauvetage des hommes, femmes et enfants en mer Méditerranée au-dessus de toute considération politique ou autre ». Alors que les flux migratoires sont en baisse depuis 2015, « la situation peut encore être décrite comme une urgence », a-t-il ajouté.

Il a rappelé que les opérations Triton et Sophie de l'UE avaient sauvé plus de 200 000 vies depuis 2014, mais a invité instamment l'Union à lancer une nouvelle mission de secours. L'accent mis par l'UE sur le contrôle aux frontières et l'externalisation du traitement des demandes d'asile « n’ont pas produit de résultats convaincants », ont déclaré les parlementaires.

Ils ont salué « l'accord émergent de certains États membres de l'UE sur la réinstallation de personnes sauvées en mer par des ONG et autres » conclu à Malte le 23 septembre 2019 par les ministres de l'intérieur de Finlande, de France, d'Allemagne, d'Italie et de Malte, et ont exhorté davantage de pays à rejoindre l'accord proposé, qui devrait être examiné lors d'une réunion des ministres de la Justice et des Affaires intérieures de l'UE la semaine prochaine à Luxembourg.

Dans le même temps, l'UE devrait accélérer ses travaux de révision du Règlement de Dublin et tenter de tirer parti des « débats positifs en cours parmi les États membres qui souhaitent partager les responsabilités d'accueil et d'intégration des réfugiés et des demandeurs d'asile ».

Les États devraient également autoriser les ONG à effectuer leurs missions de sauvetage en Méditerranée et s'abstenir de « stigmatiser » leur travail. Les capitaines de tous ces navires de sauvetage devraient pouvoir débarquer les migrants et les réfugiés dans le premier port sûr le plus proche, comme le prévoit le droit maritime international.