Une approche proactive pour protéger les victimes de catastrophes naturelles

Selon les estimations, 200 millions de personnes seront déplacées d’ici à 2050 dans le monde en raison du changement climatique. Et les déplacements induits par ce dérèglement appellent une meilleure réponse, a affirmé aujourd’hui l’Assemblée. Par conséquent, les États membres du Conseil de l'Europe devraient adopter « une approche plus proactive de la protection des victimes de catastrophes naturelles ou causées par l’homme » et améliorer les mécanismes de préparation aux catastrophes, tant en Europe que dans d’autres régions du monde.

En adoptant une résolution, basée sur le rapport préparé par Marie-Christine Verdier-Jouclas (France, ADLE), les parlementaires ont demandé des mesures spécifiques au niveau local, national et international, et notamment « relever le seuil de résilience des populations locales », le renfort de la capacité des pays à réagir en cas de catastrophe et à gérer ces événements, et une meilleure protection des réfugiés dans le contexte de la migration environnementale.

La réduction des risques de catastrophes devrait être intégrée dans les politiques de développement et d’aménagement durables, ont déclaré les parlementaires. De plus, les nouveaux instruments juridiques internationaux tels que la Convention de 2009 de l’Union africaine sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique (Convention de Kampala) devraient être un exemple à suivre pour protéger les personnes déplacées pour des raisons environnementales.