Pieter Omtzigt : 'Les développements en Syrie ne devraient pas empêcher les victimes de Daech d’obtenir justice'

Pieter Omtzigt (Pays-Bas, PPE/DC), rapporteur de l’Assemblée sur « Traiter la question des combattants étrangers de Daech et de leurs familles qui rentrent de Syrie et d’ailleurs dans les États membres du Conseil de l’Europe » a réagi aujourd’hui au retrait des forces militaires américaines du nord de la Syrie, suivi de l’offensive militaire turque.

« Il faudrait mettre fin à la présence militaire turque dans le nord de la Syrie, et en aucune circonstance les forces turques ne devraient être autorisées à remettre en question la détention des combattants de Daech, qui est actuellement garantie par les Forces démocratiques syriennes que la Turquie est en train d’attaquer » a déclaré M. Omtzigt.

« À cet égard, je note la déclaration du président Trump selon laquelle il incombe désormais à la Turquie de faire en sorte que les combattants de Daech capturés restent en détention et que Daech ne puisse pas se reconstituer. Si ces détenus retrouvaient la liberté, ils constitueraient une menace grave pour la sécurité régionale et internationale. Au moins 4 000 d’entre eux sont originaires d’États membres du Conseil de l’Europe et ils mettraient gravement en danger nos sociétés s’ils retrouvaient la liberté et revenaient dans la clandestinité ».

« Certains détenus se sont rendus coupables de génocides, de crimes contre l’humanité et d’autres crimes graves en vertu du droit international. Ils doivent être traduits en justice et punis. Les évènements de cette semaine prouvent, s’il en était besoin qu’il est urgent d’engager des poursuites à l’égard des membres de Daech, que ce soit devant les tribunaux nationaux de la région ou des pays dont chacun d’entre eux est originaire, voire devant un tribunal international, comme l’Assemblée le préconisait dans sa Résolution 2190 (2017) » a-t-il conclu.