Un aspect ‘plus sombre’ de l'intelligence artificielle commence à émerger, avertit une rapporteure

L'intelligence artificielle a commencé à montrer à la société son côté obscur, car elle peut être utilisée pour « manipuler ou déformer la réalité », a déclaré Deborah Bergamini (Italie, PPE/DC), rapporteure de l'APCE sur la nécessité d’une gouvernance démocratique de l'IA.

S'exprimant lors d'une réunion du Réseau parlementaire mondial de l'OCDE à Paris, Mme Bergamini a clairement indiqué que la démocratie était directement affectée par l'évolution rapide des nouvelles technologies, citant à titre d'exemple les nouveaux processus électoraux et le micro-ciblage en ligne des électeurs. Les meilleures pratiques dans ce domaine doivent être mises en place rapidement, a-t-elle déclaré, ajoutant qu'une réponse rapide était essentielle si l'on voulait résoudre ce problème en constante évolution.

Dans le même temps, elle a souligné l'importance d'un dialogue renforcé entre les organisations internationales telles que le Conseil de l'Europe et l'OCDE. Elle a salué les efforts déployés par les gouvernements pour s'attaquer au problème, mais a averti que les politiciens avaient parfois du mal à comprendre la complexité du problème et à agir en conséquence. Les gouvernements et les organisations doivent s'exprimer de manière ouverte et unie sur les différents rôles qu'ils peuvent jouer.

Le développement de l'intelligence artificielle représente « la quatrième révolution industrielle », a-t-elle conclu, mais l'intervention humaine doit rester une partie importante du processus, sans quoi, il ne pourrait y avoir ni démocratie ni justice.