Richard Ferrand : ‘Le Conseil de l’Europe doit répondre aux préoccupations concrètes des citoyens’

Le Conseil de l’Europe est « ce lieu unique, irremplaçable », où toutes les nations composant l’Europe, qu’elles appartiennent ou non à l’Union européenne, « peuvent se rencontrer, dialoguer, pour mieux se connaître et mieux se comprendre », a déclaré Richard Ferrand, Président de l’Assemblée nationale française, introduisant un débat sur « Notre maison commune européenne, les 70 prochaines années », lors de la Conférence européenne des Présidentes et Présidents de Parlement.

Cet espace de dialogue « constructif et incitatif », et les idéaux des droits de l’homme et de l’Etat de droit, sous-jacents à la fondation de l’Organisation, « demeurent un levier d’action puissant à l’égard de pays dont la transition démocratique est encore récente » a ajouté M. Ferrand.

Il a également rappelé que le Conseil de l’Europe avait servi de creuset à une coopération intergouvernementale apportant des réponses concrètes aux menaces touchant nos sociétés, citant l’élaboration de conventions dans le domaine de la biomédecine, la lutte contre le terrorisme, la cybercriminalité, ou encore la lutte contre les violences faites aux femmes et contre le trafic d’organes.

« Pour continuer à avoir une valeur ajoutée réelle, le Conseil de l’Europe doit continuer à s’adapter aux nouveaux défis posés en matière de droits de l’homme – notamment dans le champ de l’intelligence artificielle, la bioéthique ou la manipulation de l’information – afin de répondre aux préoccupations concrètes des citoyens », a déclaré M. Ferrand.

En outre, a-t-il souligné, « le Conseil de l’Europe doit améliorer ses procédures et mécanismes de suivi, et les Parlements nationaux doivent se voir reconnaître un rôle plus important dans le suivi des travaux conduits au sein des institutions du Conseil », notamment porter une attention soutenue à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme à l’égard des Etats, aux conclusions du CPT, et aux observations de la Commissaire aux droits de l’Homme, pour en assurer une meilleure diffusion.

« Il est essentiel de préserver et de défendre l’apport du Conseil de l’Europe à la paix, au respect des droits collectifs et individuels ainsi qu’à la démocratie sur notre continent », a conclu Richard Ferrand.