Agir pour éviter la disparition de milliers d’enfants réfugiés et migrants

La Commission des migrations de l’APCE a lancé un appel aux parlements nationaux et aux gouvernements des États membres pour qu’ils fassent « tout ce qui est nécessaire et requis dans l’intérêt supérieur de l’enfant » pour éviter la disparition de milliers d’enfants réfugiés et migrants dans le monde.

Selon l’ONU, chaque jour, au moins un enfant migrant enregistré a été déclaré mort ou disparu entre 2014 et 2018. De nombreuses formes de violence à l’encontre de ces enfants conduisent à leur disparition, car ils « se volatilisent » dans des réseaux clandestins.

Tout en rappelant que tous les États membres du Conseil de l’Europe sont parties à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant et doivent donc défendre l’intérêt supérieur des enfants en tant que principe de base, la commission a demandé aux gouvernements de veiller à ce que les conditions d’accueil et de prise en charge des enfants migrants et réfugiés répondent aux droits et besoins fondamentaux de ces personnes. « En aucun cas les enfants ne doivent être placés en rétention » et tout enfant réfugié ou migrant doit être « accueilli dans la mesure du possible avec sa famille », a-t-elle souligné. La coopération internationale entre la police et les autorités judiciaires devrait être renforcée pour éviter leur disparition, et les organisations de la société civile aidant à les retrouver devraient être soutenues dans leur travail.

La commission a rappelé que les enfants sans papiers sont extrêmement vulnérables car privés de la protection de la loi. Afin d’éviter qu’ils deviennent ou restent sans papiers, les états membres devraient veiller à ce que chaque enfant migrant sans papiers soit enregistré et identifié par les autorités, et que ses données soient partagées en passant par des réseaux tels qu’Interpol ou le système d'information Schengen. Des recherches devraient également être activement menées pour permettre de retrouver les membres de la famille des enfants réfugiés et migrants de manière à permettre leur regroupement.