Rapatrier les enfants des zones de conflits est ‘un devoir humanitaire’

Lors d’un débat d’urgence qui s’est tenu aujourd’hui à Strasbourg, l’APCE a exprimé son inquiétude concernant la situation des enfants en Syrie et en Irak dont les parents, considérés comme ayant fait allégeance à l’EIIS/Daech, sont ressortissants des États membres du Conseil de l’Europe.

En adoptant une résolution, sur la base du rapport de Stefan Schennach (Autriche, SOC), l’Assemblée a appelé les Etats membres à « procéder activement au rapatriement, à la réadaptation et à la réinsertion de ces enfants sans plus tarder », ce qu’elle considère comme « une obligation née des droits humains et un devoir humanitaire ».

Le texte adopté indique que ces enfants, abandonnés dans des camps et des centres de détention sordides, manquent de nourriture, d’accès à l’eau potable, de services médicaux, et sont exposés aux risques de violence, d’exploitation et d’abus sexuel, et de radicalisation.

Tout en notant « l’extrême polarisation des opinions au sujet du rapatriement de ces enfants au sein des États membres », les parlementaires ont rappelé que ceux-ci n’étaient pas responsables des actes de leurs parents, ni des situations dans lesquelles ils se trouvaient. De plus, les Etats membres ayant tous ratifié la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant, ceux-ci « ont pris l’engagement de garantir que les enfants touchés par les conflits armés bénéficient d’une protection et d’une prise en charge ».

L’Assemblée a également recommandé au Comité des Ministres et à l’Union européenne de veiller à ce que l’action menée contre le terrorisme, lorsqu’elle porte sur des questions relatives à l’enfance, privilégie l’intérêt supérieur de l’enfant et assure une protection adéquate des droits de l’enfant.