Combattre la traite des êtres humains et les disparitions d’enfants réfugiés

Le Conseil de l’Europe devrait « faire davantage pour combattre la traite des êtres humains et faire en sorte que ses normes juridiques soient adéquates et mises en œuvre par tous les États membres », a déclaré l’Assemblée aujourd’hui lors d’un débat conjoint.

Dans une résolution adoptée, basée sur le rapport préparé par Vernon Coaker (Royaume-Uni, SOC), l’Assemblée a exprimé sa vive préoccupation face au nombre élevé de victimes de la traite des êtres humains en Europe, « dont la plupart sont soumises à la prostitution, au travail forcé, au trafic d’organes, au mariage forcé ou à l’adoption illégale ».

La prévention de la traite et la protection des victimes « doivent être une priorité de premier ordre », ont déclaré les parlementaires. À cet effet, les États membres devraient, en particulier, veiller à ce que les victimes de la traite ne soient pas sanctionnées, à ce qu’elles bénéficient de services de santé et d’une assistance juridique adéquats, et à ce qu’il existe des programmes de protection des témoins pour faciliter leurs témoignages contre les trafiquants.

Lors du même débat, l’Assemblée a également lancé un appel aux parlements nationaux et aux gouvernements des États membres pour qu’ils fassent « tout ce qui est nécessaire et requis dans l’intérêt supérieur de l’enfant » pour éviter la disparition de milliers d’enfants réfugiés et migrants dans le monde.

Tout en rappelant que tous les États membres du Conseil de l’Europe sont parties à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant et doivent donc défendre l’intérêt supérieur des enfants en tant que principe de base, les parlementaires ont demandé aux gouvernements de veiller à ce que les conditions d’accueil et de prise en charge des enfants migrants et réfugiés répondent aux droits et besoins fondamentaux de ces personnes.

Le texte adopté, basé sur le rapport préparé par Serap Yasar (Turquie, NI), souligne qu’en aucun cas « les enfants ne doivent être placés en rétention » et tout enfant réfugié ou migrant doit être « accueilli dans la mesure du possible avec sa famille ». La coopération internationale entre la police et les autorités judiciaires devrait être renforcée pour éviter leur disparition, et les organisations de la société civile aidant à les retrouver devraient être soutenues dans leur travail.