COVID-19 : un rapporteur, choqué par le décès d’un enfant dans un incendie au centre de Moria, dénonce une situation préoccupante dans les îles grecques

« Je suis profondément choqué par les informations parues dans les médias selon lesquelles un jeune enfant est décédé le lundi 16 mars 2020 dans un incendie au centre d’accueil et d’identification des réfugiés à Moria, sur l’île grecque de Lesbos. Même pendant la crise actuelle de Covid 19, l’Europe doit rester humaine et respecter les droits de l’homme des personnes vulnérables quels que soient leur nationalité et leur statut migratoire », a déclaré Fabien Gouttefarde (France, ADLE), rapporteur de l'APCE sur la protection des victimes de déplacement forcé en vertu du droit international.

« La situation à l’intérieur du camp de Moria est un sujet de grave préoccupation depuis près d’une décennie. La résolution 2280 (2019) de l'Assemblée a sonné l’alarme concernant les informations faisant état de violences sexuelles, d’exploitation et de traite d’êtres humains par des gangs de camp, des passeurs et d’autres membres du crime organisé. La résolution 2118 (2016) a rappelé la responsabilité européenne concernant les réfugiés en Grèce. À la lumière de ces résolutions, je me félicite qu’un tribunal pénal turc ait jugé la semaine dernière des passeurs responsables de la mort de l’enfant syrien Alan Kurdi qui s’était noyé près de Bodrum en 2015, un symbole tragique du sort meurtrier de tant de réfugiés traversant la mer Méditerranée ».

« Je demande instamment aux autorités turques à s’abstenir d’encourager les migrants à entrer irrégulièrement en Grèce et dans les îles grecques. Dans le même temps, je salue la volonté de plusieurs pays de l’UE de relocaliser 1600 enfants réfugiés des îles grecques. J’appelle tous les États membres à faire tout leur possible pour aider les personnes ayant besoin d’aide, en particulier les enfants réfugiés », a déclaré M. Gouttefarde.