COVID-19 : ‘En éradiquant le fléau du coronavirus, nous ne devons pas ouvrir la porte à un avenir orwellien de surveillance personnelle’, déclare le Président

« Tant qu'un nombre suffisant de personnes n'auront pas été vaccinées contre ce coronavirus, nous devrons limiter sa propagation. L'un des moyens consiste à localiser et à tracer les personnes infectées et celles qu'elles rencontrent. Mais cela a d'énormes conséquences sur la vie privée et nécessitera une réglementation rigoureuse pour garantir le respect des droits de l'homme et de l'Etat de droit », a déclaré le Président de l'APCE, Rik Daems, en commentant le développement de dispositifs innovants de surveillance et de traçage numérique utilisant des téléphones portables personnels et des capteurs de proximité basés sur la technologie Bluetooth.

« Heureusement, nous disposons de normes européennes communes en la matière », a-t-il poursuivi. "La Convention européenne des droits de l'homme exige que les mesures de surveillance aient une base juridique et soient nécessaires et proportionnées à leur objectif. La collecte, le traitement et le stockage automatisés des données doivent satisfaire aux normes de la Convention 108+, récemment modernisée. Les États doivent s'assurer que ces exigences sont respectées avant d'introduire des mesures de localisation et de traçage, et doivent instaurer la confiance du public dès le départ ».

« Des crises exceptionnelles justifient des mesures exceptionnelles, mais elles doivent se limiter à l'objectif en termes de portée et de durée, et respecter les droits fondamentaux. En éradiquant un fléau, nous ne devons pas ouvrir la porte à un avenir orwellien de surveillance personnelle constante, suivant chacun de nos mouvements à des fins inconnues et non justifiées », a conclu le Président Daems.