COVID-19 / Le défi de l'unité européenne : préserver le bien commun de l'Europe en temps de crise

« Le Conseil de l'Europe est né sur les cendres de la Seconde Guerre mondiale, grâce à des personnes courageuses qui, dans un esprit de sacrifice, ont résisté à la tyrannie et à l'oppression pour affirmer les valeurs de la démocratie, des droits de l'homme et de l'Etat de droit », a déclaré Rik Daems, Président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), dans une déclaration à l'occasion de la Journée de l'Europe (5 mai).

« Ces valeurs ont été inscrites dans la Convention européenne des droits de l'homme dont nous célébrons cette année le 70ème anniversaire. En temps de crise et de désarroi moral, elles ont aidé les Européens à surmonter des obstacles qui semblaient infranchissables et à mettre en place des outils et des institutions juridiques et politiques qui ont rendu notre maison européenne commune plus juste, pluraliste, moderne et cohérente ».

« Aujourd'hui, inspirés par l'audace et la capacité des pères fondateurs à vaincre l'adversité, nous devons poursuivre leur œuvre et rester unis plus que jamais, afin de préserver, par la coopération mutuelle, notre bien commun – les valeurs de la démocratie, des droits de l'homme et de l'État de droit. Nos intérêts nationaux et nos opinions politiques peuvent parfois être différents, mais ces valeurs fondamentales nous unissent tous, parce que le Conseil de l'Europe des 47 n'est pas seulement notre maison commune, mais aussi notre destin commun ».

« Comme l'a dit Winston Churchill dans son premier discours devant l'Assemblée parlementaire, « nous cultivons une plante vivante, nous ne fabriquons pas une machine » et il est de notre devoir de continuer à nourrir et à protéger l'esprit européen, surtout en cette période difficile ».

« La pandémie du COVID-19 met à l'épreuve, de manière inédite, chacun d'entre nous individuellement, ainsi que nos institutions et nos économies. Par conséquent, le Conseil de l'Europe des 47 doit – dans l'esprit de l'unité européenne – assumer ses responsabilités pour protéger nos institutions démocratiques, les droits de l'homme et l'État de droit. Ceux-ci sont le résultat de décennies d'efforts et ne peuvent être anéantis par la pandémie. La Convention européenne des droits de l'homme n'est pas un bout de papier ».

Les parlements, notamment, sont les ‘poumons’ de nos démocraties et doivent jouer un rôle central dans la gestion des situations de crise, dans la recherche de solutions équitables, démocratiques et partagées. Les étouffer équivaut à supprimer la démocratie ».

« Le Conseil de l'Europe et son Assemblée sont prêts à relever le défi et à jouer leur rôle dans le renforcement de l'action multilatérale et dans la recherche d'une feuille de route commune pour la reprise, vers une Europe plus résiliente et plus démocratique ».