Un débat public sur les nouvelles technologies est essentiel pour garantir le respect des droits de l'homme

Alors que les nanotechnologies, les biotechnologies, les technologies de l'information et les sciences cognitives convergent, une commission de l'APCE a appelé à « une nouvelle culture de dialogue public » sur les avancées scientifiques, afin de garantir que les nouvelles technologies respectent les droits de l'homme.

La commission fait référence aux outils existants, tels que le Guide pour le débat public relatif aux droits de l’homme et la biomédecine rédigé par le Comité de bioéthique du Conseil de l'Europe (DH-BIO) et la boîte à outils développée par l'Union européen, Engage2020.

Le « profond impact mondial » de la pandémie COVID-19, en particulier, a ouvert un large éventail de questions qui nécessitent « des politiques et des processus décisionnels participatifs », a déclaré la Commission de la culture, de la science, de l'éducation et des médias de l'Assemblée dans un projet de résolution basé sur un rapport de Stefan Schennach (Autriche, SOC).

La commission a préconisé la création de nouveaux organes reliant la science à l'élaboration des politiques, tels que des « commissions parlementaires pour l'avenir » ; un nouvel accent sur l'importance de « l'engagement sociétal » dans les écoles et les universités, en particulier parmi les universitaires travaillant dans le domaine de la science et de la technologie ; et l'encouragement des radiodiffuseurs de service public à s'engager avec les scientifiques pour promouvoir le débat public.

Les parlements ont également un rôle clé à jouer dans ce processus, a déclaré la commission, suggérant une formation ciblée pour les parlementaires et les organes parlementaires spécialisés, dont la tâche serait d'évaluer les nouvelles technologies tout en alimentant le débat public et en y répondant. Le réseau parlementaire européen d'évaluation technologique (EPTA) peut fournir une plateforme pour partager cette expertise. 

L'Assemblée plénière débattra du rapport ultérieurement.