COVID-19 : l'accès à la contraception est “un service de santé essentiel à maintenir pendant la crise”

La situation de confinement en Europe a entravé l'accès des femmes aux soins de santé sexuelle et reproductive. Elles ont souvent été privées de l'accès à des services médicaux essentiels tels que la contraception, les tests de dépistage du VIH et des infections sexuellement transmissibles et le dépistage du cancer de l’appareil reproducteur. Et certains États membres du Conseil de l'Europe auraient profité de la situation d'urgence pour “tenter de restreindre les droits des femmes”.

La Commission sur l’égalité a adopté aujourd’hui un addendum au rapport de Petra Bayr (Autriche, SOC) sur l’accès à la contraception en Europe, rapport qui avait déjà été adopté par la Commission en décembre dernier. L’addendum souligne que les politiques de réponse à la pandémie doivent tenir compte des aspects sexospécifiques de la crise. “La santé et les droits sexuels et reproductifs devraient être prioritaires et des ressources adéquates devraient être allouées”, souligne le texte.

L’addendum invite les gouvernements à considérer l'accès à la contraception, y compris la contraception d'urgence, et les soins de santé maternelle avant, pendant et après l'accouchement, comme des “services de santé essentiels à maintenir pendant la crise et prendre toutes les mesures d'accompagnement nécessaires pour garantir la fourniture et l’accès à ces services”.

Les Etats européens devraient “garantir l'accès sans discrimination aux services de santé sexuelle et reproductive et le faciliter, y compris en autorisant les consultations par téléphone et en ligne et l'accès à la contraception sans ordonnance, notamment en cas de restriction de la circulation des personnes liée à la pandémie de Covid-19 ; et de maintenir ces mesures en vigueur autant que possible après la fin de la crise sanitaire”.