Inclure une dimension de genre dans la politique étrangère

Selon la Commission Egalité, les Etats membres devraient intégrer une dimension de genre dans leur politique étrangère, pour favoriser l’inclusion, l’égalité et la non-discrimination et contrer les réactions hostiles aux droits des femmes. Le rapport de Petra Stienen (Pays-Bas, ADLE), adopté aujourd’hui par la commission donne notamment l’exemple de la politique étrangère féministe de la Suède, qui a incité d’autres pays à se servir de leur politique étrangère comme outil politique de promotion des droits des femmes.

Les périodes de crise telles que la pandémie de COVID-19 font ressortir les inégalités ont souligné les parlementaires, évoquant « des conséquences socio-économiques pesant de manière disproportionnée sur les femmes » et une augmentation alarmante de la violence domestique. La commission estime que les femmes devraient faire partie intégrante de la réponse à cette crise et « être pleinement associées à tous les processus de prise de décision pour en gérer les conséquences et mettre en place des stratégies afin de face aux crises futures ».

Le texte adopté par la commission propose une série de mesures pour intégrer la dimension de genre dans la politique étrangère, notamment : favoriser l’accès des femmes aux carrières diplomatiques, promouvoir une approche intégrée de l’égalité de genre dans le fonctionnement des administrations publiques, et soutenir financièrement les programmes de protection des droits des femmes, dont la santé et les droits sexuels et reproductifs.