‘Je n'aurai de cesse que justice ne soit rendue à Daphné’, déclare Pieter Omtzigt, lui rendant hommage le 1000ème jour après son assassinat

« L'assassinat brutal de Daphné continue de jeter une ombre sur la vie publique maltaise », a déclaré Pieter Omtzigt (Pays-Bas, PPE/DC), rapporteur de l’APCE sur l'assassinat de Daphné Caruana Galizia et l'Etat de droit à Malte, dans une déclaration à l'occasion du 12 juillet 2020, le 1000ème jour depuis sa mort.

« Le dévouement inlassable de sa famille, le travail méticuleux des journalistes d’investigation et le militantisme engagé de la société civile ont maintenu le nom de Daphné au cœur du discours national », a-t-il poursuivi. « Des politiciens et des policiers ont démissionné ou ont été limogés, à cause de Daphné. Les procédures pénales et l’enquête publique relatives à son meurtre ont révélé des preuves étonnantes de corruption, de complot, d’obstruction et d’incompétence. Une grande partie de ce que Daphné a rapporté, autrefois rejeté comme mensonge, a depuis été confirmé par des organismes de surveillance publics indépendants. Beaucoup de ceux qui ont alimenté la haine contre elle de son vivant, sont tombés en disgrâce depuis sa mort ».

« Néanmoins, malgré toutes les procédures judiciaires prolongées, les enquêtes interminables, les changements de personnel et les promesses de réforme sans fin, les résultats les plus importants n'ont toujours pas été obtenus. Personne n'a été condamné pour le meurtre de Daphné. Et aucune de ses allégations de corruption à haut niveau n’a fait l’objet d’une enquête convaincante de la part des organes chargés de l’application de la loi. La police maltaise doit maintenant mettre en place des équipes communes d’enquête avec ses homologues étrangers, sinon elle n’arrivera jamais à faire la lumière sur son meurtre ou sur les multiples scandales qui y sont associés ».

« Un processus vide et un changement cosmétique ne me trompent pas. Je n'aurai de cesse que justice ne soit rendue à Daphné et à sa famille et que justice ne soit rendue au peuple maltais, qui continue de payer le prix de la corruption », a conclu M. Omtzigt.