‘Nous devons faire davantage pour mettre fin aux trolls’, déclare le Président de l'APCE, alors que les crimes de haine en ligne montent en flèche

Dans une déclaration, Rik Daems, Président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), a demandé instamment aux gouvernements européens de faire davantage pour réprimer la haine sur internet, à l'occasion de la Journée européenne pour les victimes des crimes de haine (22 juillet).

« La haine en ligne est de plus en plus répandue », a déclaré le Président. « Les trolls détruisent des vies, sèment la misère et nourrissent des actes de violence dans le monde réel. Dans certaines parties de l'internet, il y a un flot quotidien de racisme, de misogynie ou d'homophobie – et cela doit cesser ».

« Les gouvernements peuvent faire beaucoup plus, comme l'a déjà souligné l'Assemblée. Ils ont besoin de lois claires et complètes interdisant les crimes de haine, sans porter atteinte à la liberté d'expression légitime, et doivent s'assurer que la police dispose des pouvoirs et des ressources nécessaires pour s'y attaquer efficacement – conformément à la Convention du Conseil de l'Europe sur la cybercriminalité et à ses protocoles pertinents, ainsi qu'à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme. En même temps, les grandes plateformes de médias sociaux doivent s'améliorer considérablement dans la détection et le blocage des contenus haineux ».

« Enfin, j'invite instamment les États à prendre cette question plus au sérieux en désignant officiellement le 22 juillet Journée européenne pour les victimes des crimes de haine, ce que l'Assemblée réclame depuis longtemps. Il y a neuf ans, à cette date, 77 personnes ont été victimes à Utøya et à Oslo d'un homme imprégné de haine en ligne. Lorsque les mots peuvent tuer, il ne devrait pas y avoir de place pour eux dans le cyberespace ».