Région maritime

Total côtes (km)

Stabilité

Erosion

Sédimentation

Aucune information

Non concerné

Iles Baléares

2 861

68,8%

19,6%

2,4%

0,5%

8,7%

Golfe du Lion

1 366

46,0%

14,4%

7,8%

4,1%

27,8%

Sardaigne

5 521

57,0%

18,4%

3,6%

16,0%

5,0%

Mer adriatique

970

51,7%

25,6%

7,6%

3,9%

11,1%

Mer Ionienne

3 890

52,3%

22,5%

1,2%

19,7%

4,3%

Mer Egée

3 408

49,5%

7,4%

2,9%

37,5%

2,6%

que celui-ci constitue le volet socio-économique du PAM, puisqu’il vise à lier la protection de l’environnement en Méditerranée à divers niveaux de développement42. Ce Plan est considéré comme l’une des mesures les plus amples pour s’efforcer de stopper la dégradation de la Méditerranée.

Programme) vise à promouvoir un développement durable par la mise en œuvre de projets ICAM concrets et sans but lucratif. A la suite des quatre premiers projets pilotes du PAP, menés entre 1987 et 1989, dix projets CAMP au total ont été réalisés à ce jour46, cinq autres étant en cours de réalisation ou de préparation47.

      M. Marcello PERA, Président du Sénat de l’Italie

      M. Altiero MATTEOLI, ministre de l’Environnement de l’Italie


1 Voir le programme du séminaire figurant en annexe.

2 Organisé par la Commission de l’environnement, de l’agriculture et des questions territoriales de l’Assemblée parlementaire à Valence (Espagne), les 13 et 14 mars 2003.

3 Entre l’Algérie et la France.

4 Albanie, Algérie, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Chypre, Egypte, France, Grèce, Israël, Italie, Liban, Libye, Malte, Monaco, Marco, territoires palestiens (plus précisément la Bande de Gaza), Slovénie, Espagne, Syrie, Tunisie, Turquie, Serbie-Monténégro.

5 Le littoral des divers pays, y compris le périmètre des îles, va de moins de 100 km pour des pays tels que Monaco (4 km), la Bosnie-Herzégovine (20 km) et la Slovénie (47 km) à plusieurs centaines de milliers de kilomètres pour d’autres, tels que la Grèce (13 676 km), l’Italie (7 600 km), la Turquie (7 200 km) et la Croatie (5 835 km). CIA : The World Fact book 2002.

6 On y dénombre 400 sites protégés de l’UNESCO et le WWF (World Wildlife Fund) classe cette région parmi les plus importantes au monde pour ses caractéristiques remarquables en matière de biodiversité.

7 L’érosion côtière est définie comme la perte à long terme (en volume) de matière formant le littoral, par rapport à une ligne de référence fixe (ou ligne de base) et à un volume initial de référence en partant de cette ligne et en allant en direction de la mer. L’érosion côtière englobe donc le retrait du littoral et la perte de terre ferme que cela entraîne (par exemple, la réduction de la largeur des plages ou le recul des dunes de sable).

8 Du Nil et du Pô, par exemple.

9 Source: CORINE Erosion côtière, Publication des Communautés européennes, 1998.

10 « Tourisme et développement durable », Rapport du Secrétaire Général, Commission du développement durable, 7e session, Conseil économique et social des Nations Unies, avril 1999.

11 Atlas des plages italiennes : étude des processus à l’œuvre dans les régions côtières, G. Fierro et R. Ivaldi, 2001

12 Prof. P. L. Aminti.

13 M. T. Franci.

14 « Tourisme et développement durable », Rapport du Secrétaire Général, Commission du développement durable, 7e session, Conseil économique et social des Nations Unies, avril 1999.

15 « Faiblesses du Littoral italien », Dernières Nouvelles d’Alsace, 4 février 2003.

16 Climate Change and Its Impact on Tourism, WWF-UK, David Viner et Maureen Agnew, juillet 1999.

17 Certains experts avancent que l’érosion côtière n’est pas tant due au changement climatique mondial et à une élévation du niveau de la mer dans l’absolu qu’à un affaissement de la terre ferme entraîné par les mouvements tectoniques locaux (et elle est aggravée par des facteurs locaux induits par la présence humaine – voir plus loin).

18 Même si l’on ne dispose pas de définition claire de ce qu’on appelle des périodes de canicules, les périodes de chaleur prolongées, ayant duré au moins 10 jours, semblent avoir été plus fréquentes dans la région méditerranéenne. More Heat and Drought – Can Mediterranean Tourism Survive and Prosper?, Allen Perry, Faculté de Géographie, Université de Wales Swansea, 2001.

19 PNUE/PAM.

20 Banque mondiale – Indicateurs du développement mondial.

21 PNUE/PAM – La population du littoral méditerranéen est également confrontée à de fortes variations saisonnières du tourime – Voir plus avant, Partie III.

22 State and Pressures of the Marine and Coastal Mediterranean Environment, Agence européenne de l’environnement (AEE) en coopération avec le PNUE/PAL, 2000. Futures for the Mediterranean Basin, The Blue Plan, Oxford University Press, M. Batisse and M. Grenon M., 1989.

23 The Coastal Population Explosion from Coastal Waters of the World: Trends, Threats, and Strategies, Don Hinrichsen. Washington DC Island Press, 1998

24 “Rationale for Integrated Management of Mediterranean Coasts”, Marko Prem, Colloque sur le développement durable de la région euro-Méditerranéenne, Valencia, Espagne, 13-15 mars 2003.

25 Futures for the Mediterranean Basin, The Blue Plan, Oxford University Press, M. Batisse and M. Grenon M., 1989.

26 “Tourism Threats in the Mediterranean”, WWF. Document d’information.

27 Par exemple, les Iles Baléares, le Golfe du Lion, la Sardaigne, les Mers adriatique, ionienne et Egée.

28 CORINE Erosion côtière, Publication des Communautés européennes, 1998.

29 Prof. L. D’Alpaos.

30 Prof. E. Pranzini.

31 Organisation mondiale du tourisme (OMT).

32 Tous les pays méditerranéens, excepté Monaco pour lequel on ne dispose pas de données sur les arrivées de touristes

33 . Concerne les recettes provenant de résidents étrangers, c’est-à-dire les versements effectués par des visiteurs dans le pays de destination et aux transporteurs nationaux.

34 ou 2000, ou encore 1999, pour certains pays.

35 Situation du tourisme 2002 (Tourism Highlights 2002), OMT.

36 PNUE/PAM (Plan Bleu). En Croatie, 96% du total de l’hébergement touristique se trouve sur les côtes (A. Kutle, « Turismo ed urbanizzazione sul littorale mediterraneo : l’esempio della costa croata », Naturopa 88-1998, p.7).

37 Parmi les autres problèmes liés au tourisme, on citera la pollution, les déchets, les pénuries d’eau et la dégradation ou destruction des habitats (ce qui réduit par voie de conséquence la biodiversité).

38 Telle que présentée dans « State and Pressures of the Marine and Coastal Mediterranean Environment », Agence européenne de l’Environnement (AEE), en coopération avec le PNUE/PAM, 2000.

39 Un petit nombre seulement des tentatives pourtant nombreuses menées dans le passé pour protéger les zones côtières et encourager des formes durables de développement du littoral ont eu des résultats positifs. Cela s’explique principalement par le fait qu’elles étaient dans une large mesure réactives (et non proactives) ainsi que sectorielles, et qu’elles ne prenaient pas en compte la concurrence acharnée pour les ressources du littoral dans bon nombre d’endroits.

40 Ainsi, comme pour de nombreuses régions touchées, la Toscane (en Italie) a mis en place un cadre juridique et réglementaire ainsi qu’un programme de priorités d’investissement pour protéger et soutenir ses régions côtières. La gestion intégrée du littoral de la Toscane est une priorité fondamentale du plan régional d’aménagement du territoire, qui se préoccupe du problème de l’érosion côtière spécifiquement depuis 1989. La région s’efforce de coordonner les nombreux domaines politiques concernés et de faire en sorte que des décisions politiques se traduisent en projets concrets (par exemple, soutenir les petites et moyennes entreprises liées au tourisme) et en solutions innovantes (luttre contre les fluctuations saisonnières des flux de touristes et attirer ceux-ci dans l’arrière-pays). Le nouveau plan régional d’aménagement du territoire a engagé au total 250 millions € pour la sauvegarde du littoral, dont 96 millions € exclusivement pour sécuriser ou récupérer des bandes de littoral en voie d’érosion (Mme L. Franchini et M. T . Franci).

41 La Convention est entrée en vigueur en 1978.

42 Pour cela, il propose trois approches : 1) la recherche de nouveaux modèles de développement dans la région qui seraient basés sur une coopération inter-méditerranéenne forte et une solidarité nord-sud plus forte ; 2) l’étude systématique des effets que peuvent avoir sur l’environnement, en particulier du littoral, les évolutions dans différents secteurs ou de différents types ; et 3) la promotion d’une meilleure compréhension de la relation entre environnement et développement de la région méditerranéenne.

43 Le PAM a été ensuite rebaptisé « Plan d’action pour la protection de l’environnement marin et pour le développement durable des zones côtières méditerranéennes ».

44 Les principes de développement durables de l’ICARM sont les suivants : respecter l’intégrité du bassin hydrographique ou l’écosystème côtier ; accepter de limiter l’utilisation des ressources et l’importance stratégique des ressources renouvelables pour le développement socio-économique ; permettre l’utilisation de ressources intégrant des activités complémentaires et réglementer/séparer celles utilisées pour des activités antithétiques ; veiller à l’intégration plurisectorielle et à plusieurs niveaux dans la prise de décision ; faire le lien entre la gestion à grande échelle et les interventions au niveau local ; et permettre à toutes les parties prenantes et à tous les acteurs, en particulier les populations locales, de participer au processus de planification et d’aménagement, dans un souci de bonne gestion.

45 Il y a deux conditions sine qua non pour la mise en œuvre de plans formulés sur la base d’une stratégie : 1) les plans doivent relever d’un statut juridique qui permette leur mise en œuvre réussie ; et 2) il convient de rester réaliste dans les politiques et actions choisies pour que celles-ci soient adaptées à l’échelle des problèmes, à la capacité de gouvernance, aux ressources humaines et financières dont on a besoin et au soutien technologique nécessaire. Il est possible d’utiliser toute une gamme d’outils et de méthodes dans le cadre de l’IRCAM pour la gestion de l’information, le développement et la mise en œuvre des plans, en particulier des bases de données, des GIS (Systèmes d’information géographique), des SAD (Systèmes d’aide à la décision), des études d’impact environnemental, des évaluations stratégiques environnementales, des évaluations financières des coûts et des bénéfices, des scénarios environnement-développement, des Analyses de capacité d’absorption, des mécanismes de régulation et de contrôle financier, les techniques de sensibilisation et de renforcement de capacités.

46 Rhodes, Grèce (1988-1989 et 1990-1996); Littoral syrien (1989-1992); baie d’Izmir, Turquie (1989-1993); Baie de Kastela, Croatie (1989-1993); Littoral albanais (1993-1995); Fuka-Matrouh, Egypte (1994-1998); Sfax, Tunisie (1995-1998); Littoral israélien (1997-1999); et Malte (2000-2002).

47 Algérie, Chypre, Liban, Maroc et Slovénie.

48 Pour prévenir et réduire les impacts négatifs de l’urbanisation, du tourisme et des développements d’infrastructures sur les rivages méditerranéens, les gouvernements et les pouvoirs locaux sont invités :à évaluer l’impact des programmes touristiques et projets à grande échelle sur l’environnement ; évaluer la capacité d’absorption des sites de destination et veiller à ce que le développement ne dépasse pas cette capacité ; renforcer ou établir des outils législatifs, des réglementations et une gestion foncière en vue de contrôler l’urbanisation touristique et de protéger les sites naturels les plus précieux. Cela voudrait dire qu’il faudrait doter les zones côtières soumises à une forte pression pour le développement touristique de plans environnementaux pour le développement et l’aménagement du territoire, afin d’éviter que l’urbanisation ne s’étale près des côtes, et construire des voies d’accès parallèles à la côte ou près de celle-ci, identifier les sites les plus remarquables (par exemple les zones humides et les dunes de sable) et prendre des mesures pour les protéger en créant des réserves naturelles ou des agences foncières pour les acquérir chaque fois que possible ; mettre en œuvre des programmes et des mécanismes permettant la réhabilitation de destinations en déclin et, si possible, obtenir des contributions du secteur du tourisme en vue de la protection et de la gestion de sites naturels et culturels.

49 International Centre for Coastal and Ocean Policy Studies (ICCOPS) et le Centre commun de la recherche des CE, Gênes, Italie, Institute for Remote Sensing et Centre commun de la recherche de l’Union européenne à Ispra, Italie, et PAP/RAC du PAM à Split, Croatie.

50 Par exemple, GEF, Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO, PNUD, PNUE, et WWF.

51 La première s’est tenue à Antalya (Turquie) en 1993 sous les auspices du Secrétaire Général du Conseil de l’Europe. La sixième conférence internationale de MEDCOAST se déroulera à Ravenne (Italie) du 7 au 11 octobre 2003.

52 “A Practical Guide to the Development and Use of Indicators of Sustainable Tourism”, OMT, 1995; et “Sustainable Tourism Development: Guide for Local Planners”, OMT, 1993

53 Les 15 pays bénéficiaires du programme sont l’Albanie, l’Algérie, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, Chypre, l’Egypte, la Jordanie, le Liban, la Libye, le Maroc, les territoires palestiniens, la Syrie, la Slovénie, la Tunisie et la Turquie.

54 Il est mis en œuvre par un consortium placé sous la direction de l’Institut néerlandais de gestion côtière et marine (RIKZ) du ministère néerlandais du Transport, des Travaux publics et de la Gestion de l’eau et regroupant notamment EUCC – The Coastal Union, IGN France international, l’IFEN (Institut français de l’environnement), l’Université autonome de Barcelone (UAB), EADS S&DE (une société du secteur des technologies de l’information) et BRGM (Institut de recherches géologiques et minières).

55 Ces ouvrages hydrauliques, à des fins de production d’électricité, de protection contre les inondations ou d’irrigation, réduisent les flux d’alluvions apportés dans les deltas, déréglant ainsi les processus naturels et provoquant une érosion côtière. Extrait de l’exposé du Prof. L. D’Alpaos.

56 Voir Résolution 1285 (2002) de l’Assemblée Parlementaire « Exploiter le potentiel du tourisme en Europe » (Rapporteuse, Mme Stepova, Doc. 9461).

57 Par exemple des dispositifs qui absorbent l’énergie des vagues, sous forme de digues immergées (qui facilitent la navigation et, outre qu’ils absorbent jusqu’à 75% de l’énergie des vagues, peuvent en convertir de 30 à 50% en électricité) évoqués par le Prof. P. Boccotti. Voir également l’ouvrage sur « Wave Mechanics for Océan Engineering ».