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<title> Contribution parlementaire à la mise en &#156;uvre du Pacte de stabilité en 
Europe du Sud-Est </title>
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<blockquote>
  <!--webbot bot="Include" U-Include="../../Docheader.htm" TAG="BODY" startspan --><strong>[Documents/Docheader.htm]</strong><!--webbot bot="Include" endspan i-checksum="64216" -->
   <b>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">Contribution parlementaire à la mise en &#156;uvre du Pacte de 
  stabilité en Europe du Sud-Est</font></p>
  <p ALIGN="LEFT"><font size="2">Doc</font><font size="2">. 10349<br>
  
  </font>
  
  </b><font size="2">20 octobre 2004</font></p>
  <b>
  <p ALIGN="LEFT"><font size="2">Rapport<br>
  
  </font>
  
  </b><font size="2">Commission des questions politiques<br>
  Rapporteur : M. Latchezar Toshev, Bulgarie, Groupe du Parti populaire européen</font></p>
  <b>
  <p ALIGN="CENTER"><font size="2">Pour débat à la Commission permanente &#150; Voir article 15 du 
  Règlement</font></p>
  </b><i>
  <hr noshade color="#000000" size="1">
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">Résumé</font></p>
  
  </i>
  
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">Cinq ans après la mise en place du Pacte de stabilité en 
  Europe du Sud-Est, l&#146;Assemblée parlementaire fait le bilan des réalisations et 
  des échecs de celui-ci et recense les priorités de l&#146;Assemblée pour 2005, pour 
  sa présidence de la Troïka parlementaire.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">La situation dans la région a considérablement changé et le 
  processus de stabilisation et de démocratisation n&#146;a cessé de progresser. La 
  notion de coopération régionale est fermement ancrée. Tous les pays de la 
  région ont rejoint le Conseil de l&#146;Europe et sont à différents niveaux de 
  coopération avec l&#146;Union européenne.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">Dans ce contexte, le rôle du Pacte de stabilité doit avoir 
  pour principale mission de veiller à la mise en &#156;uvre, au niveau national, de 
  processus qui ont déjà fait l&#146;objet d&#146;un accord. Cela implique un rôle accru 
  des parlements nationaux dans la région.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">L&#146;Assemblée parlementaire demande aux parlements nationaux 
  de s&#146;impliquer davantage dans les activités du Pacte de stabilité, d&#146;assumer 
  la pleine responsabilité de l&#146;examen parlementaire du Pacte de stabilité et de 
  développer la coopération au niveau parlementaire, et déclare sa volonté de 
  les soutenir dans cette tâche.</font></p>
  <b>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">I. Projet de résolution </font><span lang="FR"><font size="2">
  <i>[<a href="../../AdoptedText/TA04/FRES1409.htm">Lien vers le texte adopté</a>]</i></font></span></p>
  </b>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">1. L&#146;Assemblée reconnaît que le Pacte de stabilité, depuis 
  ses cinq années d&#146;activités, a prouvé être un instrument important et utile 
  dans&nbsp;le processus de stabilisation et de démocratisation en Europe du Sud-Est. 
  Depuis la création du Pacte de stabilité, tous les pays de la région sont 
  devenus membres du Conseil de l&#146;Europe et envisagent d&#146;adhérer à l&#146;Union 
  européenne.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">2. La région de l&#146;Europe du Sud-Est est composée d&#146;Etats 
  qui en sont à des stades différents de développement et se rapprochent 
  inégalement des normes européennes. Certains font déjà partie de l&#146;Union 
  européenne, la Bulgarie et la Roumanie sont prêtes à en devenir membres à part 
  entière le 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier&nbsp;2007 et les autres Etats participent au 
  Processus de stabilisation et d&#146;association de l&#146;UE ou sont sur le point d&#146;y 
  adhérer.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">3. L&#146;Assemblée note que le Pacte de stabilité n&#146;est pas en 
  mesure de répondre aux fortes attentes des pays de la région qui espéraient 
  que le Pacte serait un nouveau Plan Marshall alors qu&#146;il repose sur la bonne 
  volonté et la solidarité de ses participants.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">4. Depuis la création du Pacte de stabilité, la région a 
  traversé la crise du Kosovo et de «&nbsp;l'ex-République yougoslave de Macédoine&nbsp;», 
  mais la situation générale en matière de sécurité s&#146;est depuis lors 
  considérablement améliorée, à l&#146;exception du Kosovo. L&#146;Assemblée condamne la 
  violence qu&#146;a connue le Kosovo en&nbsp;mars 2004. Ces événements regrettables 
  représentent un grave revers pour le développement du Kosovo et pour 
  l&#146;ensemble de la région au niveau international.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">5. La notion de coopération régionale est fermement ancrée 
  et recouvre de nombreux domaines, dont le processus de création d&#146;un marché 
  unique régional, la libéralisation des marchés de l&#146;électricité, la lutte 
  contre la criminalité organisée et la corruption, la mise en place de 
  mécanismes régionaux de contrôle des armements et bien d&#146;autres domaines.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">6. L&#146;un des exemples de coopération est le retour de plus 
  de deux&nbsp;millions de réfugiés dans plusieurs pays de la région malgré de fortes 
  hésitations initiales des gouvernements concernés.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">7. Le Pacte de stabilité, qui a joué un rôle de jumelage 
  entre les donateurs et les pays bénéficiaires, a aidé à fixer des priorités, à 
  éviter les doubles emplois et donc à établir les bases économiques de la 
  région.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">8. Cela étant, malgré cet acquis incontestable, la 
  situation économique générale de la région demeure précaire. En particulier, 
  la durabilité de la croissance économique, le chômage massif, notamment dans 
  les Balkans occidentaux et&nbsp;l&#146;insuffisance du développement ne laissent pas 
  d&#146;être préoccupants. L&#146;Assemblée apprécie le support apporté par le Pacte de 
  Stabilité aux projets d&#146;infrastructures qui peuvent faciliter les rapports 
  humains dans la région. Dans ce contexte, le travail accompli par le Corridor 
  paneuropéen 8 est d&#146;une importance spéciale.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">9. De plus, l&#146;Assemblée estime qu&#146;il est impérieux de se 
  concentrer sur la notion de cohésion sociale et économique et de 
  réconciliation des groupes parties aux conflits qui a malheureusement été 
  négligée ces cinq dernières années dans les pays concernés.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">10. L&#146;état de l&#146;administration publique est un autre 
  problème : la gestion des affaires publiques laisse à désirer et ne bénéficie 
  pas de la confiance de la population. Il y a beaucoup d&#146;exemples selon 
  lesquelles elle a été parfois influencée par des intérêts nationalistes et 
  populistes étroits. Il faut améliorer sensiblement son efficacité.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">11. Le respect insuffisant de la primauté du droit dans 
  certains pays de la région<b> </b>est aussi inquiétant malgré les efforts 
  faits au&nbsp;niveau régional. La lutte contre la criminalité organisée et la 
  corruption est un défi qu&#146;il faut relever.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">12. Bien que les parlements soient considérés comme un 
  élément essentiel du processus démocratique, l&#146;Assemblée regrette qu&#146;ils aient 
  joué un rôle limité dans l&#146;examen de l&#146;assistance offerte par la communauté 
  internationale aux gouvernements des pays de l&#146;Europe du Sud-Est. Les 
  parlements de la région n&#146;ont pas suffisamment participé au processus et 
  souvent la participation des députés a été simplement formelle. Afin 
  d&#146;accroître l&#146;efficacité et la transparence des structures dirigeantes dans la 
  région, il faudrait accorder une plus grande attention à la mise en place de 
  moyens législatifs et au renforcement de la coopération parlementaire entre 
  les pays.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">13. Dans ce contexte, il conviendrait d&#146;envisager le rôle 
  du Pacte de stabilité dans une perspective différente. Le Pacte s&#146;adapte 
  constamment à l&#146;évolution de la situation en Europe du Sud-Est. Il a 
  aujourd&#146;hui pour principale mission de veiller à la mise en &#156;uvre de nombreux 
  processus importants qui ont déjà fait l&#146;objet d&#146;un accord. Les activités 
  facilitant la coopération entre les Etats et les activités dans les pays pour 
  promouvoir la tolérance politique et ethnique demeurent l&#146;un des principaux 
  volets du Pacte de stabilité, en particulier dans les Balkans occidentaux.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">14. L&#146;Assemblée reconnaît que le rôle du Pacte de stabilité 
  a changé. Etant donné que les bases de la poursuite de la coopération et du 
  développement ont été jetées, le Pacte a aujourd&#146;hui pour principale mission 
  de veiller à la mise en &#156;uvre des processus qui ont déjà fait l&#146;objet d&#146;un 
  accord.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">15. L&#146;Assemblée parlementaire est d&#146;avis qu&#146;avec la 
  normalisation et la stabilisation en cours dans la région, la tâche de la 
  Troïka parlementaire a été remplie dans une large mesure. La&nbsp;Troïka devrait 
  aujourd&#146;hui avoir un rôle complémentaire et non un rôle de chef de file pour 
  promouvoir et appuyer des initiatives nationales en faveur de la coopération 
  régionale aux&nbsp;niveaux bilatéral et multilatéral et de la création de 
  commissions mixtes bilatérales ou multilatérales, de groupes de travail ou 
  d&#146;autres organes aux fins de coopération parlementaire entre les Etats de la 
  région.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">16. La présidence de la Troïka parlementaire, qui sera 
  assurée par l&#146;Assemblée à compter du 1<sup>er</sup> janvier 2005, devrait être 
  un bon moyen de développer des contacts et viser à encourager et à&nbsp;appuyer les 
  initiatives parlementaires nationales.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">17. Les commissions de l&#146;Assemblée devraient contribuer à 
  susciter et à promouvoir des initiatives parlementaires régionales et la 
  coopération en organisant, dans leurs domaines de compétence respectifs, des 
  conférences, des séminaires et des tables rondes sur la coopération avec les 
  commissions compétentes des parlements nationaux de la région.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">18. Il est hautement souhaitable que les collectivités 
  locales et régionales de la région coopèrent par le biais d&#146;activités du 
  Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux, organe du Conseil de l'Europe, et 
  d&#146;échanges avec les parlements nationaux et l&#146;Assemblée et qu&#146;elles 
  encouragent la coopération transfrontière, notamment par la création d&#146;Eurorégions 
  transfrontières.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">19. L&#146;Assemblée souligne et soutient le rôle de la Task 
  Force Egalité qui a mis en place de très bonnes initiatives pendant les années 
  précédentes en ce qui concerne les activités parlementaires pour la promotion 
  de l&#146;égalité et d&#146;une meilleure représentation des femmes dans la vie 
  politique.</font></p>
  <p align="justify"><font size="2">20. L&#146;Assemblée demande en conséquence à tous les 
  parlements de la région de&nbsp;:</font></p>
  
  			
  <ol TYPE="i" style="text-align: justify">
    <li>
    <font size="2">assumer la pleine responsabilité de l&#146;examen 
    parlementaire des activités du&nbsp;Pacte de stabilité dans leurs pays 
    respectifs&nbsp;;</li>
    <li>
    élaborer et favoriser des initiatives et des projets 
    concrets qui pourraient par la&nbsp;suite être développés et financés dans le 
    cadre du Pacte de stabilité ;</li>
    <li>
    organiser des conférences, des séminaires et des tables 
    rondes qui contribuent à fixer des priorités et à proposer des solutions ;</li>
    <li>
    développer la coopération avec d&#146;autres parlements de la 
    région en vue de contribuer à l&#146;action du Pacte de stabilité ;</li>
    <li>
    établir des liens entre les commissions équivalentes des 
    différents parlements de la région, organiser, entre ces derniers, des 
    échanges, des stages et des&nbsp;initiatives de jumelage et créer des commissions 
    mixtes et des groupes de travail sur une base bilatérale ou multilatérale.</font></li>
  </ol>
  <p align="justify"><font size="2">21. L&#146;Assemblée demande en outre aux coordonnateurs du 
  Pacte de stabilité de :</font></p>
  <ol type="i" style="text-align: justify">
    <li><font size="2">
    être plus attentifs au rôle des parlements nationaux dans 
    la poursuite de la&nbsp;stabilisation et de la démocratisation de la région ;</li>
    <li>
    faire en sorte que toutes les Task Forces du Pacte de 
    stabilité examinent les&nbsp;sujets faisant l&#146;objet de débats parlementaires pour 
    s&#146;assurer que les&nbsp;questions de fond sont traitées&nbsp;;</li>
    <li>
    élaborer des projets visant à renforcer la capacité des 
    parlements nationaux concernés, ce qui leur permettrait de s&#146;acquitter plus 
    facilement des obligations qu&#146;ils ont en relation avec les activités du 
    Pacte de stabilité.</font></li>
  </ol>
  
  <p align="justify"><font size="2">22. L&#146;Assemblée invite ses commissions compétentes à :</font></p>
  
  <ol type="i" style="text-align: justify">
    <li><font size="2">envisager la possibilité de faire le bilan de ce qui a 
    été fait et d&#146;évaluer les&nbsp;résultats obtenus et les activités prévues du 
    Pacte de stabilité selon une&nbsp;approche pays par pays dans leurs domaines de 
    compétence respectifs en&nbsp;étroite coopération avec les commissions 
    compétentes des parlements concernés&nbsp;;</li>
    <li>promouvoir la coopération parlementaire régionale dans 
    leurs domaines respectifs de compétence en organisant, conjointement avec 
    les parlements nationaux, des réunions, des conférences et des séminaires&nbsp;;</li>
    <li>mettre en place un système d&#146;évaluation des résultats de 
    la mise en &#156;uvre de projets particuliers du Pacte de stabilité.</font></li>
  </ol>
  
  <p align="justify"><font size="2">23. L&#146;Assemblée décide de contribuer à accroître le rôle 
  des parlements nationaux dans la&nbsp;région en :</font></p>
  
  <ol type="i" style="text-align: justify">    <li>
    <font size="2">soutenant des initiatives locales à cet égard ;</li>
    <li>
    développant son assistance dans le domaine du 
    renforcement des moyens des&nbsp;parlements nationaux concernés, notamment dans 
    les domaines suivants :</font></li>
  </ol>
  <blockquote>
    <ol TYPE="a" style="text-align: justify">
      <li>
      <font size="2">assistance aux commissions pour élaborer et examiner la 
      législation ;</li>
      <li>
      rapprochement des systèmes juridiques et des 
      compétences des collectivités locales afin de supprimer les obstacles 
      juridiques à la mise en place d&#146;une coopération transfrontière 
      décentralisée&nbsp;;</li>
      <li>
      aide à la rédaction, à l&#146;adoption et à la ratification 
      de la législation et contrôle de son application ;</li>
      <li>
      usage efficace des procédures parlementaires ;</li>
      <li>
      développement des relations entre les parlements et la 
      société civile.</font></li>
    </ol>
  </blockquote>
  
  <b>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">II</font><font size="2">. Exposé des motifs</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">A. Introduction</font></p>
  </b>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">1. Le Pacte de stabilité pour l&#146;Europe du Sud-Est (PS) a 
  été signé à Cologne par les ministres des Affaires étrangères de l&#146;Union 
  européenne le 10 juin 1999. Il a été officiellement lancé au Sommet de 
  Sarajevo en juillet 1999 en tant qu&#146;initiative collective de l&#146;Union 
  européenne, du G8 (les huit pays de la région) et des principales 
  organisations internationales, dont le Conseil de l'Europe, pour résoudre les 
  problèmes rencontrés par la région après la guerre.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">2. Le projet visait à stabiliser les Balkans en intervenant 
  dans trois domaines d&#146;activités&nbsp;: la démocratisation, la reconstruction 
  économique et la sécurité. Il était conçu de manière à encourager 
  l&#146;interaction et la coopération entre les pays de la région, à dissiper la 
  méfiance, à supprimer la haine, à contribuer à l&#146;intégration économique et au 
  développement des infrastructures et à promouvoir des mesures de confiance en 
  réunissant les populations et en les faisant participer à des activités 
  présentant un intérêt commun. Le mécanisme mis en place sous les auspices du 
  Pacte de stabilité est un moyen efficace de coordonner l&#146;action entreprise en 
  matière de réforme au niveau régional.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">3. Le Pacte de stabilité ne dispose pas de fonds propres. 
  Son rôle se limite pour l&#146;essentiel à lever les obstacles qui se dressent face 
  à la coopération régionale à un niveau politique et à réunir des projets et 
  des donateurs. Pour pouvoir être retenu par le Pacte de stabilité, le projet 
  doit présenter un caractère régional et concerner deux pays ou plus. La mise 
  en &#156;uvre et le financement des projets ne relèvent toutefois pas de la 
  compétence du Pacte mais incombent entièrement aux donateurs.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">4. Le Pacte de stabilité, disposant d&#146;un Bureau régional à 
  Bruxelles et deux bureaux sous-régionaux à Skopje et à Sarajevo, est structuré 
  comme suit : une table régionale, organe de plus haut niveau, qui compte des 
  représentants de tous les pays et organisations participants, se réunit deux 
  fois par an et prend ses décisions par consensus et trois tables de travail 
  qui sont conçues comme des instruments permettant d&#146;améliorer les bonnes 
  relations de voisinage entre les pays de la région&nbsp;: la table de travail I 
  porte sur les droits de l&#146;homme et la démocratisation, la table de travail II 
  sur la reconstruction, le développement et la coopération économiques et la 
  table de travail III sur les questions de sécurité.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">5. Les activités du Pacte de stabilité relèvent d&#146;environ 
  vingt-cinq domaines dont la coopération économique, la liberté des échanges et 
  des investissements, la démocratie locale et la coopération transfrontière, le 
  marché de l&#146;énergie, la lutte contre la criminalité organisée, les migrations, 
  l&#146;asile et le retour de réfugiés, les médias, l&#146;éducation, etc.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">6. Le Conseil de l'Europe a participé à de nombreuses 
  activités du Pacte de stabilité. Il lui revient certaines responsabilités 
  particulières : il parraine la task force sur la bonne gouvernance de la table 
  de travail I et est responsable au premier chef de la task force sur les 
  minorités. Il est aussi considéré comme le chef de file de deux grands projets 
  de la table de travail II sur le fonctionnement d&#146;un système judiciaire 
  indépendant et sur la lutte contre la corruption et la criminalité organisée.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">7. L&#146;Assemblée parlementaire a tenu une conférence sur la 
  contribution parlementaire au Pacte de stabilité en novembre 1999 à Sofia. A 
  la suite de cette conférence, elle a adopté la
  <a href="../../AdoptedText/TA00/FREC1452.HTM">Recommandation&nbsp;1452</a> (2000) 
  sur la contribution parlementaire à la mise en &#156;uvre du Pacte de stabilité 
  (Rapporteur&nbsp;: M. Bársony).</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">8. En 2001, à la suite d&#146;une invitation du coordinateur 
  spécial, M. Hombach, à promouvoir la dimension parlementaire du Pacte de 
  stabilité, l&#146;Assemblée parlementaire a accepté de participer, aux côtés de 
  l&#146;Assemblée parlementaire de l&#146;OSCE et du Parlement européen, aux activités du 
  Pacte. C&#146;est ainsi qu&#146;a été créée la Troïka parlementaire sur le Pacte de 
  stabilité. Sa présidence change par roulement tous les douze mois, et 
  l&#146;Assemblée parlementaire l&#146;assurera à compter du 1<sup>er&nbsp;</sup>janvier 2005.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">9. Depuis sa création, la Troïka a organisé quatre 
  conférences parlementaires, à l&#146;initiative de la présidence correspondante, en 
  vue de définir des principes directeurs et des priorités politiques pour 
  l&#146;Europe du Sud-Est et de promouvoir un échange de vues interparlementaire. 
  Ces conférences visaient aussi à renforcer le rôle des parlements dans 
  l&#146;instauration de la stabilité et du développement politique et économique 
  durable de la région. La 5<sup>e</sup> Conférence parlementaire sur la lutte 
  contre la criminalité organisée en Europe du Sud-Est sera organisée par la 
  présidence actuelle de la Troïka, à savoir l&#146;Assemblée parlementaire de 
  l&#146;OSCE, les 11&nbsp;et&nbsp;12&nbsp;novembre 2004 à Sofia.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">10. D&#146;autres initiatives visant à promouvoir le dialogue 
  parlementaire multilatéral sous forme de séminaires, de rencontres sur le 
  réseau, de missions dans les pays, etc., ont aussi été menées sous l&#146;égide de 
  chaque présidence de la Troïka.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">11. Le présent rapport, qui coïncide avec la présidence de 
  l&#146;Assemblée, a pour objet de faire le bilan de ce qui a été réalisé au cours 
  des dernières années et de recenser les priorités de l&#146;Assemblée pour la 
  présidence de 2005.</font></p>
  <b>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">B. Acquis des cinq dernières années</font></p>
  </b>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">12. La situation en Europe du Sud-Est a beaucoup changé en 
  cinq ans. Le processus de stabilisation et de démocratisation n&#146;a cessé de 
  progresser, comme en témoignent les élections démocratiques qui se sont tenues 
  à plusieurs reprises dans tous les pays concernés. Des groupes ethniques 
  autrefois hostiles coopèrent désormais et les problèmes communs sont réglés 
  conjointement. En matière de sécurité le centre des préoccupations est de 
  toute évidence passé des questions militaires aux questions relatives à la 
  justice et aux affaires intérieures. La situation économique de la région 
  demeure préoccupante mais des bases importantes ont été jetées et les taux de 
  croissance ont considérablement augmenté dans tous les pays concernés. 
  D&#146;autres indications de la stabilisation sont aussi satisfaisantes&nbsp;; on peut 
  donc dire que le principal objectif du Pacte de stabilité a été réalisé.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">13. La notion de coopération régionale est fermement ancrée 
  et est largement acceptée dans tous les pays bénéficiaires qui y voient une 
  condition préalable à une nouvelle intégration européenne. Le rôle croissant 
  du Processus de coopération en Europe du Sud-Est en particulier est très 
  prometteur. De plus, la communauté internationale, y compris les institutions 
  financières, ont accepté d&#146;avoir de plus en plus recours à cette approche 
  régionale pour d&#146;importantes parties de leurs programmes. Il faut veiller à ce 
  que ces réalisations soient durables, d&#146;où le rôle du Pacte de stabilité qui 
  doit continuer à &#156;uvrer dans ce sens.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">14. La notion d&#146;évaluation par les pairs et de pression des 
  pairs a eu une incidence notable sur le succès de nombreuses activités 
  régionales menées sous l&#146;égide du Pacte de stabilité. Il apparaît que la 
  comparaison des progrès réalisés dans les différents pays est un bon moyen 
  d&#146;encourager ceux-ci à intensifier leur action en matière de réforme.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">15. Un autre domaine dans lequel le Pacte est aussi actif 
  est celui du jumelage. Cette formule qui vise à mettre en présence des 
  donateurs et des pays bénéficiaires à faire correspondre des fonds disponibles 
  et des projets éventuels, à fixer des priorités et à éviter les doubles 
  emplois dans le cadre d&#146;un développement général équilibré s&#146;est révélée 
  efficace.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">16. L&#146;un des exemples de succès des activités du Pacte de 
  stabilité est le retour de réfugiés. Malgré de fortes hésitations initiales, 
  le Pacte de stabilité a réuni les gouvernements de la Croatie, de la 
  Serbie-Monténégro et de la Bosnie-Herzégovine et facilité une coopération 
  étroite pour permettre le retour de réfugiés entre ces trois pays. En tout, 
  plus de deux millions de personnes ont été concernées.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">17. Un autre bon exemple de coopération régionale est le 
  réseau d&#146;accords de libre-échange dans la région. Le Pacte de stabilité a aidé 
  cette dernière à considérablement progresser sur la voie de la création d&#146;un 
  marché unique de 55&nbsp;millions de personnes. Au 30 mars 2004, 27 accords de 
  libre-échange (ALE) avaient été signés sous l&#146;égide du groupe de travail du 
  Pacte de stabilité sur la libéralisation et la facilitation du commerce et la 
  majorité de ces accords sont déjà en vigueur. Le groupe s&#146;attache maintenant à 
  recenser et réduire les obstacles non tarifaires aux échanges.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">18. L&#146;initiative du Pacte de stabilité concernant le marché 
  régional de l&#146;énergie a &#156;uvré en faveur de la création, d&#146;ici à 2005, d&#146;un 
  marché de l&#146;électricité libéralisé dans l&#146;esprit de la législation de l&#146;UE. En 
  même temps, le Pacte de stabilité devrait contribuer à la diminution du 
  chômage qui devrait en résulter grâce à des projets parallèles de création 
  d&#146;emplois, à la suite de négociations sociales.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">19. Au niveau régional, le Pacte de stabilité a lancé de sa 
  propre initiative des activités comme la lutte contre la criminalité organisée 
  (SPOC), la lutte contre la corruption (SPAI) et le contrôle régional des 
  armements (RACVIAC).</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">20. La question des frontières est abordée dans le cadre du 
  processus d&#146;Ohrid sur la gestion des frontières et la sécurité, plateforme de 
  discussion pour tous les pays de la région. De plus, les pays concernés ont 
  signé un certain nombre d&#146;accords relatifs aux activités à caractère 
  transfrontière, par exemple sur la gestion, la protection et la promotion 
  communes du Bassin de la Sava.</font></p>
  <b>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">C. Problèmes en suspens</font></p>
  </b>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">21. Le Pacte de stabilité n&#146;a pas été en mesure de répondre 
  aux fortes attentes des pays de la région ni à celles des populations de 
  l&#146;Europe du Sud-Est qui espéraient que cette initiative conduirait à la 
  création d&#146;une sorte de nouveau Plan Marshall, ce que le Pacte de stabilité 
  n&#146;est pas. Ce n&#146;est même pas un accord international mais une déclaration 
  fondée sur la bonne volonté des pays qui en sont parties.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">22. L&#146;insuffisance des moyens et des mécanismes permettant 
  de comparer les résultats et les attentes qu&#146;ont suscités les projets et les 
  objectifs demeurent un problème. Le premier objectif, qui était de réunir les 
  populations et d&#146;être un lieu de discussions et de négociations, y compris au 
  niveau parlementaire, a été atteint. Toutefois, d&#146;après l&#146;analyse du 
  rapporteur, la participation a souvent été formelle.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">23. Au cas où les participants non européens au Pacte de 
  stabilité réduisaient les ressources et les contributions, préférant les 
  destiner à d&#146;autres régions, le Pacte de stabilité deviendrait de plus en plus 
  complémentaire du Processus de stabilisation et d&#146;association de l&#146;Union 
  européenne.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">24. Certains domaines ne laissent pas d&#146;être préoccupants : 
  le taux et la viabilité de la croissance économique sont sans doute les 
  principaux problèmes. Ils sont aggravés par un chômage élevé et dans certaines 
  parties par un manque cruel d&#146;investissement. Depuis 2000, l&#146;Europe du Sud-Est 
  a attiré certains investissements. En 2003, la Bulgarie, la Roumanie, la 
  Croatie et la Serbie-Monténégro ont obtenu environ quatre milliards d&#146;euros 
  sous forme d&#146;investissements directs étrangers ; les quatre autres pays 
  bénéficiaires du Pacte de stabilité ont simplement réussi à obtenir un 
  milliard d&#146;euros ensemble.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">25. Il est impérieux de se concentrer sur la notion de 
  cohésion sociale et économique qui a malheureusement été négligée ces cinq 
  dernières années. Aujourd&#146;hui deux grandes menaces pèsent sur la stabilité des 
  pays de la région&nbsp;:&nbsp;l&#146;émigration des chômeurs et le déclin socio-économique.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">26. L&#146;état de l&#146;administration publique est un autre sujet 
  de préoccupation : la gestion des affaires publiques laisse à désirer et ne 
  bénéficie pas de la confiance de la population. Elle est souvent influencée 
  par des intérêts nationalistes et populistes étroits. Elle est en outre 
  onéreuse et inefficace.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">27. Le respect insuffisant de la primauté du droit est 
  aussi une source d&#146;inquiétude malgré les efforts faits au niveau régional. La 
  lutte contre la criminalité organisée et la corruption est un défi qu&#146;il faut 
  relever.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">28. La violence au Kosovo en mars dernier est de toute 
  évidence une autre source de préoccupation. Il s&#146;agit d&#146;un revers grave pour 
  le développement du Kosovo et pour l&#146;ensemble de la région au niveau 
  international.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">29. Bien que les parlements soient considérés comme un 
  élément essentiel du processus démocratique, la communauté internationale 
  s&#146;est essentiellement attachée dans le passé à aider les gouvernements des 
  pays de l&#146;Europe du Sud-Est. Le rapporteur est d&#146;avis que pour accroître 
  l&#146;efficacité et la transparence des structures dirigeantes de la région, il 
  faudrait accorder une plus grande attention à la mise en place de moyens 
  législatifs et au renforcement de la coopération parlementaire entre les pays.</font></p>
  <b>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">D. Perspectives</font></p>
  </b>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">30. Depuis la création du Pacte de stabilité, tous les pays 
  de la région sont devenus membres du Conseil de l'Europe. La situation a 
  encore évolué sous l&#146;effet du processus d&#146;élargissement de l&#146;UE. La Bulgarie 
  et la Roumanie ont une indication de la date de leur adhésion. Le Conseil 
  européen de Feira tenu en 2000 a reconnu que l&#146;Albanie, la Bosnie&#150;Herzégovine, 
  la Croatie, l'&quot;ex-République yougoslave de Macédoine&quot; et la Serbie-Monténégro 
  étaient des candidats potentiels à l&#146;adhésion à l&#146;UE. Le Sommet de l&#146;UE 
  organisé en 2003 à Thessalonique a réaffirmé que «&nbsp;<i>les Balkans feront 
  partie intégrante d&#146;une Europe unifiée</i>&nbsp;». A la suite de l&#146;avis positif de 
  la Commission européenne sur la demande d&#146;adhésion de la Croatie à l&#146;UE, cette 
  dernière a décidé d&#146;engager des négociations d&#146;adhésion ce qui est une 
  évolution encourageante pour la région dans son ensemble. La récente demande 
  d&#146;adhésion à l&#146;UE présentée par «&nbsp;l'ex-République yougoslave de Macédoine&nbsp;» à 
  la présidence irlandaise doit être considérée comme la manifestation de la 
  volonté de Skopje de poursuivre les réformes.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">31. La perspective d&#146;une «&nbsp;intégration complète&nbsp;» dans l&#146;UE 
  joue un rôle d&#146;incitation très fort, elle encourage la réconciliation, la 
  coopération et les réformes internes dans la région et a considérablement 
  facilité la mise en &#156;uvre des activités du Pacte de stabilité. Ces dernières 
  années, les pays de la région se sont efforcés de mener de vastes réformes 
  politiques, économiques et sociales afin de parvenir à la convergence avec l&#146;Union. 
  Ils ont tous signé des accords de stabilisation et d&#146;association avec l&#146;Union.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">32. Dans ce contexte, il conviendrait d&#146;envisager le rôle 
  du Pacte de stabilité dans une perspective différente. Le Pacte s&#146;adapte 
  constamment à l&#146;évolution de la situation en Europe du Sud-Est. Il a 
  aujourd&#146;hui pour principale mission de veiller à la mise en &#156;uvre de nombreux 
  processus importants qui ont déjà fait l&#146;objet d&#146;un accord. Les activités 
  facilitant la coopération entre les Etats et les activités menées dans les 
  pays pour promouvoir la tolérance politique demeurent l&#146;un des principaux 
  volets du Pacte de stabilité, en particulier pour les Balkans occidentaux.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">33. De plus, le Pacte de stabilité a aussi recentré ses 
  activités. Si au début, il a cherché à regrouper toutes les activités en 
  Europe du Sud-Est, le but est désormais de privilégier à caractère régional 
  dans lesquels il peut apporter une valeur ajoutée.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">34. Etant donné que les bases de la poursuite de la 
  coopération et du développement ont été jetées, il s&#146;agit maintenant pour 
  l&#146;essentiel de mener correctement les diverses activités au niveau national.</font></p>
  <b>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">E. Importance de la contribution parlementaire</font></p>
  </b>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">35. Les parlements nationaux des pays concernés sont donc 
  amenés à jouer un rôle accru en assumant la pleine responsabilité de la 
  supervision et du contrôle parlementaires des activités du Pacte de stabilité, 
  en coopération avec d&#146;autres assemblées de la région et avec l&#146;appui de la 
  Troïka parlementaire.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">36. La nécessité d&#146;accroître la participation parlementaire 
  et la coopération au niveau régional a été reconnue lors de la réunion de la 
  table régionale tenue en décembre 2003 à Tirana. Il a été décidé de mener une 
  étude approfondie afin de recenser les besoins des parlements concernés et de 
  préciser les modalités selon lesquelles le Pacte de stabilité pourrait 
  favoriser et soutenir la coopération parlementaire.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">37. L&#146;étude, préparée par M<sup>me</sup> Petra Bläs, 
  ancienne vice-présidente du Bundestag allemand, sur la base des contacts 
  qu&#146;elle a eus avec tous les parlements concernés ainsi qu&#146;avec les assemblées 
  de la Troïka, a confirmé l&#146;existence d&#146;une forte demande régionale pour la 
  mise en place de mécanismes de soutien, et ce afin d&#146;accroître l&#146;efficacité 
  des parlements.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">38. Les parlements des régions sont confrontés, dans le 
  cadre de leurs travaux, à de nombreux problèmes analogues et c&#146;est pourquoi à 
  long terme une approche régionale serait idéale. Les programmes futurs 
  devraient porter sur des questions de fond tout en respectant les besoins 
  législatifs spécifiques de chaque pays.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">39. Les activités du Pacte de stabilité devraient viser à 
  renforcer l&#146;échange d&#146;informations sur les activités de coopération 
  parlementaire, à développer des liens entre les commissions des différents 
  parlements traitant des mêmes questions, à institutionnaliser des programmes 
  de formation pour les nouveaux députés et le personnel parlementaire et à 
  promouvoir des jumelages entre parlements.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">40. La Troïka parlementaire devrait aujourd&#146;hui avoir un 
  rôle complémentaire et non être un rôle de chef de file pour promouvoir et 
  appuyer des initiatives nationales en faveur de la coopération régionale aux 
  niveaux bilatéral et multilatéral.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">41. En conséquence, le rapporteur estime que l&#146;Assemblée 
  parlementaire devraient pour la présidence à venir, avoir des priorités 
  d&#146;encourager et d&#146;appuyer les initiatives locales au niveau parlementaire.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">42. Maintenant que tous les pays de la région sont membres 
  à part entière du Conseil de l'Europe, l&#146;Assemblée parlementaire est une bonne 
  tribune pour développer les contacts, élaborer des initiatives et lancer des 
  idées qui se transformeront en coopération régionale au niveau parlementaire. 
  La dernière conférence des présidents tenue en mai à Strasbourg a réuni les 
  présidents de tous les parlements concernés et leur a permis de discuter de 
  l&#146;approfondissement de la coopération.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">43. Les commissions de l&#146;Assemblée devraient contribuer à 
  promouvoir la coopération parlementaire régionale dans leurs domaines de 
  compétence respectifs en organisant des réunions, des conférences et des 
  séminaires avec des parlements locaux. Ces manifestations pourraient servir de 
  tremplin pour établir des contacts entre les sponsors éventuels de projets 
  d&#146;importance publique représentant par exemple des institutions financières ou 
  des sociétés multinationales et des organisations ou des institutions 
  défendant ces projets.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">44. Le renforcement de la capacité des parlements nationaux 
  concernés à s&#146;acquitter de leurs obligations dans le cadre des activités du 
  Pacte de stabilité semble devoir être une condition nécessaire. Des mesures 
  pratiques devraient être prises par exemple en ce qui concerne la formation 
  des nouveaux députés pour qu&#146;ils se familiarisent avec les procédures 
  parlementaires et le renforcement des qualités professionnelles du personnel 
  parlementaire. L&#146;Assemblée parlementaire pourrait certainement offrir son 
  assistance à cet égard. De plus, des échanges de personnel entre parlements de 
  la région, des stages et des initiatives de jumelage seraient appropriés.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">45. Le rapprochement des législations donnant des 
  compétences aux collectivités locales et régionales afin de faciliter la 
  coopération transfrontière, y compris la création d&#146;eurorégions 
  transfrontières, pourrait être un objectif approprié pour l&#146;action 
  parlementaire conjointe dans le cadre de l&#146;Assemblée parlementaire du Conseil 
  de l'Europe. A ce sujet, la coopération avec le Congrès des Pouvoirs locaux et 
  régionaux du Conseil de l&#146;Europe et le PNUD pourrait être particulièrement 
  appréciée.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">46. L&#146;année 2005 a été proclamée, par le Conseil de 
  l'Europe, Année de la citoyenneté démocratique par l&#146;éducation. Le Pacte de 
  stabilité pourrait coopérer efficacement à la mise en &#156;uvre de ce programme 
  dans les pays de l&#146;Europe du Sud-Est.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">47. Si l&#146;on veut que la coopération parlementaire sur des 
  questions de fond soit efficace, il faudrait qu&#146;elle fasse intervenir les 
  autres Task Forces du Pacte de stabilité. En même temps, il faudrait aussi 
  qu&#146;elle s&#146;appuie sur les projets d&#146;assistance aux commissions : élaboration et 
  examen de la législation, l&#146;aide à la rédaction, à l&#146;adoption et à la 
  ratification de la législation et contrôle de son application, usage efficace 
  des procédures parlementaires, développement des relations entre les 
  parlements et la société civile et autres.</font></p>
  <b>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">F. Conclusions</font></p>
  </b>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">48. Lorsque le rapport précédent sur le sujet a été 
  présenté par M. Bársony en 2000, le Pacte de stabilité traversait une période 
  difficile. Une multitude de projets et de propositions avaient été avancés 
  mais l&#146;étape importante de leur concrétisation n&#146;avait pas encore été 
  franchie. Quatre ans plus tard, le Pacte de stabilité a contribué à la 
  stabilisation politique de la région.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">49. Compte tenu de l&#146;intégration progressive de la région 
  dans l&#146;Europe, le Pacte de stabilité peut encore jouer un rôle important en 
  continuant d&#146;être complémentaire du Processus de stabilisation et 
  d&#146;association et en renforçant encore la coopération entre les pays concernés. 
  Il pourrait encore jouer un rôle important en tant que processus de 
  stabilisation et de renforcement de la capacité administrative, de lutte 
  contre la corruption et d&#146;établissement d&#146;une société civile, en mettant en 
  place, conformément aux normes européennes, un cadre juridique et en 
  développant la coopération économique entre les Etats et les anciennes parties 
  en conflit. Il convient en particulier de souligner la nécessité de mener à 
  bien le projet de Corridor paneuropéen 8 et d&#146;autres projets d&#146;infrastructures 
  reliant les populations de la région.</font></p>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">50. De plus, les parlements de la région devraient être en 
  même temps partenaires et bénéficiaires du Pacte ; ils devraient être à la 
  fois les initiateurs et les destinataires des activités.</font></p>
  
  
  <i><hr noshade color="#000000" size="1" width="50%">
  
  <p ALIGN="LEFT"><font size="2">Commission chargée du rapport&nbsp;: </font>
   </i>
  <font size="2">Commission des questions politiques</font></p>
  
  <i>
  <p ALIGN="LEFT"><font size="2">Renvoi en commission&nbsp;: </font>  </i>
  
  <font size="2">
  
  <a href="../../AdoptedText/TA00/Fdir564.htm">Directive&nbsp;564</a> (2000)</font></p>
  <i>
  <p ALIGN="LEFT"><font size="2">Projet de Résolution </font>  </i>
  <font size="2">adopté par la Commission le 7 octobre 
  2004 à l&#146;unanimité</font></p>
  <i>
  <p ALIGN="JUSTIFY"><font size="2">Membres de la Commission&nbsp;</font></i><font size="2">: <b>Jakic</b> (Président), <b>
  Margelov</b> (Vice-Président), Spindelegger (Vice-Président), <b>Ates</b> (Vice-Président), 
  Aguiar, Arzilli, Atkinson, <b>Azzolini, Bene&#154;</b>, Berceanu, Bianco, 
  Blankenborg, Bokeria, Van den Brande, <b>Brestenská</b>, Cekuolis, Curiel 
  Alonso, Davern, <b>Dreyfus-Schmidt</b>, Druviete, Duivesteijn, Durrieu,&nbsp;
  <b>Elo</b>, Goerens, <b>Goulet, Gross</b>, Hedrich, Henry, Hörster, Iwinski 
  (remplaçant&nbsp;: <b>Jaskiernia</b>), Jahic, <b>Jova&#154;evic, Judd</b>, <b>Kalezic</b>, 
  Karpov, Koçi, <b>Kosachev, Kostenko, Lindblad, van der Linden</b>, Lloyd, 
  Loutfi, Magnusson, Marty, Matu&#154;ic, Medeiros Ferreira, <b>Meimarakis</b>, 
  Mercan, Mignon, <b>Mihkelson</b>, <b>Narochnitskaya</b>,&nbsp;Nemcova (remplaçant&nbsp;:
  <b>Curdova</b>), Nemeth, <b>Oliynyk</b>, Pangalos, <b>Petrova-Mitevska</b>, 
  Petursdottir, Pintat Rossell,&nbsp;Pourgourides, Prentice, <b>Prijmireanu,</b> <b>
  Prisacaru</b>, Puche, <b>de&nbsp;Puig</b>, Pullicino Orlando, Ranieri, Roth, 
  Rzymelka, Severin, <b>Severinsen</b>, Seyidov, <b>Slutsky, Szabó</b>, 
  Tekelioglu, Torosyan, <b>Toshev</b>, Tritz, Vakilov, <b>Wielowieyski</b>, 
  Wohlwend, Wurm (remplaçante&nbsp;: <b>Muttonen</b>), Zacchera.</font></p>
  <i>
  <p ALIGN="LEFT"><font size="2">Ex-officio</font></i><font size="2">: Eörsi, Einarsson, Russell-Johnston</font></p>
  <b>
  <p ALIGN="LEFT"><font size="2">N.B.&nbsp;: Les noms des membres qui ont pris part à la réunion 
  sont imprimés en caractères gras</font></p>
  </b><i>
  <p ALIGN="LEFT"><font size="2">Chef du Secrétariat&nbsp;: </font>  </i>
  <font size="2">M. Perin</font></p>
  <i>
  <p ALIGN="LEFT"><font size="2">Secrétaires de la Commission</font></i><font size="2">&nbsp;: Mme Nachilo, M. 
  Chevtchenko, M. Dossow</font></p>
  
  
  <p ALIGN="LEFT">&nbsp;</p>
  
  
  </blockquote>
  
  </body>
</html>