Doc. 10434_rév

26 janvier 2005

L’Europe fortement intéressée à ce que l’Ukraine s’engage rapidement sur la voie d’un développement économique durable

Proposition de résolution

présentée par M. Rigoni et plusieurs de ses collègues

La présente proposition n’a pas été examinée par l’Assemblée et n’engage que ses signataires

1.       D’un point de vue stratégique, il est important que l’Europe instaure et consolide des relations de bon voisinage et de coopération avec l’Ukraine. Le processus de démocratisation déclenché par les récentes élections, une croissance économique estimée à 12,5% du PIB en 2004 grâce aux avantages concurrentiels de l’activité industrielle (en dépit du déficit budgétaire et financier causé par l’incertitude entourant les résultats de l’élection), la volonté explicitement exprimée de devenir une économie de marché en renforçant le processus de privatisation, l’exigence essentielle de stabilité et d’équité sociale, la prise de conscience de la nécessité impérieuse de s’attaquer à la dégradation de l’environnement constituent autant de facteurs qui font progresser rapidement l’Ukraine sur la voie du développement durable.

2.       Au niveau économique, outre le soutien au processus de transition économique, le renforcement de la coopération avec les économies de l’Union européenne et du monde et l’engagement rapide de réformes selon des orientations qui interagissent avec les politiques d’élargissement de l’Union européenne (aboutissant immédiatement à une augmentation des fonds européens grâce à des interventions de la BERD), seront soutenues des politiques visant à parvenir à une reprise financière et économique rapide, en tenant compte du déficit occasionné ces derniers mois par l’incertitude planant autour des résultats de l’élection ; à préserver et à renforcer l’avantage concurrentiel du secteur de la production, par le biais de la recherche et de l’innovation ; à mettre davantage de rigueur dans la politique budgétaire et à s’attaquer avec plus de détermination aux tendances inflationnistes actuelles ; à accroître les investissements créateurs d’opportunités nouvelles, de manière à stopper les sorties de capitaux et à attirer les fonds internationaux ; à réduire le déficit énergétique en augmentant la production nationale et en diversifiant les approvisionnements à l’étranger ; à renforcer le système de crédit en soutenant et en consolidant les établissements de crédit locaux et nationaux et les politiques du crédit en faveur de l’industrie, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, de l’agriculture et du développement local et régional ; à soutenir la forte tendance à la consommation intérieure et à améliorer la qualité des produits, en appliquant des normes internationales pour augmenter les exportations ; à rationaliser les procédures bureaucratiques de l’administration publique de manière à encourager l’investissement étranger, la demande étant considérable en matière d’investissement.

3.       Au niveau socio-économique, il convient, non seulement de rechercher la stabilité sociale et le maintien d’un équilibre entre les politiques économiques et sociales, mais également de promouvoir une coopération plus étroite avec l’Union européenne afin de préparer à la mise en œuvre de la Charte sociale du Conseil européen et du nouvel Agenda social de l’Union européenne, par le biais de politiques visant à prolonger la durée d’activité professionnelle en augmentant le taux d’activité des jeunes, des femmes et des travailleurs plus âgés ; à établir des infrastructures pour la formation continue ; à renforcer les mesures d’accompagnement pour les restructurations fondamentales de l’économie.

4.       Pour ce qui est du développement durable, outre une coopération plus étroite dans les secteurs de l’environnement, de l’énergie et de la sécurité nucléaire, il faudra s’efforcer de préserver l’environnement en tant que capital naturel et en tant que gisement de ressources naturelles ; de ne pas exploiter les sources d’énergie renouvelables au-delà de leur capacité naturelle de reconstitution ; de limiter l’exploitation des ressources énergétiques non renouvelables qui ne doit pas être supérieure à l’énergie produite par le développement de ressources de substitution permis grâce aux progrès technologiques.

Signé1:

RIGONI, Andrea, Italie, PPE/DC

AZZOLINI, Claudio, Italie, PPE/DC

BRAUN, Márton, Hongrie, PPE/DC

GUBERT, Renzo, Italie, PPE/DC

HUSEYNOV, Rafael, Azerbaïdjan, LDR

MAURO, Giovanni, Italie, PPE/DC

NAZARÉ PEREIRA, António, Portugal, PPE/DC

NESSA, Pasquale, Italie, PPE/DC

PODGÓRSKI, Bogdan, Pologne, SOC

PUCHE RODRÍGUEZ ACOSTA, Gabino, Espagne, PPE/DC

REIMANN, Maximilian, Suisse, LDR

ROCHEBLOINE, François, France, PPE/DC

RUSSELL-JOHNSTON, Royaume-Uni, LDR

WILKINSON, John, Royaume-Uni, GDE


1        SOC: Groupe socialiste

      PPE/DC: Groupe du Parti populaire européen

LDR: Groupe libéral, démocrate et réformateur

      GDE: Groupe des démocrates européens

      GUE: Groupe pour la gauche unitaire européenne

      NI: non inscrit dans un groupe