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La lutte contre la violence à l’égard des femmes ne peut pas être mise en attente par la crise économique

La violence à l’égard des femmes est une violation des droits humains. Les Etats ne doivent pas relâcher leurs efforts pour la prévenir, aider ses victimes et poursuivre les auteurs en justice, même en période de crise économique. Ceci est d’autant plus important à l’heure actuelle, où les statistiques révèlent une augmentation du nombre de cas de violence à l’égard des femmes et de violence domestique, probablement liée à la montée du chômage et à la situation socio‑économique difficile de nombreux ménages.

 

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe appelle les Etats membres à continuer d’allouer des fonds suffisants aux centres d’accueil et aux programmes d’assistance pour les victimes de violence.

 

De plus, l’Assemblée appelle les Etats membres à mettre davantage l’accent sur les mesures de prévention, en lançant notamment des activités et campagnes qui touchent le grand public et peuvent contribuer à l’évolution des mentalités. Le coût humain et financier de la prévention de la violence est bien inférieur au coût des mesures destinées à remédier à la violence, une fois qu’elle s’est produite.

 

Enfin, l’Assemblée exhorte à nouveau les Etats membres à prouver leur engagement à lutter contre la violence à l’égard des femmes en signant, s’ils ne l’ont pas encore fait, et en ratifiant la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul). Une fois entrée en vigueur, la Convention d’Istanbul contribuera concrètement à protéger les droits humains et à sauver des milliers de vies.