COVID-19 : le Président de la Commission des migrations appelle les Etats à davantage de solidarité à l’égard des migrants

Pierre-Alain Fridez (Suisse, SOC), Président de la Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées, a salué l’arrêt publié hier par la Cour de justice de l'Union européenne, qui a constaté qu’en 2015, « refusant de se conformer au mécanisme temporaire de relocalisation de demandeurs de protection internationale, la Pologne, la Hongrie et la République tchèque ont manqué à leurs obligations découlant du droit de l’Union ».

« L'accord trouvé par l'UE en 2015 a été un jalon humanitaire important, qui témoignait de la solidarité avec les États qui avaient accueilli en première ligne la grande majorité des migrants, en particulier la Grèce et l'Italie. Malheureusement, cette solidarité n'a pas été suivie par tous. Quelques pays ont accueilli un nombre élevé de demandeurs d'asile dans le cadre de ce mécanisme de relocalisation, même si une partie seulement des migrants éligibles ont pu en bénéficier », a déclaré le Président.

« Nous sommes actuellement confrontés à une crise sans précédent infligée par la pandémie du Covid 19. Dans ce contexte, la vulnérabilité des demandeurs d'asile, les migrants en situation irrégulière et les personnes déplacées à l'intérieur de leur pays a redoublé. Alors que nous entendons les appels à la solidarité avec les pays touchés par la pandémie, nous constatons que cette solidarité est trop souvent à sens unique. Les institutions européennes et les citoyens de tout le continent européen doivent davantage œuvrer ensemble pour aider les personnes les plus vulnérables, et convaincre ceux qui en douteraient que c’est sur cette entraide que se bâtit la une société plus juste et plus humaine à laquelle aspiraient les fondateurs du Conseil de l'Europe », a conclu Pierre-Alain Fridez.