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<title>Erosion du littoral de la mer M&#233;diterran&#233;e : les cons&#233;quences pour le tourisme</title>
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  <tr>
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    </td>
  </tr>
</table>
<hr size="1">

  <ul><p align="justify"><b>Pour débat à la Commission permanente &#8211; Voir article 15 du Règlement</b></p>

  <p align="justify"><b>Doc. 9981</b></p>

  <p align="justify">16 octobre 2003</p>

  <p><b>Erosion du littoral de la mer Méditerranée : les conséquences pour le tourisme&nbsp;</b></p>

  <p align="justify">Rapport</p>

  <p align="justify">Commission des questions économiques et du développement </p>

  <p align="justify">Rapporteur&nbsp;: M. Rigoni, Italie, Groupe du Parti populaire européen (PPE/DC)</p>

  <p align="justify"><i>Résumé</i></p>

  <p align="justify">L&#8217;érosion côtière est, dans de nombreux Etats membres du Conseil de l&#8217;Europe, un problème de  plus en plus préoccupant qui menace le patrimoine naturel et culturel. Dans la région de la Méditerranée, il est particulièrement grave du fait des contraintes croissantes entraînées par les activités humaines, notamment par le tourisme de masse mal contrôlé. Certes, l&#8217;érosion y est depuis toujours un phénomène en partie non maîtrisé, cependant elle peut être mieux gérée pour concilier les besoins de l&#8217;homme et la protection de la nature.</p>

  <p align="justify">Le rapport, s&#8217;appuyant sur un séminaire qui s&#8217;est tenu en mai 2003 à Lido di Camaiore, en Italie, présente une large gamme d&#8217;initiatives nationales et internationales visant à parvenir à un développement équilibré des régions côtières. Il esquisse les grandes lignes des défis qui se posent actuellement en matière de bonne gestion des ressources côtières, présente de nombreuses recommandations de nature politique et insiste sur l&#8217;engagement de l&#8217;Assemblée à promouvoir la mobilisation de la sphère parlementaire en faveur d&#8217;un développement durable.</p>

  <p align="justify">Selon le rapport, il est de plus en plus admis aujourd&#8217;hui que les zones littorales sont par nature dynamiques et qu&#8217;il convient donc, en matière de protection côtière, de privilégier des stratégies plus souples ou «&nbsp;douces&nbsp;» plutôt que de s&#8217;en remettre exclusivement aux solutions d&#8217;antan, plus traditionnelles, passant par la construction d&#8217;ouvrages en dur visant à dompter la nature, alors qu&#8217;il est possible de s&#8217;allier à elle pour mettre en &#339;uvre des solutions bonnes également pour le développement économique, y compris pour le tourisme.</p>

  <p align="justify"><b>I. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Projet de recommandation</b></p>

  <p align="justify">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En Europe, de tous les littorals et leurs arrière-pays, ceux de la Méditerranée s&#8217;enorgueillissent d&#8217;un patrimoine naturel et culturel unique, outre qu&#8217;ils sont fortement convoités pour un grand nombre d&#8217;activités et d&#8217;établissements humains. Or, les tendances démographiques et modes de développement actuels dans la région constituent une menace claire pour l&#8217;équilibre fragile et déjà perturbé entre la nature et l&#8217;homme. Il convient de mieux protéger le littoral méditerranéen des pressions multiples et croissantes qui pèsent sur cette région du fait de l&#8217;urbanisation des zones côtières en général et de l&#8217;essor effréné du tourisme de masse en particulier.</p>

  <p align="justify">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&#8217;érosion côtière, qui touche environ la moitié du littoral méditerranéen, n&#8217;est qu&#8217;un élément de ce défi plus vaste et en partie un phénomène naturel qui ne peut jamais être complètement maîtrisé. C&#8217;est aussi un problème qui touche d&#8217;autres régions côtières de l&#8217;Europe. L&#8217;érosion côtière peut et doit être gérée de manière à mieux concilier le développement économique et la protection de l&#8217;environnement. A cet égard, l&#8217;Assemblée Parlementaire rappelle sa<a href="/ASP/Doc/RefRedirectFR.asp?Doc= Recommandation 1594"> Recommandation 1594</a> (2003) sur le «&nbsp;Suivi du Sommet mondial sur le développement durable&nbsp;: un défi commun&nbsp;» et réaffirme qu&#8217;elle s&#8217;engage à promouvoir des réformes institutionnelles et une implication de la sphère parlementaire en faveur du développement durable.</p>

  <p align="justify">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&#8217;Assemblée &#8211; s&#8217;appuyant sur les conclusions de son séminaire «&nbsp;Erosion du rivage de la mer Méditerranée&nbsp;: conséquences pour le tourisme&nbsp;», organisé à Lido di Camaiore, Italie, en mai 2003 - note qu&#8217;en matière d&#8217;érosion côtière, il est de plus en plus admis aujourd&#8217;hui que les zones littorales sont par nature dynamiques et qu&#8217;il convient donc, en matière de protection côtière, de privilégier des stratégies plus souples ou «&nbsp;douces&nbsp;» plutôt que de s&#8217;en remettre exclusivement à des solutions passant par la construction d&#8217;ouvrages en dur pour s&#8217;efforcer de dompter la nature. En outre, une évaluation globale de l&#8217;impact escompté ainsi que des coûts et des bénéfices entraînés par les mesures de protection peut amener à opter pour une protection sélective de certains rivages seulement, voire dans certains cas à ne pas mettre en place de protection, pour éviter une intervention nouvelle qui risquerait d&#8217;empirer la situation.</p>

  <p align="justify">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les décideurs politiques n&#8217;en devraient pas pour autant s&#8217;estimer exonérés de leur devoir de remettre en cause certaines techniques d&#8217;utilisation des sols nuisibles pour l&#8217;environnement, dès lors qu&#8217;elles concernent les établissements humains, l&#8217;agriculture, le transport de marchandises, l&#8217;industrie et le tourisme le long des côtes, mais aussi de remettre en question la régulation mal conçue des cours d&#8217;eau par des barrages ou des retenues d&#8217;eau à des fins de production d&#8217;électricité, de protection contre les inondations ou d&#8217;irrigation. Une bonne gestion des ressources et des paysages côtiers va de pair avec une évaluation systématique de la qualité des projets du point de vue de l&#8217;environnement, une surveillance en temps réel des côtes et régions côtières, un suivi après les mesures de mises en &#339;uvre et une réhabilitation de certains sites, le cas échéant.</p>

  <p align="justify">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&#8217;Assemblée estime qu&#8217;une coopération et une action politiques, trans-sectorielles et scientifiques au niveau de la Méditerranée tout entière &#8211; par l&#8217;échange d&#8217;informations, la confrontation des expériences et la diffusion de bonnes pratiques &#8211; sont essentielles pour éviter les efforts redondants et les erreurs répétées. A cette fin, les connaissances facilement accessibles devraient être mieux exploitées et toute nouvelle initiative devrait être intégrée harmonieusement au cadre existant grâce à un fonctionnement en réseau et à des partenariats.  </p>

  <p align="justify">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Rappelant sa<a href="/ASP/Doc/RefRedirectFR.asp?Doc= Résolution 1285"> Résolution 1285</a> (2002) sur «&nbsp;Exploiter le potentiel du tourisme en Europe&nbsp;» qui relevait les dommages potentiels que le tourisme de masse peut infliger à l&#8217;environnement naturel et culturel, l&#8217;Assemblée préconise une fois encore le développement d&#8217;un tourisme équilibré et axé sur la qualité, mettant l&#8217;accent sur l&#8217;aménagement préventif du territoire, la réhabilitation de sites et la restauration de monuments ainsi que la diversification des offres touristiques.</p>

  <p align="justify">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le tourisme pourrait être associé à des projets spécifiques de développement par le biais de programmes nationaux et régionaux conçus pour mettre en commun des ressources financières en faveur de la protection ou de la réhabilitation des côtes. Des accords pourraient être mis en place entre les collectivités locales et les fournisseurs de services dans le tourisme pour qu&#8217;une somme symbolique soit versée à un «&nbsp;fonds de projets&nbsp;» pour chaque touriste visitant un endroit donné. L&#8217;Assemblée estime que des programmes de solidarité comme celui-là seraient particulièrement utiles dans les pays plus pauvres du sud de la Méditerranée qui ont du mal à mettre en place des infrastructures touristiques pour les voyageurs plus aisés n&#8217;habitant pas la région, et où la croissance démographique accentuera les pressions que l&#8217;urbanisation fait peser sur les zones côtières.</p>

  <p align="justify">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En matière d&#8217;adoption et de mise en &#339;uvre de politiques pour un développement durable, une responsabilité considérable s&#8217;exerce au niveau national pour ce qui est de la répartition des compétences et des missions.  Il incombe aux pouvoirs publics nationaux de renforcer la base juridique pour la protection des côtes en s&#8217;appuyant sur les résultats de recherches scientifiques, et de consulter comme il se doit les citoyens et les collectivités locales concernés. L&#8217;Assemblée recommande donc au Comité des Ministres d&#8217;inviter instamment, en premier lieu, les autorités compétentes des Etats membres concernés - l&#8217;Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, Chypre, la France, la Grèce, l&#8217;Italie, Malte, la Serbie-Monténégro, la Slovénie, l&#8217;Espagne et la Turquie &#8211; et, en deuxième lieu, tous les autres Etats membres du Conseil de l&#8217;Europe dont le littoral est vulnérable à:</p>

  <p align="justify">i. renforcer leurs législations et mécanismes administratifs nationaux pour la protection des côtes, en appliquant le concept de «&nbsp;gestion intégrée&nbsp;» conformément aux propres «&nbsp;Principes directeurs pour le développement territorial durable du continent européen&nbsp;» du Comité des Ministres (Rec(2002)1), au <i>Modèle de</i> <i>Loi sur la gestion durable des zones côtières</i> et au <i>Code paneuropéen de conduite des zones côtières</i>&nbsp;;  </p>

  <p align="justify">ii. intégrer le principe du «&nbsp;pollueur payeur&nbsp;» et l&#8217;interaction entre l&#8217;érosion côtière et le tourisme dans des stratégies nationales pour le développement du tourisme, ainsi que dans les plans à long terme d&#8217;aménagement du territoire&nbsp;;</p>

  <p align="justify">iii. accélérer la procédure de signature ou de ratification, selon le cas, de la <i>Convention européenne du paysage</i>, pour que celle-ci puisse entrer en vigueur ;</p>

  <p align="justify">iv. mieux faire connaître dans leur pays les initiatives de l&#8217;Organisation mondiale du tourisme, telles que le <i>Code mondial d&#8217;éthique du tourisme</i> et la récente initiative de <i>Réseau international pour le développement durable des destinations touristiques côtières</i>&nbsp;;</p>

  <p align="justify">v. attacher un intérêt particulier à la conservation de zones côtières fragiles où aucune activité commerciale ne devrait être tolérée et, sur le modèle du Conservatoire français du littoral, à envisager de se donner pour objectif de protéger la partie dite du «&nbsp;tiers sauvage&nbsp;» de la côte en en contrôlant les droits de propriété grâce à l&#8217;acquisition progressive de sites remarquables et à l&#8217;interdiction de construire sur des terrains protégés, tout en laissant dans le même temps ces zones accessibles au public&nbsp;;</p>

  <p align="justify">vi. poursuivre une étroite coopération intrarégionale, y compris avec les pays du sud et du sud-est de la Méditerranée, par le biais des structures, réseaux et partenariats existants&nbsp;;</p>

  <p align="justify">vii. à encourager la poursuite de la recherche et à expérimenter des solutions innovantes pour la prévention de l&#8217;érosion côtière, en particulier par la promotion d&#8217;un tourisme axé sur la qualité et de la gestion des ressources.</p>

  <p align="justify"><b>II. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Exposé des motifs par le rapporteur</b></p>

  <p align="justify"><b>Table des matières</b></p>

  <p align="justify"><b>1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; INTRODUCTION</b></p>

  <p align="justify"><b>2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; CONTEXTE</b></p>

  <p align="justify"><b>3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; PRESERVATION DE LA CÔTE MEDITERRANENNE ET DU TOURISME&nbsp;: UN DELICAT EQUILIBRE</b></p>

  <p align="justify"><b>4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; CADRES JURIDIQUES ET RESEAUX DE COOPERATION INTERNATIONAUX</b></p>

  <p align="justify"><b>5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS</b></p>

  <p align="justify"><b>Annexe</b></p>

  <p align="justify"><b>*</b></p>

  <p align="justify"><b>*    *</b></p>

  <p align="justify"><b>1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; INTRODUCTION</b></p>

  <p align="justify">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le 7 mai 2002, votre Rapporteur et plusieurs de ses collègues de l&#8217;Assemblée parlementaire ont présenté un projet de recommandation sur la relation entre l&#8217;expansion débridée du tourisme et l&#8217;érosion de la côte méditerranéenne (<a href="/ASP/Doc/RefRedirectFR.asp?Doc=Doc. 9432">Doc. 9432</a>). La proposition souligne l&#8217;importance que revêt le secteur du tourisme pour les pays du bassin méditerranéen. Dans le même temps, elle reconnaît qu&#8217;il est nécessaire de s&#8217;attaquer au problème de l&#8217;érosion côtière. La proposition invite spécifiquement le Comité des Ministres à recommander aux Etats membres d&#8217;adopter des politiques pour la prévention de l&#8217;érosion et la protection de l&#8217;environnement de la côte méditerranéenne et d&#8217;identifier des stratégies et des mécanismes en vue de cibler et de développer l&#8217;industrie du tourisme en Méditerranée.</p>

  <p align="justify">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le Bureau de l&#8217;Assemblée parlementaire du Conseil de l&#8217;Europe a ensuite renvoyé cette proposition à la Commission des questions économiques et du développement pour rapport qui, sur les conseils de sa Sous-commission sur le développement du tourisme, a organisé un séminaire sur ce thème à Lido di Camaiore (Italie)<sup><a href="#P100_12007" name="P100_12008">1</a></sup>, situé précisément dans une région affectée par ce problème, du 8 au 10 mai 2003. Ce séminaire a réuni des experts et des décideurs politiques pour une session d&#8217;intense réflexion et le Rapporteur souhaite remercier tous les participants pour leur précieuse contribution aux discussions et à ce  rapport.</p>

  <p align="justify">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En s&#8217;appuyant sur les résultats de travaux de recherche et sur des rapports précédents concernant ce sujet &#8211; ainsi que sur les contributions des groupes de travail et les discussions menées au cours du séminaire comme sur les conclusions du Colloque sur le développement durable de la région euro-méditerranéenne<sup><a href="#P103_12708" name="P103_12709">2</a></sup> -, le Rapporteur examinera la portée et les causes de l&#8217;érosion côtière ainsi que les conséquences pour le tourisme. Il fera également le point sur des initiatives internationales en vue d&#8217;une saine gestion des zones côtière et des projets touristiques, et conclura par un certain nombre de recommandations pour relever les défis qui se poseront à l&#8217;avenir.</p>

  <p align="justify"><b>2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; CONTEXTE</b></p>

  <p align="justify">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La Méditerranée est une mer semi-fermée d&#8217;une superficie d&#8217;approximativement 2,5 millions de km²&nbsp;; elle mesure, d&#8217;est en ouest, environ 3&nbsp;800 km, et du nord au sud, dans sa plus grande largeur<sup><a href="#P111_13478" name="P111_13479">3</a></sup>, quelque 900 km. Au total, elle compte 45 000 km de côtes (soit plus d&#8217;une fois la circonférence de la terre), dont 19 000 km de littoral insulaire. Les rives de la Méditerranée unissent 22 pays et territoires<sup><a href="#P112_13729" name="P112_13730">4</a></sup> de trois continents (l&#8217;Afrique, l&#8217;Asie (Moyen-Orient) et l&#8217;Europe)<sup><a href="#P113_14066" name="P113_14067">5</a></sup>.</p>

  <p align="justify">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; On a pu dire du bassin méditerranéen qu&#8217;il est l&#8217;un des berceaux de la civilisation, par la richesse de son patrimoine culturel et naturel<sup><a href="#P116_14598" name="P116_14599">6</a></sup>. Cette région a toujours été importante pour l&#8217;habitat humain et ses rives connaissent des activités humaines aussi intensives que variées (elles figurent au nombre des régions côtières les plus densément peuplées et fortement urbanisées de la planète). Cette région est caractérisée par un développement agricole, industriel et touristique intensif, ainsi que par l&#8217;ampleur des constructions et des infrastructures à grande échelle.</p>

  <p align="justify">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour ces raisons mêmes, la Méditerranée est également une zone soumise à de fortes contraintes écologiques entraînées par une utilisation intensive, et dans de nombreux cas une surexploitation, de ses ressources. Cette situation menace l&#8217;existence même de nombreux trésors uniques qu&#8217;elle recèle. Parmi les problèmes qui se posent fréquemment, on notera la dégradation de l&#8217;habitat, la déforestation, l&#8217;érosion des sols, la sédimentation, la pollution, les changements microclimatiques, les pénuries d&#8217;eau douce et l&#8217;érosion côtière.</p>

  <p align="justify">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&#8217;érosion côtière<sup><a href="#P121_15857" name="P121_15858">7</a></sup> est en fait l&#8217;un des défis les plus graves auxquels de nombreux pays méditerranéens sont aujourd&#8217;hui confrontés. Ces derniers temps, la situation est devenue véritablement alarmante en de nombreux endroits des côtes méditerranéennes, qui sont désormais sujets à une érosion sans précédant ainsi qu&#8217;à des inondations excessives par la marée. Le problème de l&#8217;érosion côtière touche souvent des centaines de kilomètres de territoires dans les terres, comme par exemple dans les vastes deltas<sup><a href="#P122_16844" name="P122_16845">8</a></sup>, et peut parfois prendre une portée transfrontalière. Mais il peut aussi, comme dans le cas des plages de certaines criques, prendre la forme d&#8217;un phénomène très localisé n&#8217;affectant que le voisinage proche. Quoi qu&#8217;il en soit, l&#8217;érosion côtière, qu&#8217;elle soit due à des causes naturelles ou provoquée par l&#8217;homme, cause des dégâts écologiques, des pertes économiques ainsi que des problèmes sociaux conséquents. </p>

  <p align="justify">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Malheureusement, pour ce qui concerne le bassin méditerranéen dans son ensemble, on ne dispose que de très peu ou pas d&#8217;informations exhaustives et comparables sur l&#8217;étendue de l&#8217;érosion côtière ainsi que sur ses causes. Cependant, il est possible de formuler quelques remarques (que le lecteur trouvera ci-dessous) concernant la portée de <i><b>l&#8217;érosion côtière</b></i>. </p>

  <p align="justify">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Comme le montre le Tableau 1 ci-après, de nombreux endroits de la côte européenne de la Méditerranée connaissent un phénomène d&#8217;érosion côtière. En moyenne, 18% de cette côte (longue de 18 000 km) montrent des signes d&#8217;érosion, seule une moitié pouvant être considérée comme stable. Les côtes des îles sont particulièrement vulnérables. Ainsi, selon des estimations, la Grèce perdrait une île par an à cause des effets de l&#8217;érosion.</p>

<p><b>Tableau 1. Tendances de l&#8217;évolution des côtes européennes de la Méditerranée</b></p></ul>
<p>
<table border="1">
<tr>
<td valign="top" width="105"><p align="justify">Région maritime</p>
</td>
<td valign="top" width="78"><p align="justify">Total côtes (km)</p>
</td>
<td valign="top" width="71"><p align="justify">Stabilité</p>
</td>
<td bgcolor="#c0c0c0" valign="top" width="71"><p align="justify">Erosion</p>
</td>
<td valign="top" width="71"><p align="justify">Sédimentation</p>
</td>
<td valign="top" width="72"><p align="justify">Aucune information</p>
</td>
<td valign="top" width="70"><p align="justify">Non concerné</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top" width="105"><p align="justify">Iles Baléares</p>
</td>
<td valign="top" width="78"><p align="justify">2 861</p>
</td>
<td valign="top" width="71"><p align="justify">68,8%</p>
</td>
<td bgcolor="#c0c0c0" valign="top" width="71"><p align="justify">19,6%</p>
</td>
<td valign="top" width="71"><p align="justify">2,4%</p>
</td>
<td valign="top" width="72"><p align="justify">0,5%</p>
</td>
<td valign="top" width="70"><p align="justify">8,7%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top" width="105"><p align="justify">Golfe du Lion</p>
</td>
<td valign="top" width="78"><p align="justify">1 366</p>
</td>
<td valign="top" width="71"><p align="justify">46,0%</p>
</td>
<td bgcolor="#c0c0c0" valign="top" width="71"><p align="justify">14,4%</p>
</td>
<td valign="top" width="71"><p align="justify">7,8%</p>
</td>
<td valign="top" width="72"><p align="justify">4,1%</p>
</td>
<td valign="top" width="70"><p align="justify">27,8%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top" width="105"><p align="justify">Sardaigne</p>
</td>
<td valign="top" width="78"><p align="justify">5 521</p>
</td>
<td valign="top" width="71"><p align="justify">57,0%</p>
</td>
<td bgcolor="#c0c0c0" valign="top" width="71"><p align="justify">18,4%</p>
</td>
<td valign="top" width="71"><p align="justify">3,6%</p>
</td>
<td valign="top" width="72"><p align="justify">16,0%</p>
</td>
<td valign="top" width="70"><p align="justify">5,0%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top" width="105"><p align="justify">Mer adriatique</p>
</td>
<td valign="top" width="78"><p align="justify">970</p>
</td>
<td valign="top" width="71"><p align="justify">51,7%</p>
</td>
<td bgcolor="#c0c0c0" valign="top" width="71"><p align="justify">25,6%</p>
</td>
<td valign="top" width="71"><p align="justify">7,6%</p>
</td>
<td valign="top" width="72"><p align="justify">3,9%</p>
</td>
<td valign="top" width="70"><p align="justify">11,1%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top" width="105"><p align="justify">Mer Ionienne</p>
</td>
<td valign="top" width="78"><p align="justify">3 890</p>
</td>
<td valign="top" width="71"><p align="justify">52,3%</p>
</td>
<td bgcolor="#c0c0c0" valign="top" width="71"><p align="justify">22,5%</p>
</td>
<td valign="top" width="71"><p align="justify">1,2%</p>
</td>
<td valign="top" width="72"><p align="justify">19,7%</p>
</td>
<td valign="top" width="70"><p align="justify">4,3%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top" width="105"><p align="justify">Mer Egée</p>
</td>
<td valign="top" width="78"><p align="justify">3 408</p>
</td>
<td valign="top" width="71"><p align="justify">49,5%</p>
</td>
<td bgcolor="#c0c0c0" valign="top" width="71"><p align="justify">7,4%</p>
</td>
<td valign="top" width="71"><p align="justify">2,9%</p>
</td>
<td valign="top" width="72"><p align="justify">37,5%</p>
</td>
<td valign="top" width="70"><p align="justify">2,6%</p>
</td></tr></table>

  <ul><p align="justify">Source: CORINE Erosion côtière, Publication des Communautés européennes, 1998.</p>

  <p align="justify">10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En outre, plus de 40% des plages le long des côtes européennes de la Méditerranée sont affectées par l&#8217;érosion<sup><a href="#P185_18779" name="P185_18780">9</a></sup>, et on estime que les trois-quarts des dunes de sable de la côte méditerranéenne entre l&#8217;Espagne et la Sicile ont disparu depuis 1960<sup><a href="#P186_19003" name="P186_19004">10</a></sup>. Pour la seule Italie, environ 27% des plages, qui constituent 61% du total des côtes de la péninsule, sont en train de reculer<sup><a href="#P187_19324" name="P187_19325">11</a></sup> et, au total, quelque 1 500 km de côtes sont soumises à des phénomènes d&#8217;érosion<sup><a href="#P188_19539" name="P188_19540">12</a></sup>. </p>

  <p align="justify">11.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le problème est encore pire si l&#8217;on considère les zones côtières au lieu du seul littoral. Ainsi, par exemple, si 24% «&nbsp;seulement&nbsp;» des plages et d&#8217;autres parties du littoral de la Toscane (en km) connaissent des phénomènes d&#8217;érosion, en km², ce sont 57% des zones côtières de cette province qui sont affectées<sup><a href="#P191_19897" name="P191_19898">13</a></sup>.</p>

  <p align="justify">12.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La disparition de zones humides du fait de l&#8217;érosion côtière, des inondations ou des activités humaines constitue également un problème majeur, et l&#8217;on estime que la Méditerranée a vu disparaître autour d&#8217;un million d&#8217;hectares de zones humides au cours des cinquante dernières années<sup><a href="#P194_20219" name="P194_20220">14</a></sup>.</p>

  <p align="justify">13.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En tout, 33 sites, couvrant au total 4 500 km² sur toute la péninsule (notamment Venise et sa lagune, la plaine de Fondi entre Rome et Naples, les plages de Rimini et le port de Trieste sur la côte orientale), préoccupent tout particulièrement les autorités italiennes<sup><a href="#P197_20688" name="P197_20689">15</a></sup>.</p>

  <p align="justify">14.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour ce qui est des <i><b>causes de l&#8217;érosion côtière</b></i>, comme pour bon nombre de problèmes touchant à l&#8217;environnement, il n&#8217;existe pas d&#8217;explication simple et unique&nbsp;; l&#8217;érosion de la côte méditerranéenne est plutôt la résultante d&#8217;une combinaison de facteurs interconnectés, <i><b>certains naturels, d&#8217;autres liés à l&#8217;homme</b></i>.</p>

  <p align="justify">15.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&#8217;une des explications naturelles, même si, dans une certaine mesure, ce phénomène découle également de l&#8217;homme, est le <i><b>changement climatique</b></i>. Bien que les estimations varient en ce qui concerne l&#8217;avenir, la terre se réchauffe, tant au niveau mondial que régional, en partie, selon la théorie dominante parmi les experts, du fait d&#8217;une augmentation des concentrations de dioxyde de carbone et d&#8217;autres gaz à effet de serre dans l&#8217;atmosphère. Le réchauffement au cours du siècle dernier a été le plus rapide que pour n&#8217;importe quelle autre période pour laquelle on dispose de données. Les années 1990 ont été la décennie la plus chaude du deuxième millénaire (l&#8217;année la plus chaude ayant été 1998, avec le record du mois le plus chaud en août)<sup><a href="#P202_21916" name="P202_21917">16</a></sup>.</p>

  <p align="justify">16.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Une des conséquences directes de cette tendance au réchauffement global est la <i><b>montée du niveau des mers et des océans</b></i>. La communauté scientifique n&#8217;est pas d&#8217;accord sur la portée que ce phénomène pourrait prendre à l&#8217;avenir ; cependant le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (<i>Intergovernmental Panel on Climate Change</i> &#8211; IPCC) conclut que le niveau moyen de la mer devrait monter du fait de l&#8217;expansion des océans due à leur réchauffement et de la fonte des glaciers et des couches de glace. Quelle que soit la montée du niveau des mers, de nombreuses zones côtières seront donc inexorablement plus exposées à l&#8217;irruption d&#8217;eau de mer.</p>

  <p align="justify">17.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; De plus, le <i><b>phénomène d&#8217;affaissement</b></i> (c&#8217;est-à-dire la montée relative du niveau de la mer ou l&#8217;affaissement naturel des sols - ce qui se passe, par exemple, dans la péninsule italienne) devrait aggraver les effets nuisibles de l&#8217;érosion côtière dus à la montée du niveau des eaux entraînée par le changement climatique<sup><a href="#P208_23051" name="P208_23052">17</a></sup>.</p>

  <p align="justify">18.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ce dernier est également la cause de <b>bouleversements climatiques extrêmes</b>, tels que des vagues de chaleur et des canicules prolongées<sup><a href="#P211_23550" name="P211_23551">18</a></sup> (synonymes  de sécheresses, d&#8217;incendies, de déforestation, d&#8217;érosion des sols et même de désertification) ainsi que des tempêtes (qui causent des inondations, en particulier lorsqu&#8217;elles coïncident avec les marées d&#8217;équinoxe de printemps). </p>

  <p align="justify">19.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&#8217;érosion côtière résultant du changement climatique a actuellement des effets particulièrement graves sur les deltas de l&#8217;Ebre (Espagne), du Rhône (France), du Pô (Italie) et du Nil (Egypte), ainsi que sur l&#8217;île de Rhodes (Grèce), la côte syrienne et Fuka-Matrouh (Egypte). Parallèlement, la disparition et l&#8217;inondation de zones humides et de basses terres côtières se font particulièrement sentir à Ichkeul-Bizerte (Tunisie), dans le golfe de Thermaikos (Grèce), dans la baie de Ka&#353;tela (Croatie) et dans la zone côtière de Sfax (Tunisie)<sup><a href="#P214_24773" name="P214_24774">19</a></sup>.</p>

  <p align="justify">20.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Toutefois, ce sont essentiellement des processus induits par la présence humaine qui sont à l&#8217;origine de l&#8217;érosion de la côte méditerranéenne. En 2000, la région de la Méditerranée comptait une population d&#8217;environ 428 millions d&#8217;habitants<sup><a href="#P217_25045" name="P217_25046">20</a></sup>. On estime qu&#8217;entre 40% et 50% de la population de la région est concentrée dans les zones côtières et que cette <i><b>population de la côte</b></i> devrait doubler d&#8217;ici 2005<sup><a href="#P218_25277" name="P218_25278">21</a></sup>. </p>

  <p align="justify">21.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le problème le plus grave qui se pose sur le rivage des zones côtières densément peuplées de la Méditerranée est l&#8217;expansion permanente de <i><b>l&#8217;urbanisation</b></i>. Au cours des trente dernières années, elle a été rapide dans la plupart des pays de la région. Mais, alors que la croissance de la population est maintenant en voie de stabilisation dans la partie septentrionale de la Méditerranée, dans les parties orientale et méridionale de la région, la croissance de la population et celle de l&#8217;urbanisation enregistrent de fortes hausses. </p>

  <p align="justify">22.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; D&#8217;ici 2025, en moyenne, plus de 85% de la population de la Méditerranée européenne devrait, selon des projections, vivre sur les côtes (ce pourcentage pouvant aller jusqu&#8217;à 96% en Espagne)<sup><a href="#P223_26203" name="P223_26204">22</a></sup>. La population urbaine des régions administratives des côtes méditerranéennes pourrait atteindre les 176 millions de personnes d&#8217;ici la même date (soit 30 millions de plus que l&#8217;ensemble de la population vivant sur les rives méditerranéennes en 1990)<sup><a href="#P224_26738" name="P224_26739">23</a></sup>. Aujourd&#8217;hui, jusqu&#8217;à 65% des côtes sont déjà urbanisées, souvent au-delà de leurs capacités d&#8217;absorption. En 1995, les rives de la Méditerranée comptaient 3 962 agglomérations de plus de 10 000 habitants, contre 1 923 seulement en 1950<sup><a href="#P225_27142" name="P225_27143">24</a></sup>. Pour ce qui concerne les rives orientales, plus de 60% de la population du Liban vivait et travaillait sur l&#8217;étroite langue de terre du bord de mer vers la fin des années 1980<sup><a href="#P226_27517" name="P226_27518">25</a></sup>.</p>

  <p align="justify">23.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&#8217;urbanisation est fréquemment associée à une <i><b>«&nbsp;colonisation&nbsp;» de la côte</b></i>. En 1996, plus de 43% de la côte italienne connaissaient une intense activité humaine (autrement dit, d&#8217;une urbanisation complète), tandis que 28% de plus étaient partiellement touchés et seuls 29% étaient encore libres de toute construction (de plus, seules six bandes de littoral de plus de 20 km et 33 entre 10 et 20 km étaient vierges de toute construction)<sup><a href="#P229_28089" name="P229_28090">26</a></sup>.</p>

  <p align="justify">24.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ce phénomène, quant à lui, en entraîne souvent un autre, à savoir la <i><b>pollution visuelle</b></i> de la côte du fait des constructions, travaux techniques et interventions humaines destinées à répondre aux besoins des habitants, et quelques fois aussi du fait de structures de protection côtière. De fait, 1 500 km de côtes artificielles sont dans la zone de la Méditerranée européenne<sup><a href="#P232_28560" name="P232_28561">27</a></sup> (elles sont constituées en majeure partie &#8211; 82% &#8211; de ports et installations portuaires)<sup><a href="#P233_28760" name="P233_28761">28</a></sup>. Si, dans le passé, des solutions «&nbsp;dures&nbsp;» ont été choisies pour protéger des côtes vulnérables à l&#8217;aide de digues ou des brise-lames, de plus en plus, on privilégie des solutions plus «&nbsp;douces&nbsp;», en apportant du sable ou du gravier sur les plages et en prévoyant des structures immergées, en particulier dans le nord de la Méditerranée.</p>

  <p align="justify">25.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La construction intensive et le développement des infrastructures agricoles, industrielles, commerciales, de communication, de transport et de tourisme le long du littoral méditerranéen ont entraîné une surexploitation de son espace foncier et de ses ressources, avivant la concurrence pour profiter de ceux-ci. Ces modifications physiques, non seulement interfèrent avec les processus naturels (par exemple la formation des plages), mais aggravent aussi l&#8217;érosion côtière. Comme des pans de plus en plus importants du littoral sont bâti et bétonnés, l&#8217;érosion côtière naturelle et les inondations prennent de l&#8217;ampleur.</p>

  <p align="justify">26.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&#8217;érosion côtière pourrait également s&#8217;accélérer du fait de la construction de barrages en amont et du développement d&#8217;autres formes d&#8217;infrastructures côtières, des ouvrages de ce type empêchant le flux naturel d&#8217;alluvions que les fleuves charrient jusqu&#8217;à la mer et sur les côtes. Un des exemples frappants est l&#8217;érosion du littoral égyptien à la suite de la construction du grand barrage d&#8217;Assouan.</p>

  <p align="justify">27.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En outre, la protection et les dispositifs de défense des côtes mis en place selon des solutions conventionnelles comprenant des ouvrages construits en dur pour éviter l&#8217;érosion côtière et les inondations pourraient bien contribuer à aggraver le problème (et à en étendre la portée géographique). Dans la lagune de Venise, par exemple, des digues, érigées pour protéger Venise de la haute mer, ont modifié les flux des marées dans la lagune entourant la ville, causant une perte nette de sédimentation à chaque cycle des marées. Au cours du siècle dernier, la lagune a perdu en moyenne entre 800 000 m³ et un million de m³ de sédiments par an<sup><a href="#P240_30947" name="P240_30948">29</a></sup>. Des digues de protection en dur (des brise-lames par exemple), non seulement sont onéreuses à mettre en place et à entretenir, mais provoquent également des dommages annexes se traduisant par une érosion dans les zones alentour et portent atteinte à la beauté des plages ou des côtes qu&#8217;elles entendent protéger, ce qui amoindrit leur valeur d&#8217;un point de vue touristique<sup><a href="#P241_31356" name="P241_31357">30</a></sup>.</p>

  <p align="justify">28.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il ne fait guère de doute que les causes liées à la présence humaine, telles que les pressions démographiques, l&#8217;urbanisation, la construction effrénée, et un aménagement mal planifié du littoral méditerranéen sont à l&#8217;origine d&#8217;une grande partie de sa détérioration ou destruction. Ces pressions émanant de la présence de l&#8217;homme proviennent dans une large mesure du tourisme ou y sont étroitement liées.</p>

  <p align="justify"><b>3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; PRESERVATION DE LA CÔTE MEDITERRANENNE ET DU TOURISME&nbsp;: UN </b></p>

  <p align="justify"><b>DELICAT EQUILIBRE</b></p>

  <p align="justify">29.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le tourisme en Méditerranée s&#8217;est développé depuis les années 30, et en particulier après la Deuxième Guerre mondiale. Accueillant pratiquement 220 millions de touristes par an, la Méditerranée est aujourd&#8217;hui la principale destination touristique du monde, puisqu&#8217;elle draine quasiment un tiers du tourisme mondial total<sup><a href="#P250_32231" name="P250_32232">31</a></sup>. D&#8217;ici 2020, le nombre de touristes pourrait passer à 350 millions. Comme le montre le tableau 2 ci-dessous, plusieurs pays méditerranéens accueillent un nombre substantiel de touristes par rapport à leur propre population. En fait, en moyenne, les arrivées de touristes représentent 70% des personnes présentes dans les pays de destination.</p>

  <p align="justify"><b>Tableau 2. Tourisme&nbsp;: nombre d&#8217;arrivées et recettes - 2001</b><sup><a href="#P252_32687" name="P252_32688">32</a></sup></p></ul>
<p><ul>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="4" width="100%">
<tr>
<td valign="top">&#160;
</td>
<td valign="top"><p align="justify">Arrivées de touristes, en millions</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">en % de la population</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">Recettes du Tourisme, milliards</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">en % du PIB</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top"><p align="justify">Albanie*</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">0,04</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">1%</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">0,2</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">5,4%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top"><p align="justify">Algérie</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">0,9</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">3%</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">0,1**</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">0,2%**</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top"><p align="justify">Bosnie-Herzégovine**</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">0,1</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">3%</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">0,02</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">0,5%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top"><p align="justify">Croatie**</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">5,8</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">132%</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">2,8</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">14,7%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top"><p align="justify">Chypre**</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">2,7</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">355%</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">1,9</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">21,8%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top"><p align="justify">Egypte</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">4,4</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">7%</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">3,8</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">3,9%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top"><p align="justify">France</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">76,5</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">129%</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">29,9</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">2,3%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top"><p align="justify">Grèce**</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">13,1</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">124%</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">9,2</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">8,1%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top"><p align="justify">Israël**</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">2,4</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">39%</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">3,1</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">2,8%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top"><p align="justify">Italie</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">39,1</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">68%</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">25,8</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">2,4%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top"><p align="justify">Liban</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">0,8</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">18%</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">0,8</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">4,8%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top"><p align="justify">Libye*</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">0,04</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">1%</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">0,03</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">N/d</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top"><p align="justify">Malte**</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">1,2</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">308%</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">0,7</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">19,7%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top"><p align="justify">Maroc</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">4,2</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">14%</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">2,5</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">7,4%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top"><p align="justify">Territoires palestiniens**</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">0,3</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">10%</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">0,2</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">5,0%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top"><p align="justify">Serbie-Monténégro*</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">0,2</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">2%</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">0,02</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">0,2%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top"><p align="justify">Slovénie**</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">1,1</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">55%</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">1,0</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">5,5%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top"><p align="justify">Espagne</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">49,5</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">125%</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">32,9</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">5,7%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top"><p align="justify">Syrie</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">1,3</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">8%</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">1,1**</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">6,4%**</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top"><p align="justify">Tunisie</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">5,4</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">56%</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">1,6</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">8,0%</p>
</td></tr>
<tr>
<td valign="top"><p align="justify">Turquie</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">9,6**</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">15%**</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">8,9</p>
</td>
<td valign="top"><p align="justify">6,0%</p>
</td></tr></table></ul>

  <ul><p align="justify">* = 1999; ** = 2000</p>

    <blockquote><p align="justify">Sources: Organisation mondiale du tourisme et Indicateurs du développement mondial de la Banque mondiale</p>

  </blockquote><p align="justify">30.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le tourisme est à l&#8217;évidence essentiel pour la majeure partie des économies méditerranéennes. Cette activité a dégagé au total 127 milliards de dollars de recettes<sup><a href="#P371_33701" name="P371_33702">33</a></sup> en 2001<sup><a href="#P372_33890" name="P372_33891">34</a></sup>. Cinq pays méditerranéens - l&#8217;Espagne, la France, l&#8217;Italie, la Grèce et la Turquie - figuraient parmi les quinze premiers bénéficiaires des recettes du tourisme en 2001<sup><a href="#P373_34115" name="P373_34116">35</a></sup>. En moyenne, elles contribuent à hauteur de 5% au PIB de ces pays. Pour certains d&#8217;entre eux, comme Chypre et Malte, le tourisme pèse jusqu&#8217;à un cinquième du PIB.</p>

  <p align="justify">31.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le tourisme en Méditerranée présente trois caractéristiques de base. <i>Premièrement</i>, il se concentre pour une bonne part sur les côtes. Le nombre de touristes choisissant le littoral méditerranéen devrait passer de 135 millions en 1990 à 235 à 355 millions en 2025. Dans certains pays, cette partie du tourisme représente jusqu&#8217;à 90% du total des touristes accueillis<sup><a href="#P377_34729" name="P377_34730">36</a></sup>. <i>Deuxièmement</i>, il est très saisonnier, les arrivées culminant au cours des quelques mois d&#8217;été. Dans certains endroits, la population locale peut être multipliée par deux et plus pendant la saison d&#8217;été. Avec des fluctuations saisonnières d&#8217;une telle amplitude, une bonne part de l&#8217;hébergement reste vacant en basse saison, c&#8217;est-à-dire le reste de l&#8217;année. <i>Troisièmement</i>, le marché du tourisme est dominé par la Méditerranée européenne, même si d&#8217;autres régions vont connaître une croissance comparativement plus rapide dans un proche avenir.</p>

  <p align="justify">32.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En vue d&#8217;attirer et de conserver un nombre toujours croissant de touristes, les pays méditerranéens ont, dans bien des cas, surexploité leur littoral pour mettre en place l&#8217;infrastructure nécessaire. Le développement du tourisme est intensif sur les franges du littoral et bon nombre de collectivités locales font l&#8217;objet de fortes pressions pour apporter un soutien. Des pans de plus en plus importants des rivages naturels du bassin méditerranéen disparaissent pour laisser la place à des hôtels, des stations touristiques, des campings, des cafés, des restaurants, des bars, des marinas, des ports de plaisance, des aéroports, des routes, des parcs de loisir, des terrains de golf et autres zones de loisirs.</p>

  <p align="justify">33.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Certes, de manière générale, la relation entre le tourisme et l&#8217;environnement est complexe, et il est clair que l&#8217;érosion côtière est le résultat de facteurs autres que le seul tourisme de masse&nbsp;; cependant, ce dernier reste l&#8217;une des causes importantes de ce phénomène<sup><a href="#P382_36567" name="P382_36568">37</a></sup>, alors que les constructions et le développement liés au tourisme font peser des contraintes supplémentaires considérables sur les zones littorales fragiles de la Méditerranée.</p>

  <p align="justify">34.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il ne fait pas de doute que l&#8217;importance économique du tourisme est telle que la région méditerranéenne ne peut éliminer complètement le tourisme de masse. Toutefois, il est clair également qu&#8217;il lui faut préserver son littoral, qui est la ressource principale pour la filière du tourisme. C&#8217;est pourquoi il convient de trouver un équilibre entre la conservation de ses côtes et le développement du tourisme de masse.</p>

  <p align="justify">35.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour préserver le littoral méditerranéen, la gestion des zones côtières doit se faire dans un cadre proactif et interdisciplinaire. La <i><b>Gestion intégrée des zones côtières (GIZC)</b></i><sup><a href="#P387_37594" name="P387_37595">38</a></sup> constitue une approche pluridisciplinaire pour la promotion d&#8217;une gestion durable des zones côtières. Elle couvre l&#8217;ensemble du cycle de collecte des informations, de planification, de prise de décision, de gestion et de suivi des mesures d&#8217;application. La GIZC prend en compte toutes les parties prenantes pour évaluer les objectifs sociétaux dans une zone côtière donnée et agir en vue de remplir ces objectifs. Elle vise, à long terme, à équilibrer les objectifs écologiques, économiques, sociaux, culturels et de loisirs. Par «&nbsp;intégrée&nbsp;», on entend l&#8217;harmonisation des objectifs et des instruments nécessaires pour les remplir, ce qui entraîne en d&#8217;autres termes une étroite coopération de tous les domaines politiques, secteurs et niveaux administratifs concernés ainsi que des composantes territoriale et marine de la zone cible<sup><a href="#P388_38661" name="P388_38662">39</a></sup>.</p>

  <p align="justify">36.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La Commission pour l&#8217;environnement et le développement (WCED) promeut un «&nbsp;développement durable&nbsp;» qui réponde aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins. Si l&#8217;on part de l&#8217;hypothèse que les activités touristiques devraient entrer dans un cadre plus large de développement durable en Méditerranée, le tourisme ne peut pas être considéré comme une fin en soi, mais plutôt comme moyen de parvenir à un développement socio-économique plus harmonieux et respectueux de l&#8217;environnement. Le défi qui se pose est de développer un modèle ou un cadre pour un <i><b>tourisme durable</b></i>, qui combine le développement du tourisme, d&#8217;une part, et le respect et la préservation des ressources naturelles, culturelles et sociales, d&#8217;autre part. Celui-ci devrait contribuer à réduire les tensions entre le secteur du tourisme, les communautés d&#8217;accueil et l&#8217;environnement. Pour être durable, le tourisme doit donc être conçu pour être économiquement <i>viable,</i> prévu et bien géré, sur le long terme&nbsp;; <i>respectueux de l&#8217;environnement</i> (c&#8217;est-à-dire adapté à la capacité d&#8217;absorption de l&#8217;environnement naturel et culturel et cherchant à minimiser les effets saisonniers)&nbsp;; <i>diversifié</i> (par rapport au lieu d&#8217;implantation, il doit être adapté aux caractéristiques du site, basé sur des entreprises locales et il faut éviter l&#8217;instauration d&#8217;une dépendance trop importante par rapport au tourisme)&nbsp;; et <i>participatif</i> (c&#8217;est-à-dire impliquant toutes les parties prenantes).</p>

  <p align="justify">37.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il est de plus en plus reconnu que le tourisme pourrait et devrait apporter une contribution plus importante à la protection, à la gestion et à la meilleure utilisation possible des zones où il s&#8217;exerce. Par exemple, il faudrait s&#8217;efforcer davantage de réhabiliter d&#8217;anciennes destinations touristiques ainsi que de protéger le patrimoine naturel et culturel (ancien et plus récent) qui sert au tourisme. Outre qu&#8217;il participe à la protection de l&#8217;environnement, à la conservation et à l&#8217;utilisation durable des ressources naturelles, le tourisme peut également générer des ressources bienvenues et sensibiliser davantage à la valeur des richesses écologiques et culturelles des régions du littoral.</p>

  <p align="justify"><b>4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; CADRES JURIDIQUES ET RESEAUX DE COOPERATION INTERNATIONAUX</b></p>

  <p align="justify">38.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Depuis longtemps, tous s&#8217;accordent à reconnaître la nécessité d&#8217;une gestion globale et intégrée des régions du littoral et des ressources dans la région méditerranéenne, tant au niveau local et national qu&#8217;international. Les pouvoirs locaux comme nationaux sont conscients de l&#8217;importance du problème de l&#8217;érosion côtière et de ses conséquences pour le tourisme, ainsi que de la nécessité d&#8217;adopter une approche systématique et globale en matière de gestion des zones du littoral<sup><a href="#P398_42048" name="P398_42049">40</a></sup>. Sur le plan international, même si un très petit nombre d&#8217;actions entreprises ont jusqu&#8217;ici ciblé spécifiquement le problème de l&#8217;érosion côtière et du tourisme, elles s&#8217;en préoccupent indirectement en se focalisant sur des questions liées à la gestion intégrée des zones du littoral et au tourisme durable.</p>

  <p align="justify">39.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En 1976, vingt et un pays ont adopté la <i><b>Convention de Barcelone</b></i> pour la Protection de la Mer Méditerranée contre la pollution<sup><a href="#P401_43620" name="P401_43621">41</a></sup> et élaboré le <i><b>Plan d&#8217;action pour la Méditerranée</b></i> (PAM), faisant partie du Programme du PNUE (Programme des Nations Unies pour l&#8217;environnement) pour les Mers régionales. Le PAM avait pour principaux objectifs d&#8217;aider les gouvernements des pays méditerranéens à évaluer et à contrôler la pollution marine, à formuler des politiques nationales pour l&#8217;environnement et à améliorer leurs capacités d&#8217;identification de modèles alternatifs de développement ainsi que de formulation de meilleures politiques pour l&#8217;allocation des ressources. </p>

  <p align="justify">40.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En 1985, les pays participant au PAM, à l&#8217;exception de l&#8217;Albanie, ont signé la <i><b>Déclaration de Gênes</b></i>, qui prévoyait un cadre plus proactif mettant l&#8217;accent sur la planification et la gestion intégrées des régions du littoral au lieu de se contenter de la prévention de la pollution. Cette réorientation a abouti, en 1988, à la proposition du <i><b>Plan Bleu</b></i> pour la Méditerranée. On peut dire </p>

</ul><p align="justify">que celui-ci constitue le volet socio-économique du PAM, puisqu&#8217;il vise à lier la protection de l&#8217;environnement en Méditerranée à divers niveaux de développement<sup><a href="#P405_44812" name="P405_44813">42</a></sup>. Ce Plan est considéré comme l&#8217;une des mesures les plus amples pour s&#8217;efforcer de stopper la dégradation de la Méditerranée.</p>

  <ul><p align="justify">41.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En 1995, la Convention de Barcelone a été mise à jour et révisée (la Convention amendée, enregistrée sous le titre de Convention pour la protection de l&#8217;environnement marin et côtier en Méditerranée, n&#8217;est pas encore entrée en vigueur) et une nouvelle phase du PAM a été adoptée. Elle met davantage l&#8217;accent sur le développement durable et la conservation de la diversité biologique et paysagère<sup><a href="#P408_45909" name="P408_45910">43</a></sup>.</p>

  <p align="justify">42.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En 1997, le Comité des Ministres du Conseil de l&#8217;Europe a adopté une Recommandation sur une <i><b>Politique de développement d&#8217;un tourisme durable et respectueux de l&#8217;environnement dans les zones côtières</b></i> (R (97) 9) dans laquelle il demandait instamment aux Etats membres de baser leur politique de développement du tourisme et leurs mesures d&#8217;incitation financière sur les principes directeurs pour une saine gestion des zones côtières. Cette Recommandation vient s&#8217;ajouter à d&#8217;autres instruments juridiques importants tels que les Conventions de Berne, Grenade, La Valette, Lugano, Strasbourg et Florence, qui vise à trouver ou restaurer l&#8217;équilibre entre l&#8217;homme et la nature. Un <i><b>Code de conduite paneuropéen des zones côtières</b></i> et un <i><b>modèle de loi sur la gestion durable des zones côtières</b></i> ont par la suite été adoptés par les Ministres. </p>

  <p align="justify">43.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En 1999, le <i><b>Programme d&#8217;actions prioritaires (PAP)/Centre d&#8217;activités régional (CAR)</b></i> a élaboré un «&nbsp;Cadre conceptuel et des orientations pour la planification en matière de <i><b>Gestion intégrée des zones côtières et des bassins hydrographiques </b>(ICARM</i> &#8211; <i>Integrated Coastal Area and River Basin Management</i>)<b> </b>et des recommandations d&#8217;action concernant<b> <i>«&nbsp;Le tourisme et de développement durable&nbsp;»</i></b>. Ces documents donnent les grandes lignes des étapes clés, des stratégies de mise en &#339;uvre et des instruments politiques en vue d&#8217;une gestion intégrée et multisectorielle des zones côtières, des bassins hydrographiques et des flux de touristes en Méditerranée<sup><a href="#P413_47652" name="P413_47653">44</a></sup>. La formulation des stratégies dans le cadre de l&#8217;ICARM est adaptée aux particularités des sites concernés et aux conditions régionales et nationales de plus grande portée. Il est donc nécessaire d&#8217;instaurer un haut niveau de coopération entre les structures internationales, organes décideurs et secteurs impliqués<sup><a href="#P414_48856" name="P414_48857">45</a></sup>.</p>

  <p align="justify">44.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Aucun protocole spécifique sur la gestion intégrée des zones côtières (ICAM &#8211; <i>Integrated Coastal Area Management</i>) n&#8217;a encore été adopté, même si la question a déjà, à plusieurs reprises, fait l&#8217;objet de discussions dans le cadre du PAM. Une étude de faisabilité a cependant été commanditée en 2001 en vue de l&#8217;adoption d&#8217;un protocole de ce type. De plus, dans le cadre du PAM, le <i><b>Programme de gestion des zones côtières</b></i> (CAMP &#8211; <i>Coastal Area Management </i></p>

</ul><p align="justify"><i>Programme</i>) vise à promouvoir un développement durable par la mise en &#339;uvre de projets ICAM concrets et sans but lucratif. A la suite des quatre premiers projets pilotes du PAP, menés entre 1987 et 1989, dix projets CAMP au total ont été réalisés à ce jour<sup><a href="#P418_50780" name="P418_50781">46</a></sup>, cinq autres étant en cours de réalisation ou de préparation<sup><a href="#P419_51139" name="P419_51140">47</a></sup>.</p>

  <ul><p align="justify">45.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En outre, la deuxième phase du PAM a suscité un certain nombre de propositions concernant spécifiquement le développement du tourisme, visant entre autres&nbsp;: 1) à évaluer, superviser et apprécier les activités touristiques et leurs impacts sur l&#8217;environnement&nbsp;; 2) à promouvoir la coopération régionale et internationale pour encourager un tourisme respectueux de l&#8217;environnement et compatible avec un développement durable&nbsp;; 3) à contrôler et à protéger les ressources naturelles, culturelles et humaines et à entreprendre des évaluations régulières de l&#8217;impact environnemental et de la capacité d&#8217;absorption&nbsp;; et 4) à mener des campagnes d&#8217;information et de sensibilisation.</p>

  <p align="justify">46.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La <i><b>Commission méditerranéenne du développement durable</b></i> (MCSD &#8211; <i>Mediterranean Commission on Sustainable Development</i>) a été établie en 1996 par les parties contractantes à la Convention de Barcelone. Il s&#8217;agit d&#8217;une instance de réflexion qui cherche à formuler une stratégie régionale pour le développement durable dans la région de la Méditerranée, et elle s&#8217;est notamment donné comme priorité de concilier ce dernier avec le tourisme. A cette fin, elle a instauré un groupe de travail spécifique (composé de représentants de plusieurs pays méditerranéens, de l&#8217;UE et d&#8217;un certain nombre d&#8217;ONG) chargé de formuler des propositions et des recommandations d&#8217;actions concrètes<sup><a href="#P424_52617" name="P424_52618">48</a></sup>.</p>

  <p align="justify">47.<b><i>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; MEDCOAST</i> </b>est une initiative internationale ayant pour but de contribuer à la conservation et à la bonne gestion des zones côtières et marines de la Mer Méditerranée et de la Mer Noire par la collaboration et l&#8217;amélioration de la gestion du littoral. Elle compte parmi ses membres plusieurs organisations internationales<sup><a href="#P427_54466" name="P427_54467">49</a></sup>, d&#8217;autres entités<sup><a href="#P428_54760" name="P428_54761">50</a></sup>, quant à elles, parrainant ses activités au niveau des projets. Depuis 1993, MEDCOAST a organisé cinq conférences internationales<sup><a href="#P429_54998" name="P429_54999">51</a></sup>, deux ateliers internationaux, cinq programmes de formation et d&#8217;autres sessions de formation sur des thèmes liés à la conservation et à l&#8217;utilisation durable de l&#8217;environnement côtier et marin de la Méditerranée. Basée en Turquie, MEDCOAST a ouvert un Centre international MEDCOAST pour la gestion des zones côtières dans la Méditerranée et en Mer Noire (affilié à l&#8217;Université de technologie du Moyen-Orient) et une Fondation MEDCOAST (qui est une organisation scientifique à but non lucratif travaillant dans le domaine de l&#8217;écologie).</p>

  <p align="justify">48.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le <i><b>Réseau international sur le développement durable des destinations touristiques côtières</b></i> est une initiative récemment entamée par l&#8217;Organisation mondiale du tourisme, avec la collaboration technique et scientifique de l&#8217;Université d&#8217;enseignement à distance de l&#8217;Espagne (UNED). Ce réseau a pour objectifs de compiler des informations de qualité liées au développement durable et à la gestion de destinations touristiques côtières&nbsp;; de faciliter la mise en commun de ces informations par Internet&nbsp;; de fournir des grandes orientations sur les politiques et les initiatives concrètes en vue du développement d&#8217;un tourisme durable dans les zones côtières&nbsp;; et de faciliter la coopération et le partenariat entre les membres du réseau. <i><b>L&#8217;Organisation mondiale du tourisme</b></i> s&#8217;est également focalisée sur l&#8217;efficacité de l&#8217;aménagement aux niveaux local, régional, national et international ainsi que sur le développement d&#8217;indicateurs concernant le tourisme durable<sup><a href="#P432_56815" name="P432_56816">52</a></sup>.</p>

  <p align="justify">49.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il convient de mentionner une autre initiative, le <i><b>Programme d&#8217;assistance technique pour la Méditerranée</b></i> (METAP - <i>Mediterranean Technical Assistance Programme</i>). Ce programme réunissant plusieurs donateurs a été lancé au début des années 90, avec la participation de la Commission européenne, de la Banque européenne d&#8217;investissement (BEI), du PNUD et de la Banque mondiale, ainsi que de certains pays à titre individuel (la Finlande et la Suisse). En étroite coopération avec le PAM, il entend aider les pays méditerranéens non-membres de l&#8217;Union européenne<sup><a href="#P435_57578" name="P435_57579">53</a></sup> à faire face à leurs besoins en matière de politiques de l&#8217;environnement, leurs besoins institutionnels et liés à l&#8217;investissement en vue de maîtriser et de renverser la tendance à la dégradation de l&#8217;environnement dans la région. Ces initiatives portent en particulier sur la gestion intégrée des ressources hydriques et côtières, dont ce Programme a fait sa priorité d&#8217;action pour la période 2001-2005. Le Rapporteur ne sait cependant pas trop quels sont les résultats du METAP à ce jour.</p>

  <p align="justify">50.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La <i><b>Fondation Laboratoire Méditerranée</b></i>, organisation à but non lucratif qui vise à développer un dialogue au sein de la région de la Méditerranée et à promouvoir une gestion commune de son territoire, participe à une initiative de coopération englobant toute la région qui permettra très bientôt une surveillance par satellite de l&#8217;érosion côtière et l&#8217;échange de bonnes pratiques.</p>

  <p align="justify">51.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Enfin, le projet EUROSION, lancé en 2001 et financé par la Commission européenne<sup><a href="#P440_58839" name="P440_58840">54</a></sup>, est spécifiquement consacré à la gestion durable de l&#8217;érosion côtière et aux structures de communication. Ce projet donnera à la Commission européenne des recommandations pour la gestion de l&#8217;information et l&#8217;élaboration de politiques basées sur une évaluation approfondie de la situation actuelle et des expériences passées. Il sera également procédé au recueil des informations sous forme d&#8217;une base de données, à l&#8217;analyse d&#8217;une soixantaine d&#8217;études de cas pour faire le point sur les enseignements tirés, ainsi qu&#8217;à l&#8217;élaboration d&#8217;un Guide pour la gestion du littoral présentant des cas concrets de gestion de l&#8217;érosion côtière.</p>

  <p align="justify"><b>5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS</b></p>

  <p align="justify">52.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Au vu des travaux de recherche préliminaires et des conclusions du séminaire, il est à l&#8217;évidence nécessaire de protéger l&#8217;environnement méditerranéen, sans équivalent, de l&#8217;exploitation de la côte pour des activités humaine, en général, et d&#8217;un développement effréné du tourisme de masse, en particulier. Même si l&#8217;érosion côtière n&#8217;est qu&#8217;une partie d&#8217;un défi plus important et constitue un problème qui ne sera jamais entièrement résolu, elle peut cependant être gérée dans une perspective à long terme, tant du point de vue financier qu&#8217;écologique. Alors qu&#8217;une cohérence accrue est à l&#8217;évidence nécessaire dans les efforts visant à concilier le développement du tourisme (besoins économiques) et la protection des côtes (besoins écologiques), une réponse adéquate est possible grâce au concept de développement durable.</p>

  <p align="justify">53.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Notre compréhension même du phénomène de l&#8217;érosion côtière a considérablement évolué au cours des dernières décennies. De nos jours, on tend à reconnaître la nature dynamique des zones côtières qui sont en permanence modifiées par la nature et par l&#8217;homme. Ainsi, tirant des enseignements du passé, on privilégie les choix «&nbsp;doux&nbsp;» (alimentation des plages en sable ou galets, structures immergées et gestion côtière intégrée) au lieu de solutions entraînant des constructions en dur (digues, brise-lames fixes ou non &#8230;) dont l&#8217;efficacité s&#8217;est révélée limitée et qui même, dans certains cas, se sont montrés contre-productifs après un certain temps, outre le fait que leur entretien est onéreux. </p>

  <p align="justify">54.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il convient de prendre soigneusement en compte tous les aspects des mesures de protection des côtes, et les coûts et avantages des différentes options doivent être évalués pour éviter de résoudre un problème mais d&#8217;en causer de nouveaux. De fait, une des stratégies de protection possibles peut être la protection sélective du littoral, voire l&#8217;absence de protections artificielles dans certains endroits de la côte. Cette position se démarque des choix antérieurs dictés par une intervention systématique sur toute partie de littoral menacée d&#8217;érosion, ce qui faisait obstacle à la régulation naturelle par la redistribution des sédiments sablonneux le long de la côte.</p>

  <p align="justify">55.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour autant, nous ne devrions pas hésiter à remettre en question certaines techniques d&#8217;utilisation des sols, dès lors qu&#8217;elles concernent les établissements humains, l&#8217;agriculture, le transport de marchandises, l&#8217;industrie et le tourisme le long des côtes mais aussi la régulation des cours d&#8217;eau à l&#8217;intérieur des terres par des barrages ou des retenues d&#8217;eau<sup><a href="#P452_62812" name="P452_62813">55</a></sup>. Une gestion avisée des ressources naturelles va au-delà de la simple exploitation et suppose pour commencer une évaluation systématique de la qualité des projets du point de vue de l&#8217;environnement, avec une surveillance en temps réel des côtes et régions côtières, avec un suivi après les mesures de mises en &#339;uvre et avec une réhabilitation de certains sites, le cas échéant.</p>

  <p align="justify">56.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les zones côtières fragiles méritent un traitement particulier&nbsp;et aucune activité commerciale ne devrait y être autorisée. La France a mis en place un Conservatoire du littoral. D&#8217;autres pays pourraient s&#8217;en inspirer et se donner pour objectif de protéger le «&nbsp;tiers sauvage&nbsp;» de la côte en en contrôlant les droits de propriété grâce à l&#8217;acquisition progressive de sites remarquables et à l&#8217;interdiction de construire sur des terrains protégés, tout en laissant dans le même temps ces zones accessibles au public.</p>

  <p align="justify">57.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En définitive, la répartition des compétences et des missions pour l&#8217;adoption et l&#8217;application de politiques en faveur du développement durable incombe aux responsables politiques nationaux qui ont le devoir de renforcer la base juridique pour la protection des côtes, d&#8217;étudier les propositions d&#8217;experts et de consulter la population des zones concernées. Ils se doivent également de veiller à ce que l&#8217;interaction entre l&#8217;érosion côtière et le tourisme soit prise en compte dans les stratégies locales et nationales de développement du tourisme, ainsi que dans les plans à long terme d&#8217;aménagement du territoire. Face aux problèmes de l&#8217;érosion côtière et d&#8217;un développement du tourisme mal maîtrisé, il ne s&#8217;agit plus de se contenter d&#8217;approches sectorielles (des «&nbsp;enclaves&nbsp;») et réactives. </p>

  <p align="justify">58.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le Rapporteur, comme l&#8217;ont manifesté bon nombre de participants au séminaire, souhaite aussi insister sur la nécessité d&#8217;une coopération et d&#8217;une action politiques, transsectorielles et scientifiques qui engloberaient l&#8217;ensemble de la région méditerranéenne. Il est essentiel d&#8217;échanger des informations, de confronter des expériences et de diffuser des bonnes pratiques pour éviter les efforts redondants et les erreurs répétées. Comme le Rapporteur l&#8217;a expliqué dans la partie 4 de son rapport, en matière de coopération régionale sur la gestion intégrée des côtes et le développement durable du tourisme, les initiatives ne manquent pas. Plutôt que de créer encore une structure de plus, il conviendrait de mieux exploiter les connaissances faciles à mobiliser et les nouvelles initiatives éventuelles devraient être intégrées dans le cadre déjà en place. Les outils électroniques de communication sont désormais largement répandus, et il faudrait systématiquement créer des réseaux et développer des partenariats entre les divers acteurs concernés.</p>

  <p align="justify">59.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les mécanismes et les causes de l&#8217;érosion côtière sont maintenant relativement bien compris et les possibilités techniques, économiques, sociales et politiques pour traiter les problèmes entraînés par ce phénomène sont en général connues et abordables&nbsp;; or, malgré cela, faute très souvent d&#8217;une réelle volonté et d&#8217;une coordination entre les secteurs et acteurs concernés, les solutions efficaces ne se matérialisent pas. Pour progresser véritablement, il convient de sortir de cette confusion qui confine parfois à la léthargie et l&#8217;élan qui permettrait d&#8217;amorcer une action plus déterminée de la part des administrations devrait provenir de la pression du public.</p>

  <p align="justify">60.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La<a href="/ASP/Doc/RefRedirectFR.asp?Doc= Résolution 1285"> Résolution 1285</a> (2002) de l&#8217;Assemblée Parlementaire sur «&nbsp;Exploiter le potentiel du tourisme en Europe&nbsp;» affirmait à juste titre que le tourisme de masse peut causer des dommages irréversibles à l&#8217;environnement naturel et culturel<sup><a href="#P463_66980" name="P463_66981">56</a></sup>. Elle préconisait donc des politiques pour un tourisme équilibré visant la qualité, mettant l&#8217;accent sur l&#8217;aménagement préventif du territoire, la réhabilitation de certains sites et restauration de certains monuments et la diversification des offres touristiques. Pour préserver le littoral méditerranéen, il est donc essentiel que le secteur du tourisme s&#8217;implique davantage dans la promotion de formes durables de cette activité. Les travaux de l&#8217;OMT et d&#8217;autres organisations internationales du tourisme, telles que le World Travel and Tourism Council, sont particulièrement importants à cet égard. L&#8217;adoption et l&#8217;application du principe du «&nbsp;pollueur payeur&nbsp;» et du Code mondial d&#8217;éthique du tourisme de l&#8217;OMT par un plus grand nombre de pays de la Méditerranée constitueraient un grand pas en avant.</p>

  <p align="justify">61.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En outre, les touristes pourraient être associés à des projets spécifiques de développement par le biais de programmes nationaux ou régionaux conçus pour collecter des ressources financières en faveur de la protection ou de la réhabilitation des côtes. Ainsi, des accords pourraient être trouvés entre les collectivités locales et les fournisseurs de services dans le tourisme pour qu&#8217;un euro symbolique soit versé à un «&nbsp;fonds de projets&nbsp;» pour chaque touriste visitant un endroit donné. Des programmes de solidarité de ce type seraient particulièrement utiles dans les pays plus pauvres du sud de la Méditerranée qui ont du mal à mettre en place des infrastructures touristiques pour les voyageurs plus aisés venus du nord, et où la croissance démographique accentuera les pressions que l&#8217;urbanisation fait peser sur les zones côtières. Il s&#8217;agit d&#8217;adopter une perspective globale, tout en agissant localement.</p>

  <p align="justify">62.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Enfin, le Rapporteur est particulièrement favorable à la poursuite de la recherche et à l&#8217;expérimentation de solutions innovantes pour la prévention de l&#8217;érosion et la protection des côtes<sup><a href="#P468_69136" name="P468_69137">57</a></sup>. A cet égard, les autorités compétentes devraient prendre en compte non seulement les aspects strictement techniques mais aussi l&#8217;interaction entre les zones côtières locales en vue réduire au maximum les dommages connexes. Il peut donc être intéressant d'envisager un simple transfert dans les terres des activités qui ne sont pas directement liées au littoral plutôt que d'entamer des travaux de construction de grande envergure pour protéger ce dernier.<font color="#0000ff"> </font> </p>

  <p align="justify">63.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le Rapporteur, venant lui-même d&#8217;un pays riverain de la Méditerranée puisqu&#8217;il est originaire de Versilia où a précisément été organisé, avec son soutien actif et sa coopération, le séminaire précurseur de la Commission des questions économiques et du développement, est convaincu que ce n&#8217;est qu&#8217;en apprenant des uns des autres au niveau européen que nous pouvons apprendre à maîtriser le problème majeur de l&#8217;érosion côtière qui touche de nombreux pays de notre continent. Ce n&#8217;est que grâce à cela que nous pourrons préserver notre patrimoine naturel unique pour les générations futures, mais aussi aider les régions concernées dans leur développement économique et social, où le tourisme tient une place toujours plus grande.   </p>

  <p align="justify"><b>Annexe</b></p>

  <p align="justify"><b>&#8220;Erosion du rivage de la Mer Méditerranée : conséquences pour le tourisme&#8221;</b></p>

  <p align="justify"><b>PROGRAMME DU SEMINAIRE</b></p>

  <p><b>Hôtel Le Dune (Lido di Camaiore (Italie))</b></p>

  <p align="justify">&nbsp;</p>

  <p><b><i><u>Vendredi 9 mai 2003</u></i></b></p>

  <p align="justify"><b>&nbsp;&nbsp;</b></p>

  <p align="justify">15 heures<b> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Discours d&#8217;ouverture </b>par <b>les Présidents :</b> </p>

  <p align="justify"><b>&nbsp;</b></p>

    <ul><p align="justify"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Mme Rosmarie ZAPFL-HELBLING</b>, Présidente de la Commission des questions économiques et du développement de l&#8217;Assemblée Parlementaire du Conseil de l&#8217;Europe, et</p>

    <p align="justify"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;M. Claudio AZZOLINI, </b>Président de la Délégation italienne auprès de l&#8217;Assemblée Parlementaire du Conseil de l&#8217;Europe</p>

    <p align="justify"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;M. Giampaolo BERTOLA</b>, Maire de Lido di Camaiore</p>

  </ul><p align="justify"><b> &nbsp;</b></p>

  <p align="justify"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&#8220;Ge<u>stion durable des projets touristiques dans des zones côtières&#8221;</u>&nbsp;M</b></p>

  <p align="justify">&nbsp;</p>

  <p align="justify"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;M. Roberto TORTOLI</b>, Sous-secrétaire d&#8217;Etat à l&#8217;environnement, Ministère de l&#8217;environnement italien</p>

  <p align="justify"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;M. Andrea RIGONI, </b>membre de la<b> </b>Commission des questions économiques et du développement de l&#8217;Assemblée Parlementaire du Conseil de l&#8217;Europe et rapporteur pour cette même Commission sur le développement du secteur du tourisme et l&#8217;érosion des rivages de la Méditerranée<b>&nbsp;</b></p>

  <p align="justify"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Mme Lucia FRANCHINI</b>, Présidente de la Commission régionale n° 5 pour les activités culturelles et le tourisme, Conseil régional de la Toscane</p>

  <p align="justify">&nbsp;  </p>

      <ul><ul><p align="justify"><b>M. Tommaso FRANCI, </b>Conseiller du Gouvernement régional de la Toscane chargé de l&#8217;environnement</p>

  </ul></ul><p align="justify"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Prof. Pier Luigi AMINTI</b>, Professeur des structures côtières, Département du Génie civil, Université de Florence</p>

  <p align="justify"><i>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Débat</i></p>

  <p align="justify">16h30<b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8220;Pa<u>llier les effets de l&#8217;érosion dans la région méditerranéenne&#8221;</u>&nbsp;&nbsp;</b></p>

  <p align="justify">&nbsp;&nbsp;</p>

      <ul><ul><p align="justify"><b>M. Michele CAPASSO</b>, Président de la Fondation Laboratoire Méditerranéen (Fondazione Laboratorio Mediterraneo)</p>

  </ul></ul><p align="justify">&nbsp;</p>

  <p align="justify"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Prof. Aldo CINQUE</b>, Département des Sciences de la Terre, Université de Naples, Federico II.</p>

  <p align="justify">&nbsp;</p>

  <p align="justify"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Prof. Enzo PRANZINI</b>, Département des Sciences de la Terre, Université de Florence</p>

  <p align="justify"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Prof. Giovanni RANDAZZO</b>, Professeur de Géologie de l'Environnement, Université de Messine</p>

  <p align="justify"><i>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Débat</i></p>

  <p align="justify">20h30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dîner officiel offert par <b>M. Claudio AZZOLINI</b>, Président de la délégation italienne auprès de l&#8217;Assemblée Parlementaire du Conseil de l&#8217;Europe (Restaurant &#8220;Lorenzo&#8221;)</p>

  <p align="justify"><b><i><u>Samedi 10 mai 2003</u></i></b></p>

  <p align="justify">9h30<b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8220;Co<u>ncilier les besoins économiques et ceux de la protection de l&#8217;environnement en Méditerranée &#8221;</u>M. M</b></p>

</ul><p align="justify"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;M. Marcello PERA</b>, Président du Sénat de l&#8217;Italie</p>

<p align="justify"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;M. Altiero MATTEOLI</b>, ministre de l&#8217;Environnement de l&#8217;Italie</p>

  <ul><p align="justify"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Prof. Emilio BECHERI</b>, Coordinateur du rapport sur le Tourisme en Italie, Département de l&#8217;économie et du commerce, Université de Florence</p>

  <p align="justify"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Prof. Luigi D&#8217;ALPAOS</b>, Professeur en hydrodynamique, Université de Padoue</p>

  <p align="justify"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Prof. Paolo BOCCOTTI,</b> Professeur en génie océanographique, Département de mécanique des matériaux, Université méditerranéenne de Reggio Calabria </p>

  <p align="justify"><i>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Débat</i></p>

  <p align="justify">12 heures<b> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mr Evgueni KIRILOV, </b>Vice-Président de la Commission des questions économiques et du développement de l&#8217;Assemblée Parlementaire du Conseil de l&#8217;Europe</p>

  <p align="justify">12h30<i>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Déjeuner offert par la municipalité de Lido di Camaiore</i></p>

  <p align="justify">14h30 &#8211; 19h45<b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Visite technique</b> des carrières de marbre de Carrare et le village de Colonnata </p>

  <p align="justify">20h15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dîner offert par la Délégation italienne auprès de l&#8217;Assemblée Parlementaire du Conseil de l&#8217;Europe (Restaurant &#8220;Venanzio&#8221;, village de Colonnata)</p>

  <p align="justify">C<i>ommission chargée du rapport </i>: commission des questions économiques et du développement.</p>

  <p align="justify"><i>Renvoi en commission</i>:  <a href="/ASP/Doc/RefRedirectFR.asp?Doc=Doc. 9432">Doc. 9432</a> et renvoi no 2722  du 29 mai 2002.</p>

  <p align="justify"><i>Projet de recommandation adopté </i>par la commission le 2 octobre 2003.</p>

  <p align="justify"><i>Membres de la commission</i>: <i>Mme Zapfl-Helbling</i> (Présidente), M. Kirilov, <i>Mme  Burbiene</i>, Mme  Pericleous-Papadopoulos (Vice-présidents), M. Açikgöz, M. Adam, M. Agramunt<i>,</i> M. I. Aliyev, M<i>.</i> Anacoreta Correia, M. Andov, M. Arnau, M. Assis Miranda, <i>M. Ates</i>, M. Berceanu, M. Braun, <i>M.</i> <i>Brunhart</i>, M. Budin, M. Çavusoglu, M. Cosarciuc, M. Crema (Remplaçant&nbsp;: <i>M. Rigoni</i>), M Dimic,&nbsp;M. Djupedal, M. Duivesteijn, M. Eyskens, <i>M. Figel</i>, M. Floros (Remplaçant&nbsp;: <i>M. Sfyriou</i>), M. Galchenko, <i>Mme Griffiths</i>, M. Grignon, M. Gusenbauer, Mme Hakl, M. Haupert, <i>M. Högmark</i>, M. Jonas, M. Kacin, M. Karapetyan, Mme Kestelijn-Sierens, M. Klympush, <i>M. Korobeynikov</i>, M. Kraus, M. Krivokapic, M. Lachnit, M. Le Guen, M. Leibrecht, M. Liapis, M. Makhachev, M. Masseret, <i>M. Melcak</i>, M. Mikkelsen, Mme Milicevic, Mme Muizniece, M. Naumov, <i>M. Öhman</i>, M. O&#8217;Keeffe, M. Opmann, Mme  Patarkalishvili, Mme Petursdottir, Mme  Pintat Rossell, M. Podgorski, <i>M. Popa</i>, M.&nbsp;Puche, M. Pullicino Orlando, M. Ramponi, M. Reimann (Remplaçant&nbsp;: <i>M. Frey</i>), M. Riccardi, M. Rivolta, Lord Russell-Johnston, M. Rybak, M. Sasi, <i>M. Schreiner</i>, M. Severin, M. Seyidov, Mme Smith, M. Stefanov, M. Tepshi, M. Torbar, Mme  Vadai (Remplaçant&nbsp;: <i>M. Szalay</i>), M. Walter, M. Wielowieyski, M. Wikinski, M. Zhevago.</p>

  <p align="justify"><i>N.B. Les noms de ceux qui étaient présents à la réunion sont indiqués en italique.</i></p>

  <p align="justify"><i>Chef du secrétariat&nbsp;: </i>M. Torbiörn</p>

  <p align="justify"><i>Co-Secrétaires à la commission</i>: M. Bertozzi, Mme Ramanauskaite, Mme Kopaçi-Di Michele, Mme Stewart</p></ul>
<hr align="left" size="1" width="200" noshade>

<p align="justify"><sup><a name="P100_12007" href="#P100_12008">1</a> </sup> Voir le programme du séminaire figurant en annexe. </p>

<p align="justify"><sup><a name="P103_12708" href="#P103_12709">2</a> </sup> Organisé par la Commission de l&#8217;environnement, de l&#8217;agriculture et des questions territoriales de l&#8217;Assemblée parlementaire à Valence (Espagne), les 13 et 14 mars 2003.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P111_13478" href="#P111_13479">3</a> </sup> Entre l&#8217;Algérie et la France.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P112_13729" href="#P112_13730">4</a> </sup> Albanie, Algérie, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Chypre, Egypte, France, Grèce, Israël, Italie, Liban, Libye, Malte, Monaco, Marco, territoires palestiens (plus précisément la Bande de Gaza), Slovénie, Espagne, Syrie, Tunisie, Turquie, Serbie-Monténégro.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P113_14066" href="#P113_14067">5</a> </sup> Le littoral des divers pays, y compris le périmètre des îles, va de moins de 100 km pour des pays tels que Monaco (4 km), la Bosnie-Herzégovine (20 km) et la Slovénie (47 km) à plusieurs centaines de milliers de kilomètres pour d&#8217;autres, tels que la Grèce (13 676 km), l&#8217;Italie (7 600 km), la Turquie (7 200 km) et la Croatie (5 835 km). CIA&nbsp;: The World Fact book 2002.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P116_14598" href="#P116_14599">6</a> </sup> On y dénombre 400 sites protégés de l&#8217;UNESCO et le WWF (World Wildlife Fund) classe cette région parmi les plus importantes au monde pour ses caractéristiques remarquables en matière de biodiversité.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P121_15857" href="#P121_15858">7</a> </sup> L&#8217;érosion côtière est définie comme la perte à long terme (en volume) de matière formant le littoral, par rapport à une ligne de référence fixe (ou ligne de base) et à un volume initial de référence en partant de cette ligne et en allant en direction de la mer. L&#8217;érosion côtière englobe donc le retrait du littoral et la perte de terre ferme que cela entraîne (par exemple, la réduction de la largeur des plages ou le recul des dunes de sable).</p>

<p align="justify"><sup><a name="P122_16844" href="#P122_16845">8</a> </sup> Du Nil et du Pô, par exemple.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P185_18779" href="#P185_18780">9</a> </sup> Source: CORINE Erosion côtière, Publication des Communautés européennes, 1998.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P186_19003" href="#P186_19004">10</a> </sup> «&nbsp;Tourisme et développement durable&nbsp;», Rapport du Secrétaire Général, Commission du développement durable, 7<sup>e</sup> session, Conseil économique et social des Nations Unies, avril 1999.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P187_19324" href="#P187_19325">11</a> </sup> Atlas des plages italiennes&nbsp;: étude des processus à l&#8217;&#339;uvre dans les régions côtières, G. Fierro et R. Ivaldi, 2001</p>

<p align="justify"><sup><a name="P188_19539" href="#P188_19540">12</a> </sup> Prof. P. L. Aminti.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P191_19897" href="#P191_19898">13</a> </sup> M. T. Franci.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P194_20219" href="#P194_20220">14</a> </sup> «&nbsp;Tourisme et développement durable&nbsp;», Rapport du Secrétaire Général, Commission du développement durable, 7<sup>e</sup> session, Conseil économique et social des Nations Unies, avril 1999.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P197_20688" href="#P197_20689">15</a> </sup>  «&nbsp;Faiblesses du Littoral italien&nbsp;», Dernières Nouvelles d&#8217;Alsace, 4 février 2003.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P202_21916" href="#P202_21917">16</a> </sup> Climate Change and Its Impact on Tourism, WWF-UK, David Viner et Maureen Agnew, juillet 1999.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P208_23051" href="#P208_23052">17</a> </sup> Certains experts avancent que l&#8217;érosion côtière n&#8217;est pas tant due au changement climatique mondial et à une élévation du niveau de la mer dans l&#8217;absolu qu&#8217;à un affaissement de la terre ferme entraîné par les mouvements tectoniques locaux (et elle est aggravée par des facteurs locaux induits par la présence humaine &#8211; voir plus loin).</p>

<p align="justify"><sup><a name="P211_23550" href="#P211_23551">18</a> </sup> Même si l&#8217;on ne dispose pas de définition claire de ce qu&#8217;on appelle des périodes de canicules, les périodes de chaleur prolongées, ayant duré au moins 10 jours, semblent avoir été plus fréquentes dans la région méditerranéenne. More Heat and Drought &#8211; Can Mediterranean Tourism Survive and Prosper?, Allen Perry, Faculté de Géographie, Université de Wales Swansea, 2001.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P214_24773" href="#P214_24774">19</a> </sup> PNUE/PAM.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P217_25045" href="#P217_25046">20</a> </sup> Banque mondiale &#8211; Indicateurs du développement mondial.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P218_25277" href="#P218_25278">21</a> </sup> PNUE/PAM &#8211; La population du littoral méditerranéen est également confrontée à de fortes variations saisonnières du tourime &#8211; Voir plus avant, Partie III.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P223_26203" href="#P223_26204">22</a> </sup> State and Pressures of the Marine and Coastal Mediterranean Environment, Agence européenne de l&#8217;environnement (AEE) en coopération avec le PNUE/PAL, 2000. Futures for the Mediterranean Basin, The Blue Plan, Oxford University Press, M. Batisse and M. Grenon M., 1989.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P224_26738" href="#P224_26739">23</a> </sup> The Coastal Population Explosion from Coastal Waters of the World: Trends, Threats, and Strategies, Don Hinrichsen. Washington DC Island Press, 1998</p>

<p align="justify"><sup><a name="P225_27142" href="#P225_27143">24</a> </sup> &#8220;Rationale for Integrated Management of Mediterranean Coasts&#8221;, Marko Prem, Colloque sur le développement durable de la région euro-Méditerranéenne, Valencia, Espagne, 13-15 mars 2003.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P226_27517" href="#P226_27518">25</a> </sup> Futures for the Mediterranean Basin, The Blue Plan, Oxford University Press, M. Batisse and M. Grenon M., 1989.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P229_28089" href="#P229_28090">26</a> </sup> &#8220;Tourism Threats in the Mediterranean&#8221;, WWF. Document d&#8217;information.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P232_28560" href="#P232_28561">27</a> </sup> Par exemple, les Iles Baléares, le Golfe du Lion, la Sardaigne, les Mers adriatique, ionienne et Egée.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P233_28760" href="#P233_28761">28</a> </sup> CORINE Erosion côtière, Publication des Communautés européennes, 1998.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P240_30947" href="#P240_30948">29</a> </sup> Prof. L. D&#8217;Alpaos.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P241_31356" href="#P241_31357">30</a> </sup> Prof. E. Pranzini.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P250_32231" href="#P250_32232">31</a> </sup> Organisation mondiale du tourisme (OMT).</p>

<p align="justify"><sup><a name="P252_32687" href="#P252_32688">32</a> </sup> Tous les pays méditerranéens, excepté Monaco pour lequel on ne dispose pas de données sur les arrivées de touristes</p>

<p align="justify"><sup><a name="P371_33701" href="#P371_33702">33</a> </sup>. Concerne les recettes provenant de résidents étrangers, c&#8217;est-à-dire les versements effectués par des visiteurs dans le pays de destination et aux transporteurs nationaux.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P372_33890" href="#P372_33891">34</a> </sup> ou 2000, ou encore 1999, pour certains pays.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P373_34115" href="#P373_34116">35</a> </sup> Situation du tourisme 2002 (Tourism Highlights 2002), OMT.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P377_34729" href="#P377_34730">36</a> </sup> PNUE/PAM (Plan Bleu). En Croatie, 96% du total de l&#8217;hébergement touristique se trouve sur les côtes (A. Kutle, «&nbsp;Turismo ed urbanizzazione sul littorale mediterraneo&nbsp;: l&#8217;esempio della costa croata&nbsp;», Naturopa 88-1998, p.7). </p>

<p align="justify"><sup><a name="P382_36567" href="#P382_36568">37</a> </sup> Parmi les autres problèmes liés au tourisme, on citera la pollution, les déchets, les pénuries d&#8217;eau et la dégradation ou destruction des habitats (ce qui réduit par voie de conséquence la biodiversité). </p>

<p align="justify"><sup><a name="P387_37594" href="#P387_37595">38</a> </sup> Telle que présentée dans «&nbsp;<i>State and Pressures of the Marine and Coastal Mediterranean Environment</i>&nbsp;», Agence européenne de l&#8217;Environnement (AEE), en coopération avec le PNUE/PAM, 2000.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P388_38661" href="#P388_38662">39</a> </sup> Un petit nombre seulement des tentatives pourtant nombreuses menées dans le passé pour protéger les zones côtières et encourager des formes durables de développement du littoral ont eu des résultats positifs. Cela s&#8217;explique principalement par le fait qu&#8217;elles étaient dans une large mesure réactives (et non proactives) ainsi que sectorielles, et qu&#8217;elles ne prenaient pas en compte la concurrence acharnée pour les ressources du littoral dans bon nombre d&#8217;endroits.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P398_42048" href="#P398_42049">40</a> </sup> Ainsi, comme pour de nombreuses régions touchées, la Toscane (en Italie) a mis en place un cadre juridique et réglementaire ainsi qu&#8217;un programme de priorités d&#8217;investissement pour protéger et soutenir ses régions côtières. La gestion intégrée du littoral de la Toscane est une priorité fondamentale du plan régional d&#8217;aménagement du territoire, qui se préoccupe du problème de l&#8217;érosion côtière spécifiquement depuis 1989. La région s&#8217;efforce de coordonner les nombreux domaines politiques concernés et de faire en sorte que des décisions politiques se traduisent en projets concrets (par exemple, soutenir les petites et moyennes entreprises liées au tourisme) et en solutions innovantes (luttre contre les fluctuations saisonnières des flux de touristes et attirer ceux-ci dans l&#8217;arrière-pays). Le nouveau plan régional d&#8217;aménagement du territoire a engagé au total 250 millions &#8364; pour la sauvegarde du littoral, dont 96 millions &#8364; exclusivement pour sécuriser ou récupérer des bandes de littoral en voie d&#8217;érosion (Mme L. Franchini et M. T&nbsp;. Franci). </p>

<p align="justify"><sup><a name="P401_43620" href="#P401_43621">41</a> </sup>  La Convention est entrée en vigueur en 1978.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P405_44812" href="#P405_44813">42</a> </sup> Pour cela, il propose trois approches&nbsp;: 1) la recherche de nouveaux modèles de développement dans la région qui seraient basés sur une coopération inter-méditerranéenne forte et une solidarité nord-sud plus forte&nbsp;; 2) l&#8217;étude systématique des effets que peuvent avoir sur l&#8217;environnement, en particulier du littoral, les évolutions dans différents secteurs ou de différents types&nbsp;; et 3) la promotion d&#8217;une meilleure compréhension de la relation entre environnement et développement de la région méditerranéenne.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P408_45909" href="#P408_45910">43</a> </sup> Le PAM a été ensuite rebaptisé «&nbsp;Plan d&#8217;action pour la protection de l&#8217;environnement marin et pour le développement durable des zones côtières méditerranéennes&nbsp;».</p>

<p align="justify"><sup><a name="P413_47652" href="#P413_47653">44</a> </sup> Les principes de développement durables de l&#8217;ICARM sont les suivants&nbsp;: respecter l&#8217;intégrité du bassin hydrographique ou l&#8217;écosystème côtier&nbsp;; accepter de limiter l&#8217;utilisation des ressources et l&#8217;importance stratégique des ressources renouvelables pour le développement socio-économique&nbsp;; permettre l&#8217;utilisation de ressources intégrant des activités complémentaires et réglementer/séparer celles utilisées pour des activités antithétiques&nbsp;; veiller à l&#8217;intégration plurisectorielle et à plusieurs niveaux dans la prise de décision&nbsp;; faire le lien entre la gestion à grande échelle et les interventions au niveau local&nbsp;; et permettre à toutes les parties prenantes et à tous les acteurs, en particulier les populations locales, de participer au processus de planification et d&#8217;aménagement, dans un souci de bonne gestion. </p>

<p align="justify"><sup><a name="P414_48856" href="#P414_48857">45</a> </sup> Il y a deux conditions <i>sine qua non</i> pour la mise en &#339;uvre de plans formulés sur la base d&#8217;une stratégie&nbsp;: 1) les plans doivent relever d&#8217;un statut juridique qui permette leur mise en &#339;uvre réussie&nbsp;; et 2) il convient de rester réaliste dans les politiques et actions choisies pour que celles-ci soient adaptées à l&#8217;échelle des problèmes, à la capacité de gouvernance, aux ressources humaines et financières dont on a besoin et au soutien technologique nécessaire. Il est possible d&#8217;utiliser toute une gamme d&#8217;outils et de méthodes dans le cadre de l&#8217;IRCAM pour la gestion de l&#8217;information, le développement et la mise en &#339;uvre des plans, en particulier des bases de données, des GIS (Systèmes d&#8217;information géographique), des SAD (Systèmes d&#8217;aide à la décision), des études d&#8217;impact environnemental, des évaluations  stratégiques environnementales, des évaluations financières des coûts et des bénéfices, des scénarios environnement-développement, des Analyses de capacité d&#8217;absorption, des mécanismes de régulation et de contrôle financier, les techniques de sensibilisation et de renforcement de capacités.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P418_50780" href="#P418_50781">46</a> </sup>  Rhodes, Grèce (1988-1989 et 1990-1996); Littoral syrien (1989-1992); baie d&#8217;Izmir, Turquie (1989-1993); Baie de Kastela, Croatie (1989-1993); Littoral albanais (1993-1995); Fuka-Matrouh, Egypte (1994-1998); Sfax, Tunisie (1995-1998); Littoral israélien (1997-1999); et Malte (2000-2002).</p>

<p align="justify"><sup><a name="P419_51139" href="#P419_51140">47</a> </sup> Algérie, Chypre, Liban, Maroc et Slovénie.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P424_52617" href="#P424_52618">48</a> </sup> Pour prévenir et réduire les impacts négatifs de l&#8217;urbanisation, du tourisme et des développements d&#8217;infrastructures sur les rivages méditerranéens, les gouvernements et les pouvoirs locaux sont invités&nbsp;:à évaluer l&#8217;impact des programmes touristiques et projets à grande échelle sur l&#8217;environnement&nbsp;; évaluer la capacité d&#8217;absorption des sites de destination et veiller à ce que le développement ne dépasse pas cette capacité&nbsp;; renforcer ou établir des outils législatifs, des réglementations et une gestion foncière en vue de contrôler l&#8217;urbanisation touristique et de protéger les sites naturels les plus précieux. Cela voudrait dire qu&#8217;il faudrait doter les zones côtières soumises à une forte pression pour le développement touristique de plans environnementaux pour le développement et l&#8217;aménagement du territoire, afin d&#8217;éviter que l&#8217;urbanisation ne s&#8217;étale près des côtes, et construire des voies d&#8217;accès parallèles à la côte ou près de celle-ci, identifier les sites les plus remarquables (par exemple les zones humides et les dunes de sable) et prendre des mesures pour les protéger en créant des réserves naturelles ou des agences foncières pour les acquérir chaque fois que possible&nbsp;; mettre en &#339;uvre des programmes et des mécanismes permettant la réhabilitation de destinations en déclin et, si possible, obtenir des contributions du secteur du tourisme en vue de la protection et de la gestion de sites naturels et culturels.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P427_54466" href="#P427_54467">49</a> </sup>  International Centre for Coastal and Ocean Policy Studies (ICCOPS) et le Centre commun de la recherche des CE, Gênes, Italie,  Institute for Remote Sensing et Centre commun de la recherche de l&#8217;Union européenne à Ispra, Italie, et PAP/RAC du PAM à Split, Croatie.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P428_54760" href="#P428_54761">50</a> </sup> Par exemple, GEF, Commission océanographique intergouvernementale de l&#8217;UNESCO, PNUD, PNUE, et WWF.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P429_54998" href="#P429_54999">51</a> </sup> La première s&#8217;est tenue à Antalya (Turquie) en 1993 sous les auspices du Secrétaire Général du Conseil de l&#8217;Europe. La sixième conférence internationale de MEDCOAST se déroulera à Ravenne (Italie) du 7 au 11 octobre 2003.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P432_56815" href="#P432_56816">52</a> </sup> &#8220;A Practical Guide to the Development and Use of Indicators of Sustainable Tourism&#8221;, OMT, 1995; et &#8220;Sustainable Tourism Development: Guide for Local Planners&#8221;, OMT, 1993</p>

<p align="justify"><sup><a name="P435_57578" href="#P435_57579">53</a> </sup> Les 15 pays bénéficiaires du programme sont l&#8217;Albanie, l&#8217;Algérie, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, Chypre, l&#8217;Egypte, la Jordanie, le Liban, la Libye, le Maroc, les territoires palestiniens, la Syrie, la Slovénie, la Tunisie et la Turquie.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P440_58839" href="#P440_58840">54</a> </sup> Il est mis en &#339;uvre par un consortium placé sous la direction de l&#8217;Institut néerlandais de gestion côtière et marine (RIKZ) du ministère néerlandais du Transport, des Travaux publics et de la Gestion de l&#8217;eau et regroupant notamment EUCC &#8211; The Coastal Union, IGN France international, l&#8217;IFEN (Institut français de l&#8217;environnement), l&#8217;Université autonome de Barcelone (UAB), EADS S&amp;DE (une société du secteur des technologies de l&#8217;information) et BRGM (Institut de recherches géologiques et minières). </p>

<p align="justify"><sup><a name="P452_62812" href="#P452_62813">55</a> </sup> Ces ouvrages hydrauliques, à des fins de production d&#8217;électricité, de protection contre les inondations ou d&#8217;irrigation, réduisent les flux d&#8217;alluvions apportés dans les deltas, déréglant ainsi les processus naturels et provoquant une érosion côtière. Extrait de l&#8217;exposé du Prof. L. D&#8217;Alpaos.</p>

<p align="justify"><sup><a name="P463_66980" href="#P463_66981">56</a> </sup> Voir<a href="/ASP/Doc/RefRedirectFR.asp?Doc= Résolution 1285"> Résolution 1285</a> (2002) de l&#8217;Assemblée Parlementaire «&nbsp;Exploiter le potentiel du tourisme en Europe&nbsp;» (Rapporteuse, Mme Stepova, <a href="/ASP/Doc/RefRedirectFR.asp?Doc=Doc. 9461">Doc. 9461</a>).</p>

<p align="justify"><sup><a name="P468_69136" href="#P468_69137">57</a> </sup> Par exemple des dispositifs qui absorbent l&#8217;énergie des vagues, sous forme de digues immergées (qui facilitent la navigation et, outre qu&#8217;ils absorbent jusqu&#8217;à 75% de l&#8217;énergie des vagues, peuvent en convertir de 30 à 50% en électricité) évoqués par le Prof. P. Boccotti. Voir également l&#8217;ouvrage sur «&nbsp;Wave Mechanics for Océan Engineering&nbsp;».</p><!-- TRANSIT - INFOAFTER -->
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