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<title> Conséquences de l&#146;élargissement de l&#146;Union européenne pour la liberté de 
circulation entre les Etats membres du Conseil de l&#146;Europe </title>
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<blockquote>
  <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" style="border-collapse: collapse; float: left; text-align: left; width: 130px; height: 120px" bordercolor="#111111" id="AutoNumber1" height="120">
    <tr>
      <td width="100%" height="120" nowrap><font face="Tahoma" size="4">
<span style="letter-spacing: 0.5pt">
      Parliamentary <b>Assembly</b></span><b><span style="letter-spacing: 1"><br>
      Assemblée</span></b> parlementaire</font></td>
    </tr>
  </table>
  <div align="right">
    <table border="0" cellspacing="0" style="border-collapse: collapse" bordercolor="#111111" width="130" cellpadding="0" id="AutoNumber2" height="120">
      <tr>
        <td><img border="0" src="../../Logo130X120.jpg" WIDTH="130" HEIGHT="120"></td>
      </tr>
    </table>
  </div>
  <hr noshade color="#000000" size="1">
  <p align="justify"><b>Conséquences de l&#146;élargissement de l&#146;Union 
  européenne pour la liberté de circulation entre les Etats membres du Conseil 
  de l&#146;Europe</font></span></b></p>
  <p align="justify"><b>Doc. 10025</span></b><br>
  7 janvier 2004</span></p>
  <p align="justify"><b>Avis</span><sup><a href="#_ftn1" name="_ftnref1" title>[1]</span></a></sup></font></b><b><br>
  </b>Commission des questions politiques<br>
  Rapporteur&nbsp;: M. Adrian Severin, Roumanie, Groupe socialiste</span></p>
  <hr noshade color="#000000" size="1" align="justify">
  <p align="justify">
 
 <b>I.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Conclusions</span></b></p>
  <p align="justify">
 1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La commission des questions politiques approuve globalement les conclusions du 
  rapport de la commission des questions juridiques et des droits de l&#146;homme sur 
  les conséquences de l&#146;élargissement de l&#146;Union européenne pour la liberté de 
  circulation entre les Etats membres du Conseil de l&#146;Europe, tout en souhaitant 
  y apporter quelques éléments supplémentaires.</span></p>
  <p align="justify">
 2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La commission des questions politiques tient à réitérer que la liberté de 
  circulation des personnes en Europe revêt un caractère fondamental pour la 
  réalisation du but statutaire du Conseil de l&#146;Europe, à savoir une union plus 
  étroite entre les Etats membres de l&#146;Organisation.</span></p>
  <p align="justify">
 
 3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans le même temps, la commission est tout à fait consciente des 
  préoccupations légitimes de tous les pays européens et de leurs citoyens en ce 
  qui concerne certaines questions liées à leur sécurité.</span></p>
  <p align="justify">
 
 4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Par conséquent, il est primordial pour l&#146;avenir du continent européen et de 
  son unité de trouver un juste équilibre entre liberté de mouvement et 
  sécurité, afin d&#146;éviter à tout prix l&#146;apparition de nouvelles lignes de 
  division en Europe.</span></p>
  <p align="justify">
 
 5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;obligation pour les Etats candidats d&#146;accepter intégralement l&#146;acquis de 
  Schengen, et plus spécialement les exigences en matière de visas, engendre un 
  risque réel de &quot;ségrégation&quot; en Europe entre, d&#146;une part, les Etats membres de 
  l&#146;Union européenne, y compris les Etats qui adhéreront à l&#146;Union dans un 
  avenir proche, et, d&#146;autre part, les autres pays d&#146;Europe centrale et 
  orientale, membres du Conseil de l&#146;Europe. Les citoyens de ces derniers, qui 
  seront privés de la liberté de circulation dans les futurs Etats membres de 
  l&#146;UE dont ils bénéficiaient jusque maintenant, risquent de se sentir «&nbsp;laissés 
  pour compte&nbsp;» de l&#146;intégration européenne. La liberté de circulation des 
  Européens ne saurait être réalisée aux dépens d&#146;autres Européens.</span></p>
  <p align="justify">
 
 6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le fait de déplacer les frontières extérieures de l&#146;UE vers l&#146;Est et 
  d&#146;introduire l&#146;obligation de visa pour les traverser peut avoir des 
  conséquences négatives sur les échanges commerciaux, touristiques, culturels, 
  scientifiques, humanitaires et autres entre les populations des pays à nouveau 
  séparés par les frontières. Dans certains cas, la fermeture de ces frontières 
  aura pour conséquence de réduire les contacts entre des membres d&#146;un même 
  groupe ethnique vivant des deux cotés de la frontière.</span></p>
  <p align="justify">
 
 7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La fermeture de frontières aura également un impact négatif sur le 
  fonctionnement des Euro-régions, auxquelles plusieurs Etats de l&#146;Europe 
  centrale et de l&#146;est attachent une importance particulière. Les frontières de 
  ces Etats tracées après l&#146;éclatement d&#146;anciens Empires européens passent 
  presque toujours à travers les communautés culturelles, ce qui est à l&#146;origine 
  du phénomène de minorités nationales. Les Euro-régions constituent une 
  solution pour l&#146;accomplissement des aspirations à l&#146;unité des «&nbsp;nations 
  culturelles&nbsp;» sans toucher au problème délicat de changements territoriaux ou 
  de modifications de frontières. L&#146;introduction de visas rendra les contacts 
  humains au sein de ces Euro-régions beaucoup plus compliqués et moins 
  spontanés, ce qui viderait le concept de tout son sens.</span></p>
  <p align="justify">
 
 8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  De l&#146;avis de la commission, l&#146;élargissement de l&#146;UE constitue une véritable 
  opportunité historique de progresser dans la voie d&#146;unification du continent 
  européen. Dans cette perspective, les relations entre l&#146;UE et les autres Etats 
  non membres du reste de l&#146;Europe vont se révéler décisives quant à l&#146;avenir de 
  l&#146;unité continentale.</span></p>
  <p align="justify">
 
 9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;élargissement constitue en quelque sorte un test clé pour le Conseil de 
  l&#146;Europe. Ce dernier se doit de confirmer à tous ses membres qu&#146;il est à même 
  de poursuivre et d&#146;approfondir sa mission consistant à créer une union plus 
  étroite entre les pays de la grande Europe, et ce, d&#146;autant plus après 
  l&#146;élargissement.</span></p>
  <p align="justify">
 
 10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il est du ressort du Conseil de l&#146;Europe de participer et de contribuer à 
  l&#146;édification d&#146;un véritable espace de liberté, de sécurité et de justice à 
  l&#146;échelle continentale. Afin de créer un tel espace, la commission des 
  questions politiques recommande d&#146;adopter une démarche progressive et 
  pragmatique en trois temps&nbsp;:</span></p>
  <blockquote>
  <p align="justify">
 
 i.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  à court terme, il est urgent de trouver des solutions techniques au problème 
  des visas afin de réduire autant que possible les effets négatifs de leur 
  introduction pour la liberté de circulation&nbsp;;</span></p>
  <p align="justify">
 
 ii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  à moyen terme, il s&#146;agit de mettre en place des institutions communes et 
  inter-reliées à l&#146;échelle de tout le continent. Ces institutions devraient 
  favoriser la coopération en matière d&#146;immigration et de visas, la coopération 
  policière et judiciaire, et l&#146;harmonisation des législations nationales&nbsp;;</span></p>
  <p align="justify">
 
 iii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  enfin, à long terme, toutes les mesures adoptées doivent tendre vers la 
  réalisation d&#146;un véritable espace commun européen de liberté, de sécurité et 
  de justice, fondé sur l&#146;intégration à l&#146;échelle de la grande Europe.</span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify">
 
 11.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La commission encourage donc de tous ses v&#156;ux la mise en place d&#146;une politique 
  de voisinage judicieuse, qui mette l&#146;emphase sur la liberté de circulation, 
  afin de favoriser l&#146;unité plutôt que la division entre tous les membres du 
  Conseil de l&#146;Europe.</span></p>
  <p align="justify">
 
 <b>II.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Amendements proposés par la Commission des questions politiques au projet de 
  recommandation&nbsp;:</span></b></p>
  <p align="justify"><b>Amendement A</span></b></p>
  <p align="justify">
 
 Au paragraphe 8, insérer en première 
  position l&#146;alinéa ci-dessous&nbsp;:</span></p>
  <p align="justify" style="margin-left: 56; margin-right: 56">
   
   «&nbsp;d&#146;apporter tout leur soin à la mise en 
    &#156;uvre d&#146;un dialogue politique ouvert et constructif qui veille à éviter à 
    tout prix l&#146;apparition de nouvelles lignes de démarcation sur le continent 
    européen et qui garantisse la liberté de circulation entre tous les 
    membres&nbsp;;».</span></p>
  <p align="justify"><b>Amendement B</span></b></p>
  </font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font>
  </font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font>
  </font></font></font></font>
  <p>
 
 Au paragraphe 8, insérer l&#146;alinéa suivant 
  en deuxième position&nbsp;:</span></font></p>
  <p align="justify">«&nbsp;d&#146;encourager le dialogue politique 
    entre les Etats membres et les Etats non membres de l&#146;UE afin de susciter un 
    esprit de confiance entre pays européens, ainsi que de développer la 
    coopération entre l&#146;UE et ses nouveaux voisins et la coopération 
    subrégionale&nbsp;;».</font></p>
  
  <p align="justify"><b>Amendement C</span></b></p>
  <p align="justify">
 Au paragraphe 8, insérer l&#146;alinéa suivant 
  en troisième position&nbsp;:</span></p>
  <p align="justify" style="margin-left: 56; margin-right: 56">«&nbsp;de faciliter la traversée de frontières 
    en aménageant aux points de contrôle frontalier les couloirs spéciaux 
    réservés aux ressortissants des Etats membres du Conseil de l&#146;Europe&nbsp;;&nbsp;»</span></p>
  <p align="justify"><b>Amendement D</span></b></p>
  <p align="justify">
 Au paragraphe 8, insérer l&#146;alinéa suivant 
  avant l&#146;actuel alinéa ii.&nbsp;:</span></p>
  <p align="justify" style="margin-left: 56; margin-right: 56">
   «&nbsp;d&#146;</span>introduire, sur la base de 
    réciprocité, les dispositions permettant aux ressortissants des Etats 
    membres du Conseil de l&#146;Europe titulaires de passeports diplomatiques ou de 
    service d&#146;effectuer les voyages officiels sans visa&nbsp;;»</span></p>
  <p align="justify"><b>Amendement E</span></b></p>
  <p align="justify">
 A l&#146;alinéa 8. ii, ajouter <i>in fine</i> 
  les termes qui suivent:</span></p>
  <p align="justify" style="margin-left: 56; margin-right: 56">
   «&nbsp;en particulier en</span>
   vue de simplifier les formalités pour l&#146;obtention de visas et 
  de faciliter le franchissement des frontières&nbsp;».</span></p>
  <p align="justify"><b>Amendement F</span></b></p>
  <p align="justify">
 Au paragraphe 8, insérer l&#146;alinéa suivant 
  après l&#146;actuel alinéa iii.&nbsp;:</span></p>
  <p align="justify" style="margin-left: 56; margin-right: 56">
   «&nbsp;s&#146;agissant des Etats membres dont les 
    frontières communes sont déjà les frontières extérieures de l&#146;Union 
    européenne ou le seront  </span>après l&#146;élargissement de celle-ci, de coopérer 
    activement en vue de protéger et sécuriser leurs frontières communes, ainsi 
    que les frontières extérieures des Etats membres du Conseil de l&#146;Europe 
    voisins de l&#146;Union européenne, et de s&#146;engager dans une coopération 
    institutionnalisée en matière d&#146;échange d&#146;informations relatives au traffic 
    illicite de personnes et de marchandises&nbsp;;&nbsp;».</span></p>
  <p align="justify"><b>Amendement G</span></b></p>
  <p align="justify">
 Au paragraphe 8, inclure en avant-dernière 
  position dans le paragraphe l&#146;alinéa ci-dessous&nbsp;:</span></p>
  <p align="justify" style="margin-left: 56; margin-right: 56">
   «&nbsp;de faire bon  </span>usage de leur faculté de 
    délivrer des visas nationaux de longue durée pour les ressortissants des Etats membres du Conseil de l&#146;Europe&nbsp;;».</span></p>
  <p align="justify"><b>Amendement H</span></b></p>
  <p align="justify">
 Au paragraphe 8, ajouter en dernière 
  position l&#146;alinéa suivant&nbsp;:</span></p>
  <p align="justify" style="margin-left: 56; margin-right: 56">
   «&nbsp;d&#146;assurer la formation des gardes frontières, notamment 
  dans la perspective d&#146;éliminer les idées reçues et les stéréotypes que ces</span>
   derniers peuvent avoir à propos des étrangers et d&#146;humaniser 
  les contacts avec les ressortissants des pays étrangers qui voyagent pour des 
  raisons légitimes&nbsp;.».</span></p>
  <p align="justify"><b>Amendement I</span></b></p>
  <p align="justify">
 A l&#146;alinéa 9.i, rajouter à la fin de 
  l&#146;alinéa, les mots ci-dessous&nbsp;:</span></p>
  <p align="justify" style="margin-left: 56; margin-right: 56">
   «&nbsp;et dans le respect de la </span>dignité de 
  la personne humaine. A cet égard, une procédure administrative de contrôle du 
  traitement des demandes de visas devrait être instituée et systématisée dans 
  tous les consulats&nbsp;».</span></p>
  <p align="justify"><b>Amendement J</span></b></p>
  <p align="justify">
 Au paragraphe 9, insérer entre les alinéas 
  i et ii l&#146;alinéa supplémentaire suivant&nbsp;:</span></p>
  <p align="justify" style="margin-left: 56; margin-right: 56">
   «&nbsp;de créer une présomption de visa selon laquelle toute 
  personne qui fait une demande de visa devrait bénéficier d'une présomption en 
  faveur de la </span>délivrance du visa&nbsp;; son refus devrait 
  être fondé sur des raisons motivées remplissant des critères spécifiques 
  susceptibles de résister à un test de transparence&nbsp;;».</span></p>
  <p align="justify"><b>Amendement K</span></b></p>
  <p align="justify">
 A l&#146;alinéa 9.ii, rajouter in fine
  les mots ci-dessous:</span></p>
  <p align="justify" style="margin-left: 56; margin-right: 56">
   «&nbsp;grâce notamment à l&#146;</span>utilisation de 
  techniques électroniques avancées&nbsp;».</span></p>
  <p align="justify"><b>Amendement L</span></b></p>
  <p align="justify">
 Au paragraphe 9, rajouter l&#146;alinéa final 
  ci-après:</span></p>
  <p align="justify" style="margin-left: 56; margin-right: 56">
   «&nbsp; de prendre des mesures afin de faire </span>connaître 
  plus largement du grand public la procédure permettant à un individu de 
  prendre connaissance des informations contenues sur lui dans le SIS et, le cas 
  échéant, de faire corriger les informations erronées.&nbsp;».</span></p>
  <p align="justify"><b>Amendement M</span></b></p>
  <p align="justify">
 Au paragraphe 10.iii, insérer après 
  l&#146;alinéa lettre&nbsp; i l&#146;alinéa suivant&nbsp;:</span></p>
  <p align="justify" style="margin-left: 56; margin-right: 56">
   «&nbsp;en considérant la possibilité et la 
    faisabilité de créer des Euroconsulats qui seraient spécialisés dans le 
  traitement des demandes et la délivrance de visas </span>Schengen&nbsp;;».</span></p>
  <p align="justify"><b>Amendement N</span></b></p>
  <p align="justify">
 Au paragraphe 10. vi, rajouter à la fin de 
  l&#146;aliéna, les mots suivants&nbsp;:</span></p>
  <p align="justify" style="margin-left: 56; margin-right: 56">
   «&nbsp;et encourager l&#146;intégration des migrants dans </span>les 
  sociétés d&#146;accueil&nbsp;».</span></p>
  <p align="justify"><b>Amendement O</span></b></p>
  <p align="justify">
 Au paragraphe 11.i., après les mots 
  «&nbsp;coordonnés et (si nécessaire) modifiés&nbsp;», insérer les mots&nbsp;:</span></p>
  <p align="justify" style="margin-left: 56; margin-right: 56">
   «&nbsp;&#133;ou complétés, y compris par </span>l&#146;élaboration, 
  la signature et la mise en &#156;uvre d&#146;une nouvelle convention européenne,&nbsp;» &#133;</span></p>
  <p align="justify"><b>Amendement P</span></b></p>
  <p align="justify">
 Au paragraphe 11, insérer un nouvel alinéa 
  comme suit&nbsp;:</span></p>
  <p align="justify" style="margin-left: 56; margin-right: 56">
   «&nbsp;d&#146;initier les travaux visant à 
    harmoniser, sous les auspices du Conseil de l&#146;Europe et selon les principes 
    directeurs élaborés dans la <a href="../../AdoptedText/TA03/FREC1624.htm">
    Recommandation 1624</a> (2003) de l&#146;Assemblée parlementaire, les 
    législations et les pratiques des Etats membres du Conseil de l&#146;Europe en 
    matière de migration et d&#146;asile.&nbsp;»</span></p>
  <p align="justify">
 <b>III.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Exposé des motifs présenté par le Rapporteur</span></b></p>
  <p align="justify">
 1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Je tiens à remercier le rapporteur de la Commission des questions juridiques 
  et des droits de l&#146;homme pour son rapport, qui renferme un effort considérable 
  de recherche sur le sujet de la liberté de circulation et de l&#146;élargissement 
  de l&#146;UE.</span></p>
  <p align="justify">
 2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Ma position sur cette question tourne autour&nbsp; d&#146;une idée directrice 
  centrale, à savoir qu&#146;il est primordial pour l&#146;avenir du continent européen et 
  de son unité de trouver un juste équilibre entre liberté de mouvement et 
  sécurité, afin d&#146;éviter à tout prix l&#146;apparition de nouvelles lignes de 
  division en Europe.</span></p>
  <p align="justify">
 3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Je voudrais insister sur&nbsp; l&#146;enjeu décisif que représente l&#146;élargissement 
  de l&#146;UE pour le Conseil de l&#146;Europe et ses Etats membres. En effet, 
  l&#146;élargissement constitue en quelque sorte un test clé pour le Conseil de 
  l&#146;Europe. Ce dernier se doit de confirmer à tous ses membres qu&#146;il est à même 
  de poursuivre et d&#146;approfondir sa mission consistant à créer une union plus 
  étroite entre les pays de la grande Europe, et ce, d&#146;autant plus après 
  l&#146;élargissement.</span></p>
  <p align="justify">
 4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  D&#146;une manière générale, le rapport de la commission des questions juridiques 
  et des droits de l&#146;homme est très fouillé et très détaillé en ce qui concerne 
  l&#146;état du droit existant en matière de liberté de circulation en Europe. 
  Toutefois, l&#146;on ne peut envisager isolément les seules conséquences juridiques 
  de l&#146;élargissement sur la liberté de mouvement. Il est également nécessaire de 
  prendre en compte les conséquences politiques, économiques, sociales, 
  culturelles, humaines, mais aussi géostratégiques de ce phénomène, comme nous 
  allons tenter de le faire brièvement dans ce qui suit.</span></p>
  <p align="justify">
 <b>a.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Droit à la libre circulation</span></b></p>
  <p align="justify">
 5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le droit à la liberté de circulation est un droit universel consacré dans 
  plusieurs instruments internationaux. L&#146;article 2, paragraphe 1 du Protocole 
  n°4 à la C.E.D.H. garantit la liberté de circulation sur le territoire d&#146;un 
  Etat à quiconque se trouve régulièrement sur ce territoire. Le droit à la 
  liberté de circulation est donc circonscrit au territoire d&#146;un Etat et il ne 
  vaut que pour les personnes qui sont en situation régulière sur ce territoire. 
  L&#146;Article 12, paragraphe 1 du Pacte international relatif aux droits civiques 
  et politiques suit également cette approche, de même que l&#146;Article 13 de la 
  Déclaration universelle des droits de l&#146;homme, bien que ce document ne soit 
  pas juridiquement contraignant.&nbsp; De la sorte, le droit à la liberté de 
  circulation n&#146;inclut pas la liberté de mouvement au-delà des frontières 
  internationales ni le transit à travers le territoire d&#146;autres Etats.</span></p>
  <p align="justify">
 6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Par conséquent, un Etat souverain peut imposer une obligation de visa pour le 
  franchissement de ses frontières par des étrangers et peut leur refuser le 
  droit d&#146;entrer sur son territoire. Bien que les obligations de visa ne 
  constituent pas une restriction aux droits de l&#146;homme, du point de vue 
  strictement juridique, elles peuvent néanmoins avoir d&#146;importantes 
  conséquences pratiques et politiques qu&#146;il convient d&#146;appréhender afin de ne 
  pas porter atteinte au développement harmonieux des relations internationales.</span></p>
  <p align="justify">
 7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Certains dénoncent le système de contrôles aux frontières en tant que «&nbsp;global 
  apartheid&nbsp;»<sup><a href="#_ftn2" name="_ftnref2" title>[2]</a></sup> où les 
  pays riches maintiennent hors de leurs frontières les pauvres, indésirables. 
  Dans le contexte spécifique de l&#146;élargissement de l&#146;Union européenne, il faut 
  impérativement veiller à ne pas créer de nouvelles lignes de division sur le 
  continent européen.</span></p>
  <p align="justify">
 <b>b.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le système Schengen et son glissement vers l&#146;Est</span></b></p>
  <p align="justify">
 8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le but premier des Accords de Schengen était d&#146;aboutir à la suppression des 
  contrôles aux frontières intérieures entre les pays signataires de ces 
  accords. Cependant, l&#146;abolition des frontières internes a été perçue comme 
  créant un déficit de sécurité, auquel il a fallu remédier en imposant des 
  mesures dites compensatoires. En particulier, les contrôles aux frontières 
  extérieures ont été renforcés et les conditions d&#146;obtention de visa durcies.</span></p>
  <p align="justify">
 9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le traité d&#146;Amsterdam a débouché sur l&#146;inclusion d&#146;un nouveau titre IV dans le 
  traité instituant la Communauté européenne. Ce titre IV est intitulé «&nbsp;Visas, 
  asile, immigration et autres politiques liées à la libre circulation des 
  personnes&nbsp;». Ces matières, qui faisaient auparavant partie du troisième pilier 
  (intergouvernemental) sont transférées au premier pilier (communautaire). De 
  plus, le traité d&#146;Amsterdam comprend un protocole intégrant l&#146;acquis de 
  Schengen.</span></p>
  <p align="justify">
 10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Par conséquent, il est commun d&#146;affirmer que le traité d&#146;Amsterdam et ses 
  protocoles ont «&nbsp;communautarisé&nbsp;» l&#146;acquis de Schengen. Cependant, il s&#146;agit 
  d&#146;une «&nbsp;communautarisation à géométrie variable&nbsp;»<sup><a href="#_ftn3" name="_ftnref3" title>[3]</a></sup>, 
  étant donnée la situation particulière du Danemark<sup><a href="#_ftn4" name="_ftnref4" title>[4]</a></sup>, 
  ainsi que celle de l&#146;Irlande et du Royaume-Uni<sup><a href="#_ftn5" name="_ftnref5" title>[5]</a></sup>.</span></p>
  <p align="justify">
 11.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;article 8 du protocole intégrant l&#146;acquis de Schengen dispose que cet acquis 
  «&nbsp;doit être intégralement accepté par tous les Etats candidats à l&#146;adhésion&nbsp;». 
  Les futurs nouveaux Etats membres de l&#146;UE doivent donc remplir des conditions 
  très strictes pour être admis dans le club Schengen et aucune dérogation à 
  l&#146;acquis Schengen ne leur est permise. Ainsi, les standards communautaires de 
  contrôle et de protection des frontières sont sur le point d&#146;être appliqués au 
  flanc oriental de l&#146;Europe.</span></p>
  <p align="justify">
 12.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La liste des pays dont les ressortissants sont soumis à l&#146;obligation de visa 
  Schengen pour franchir les frontières extérieures est fixée par le Règlement 
  (CE) n° 539/2001 du Conseil du 15 mars 2001.</span></p>
  <p align="justify">
 13.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les visas Schengen sont de deux types&nbsp;: les visas de transit, valables jusqu&#146;à 
  5 jours, et les visas de voyage valables pour une durée maximum de 3 mois. Les 
  visas pour les visites au-delà de 3 mois sont des visas nationaux. Par 
  ailleurs, toute personne figurant sur le Système d&#146;Information Schengen (SIS) 
  est réputée indésirable et ne pourra se voir délivrer un visa Schengen.</span></p>
  <p align="justify">
 <b>c.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; 
  Les risques de division au sein du continent européen</span></b></p>
  <p align="justify">
 14.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les années 1990 ont un temps laissé croire que toutes les barrières en Europe 
  avaient finalement été mises à bas. Dès 1979, une aire de circulation sans 
  visa avait été instaurée à&nbsp; l&#146;intérieur même de l&#146;ex-bloc communiste. 
  Quant à la chute du mur de Berlin, elle était censée symboliser, en 
  définitive, la fin de la division entre l&#146;Europe de l&#146;Ouest et l&#146;Europe de l&#146;Est.</span></p>
  <p align="justify">
 15.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;adhésion des pays candidats à l&#146;UE va marquer la fin de cette politique 
  d&#146;ouverture et de liberté de mouvement des personnes, puisque les nouveaux 
  pays membres vont être obligés de réintroduire l&#146;obligation de visa pour leurs 
  voisins orientaux. Cette politique entraîne une profonde frustration et un 
  grand désarroi de la part des pays d&#146;Europe centrale et orientale, futurs 
  nouveaux voisins de l&#146;UE. D&#146;aucuns ont même décrié l&#146;érection d&#146;un nouveau 
  «&nbsp;Rideau de papier&nbsp;»</span><sup><a href="#_ftn6" name="_ftnref6" title>[6]</span></a>,
  </span></sup>après la chute du rideau de fer.</span></p>
  <p align="justify">
 <b>d.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les peurs parfois irrationnelles de l&#146;UE</span></b></p>
  <p align="justify">
 16.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les mesures restrictives de la part de l&#146;UE sont la conséquence de peurs 
  multiples et diverses. Par trop souvent cependant, ces peurs sont infondées et 
  elles relèvent plus du mythe que de la réalité.&nbsp;Il convient donc de les 
  dénoncer car l&#146;éventualité de l&#146;apparition de nouvelles lignes de division en 
  Europe correspond à un scénario catastrophe pour l&#146;intégration européenne.</span></p>
  <p align="justify">
 <i>i.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;immigration</span></i></p>
  <p align="justify">
 17.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En réalité, les projections démontrent que les flux migratoires des pays 
  d&#146;Europe centrale et orientale vers l&#146;Europe de l&#146;Ouest demeureront modestes. 
  Ainsi, le Consortium européen pour l&#146;intégration a estimé que «&nbsp;le nombre de 
  personnes qui souhaiterait immigrer au sein de l&#146;UE actuelle après 
  l&#146;introduction de la libre circulation du travail &#150; sans tenir compte de la 
  période de transition de sept ans- s&#146;élèverait à 335&nbsp;000 (soit 0.1% de la 
  population européenne actuelle) et pourrait augmenter légèrement au cours des 
  trente années suivantes pour atteindre un maximum de 1.1% de sa population&nbsp;»</span><sup><a href="#_ftn7" name="_ftnref7" title>[7]</span></a></sup>.</span></p>
  <p align="justify">
 18.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En outre, les actuels pays membres de l&#146;UE connaissent des pénuries de 
  main-d&#146;&#156;uvre avérées ou, tout au moins, à venir. En effet, la population est 
  vieillissante et le renouvellement générationnel ne semble plus assuré. La 
  libre circulation de la main-d&#146;&#156;uvre présente donc des avantages économiques 
  pour ces pays, puisqu&#146;une intensification de la migration pourrait compenser 
  le phénomène de vieillissement démographique.</span></p>
  <p align="justify">
 19.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Par ailleurs, l&#146;on recense de nombreux mouvements de proximité frontaliers et 
  saisonniers, qui sont la marque d&#146;un processus d&#146;intégration régionale. Il 
  faut savoir que les migrations pendulaires, que l&#146;on dénomme souvent 
  «&nbsp;commerce de valise&nbsp;», représentent une source de revenus importante pour les 
  pays d&#146;Europe centrale et orientale et constituent un moyen de subsistance 
  pour un grand nombre de personnes. L&#146;obligation de visa va entraver ce petit 
  commerce frontalier et pourrait alors être la source de tensions sociales dans 
  les pays concernés. De plus, l&#146;obligation de visa risque aussi de freiner les 
  négociations commerciales en empêchant certains hommes d&#146;affaires de se 
  déplacer librement en Europe pour rencontrer leurs partenaires commerciaux.</span></p>
  <p align="justify">
 20.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Un autre phénomène à l&#146;&#156;uvre aujourd&#146;hui en matière de migration est la 
  transformation des pays d&#146;Europe centrale et orientale de pays de départ en 
  pays de transit, voire d&#146;accueil. En effet, ceux-ci deviennent la destination 
  intermédiaire pour de nouveaux migrants venus d&#146;Asie ou d&#146;Afrique et qui 
  cherchent à atteindre l&#146;Europe de l&#146;Ouest. Or, les pays d&#146;Europe centrale et 
  orientale n&#146;ont pas les moyens de gérer ces nouvelles vagues d&#146;immigration et 
  sans l&#146;aide de l&#146;UE, ils risquent fort de se transformer en «&nbsp;buffer zone&nbsp;».</span></p>
  <p align="justify">
 <i>ii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La criminalité transfrontalière</span></i></p>
  <p align="justify">
 21.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;UE doit également prendre part à la lutte contre les réseaux organisés de 
  passeurs, tout en gardant à l&#146;esprit que la fermeture des frontières pousse 
  souvent les migrants dans l&#146;illégalité, sans les dissuader d&#146;émigrer. En 
  outre, les grands criminels ne seront pas affectés par l&#146;obligation d&#146;obtenir 
  un visa pour voyager dans l&#146;UE, puisque ces derniers n&#146;empruntent pas les 
  voies légales de communication.&nbsp; Cette obligation de visa&nbsp; va, en 
  réalité, créer plus de contraintes pour les honnêtes citoyens des pays de l&#146;Est. 
  Or, il est profondément injuste que l&#146;élargissement de la liberté des uns se 
  fassent aux dépens de la liberté des autres.</span></p>
  <p align="justify">
 22.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il convient aussi de relativiser la menace du crime organisé en provenance des 
  pays d&#146;Europe centrale et orientale et l&#146;impact des mafias, souvent exagéré 
  par les médias occidentaux. Le thème des mafias russes est particulièrement en 
  vogue dans certains journaux, ce qui n&#146;est pas sans rappeler un style 
  journalistique réminiscent de la guerre froide.</span></p>
  <p align="justify">
 23.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il nous faut enfin dire ici un mot du terrorisme international. Depuis les 
  attentats du 11 septembre 2001, l&#146;on fait trop souvent l&#146;amalgame entre 
  immigration non contrôlée et afflux de terroristes en tout genre dans nos 
  sociétés occidentales. Or, c&#146;est là un raccourci rapide et simpliste qui 
  risque d&#146;encourager le racisme et la xénophobie et la montée en puissance des 
  mouvements d&#146;extrême droite.</span></p>
  <p align="justify">
 <b>e.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les politiques de l&#146;UE et leurs effets pratiques et psychologiques</span></b></p>
  <p align="justify">
 24.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;UE semble consciente du caractère parfois irrationnel de ces peurs et, dès 
  lors, les politiques de l&#146;UE s&#146;attachent, tout au moins dans la forme, à 
  promouvoir un plus grand degré d&#146;ouverture envers les nouveaux voisins de l&#146;Union. 
  Ainsi, la position officielle à l&#146;issue du Conseil européen de Copenhague des 
  12 et 13 décembre 2002 a rappelé que l&#146;élargissement représente «&nbsp;une occasion 
  importante de faire progresser les relations avec les pays voisins sur la base 
  de valeurs politiques et économiques communes&nbsp;» et qu&#146;il est impératif d&#146; 
  «&nbsp;éviter la formation de nouvelles lignes de démarcation en Europe&nbsp;»</span><sup><a href="#_ftn8" name="_ftnref8" title>[8]</span></a></sup>.</span></p>
  <p align="justify">
 25.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La récente Communication sur l&#146;Europe élargie</span><sup><a href="#_ftn9" name="_ftnref9" title>[9]</span></a></sup> 
  prône également l&#146;ouverture puisque la Commission déclare que le but recherché 
  est de «&nbsp;créer un espace de prospérité et de bon voisinage &#150; un «&nbsp;cercle 
  d&#146;amis&nbsp;» - caractérisé par des relations étroites et pacifiques fondées sur la 
  coopération&nbsp;»</span><sup><a href="#_ftn10" name="_ftnref10" title>[10]</span></a></sup>. 
  A cet égard, la Commission déclare que les personnes qui traversent la 
  frontière extérieure de l&#146;Union à des fins légitimes ne doivent pas être 
  bloquées ou retardées par les formalités et les contrôles aux frontières. Au 
  contraire, la Commission affirme haut et fort qu&#146;il faut renforcer les «&nbsp;liens 
  culturels transfrontaliers&nbsp;», notamment en instaurant «&nbsp;des mécanismes 
  permettant aux travailleurs de passer d&#146;un territoire à l&#146;autre&nbsp;», en 
  prévoyant une «&nbsp;politique de visas de longs séjours&nbsp;», en créant un «&nbsp;système 
  efficace et convivial de gestion du petit trafic frontalier&nbsp;» et en accordant 
  «&nbsp;l&#146;accès sans visa aux titulaires de passeports diplomatiques et de service&nbsp;»</span><sup><a href="#_ftn11" name="_ftnref11" title>[11]</span></a></sup>.</span></p>
  <p align="justify">
 26.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Paradoxalement, les Etats candidats ont l&#146;obligation d&#146;adopter et d&#146;appliquer 
  strictement l&#146;acquis de Schengen. La réintroduction par les pays candidats de 
  l&#146;obligation de visa pour les ressortissants de leurs voisins à l&#146;Est et au 
  Sud risque d&#146;entraîner des difficultés d&#146;ordre pratique et psychologique. 
  Après l&#146;élargissement, la liberté de mouvement pour les personnes sera, en 
  effet, plus restreinte qu&#146;il y a 10 ans en ce qui concerne les pays d&#146;Europe 
  centrale et orientale. Par conséquent, à l&#146;Est, Schengen est moins associé à 
  la liberté de mouvement qu&#146;à l&#146;idée d&#146;une «&nbsp;Europe forteresse&nbsp;» et les futurs 
  voisins de l&#146;UE ont le sentiment d&#146;être marginalisés et isolés par rapport à 
  «&nbsp;Schengenland&nbsp;».</span></p>
  <p align="justify">
 27.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les exigences liées à l&#146;élargissement produisent aussi des sentiments 
  contradictoires pour les Etats candidats. Pour eux, l&#146;adhésion à l&#146;Union 
  européenne constitue un objectif prioritaire, mais la stricte application de 
  l&#146;acquis de Schengen placent ces pays dans une situation inconfortable vis à 
  vis de leurs voisins orientaux. Il faut rappeler ici les liens culturels et 
  historiques uniques qui unissent certaines communautés ethniques qui se sont 
  retrouvées, après l&#146;éclatement des grands empires, réparties sur les 
  territoires de différents Etats. Or, ces communautés ont en commun une 
  tradition de libre circulation qui leur a permis jusqu&#146;à présent de préserver 
  les liens qui les unissent, ainsi que leur identité culturelle.&nbsp;L&#146;obligation 
  de visa peut porter un coup fatal à ces liens si précieux et engendrer un 
  véritable drame humain pour certaines familles dont les membres ne pourraient 
  plus se voir aussi fréquemment et librement qu&#146;auparavant.</span></p>
  <p align="justify">
 28.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  D&#146;autre part, le sentiment parmi les pays candidats d&#146;être des pays de 
  «&nbsp;seconde classe&nbsp;» au sein de l&#146;UE est palpable. En effet, l&#146;adhésion à l&#146;UE 
  pour les pays candidats de la première vague, c&#146;est à dire ceux qui adhéreront 
  en 2004, ne signifie pas pour autant que les nouveaux Etats membres seront 
  autorisés à appliquer automatiquement l&#146;intégralité de l&#146;acquis de Schengen. 
  Il faudra, pour cela, une décision spécifique du Conseil, après constatation 
  que le nouvel Etat membre considéré a atteint, entre autres, le degré requis 
  de sécurité à ses frontières extérieures. Si les nouveaux Etats candidats ne 
  deviennent pas des membres à part entière de Schengen lors de leur adhésion à 
  l&#146;UE, cela pourrait signifier, à leurs yeux, qu&#146;ils ne sont pas des 
  partenaires égaux. Cela est d&#146;autant plus vrai que certains Etats membres de 
  l&#146;UE bénéficient d&#146;une clause de &#145;opt out&#146; de l&#146;acquis de Schengen 
  (Royaume-Uni, Irlande et Danemark).</span></p>
  <p align="justify">
 29.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  De plus, la différenciation faite entre les candidats de la première vague et 
  ceux de la seconde vague crée de nouvelles dissensions entre les pays d&#146;Europe 
  centrale et orientale. Les pays de la seconde vague éprouvent parfois un 
  sentiment d&#146;aliénation et de rejet qui peut éventuellement les conduire à 
  ralentir les réformes entreprises.</span></p>
  <p align="justify">
 30.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Votre rapporteur tient également à attirer l&#146;attention sur le problème des 
  traités de réadmission, qui imposent aux pays de première entrée de réadmettre 
  les migrants illégaux qui ont gagné le territoire d&#146;autres Etats signataires 
  de ces traités. Or, par trop souvent, les Etats d&#146;entrée ne bénéficient pas 
  des ressources suffisantes pour pouvoir réintégrer ces migrants dans des 
  conditions satisfaisantes. Les Etats de réadmission deviennent alors les 
  &quot;prisons de l&#146;Europe&quot;&nbsp; et se transforment malgré eux en espèces de &quot;camps 
  de concentration&quot;. Au lieu d&#146;imposer des accords de réadmission à leurs 
  voisins, les Etats membres de l&#146;UE auraient sans doute intérêt à envisager des 
  programmes de développement, ainsi que de véritables politiques d&#146;intégration, 
  qui prennent en compte le sort des migrants plutôt que d&#146;essayer de s&#146;en 
  débarrasser, comme c&#146;est actuellement le cas avec les populations Roms par 
  exemple.</span></p>
  <p align="justify">
 31.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Je rappellerai en dernier lieu que la problématique de la liberté de 
  circulation renferme des&nbsp; implications géostratégiques beaucoup plus 
  vastes pour tout le continent européen. Il faut, en effet, impérativement 
  éviter que se forment de nouvelles lignes de division en Europe&nbsp; car la 
  logique des «&nbsp;blocs&nbsp;» correspond à un anachronisme. Il appartient à 
  l&#146;assemblée de supprimer complètement cet anachronisme, en prônant l&#146;ouverture 
  et en combattant l&#146;exclusion.</span></p>
  <p align="justify">
 <b>f.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Améliorations proposées par la commission des questions politiques</span></b></p>
  <p align="justify">
 32.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  A cet égard, il est du ressort du Conseil de l&#146;Europe de participer et de 
  contribuer à l&#146;édification d&#146;un véritable espace de liberté, de sécurité et de 
  justice à l&#146;échelle continentale. Afin de créer un tel espace, la commission 
  des questions politiques recommande d&#146;adopter une démarche progressive et 
  pragmatique en trois temps. A court terme, il est urgent de trouver des 
  solutions techniques au problème des visas. A moyen terme, il s&#146;agit de mettre 
  en place des institutions communes et inter-reliées à l&#146;échelle de tout le 
  contient. Ces institutions devront favoriser la coopération en matière 
  d&#146;immigration et de visas, la coopération policière et judiciaire, et 
  l&#146;harmonisation des législations nationales. Enfin, à long terme, toutes les 
  mesures adoptées doivent tendre vers la réalisation d&#146;un véritable espace 
  commun européen de liberté, de sécurité et de justice, fondé sur l&#146;intégration 
  culturelle de la grande Europe.</span></p>
  <p align="justify">
 33.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Concrètement, le Rapporteur se permet d&#146;avancer certaines propositions de 
  mesures qui mériteraient éventuellement d&#146;être étudiées en vue d&#146;accroître la 
  liberté de mouvement dans la grande Europe. Il s&#146;agit notamment des 
  propositions suivantes&nbsp;:</span></p>
  <blockquote>
  <p align="justify">
 i.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La possibilité d&#146;obtenir un visa directement à la frontière pour les personnes 
  qui ont déjà obtenu un visa auparavant et qui ne sont pas enregistrées sur la 
  base de données du SIS.</span></p>
  <p align="justify">
 ii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La création d&#146;une catégorie de visa pour un jour (single-day entry visa) qui 
  permettrait aux ressortissants des nouveaux voisins de l&#146;UE de voyager dans 
  les pays limitrophes uniquement.</span></p>
  <p align="justify">
 iii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La suppression de l&#146;obligation de visa&nbsp;: L&#146;on peut imaginer des solutions 
  alternatives où il n&#146;y a plus besoin d&#146;aucun visa et où les seules 
  informations contenues dans le passeport suffisent lors du franchissement des 
  frontières. Par exemple, il s&#146;agirait de vérifier les informations contenues 
  dans le passeport quant à la date de départ de l&#146;UE, en vue de déterminer si 
  la durée du précédent voyage n&#146;a pas dépassé la durée légale autorisée. 
  L&#146;entrée dans l&#146;UE serait alors refusée pour les ressortissants qui auraient 
  précédemment séjourné trop longtemps sur le territoire de l&#146;UE.</span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify">
 34.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  De plus, votre Rapporteur est d&#146;avis que mention devrait être faite de la 
  politique de développement de l&#146;UE en faveur de ses nouveaux voisins. Entre 
  autres, cette politique devrait viser à réduire les écarts de revenu et de 
  niveaux de vie entre l&#146;UE et ses voisins, ce qui découragerait 
  considérablement la pression à l&#146;émigration.</span></p>
  <p align="justify">
 35.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Enfin, certains points du projet de recommandation de la commission des 
  questions juridiques et des droits de l&#146;homme mériteraient d&#146;être clarifiés un 
  tant soit peu. Ainsi, le paragraphe 10.ii soulève quelques questions. L&#146;on 
  peut se demander, à première vue, s&#146;il s&#146;agit d&#146;une présomption irréfragable, 
  auquel cas cela équivaudrait au final à une dispense de l&#146;obligation de visa.</span></p>
  <p align="justify">
 36.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans le même paragraphe, lorsqu&#146;il est fait référence à «&nbsp;une présomption 
  renforcée&nbsp;» pour les Etats qui sont également parties aux conventions du 
  Conseil de l&#146;Europe relatives à l&#146;ordre public et à la sécurité, cela pourrait 
  justement être pris pour un synonyme de présomption irréfragable.</span></p>
  <p align="justify">
 37.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Si le paragraphe 10.ii entend, au contraire, créer une présomption réfragable, 
  il faudrait préciser quels sont les critères permettant de réfuter cette 
  présomption, en utilisant, par exemple, la formule ci-après&nbsp;:</span></p>
  <blockquote>
  <p align="justify">
 i.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  «&nbsp;Tout refus de délivrance de visa doit être fondé sur des raisons motivées 
  remplissant des critères spécifiques susceptibles de résister à un test de 
  transparence&nbsp;».</span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify">
 38.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En conclusion, la commission des questions politiques ne conteste nullement la 
  nécessité de garantir un niveau de sécurité minimal dans les pays de l&#146;espace 
  Schengen. Cependant, les mesures prises en matière de visas et de contrôles 
  aux frontières, notamment, doivent être proportionnelles aux objectifs à 
  atteindre en matière de sécurité. Ces mesures ne doivent en aucun cas 
  restreindre la liberté de mouvement des ressortissants étrangers de manière 
  disproportionnée, injustifiée ou humiliante. Tout l&#146;art d&#146;un élargissement 
  réussi passe alors par un&nbsp; équilibre savant entre sécurité et liberté de 
  mouvement. La priorité absolue est d&#146;éviter qu&#146;apparaissent de nouvelles 
  lignes de division en Europe.</span></p>
<hr size="1" align="justify">
  <p align="justify">
 <i>Commission chargée du rapport&nbsp;: </span>
  </i>Commission des questions juridiques et des droits de 
  l&#146;homme</span></p>
  <p align="justify">
 Commission saisie pour avis&nbsp;: Commission 
  des questions politiques</span></p>
  <p align="justify">
 <i>Renvoi en commission&nbsp;: </span></i>
  Renvoi 2790 du 27 janvier 2003</span></p>
  <p align="justify">
 <i>Projet d&#146;Avis </span></i>
  adopté&nbsp; par la Commission&nbsp; le 11 décembre 2003</span></p>
  <p align="justify">
 <i>Secrétariat de la Commission&nbsp;: </span>
  </i>M. Perin, Mme Ruotanen, M. Chevtchenko, M. Dossow.</span></p>
<hr size="1" align="justify">
  <p align="justify">
 <a href="#_ftnref1" name="_ftn1" title>[1]
  </span></a>Voir <a href="../doc03/FDOC9979.htm">Doc. 9979 rév.</a> 
  Présenté par la Commission des affaires juridiques et des droits de l&#146;homme.</span></p>
  <p align="justify">
 <a href="#_ftnref2" name="_ftn2" title>[2]</span></a><span lang="EN-US"> 
  Malcolm Anderson, «&nbsp;Introductory Statement&nbsp;» in M. Anderson, J. Apap &amp; C. 
  Mulkins, &#147;Policy Alternatives to Schengen Border Controls on the Future EU 
  External Frontier &#150; Proceedings of an Expert Seminar&#148;, Warsaw, 23-24 February 
  2001, p.4.</span></p>
  <p align="justify">
 <a href="#_ftnref3" name="_ftn3" title>[3]</span></a> 
  Catherine Withol de Wenden, L&#146;Europe des migrations, ADRI, La Documentation 
  française, Paris, 2001. Actuellement, l&#146;espace Schengen comprend tous les 
  Etats membres de l&#146;UE, moins le Royaume-Uni et l&#146;Irlande, avec en plus, la 
  Norvège et l&#146;Islande qui bénéficient du statut d&#146;Etats associés. </span></p>
  <p align="justify">
 <a href="#_ftnref4" name="_ftn4" title>[4]</span></a> 
  Voir article 3 du Protocole au traité d&#146;Amsterdam&nbsp; intégrant l&#146;acquis de 
  Schengen et Protocole au traité d&#146;Amsterdam sur la position du Danemark.</span></p>
  <p align="justify">
 <a href="#_ftnref5" name="_ftn5" title>[5]</span></a>
  </span>Voir article 4 du Protocole au traité d&#146;Amsterdam 
  intégrant l&#146;acquis de Schengen et Protocole au traité d&#146;Amsterdam sur la 
  position du Royaume-Uni et de l&#146;Irlande.</span></p>
  <p align="justify">
 <a href="#_ftnref6" name="_ftn6" title>[6]</span></a> 
  C&#146;est le président d&#146;Ukraine, M. Kuchma qui a le premier parlé d&#146;un «&nbsp;rideau 
  de papier&nbsp;» lors d&#146;une conférence à Yalta en septembre 1999. </span>
  <span lang="EN-US">Voir Paul Goble, «&nbsp;Giving Yalta a New Meaning&nbsp;», RFE/RL 
  NEWSLINE Vol. 3, No. 178, Part II, 13 septembre 1999.</span></p>
  <p align="justify">
 <a href="#_ftnref7" name="_ftn7" title>[7]</span></a> 
  Rapport de Wim Kok à la Commission européenne, «&nbsp;Elargissement de l&#146;UE &#150; 
  Résultats et défis&nbsp;», 26 mars 2003, p. 43.</span></p>
  <p align="justify">
 <a href="#_ftnref8" name="_ftn8" title>[8]</span></a> 
  Commission des Communautés européennes, «&nbsp;Conseil européen de Copenhague 12 &amp; 
  13 décembre 2002, Conclusions de la Présidence&nbsp;», 14/12/2002, DOC/02/15, para 
  22.</span></p>
  <p align="justify">
 <a href="#_ftnref9" name="_ftn9" title>[9]</span></a> 
  Commission des Communautés européennes, Communication de la Commission au 
  Conseil et au Parlement européen, &#145;L&#146;Europe élargie &#150; Voisinage&nbsp;: un nouveau 
  cadre pour les relations avec nos voisins de l&#146;Est et du Sud&nbsp;», 11.3.2003, 
  COM(2003) 104 final.</span></p>
  <p align="justify">
 <a href="#_ftnref10" name="_ftn10" title>
  [10]</span></a> <i>Ibid. </i></span></p>
  <p align="justify">
 <a href="#_ftnref11" name="_ftn11" title>
  [11]</span></a> <i>Ibid.</i></span></p>
  <p align="justify">&nbsp;</p>
</blockquote>
</body>
</html>