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<title> Restitution des dépôts en devises effectués dans les filiales de 
l&#146;ancienne Ljubljanska Banka situées en dehors du territoire de la Slovénie, 
1977-1991 </title>
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<blockquote>
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  <p align="justify"><font size="2"><b><span lang="FR">Restitution des dépôts en devises 
  effectués dans les filiales de l&#146;ancienne Ljubljanska Banka situées en dehors 
  du territoire de la Slovénie, 1977-1991</span></b></p>
  </font>
  <p align="justify"><font size="2"><b><span lang="FR">Doc. 10135<br>
  </span></b><span lang="FR">14 avril 2004</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Rapport<br>
  </span></b><span lang="FR">Commission des questions juridiques et des droits 
  de l&#146;homme<br>
  Rapporteur: M. Erik Jurgens, Pays-Bas, Groupe Socialiste</span></p>
  <p align="center"><i><b>Pour débat à 
  la Commission permanente &#150; Voir article 15 du Règlement</b></i></p>
  <font size="2" face="Verdana"><hr color="#000000" size="1">
  </font>
  <font size="2">
  <p align="justify"><i><span lang="FR">Résumé</span></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le non remboursement par la Ljubljanska 
  Banka (LB) de Ljubljana, Slovénie, des dépôts en devises effectués dans les 
  succursales de la LB à Zagreb, Sarajevo et Skopje avant la dissolution de 
  l&#146;ex-République socialiste fédérative de Yougoslavie a occasionné des pertes 
  extrêmement pénibles pour de nombreux simples épargnants. Le projet de 
  résolution aborde certaines questions juridiques et économiques soulevées par 
  cette affaire, qui fait également l&#146;objet d&#146;une plainte devant la Cour 
  européenne des droits de l&#146;homme. La Commission considère qu'il ne revient pas 
  à l'Assemblée de prendre parti sur les questions juridiques pendantes devant 
  la Cour et fait quelques propositions visant à aider à trouver une solution 
  pratique.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">I.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Projet de résolution
  <i>[<a href="../../AdoptedText/TA04/FRES1410.htm">Lien vers le texte adopté</a>]</i></span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée parlementaire est saisie de la question du non remboursement par 
  la Ljubljanska Banka (LB) de Ljubljana, Slovénie, des dépôts en devises 
  effectués dans les succursales de la LB à Zagreb, Sarajevo et Skopje sur une 
  période de plus de dix ans, entre 1977 et 1991, avant la dissolution de la 
  République socialiste fédérative de Yougoslavie (RSFY).</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les déposants de Bosnie-Herzégovine, de Croatie et de «&nbsp;l&#146;ex-Republique 
  yougoslave de Macédoine&nbsp;», en tant qu&#146;Etats successeurs de la Yougoslavie, se 
  retournent contre la Slovénie pour se faire rembourser leurs dépôts, au motif 
  que le siège de la LB se situait &#150; et se situe toujours - en Slovénie. Les 
  dépôts, petits ou gros, objets des réclamations de quelques centaines de 
  milliers de déposants, s&#146;élèvent à plusieurs centaines de millions de marks 
  allemands, avec un pourcentage très élevé d&#146;intérêts courus.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée trouve injuste que les déposants restent dans l&#146;expectative 
  jusqu&#146;à ce que les Etats successeurs qui ont garanti ces dépôts aient résolu 
  les problèmes juridiques, économiques et politiques qui subsistent entre eux.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée se félicite que certains groupes d&#146;épargnants &#150; ceux qui avaient 
  déposé leurs économies dans les succursales de la LB en Slovénie ou en 
  «&nbsp;ex-République yougoslave de Macédoine&nbsp;» et ceux qui ont accepté l&#146;offre 
  limitée du gouvernement croate de transformer leur épargne en dette nationale 
  croate - aient été, au moins partiellement, dédommagés par leur gouvernement. 
  Elle considère que des solutions similaires devraient être proposées à tous 
  ceux qui ont perdu leurs économies dans l&#146;effondrement du système bancaire de 
  la RSFY.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée est d&#146;avis qu&#146;il ne lui incombe pas de prendre parti dans le 
  litige qui oppose la Slovénie à certains des épargnants qui avaient déposé 
  leurs économies dans des succursales de la Ljubljanska Banka situées dans 
  d&#146;autres ex-Républiques yougoslaves. Un groupe de déposants en Croatie a saisi 
  la Cour européenne des Droits de l&#146;Homme de cette affaire.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée considère donc qu&#146;il n&#146;est pas de son ressort, mais de la 
  compétence de la Cour au premier chef, de décider s&#146;il est opportun 
  d&#146;invoquer, dans les affaires en question, le principe de la protection contre 
  l&#146;expropriation garanti par la Convention européenne des Droits de l&#146;Homme, si 
  bien sûr la Cour considère que ces plaintes sont recevables.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Si ce recours est déclaré inadmissible, la question du dédommagement 
  s&#146;apparente davantage à un problème politique que les Etats successeurs 
  doivent résoudre entre eux qu&#146;à un problème juridique aisément définissable. 
  En tel cas, l&#146;Assemblée&nbsp;:</span></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR">i.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    appelle les pays successeurs de la RSFY à remédier, sans plus attendre, aux 
    graves difficultés rencontrées par tous ceux qui avaient déposé leurs 
    économies en devises fortes dans des banques de l&#146;ex-Yougoslavie, car pour 
    beaucoup d&#146;entre eux, suite à l&#146;effondrement du système bancaire de 
    l&#146;ex-Yougoslavie, il n&#146;est plus possible de récupérer leurs avoirs qui, même 
    modestes, représentent toutefois les économies de toute une vie&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">ii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    propose aux quatre pays concernés de constituer, sous les auspices du 
    Conseil de l&#146;Europe, un fonds collectif en vue de dédommager les déposants 
    du montant initial de leurs économies en devises, avec éventuellement une 
    certaine compensation pour tenir compte de l&#146;inflation, dans le but d&#146;aider 
    les épargnants qui ont été privés de leurs économies pendant plus de dix 
    ans. Ce fonds devrait être financé par les quatre gouvernements concernés, 
    en principe au prorata des dépôts en devises réalisés sur le territoire de 
    chacun des pays. Lors des négociations relatives à la répartition précise de 
    la charge financière entre les pays successeurs de la RSFY, il conviendra de 
    prendre dûment en compte les éléments suivants, dans la mesure où ils 
    pourront être correctement étayés :</span></p>
    <blockquote>
      <p align="justify"><span lang="FR">a.&nbsp;&nbsp;&nbsp; les montants 
      exacts des dépôts d&#146;épargne en devise forte qui avaient été opérés dans 
      des succursales situées dans d&#146;autres Républiques et ultérieurement 
      transférés au siège de la Ljubljanska Banka à Ljubljana et l&#146;utilisation 
      de ces fonds pour le développement économique de la Slovénie&nbsp;;</span></p>
      <p align="justify"><span lang="FR">b.&nbsp;&nbsp;&nbsp; le fait que la 
      Ljubljanska Banka ait eu ou non la possibilité de poursuivre ses activités 
      bancaires dans les autres Républiques après la chute de la RSFY, ce qui 
      lui aurait ainsi permis de recouvrer des créances lui étant dues par des 
      clients auxquels elle avait accordé des crédits&nbsp;;</span></p>
      <p align="justify"><span lang="FR">c.&nbsp;&nbsp;&nbsp; le fait que 
      certains Etats ont déjà dédommagé certains déposants et que les créances 
      de ces déposants ont été prises en charge par ces Etats&nbsp;;</span></p>
    </blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR">iii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    invite l&#146;Union européenne à examiner la possibilité de contribuer à ce fonds 
    collectif&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">iv.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    charge sa Commission des questions économiques et du développement d&#146;étudier 
    les modalités de constitution du fonds collectif susmentionné.</span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">II.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Exposé des motifs</span></b><span lang="FR"><br>
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; par M. Jurgens, rapporteur</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Votre rapporteur se réfère à sa note 
  introductive ci-après (AS/Jur (2001) 50 du 19 septembre 2001) et à l'addendum 
  de décembre 2003 à cette note introductive (voir ci-dessous).</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Matières</span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Note introductive </span></b>
  <span lang="FR">du 19 septembre 2001 (AS/Jur (2001) 50) </span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><a name="A1" href="#A1t">Annexe I</a>
  </span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">(Programme des visites en Croatie, 
  Bosnie-Herzégovine, Slovénie et FRY</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><a name="A2" href="#A2t">Annexe II</a></span></b><span lang="FR"> 
  (Le système bancaire de FRY, par M. H. du Marchie Sarvaas)</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><a name="Ad" href="#Adt">Addendum</a></span></b><span lang="FR"> 
  de décembre 2003 à la note introductive </span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><a name="A" href="#At">Annexe</a></span></b><span lang="FR"> 
  (Programme de la visite en Macédoine)</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Note introductive</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">(AS/Jur (2001) 50 du 19 septembre 2001)</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">A.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Présentation du problème</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La question soumise à l&#146;Assemblée concerne la non-restitution par la 
  Ljubljanska Banka (LB) de Ljubljana (Slovénie) des dépôts en devises effectués 
  auprès des filiales de la LB à Zagreb, à Sarajevo et à Skopje pendant une 
  période de plus de dix ans, antérieurement à la dissolution de la République 
  socialiste fédérative de Yougoslavie (RSFY). </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les déposants considèrent que le siège de la LB doit les rembourser ou que l&#146;Etat 
  de Slovénie, en tant qu&#146;Etat successeur de la Yougoslavie qui, à l&#146;origine, 
  avait apporté sa garantie aux dépôts en question, est responsable de la 
  restitution de ces dépôts car le siège de la LB est aujourd&#146;hui, comme il 
  l&#146;était à l&#146;époque, situé en Slovénie. Les sommes réclamées par des centaines 
  de milliers de déposants s&#146;élèvent à plusieurs centaines de millions de marks, 
  dont un pourcentage très élevé d&#146;intérêts cumulés.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le Bureau a demandé à la Commission des questions juridiques et des droits de 
  l&#146;homme d&#146;élaborer un rapport sur cette question, afin d&#146;aider à cerner 
  certains problèmes de nature juridique, notamment:</span></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">la situation juridique des «filiales» de 
    la LB à Zagreb, à Sarajevo et à Skopje vis-à-vis du siège de la banque 
    (s&#146;agissait-il d&#146;entités juridiques distinctes ou non&nbsp;?);</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">la responsabilité de la LB à l&#146;égard des 
    dettes de ses «filiales»&nbsp;du point de vue de la législation de la RSFY;</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">la responsabilité de la LB à l&#146;égard des 
    dettes de ses «filiales»&nbsp;du point de vue de la législation actuelle;</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">le statut des dépôts en devises selon la 
    législation de l&#146;ex-République de Yougoslavie: existait-il une obligation 
    pour les citoyens de la RSFY d&#146;effectuer leurs dépôts auprès de banques 
    situées à l&#146;intérieur du pays et ces dernières étaient-elles tenues de 
    transférer les devises étrangères à la banque centrale de la RSFY (Banque 
    nationale de Yougoslavie) ?</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">la position des Etats successeurs du 
    point de vue des engagements et créances de la RSFY.</span></li>
  </ul>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">B.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Position du rapporteur</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il n&#146;a pas été facile pour le rapporteur de recueillir les informations 
  nécessaires pour éclaircir la question. Les événements qui en sont à l&#146;origine 
  se sont produits pendant une période qui s&#146;est achevée il y a dix ans et dans 
  le contexte d&#146;un système politique, économique et financier entièrement 
  différent. En outre, les éléments d&#146;information recueillis par le rapporteur 
  se sont souvent révélés tout à fait contradictoires et des données objectives 
  ne lui ont pas toujours été présentées. Il est clair, également, que les 
  acteurs de ce drame, qui ont tout intérêt à obtenir confirmation de leur point 
  de vue particulier, ne sont pas toujours prêts à communiquer les informations 
  qui risqueraient d&#146;affaiblir ce point de vue.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les conclusions auxquelles aboutit le présent rapport reposent donc 
  nécessairement sur une évaluation subjective de l&#146;ensemble des informations 
  pouvant prétendre à un certain degré d&#146;objectivité qui ont pu être recueillies 
  et analysées par l&#146;enquêteur, en l&#146;absence de prérogatives particulières et 
  d&#146;une quelconque assistance (mises à part l&#146;assistance fournie par le 
  secrétariat déjà débordé de la Commission des questions juridiques et des 
  droits de l&#146;homme et l&#146;aimable contribution de M. Hans du Marchie Sarvaas, 
  spécialiste des systèmes bancaires centraux, qui a rédigé l&#146;annexe II).</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les différences fondamentales de points de vue entre, d&#146;une part, la LB et la 
  Slovénie et, d&#146;autre part, les déposants soutenus par la Croatie, la 
  Bosnie-Herzégovine et l&#146;«ex-République Yougoslave de Macédoine» portent, dans 
  la mesure où le rapporteur a pu les établir, sur la question de savoir:</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">1. &nbsp;si le problème de la restitution des 
  dépôts doit être résolu sur la base du principe de territorialité, selon 
  lequel les détenteurs de comptes dans une banque située sur le territoire d&#146;un 
  Etat doivent être remboursés par les banques de cet Etat ou dédommagés par le 
  gouvernement assurant la garantie des dépôts en tant qu&#146;Etat successeur de la 
  RSFY (position de la Slovénie);</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">2.&nbsp; si le problème doit être résolu 
  sur la base des obligations de droit civil encourues par la LB en tant que 
  siège des filiales situées dans les autres Etats successeurs de la RSFY 
  (position adoptée par la Croatie, la Bosnie-Herzégovine et l&#146;«ex-République 
  Yougoslave de Macédoine»).</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">C.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Décisions judiciaires</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  De tels litiges sont normalement du ressort des tribunaux. Des jugements ont 
  d&#146;ailleurs été rendus, aussi bien en Slovénie, à l&#146;encontre du siège de la LB 
  et du gouvernement dans son rôle de garant, qu&#146;en Croatie et en 
  Bosnie-Herzégovine, à l&#146;encontre des gouvernements (en Bosnie-Herzégovine, le 
  gouvernement de la Fédération et les gouvernements de Bosnie et de 
  Herzégovine) dans leur rôle de garants. Toutefois, ils n&#146;ont pas abouti à des 
  résultats satisfaisants.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En Slovénie, ces affaires ont été bloquées par une législation spéciale 
  interdisant aux tribunaux slovènes toute décision en ce domaine tant que 
  l&#146;ensemble des problèmes entre les Etats successeurs de la RSFY n&#146;aura pas été 
  résolu.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le passif de la LB a en outre été laissé à l&#146;ancienne LB, qui n&#146;est plus 
  active comme établissement bancaire, alors que les actifs ont été transférés à 
  une nouvelle LB (Nova Ljubljanska Banka). L&#146;ancienne LB ne dispose donc 
  d&#146;aucun avoir pour rembourser les déposants à l&#146;extérieur de la Slovénie et 
  ceci, affirme la Slovénie, tant que ne lui seront pas attribués, en tant qu&#146;Etat 
  successeur, certains avoirs de la RSFY.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En Croatie, l&#146;affaire n&#146;a pu aboutir car les filiales de la LB n&#146;ont pas été 
  en mesure de fonctionner normalement dans ce pays depuis la dissolution de la 
  RSFY, principalement du fait d&#146;interventions de l&#146;Etat. En Bosnie-Herzégovine, 
  une plainte déposée à l&#146;encontre du gouvernement en tant que garant des dépôts 
  a partiellement abouti. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">11.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les déposants croates ont présenté devant la Cour européenne des droits de 
  l&#146;homme à Strasbourg une requête se fondant essentiellement sur l&#146;article 14 
  de la Convention européenne des droits de l&#146;homme (discrimination: les 
  déposants des banques situées en Slovénie ont été indemnisés mais non ceux des 
  banques situées à l&#146;extérieur de la Slovénie), et sur l&#146;article 1 du Protocole 
  I (expropriation illégale). La Cour n&#146;a pas encore examiné cette requête. Il 
  n&#146;est pas certain qu&#146;elle la déclare recevable car la Convention n&#146;était pas 
  applicable dans les Etats concernés au moment où a été créé le problème en 
  cause.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">D.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dépôts en devises dans la RSFY</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">12.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Un grand nombre de citoyens des quatre pays concernés ont perdu des sommes 
  importantes en devises qu&#146;ils avaient déposées auprès de banques de la RSFY 
  (non seulement la LB) et ceci constitue pour les personnes concernées rien 
  moins qu&#146;une tragédie. Ces personnes qui ont travaillé dur à l&#146;étranger, le 
  plus souvent en Allemagne, pour économiser ces devises et les envoyer dans 
  leur pays ou qui ont gagné ces devises en RSFY, dans des activités 
  touristiques par exemple, ont vu cet argent disparaître au moment de 
  l&#146;éclatement de la RSFY. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">13.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Pendant les années 80, le gouvernement de la RSFY a réitéré trois fois sa 
  garantie aux déposants afin de les inciter à rapatrier leur épargne en 
  devises. Ce même gouvernement a également rendu très attractif pour les 
  banques le transfert de ces devises vers la Banque nationale de Yougoslavie en 
  leur offrant en retour des dinars à des taux d&#146;intérêt très peu élevés 
  qu&#146;elles pouvaient ensuite prêter à leurs clients à un taux supérieur. Les 
  banques elles-mêmes ont cherché à inciter les citoyens de la RSFY à déposer 
  leurs devises en offrant des taux d&#146;intérêt (en devises !) pouvant atteindre 
  12%.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">14.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il est évident qu&#146;avec des taux d&#146;intérêt aussi élevés, une partie très 
  importante des sommes réclamées aujourd&#146;hui par les déposants correspond non 
  pas au dépôt d&#146;origine mais aux intérêts cumulés.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">15.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Compte tenu du fait que les dépôts en devises devaient être remboursés en 
  devises et que les taux d&#146;intérêt pratiqués en Allemagne, par exemple, étaient 
  bien inférieurs, on voit mal comment des taux d&#146;intérêts aussi élevés offerts 
  aux déposants auraient pu être réalistes d&#146;un point de vue économique.&nbsp;
  </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">16.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les devises en question ont en fait été utilisées:</span></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">soit par la Banque nationale de 
    Yougoslavie comme réserve en devises, dans le cas des devises effectivement 
    transférées à la banque centrale (20% environ selon les indications 
    recueillies par le rapporteur), la contre-valeur en dinars étant utilisée 
    par chacune des banques pour financer les prêts offerts localement à ses 
    clients;</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">soit pour financer des importations et 
    services étrangers au profit de clients des banques concernées, dans le cas 
    des devises non transférées à la banque centrale de la République de 
    Yougoslavie.</span></li>
  </ul>
  <p align="justify"><span lang="FR">17.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Si les devises ont été utilisées pour financer des importations au profit des 
  clients des banques ou bien si la contre-valeur des devises en dinars a été 
  utilisée pour offrir des prêts aux clients des banques, cela veut dire que 
  l&#146;actif des banques existait sous forme de créances sur ces clients en dinars 
  qui se dévaluaient régulièrement. Et avec l&#146;effondrement de la RSFY et de son 
  économie, cet actif doit être considéré en grande part comme perdu, ce qui 
  place les banques en situation de cessation de paiements.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">18.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Ceci s&#146;applique également aux devises effectivement transférées à la Banque 
  nationale de Yougoslavie puisque ces devises ont été utilisées pour régler les 
  dettes extérieures de la RSFY.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">19.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Une quatrième possibilité serait que les devises aient été transférées au 
  siège de la LB, comme l&#146;affirment les déposants, mais aucune preuve n&#146;a été 
  fournie au rapporteur à ce sujet. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">20.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La conclusion, d&#146;un point de vue économique, est sans doute que, dès 1991, les 
  dépôts d&#146;origine avaient en fait cessé d&#146;exister. Les déposants, attirés par 
  des taux d&#146;intérêt élevés, avaient pris un risque en déposant leur argent 
  auprès de banques situées à l&#146;intérieur de la RSFY. Lorsqu&#146;ils ont pris 
  conscience de ce risque, ils ont été rassurés par le gouvernement de la RSFY 
  qui a garanti que les dépôts seraient remboursés avec les intérêts cumulés. 
  Mais cette garantie du gouvernement s&#146;est évaporée au moment de la dissolution 
  de la RSFY, sauf si les Etats successeurs étaient prêts à assumer, au moins 
  dans une certaine mesure, cette garantie.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">21.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  C&#146;est ce qui s&#146;est effectivement produit mais les différents Etats successeurs 
  ont assumé cette garantie de manières différentes. La Slovénie, comme on l&#146;a 
  vu, a assumé la garantie pour les dépôts en devises effectués auprès des 
  banques situées sur son territoire, pensant que les autres républiques 
  feraient de même. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">22.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  «L&#146;ex-République Yougoslave de Macédoine» (selon ce qu&#146;a pu en savoir le 
  rapporteur: une visite à Skopje n&#146;a pas été possible en raison de la situation 
  actuelle en matière de sécurité dans ce pays) a en fait assumé la garantie 
  mais elle se considère comme un créancier des banques concernées (dans le cas 
  présent, la LB) agissant au nom des déposants. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">23.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La Croatie a accepté de garantir les dépôts effectués auprès de certaines 
  banques, comme la Yugobanka, mais non ceux de la LB, en adoptant la position 
  selon laquelle les dépôts effectués auprès de la filiale de Zagreb de la LB 
  devaient être restitués par le siège central de la banque, c&#146;est-à-dire par la 
  Slovénie, et en interdisant dans le même temps à cette filiale de poursuivre 
  ses activités en Croatie.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">24.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La situation en Bosnie-Herzégovine est plus confuse. Le gouvernement de ce 
  pays n&#146;était pas en mesure d&#146;assumer la garantie et, à un certain moment 
  (1993), la filiale de la LB à Sarajevo disposait de la capacité juridique 
  comme entité entièrement autonome. Les engagements existants ne sont donc pas 
  clairs dans ce cas.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">E.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Relations entre le siège et les «filiales»</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">25.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  On pourrait débattre longuement de ce qu&#146;était la situation des «filiales» 
  vis-à-vis de l&#146;établissement central du point de vue de la législation de la 
  RSFY. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">26.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les principes qui s&#146;appliquent aux filiales en Europe de l&#146;Ouest, selon le 
  droit des sociétés et le droit bancaire, n&#146;avaient pas cours sous le régime 
  juridique de la RSFY. Des points de vue contradictoires ont été présentés au 
  rapporteur au sujet du degré d&#146;autonomie juridique des filiales régionales 
  pendant la période concernée (1977-1991). </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">27.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La réforme Markovic de 1989 a encouragé les établissements bancaires à 
  suspendre l&#146;autonomie juridique des filiales régionales mais la dissolution de 
  la RSFY est intervenue ensuite si rapidement qu&#146;il n&#146;apparaît pas clairement 
  quels ont été les effets de cette réforme sur la position de ces filiales. Et 
  même si l&#146;on pouvait montrer qu&#146;en 1990/1991, les filiales de la LB situées à 
  l&#146;extérieur de la Slovénie étaient devenues formellement dépendantes du siège 
  de la banque, il resterait encore à établir quelles sont les conséquences de 
  cette dépendance du point de vue des créances et des engagements encourus par 
  ces banques régionales avant cette date.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">28.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Jusqu&#146;en 1989/1990, les filiales des banques à l&#146;intérieur de la RSFY étaient 
  en fait des «banques de base» dont les activités se limitaient à la région 
  dans laquelle elles étaient implantées. Il est impossible d&#146;établir une 
  comparaison avec les relations existant entre filiales et sièges de banques en 
  Europe de l&#146;ouest car le droit bancaire et le droit des sociétés qui étaient 
  alors en vigueur étaient complètement différents.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">29.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il est naturel que les déposants considèrent que le siège de la banque doit 
  être tenu pour responsable du remboursement des dépôts en devises effectuées 
  auprès des filiales. Le rapporteur, cependant, a été informé que, dans les 
  différentes républiques qui constituaient la RSFY, les banques acceptaient des 
  dépôts et offraient des prêts au niveau local indépendamment de leur 
  établissement central. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">30.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les actifs apparaissant sur le bilan de ces filiales étaient donc constitués 
  des créances correspondant au remboursement des prêts consentis à des clients 
  locaux et le passif des dettes encourues à l&#146;égard des déposants. Les 
  filiales, par conséquent, devaient être en mesure de poursuivre leurs 
  activités et de recouvrer le montant des prêts pour pouvoir rembourser les 
  déposants. Si la poursuite de ces activités est devenue impossible ou bien, 
  dans le cas où ces activités ont pu se poursuivre, si les prêts sont 
  irrécouvrables du fait de la situation politique et économique, on voit mal 
  comment le siège de la banque peut être tenu pour responsable, tout au moins 
  selon la législation en vigueur dans la RSFY.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">F.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Garantie du gouvernement</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">31.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Ceci nous ramène à la question de la garantie donnée par le gouvernement de la 
  RSFY, garantie qui aurait dû être assumée par les Etats successeurs. Les 
  représentants des déposants que j&#146;ai rencontrés à Zagreb et à Sarajevo ont 
  insisté cependant sur le fait que ce qui était en cause était non pas la 
  question de la succession des Etats mais celle de la responsabilité civile de 
  la LB et de ses filiales.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">32.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Cette position ne me semble guère raisonnable. Comme indiqué précédemment, les 
  dépôts en devises ont été soit utilisés par les filiales pour financer des 
  prêts en devises à leurs clients, soit transférés à la Banque nationale de 
  Yougoslavie et échangés contre des dinars qui ont également été utilisés pour 
  financer des prêts. Dans les deux cas, les devises sont en fait 
  irrécouvrables.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">33.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Ceci veut dire que les banques étaient en fait insolvables dès 1990/1 (bien 
  que le système juridique de la RSFY ne reconnaissait pas la possibilité légale 
  de l&#146;insolvabilité) et que pour récupérer leur épargne, les déposants doivent 
  demander aux gouvernements des Etats successeurs de les rembourser sur la base 
  de la garantie accordée par la RSFY.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">34.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le problème se pose alors de savoir vers quel Etat successeur ils doivent se 
  tourner. Selon le principe de territorialité, qui a été appliqué par le 
  gouvernement slovène, la garantie doit être assumée par le gouvernement de l&#146;Etat 
  dans lequel se situait la filiale et où ont été effectués les dépôts en 
  devises. Ce principe exige donc des Etats de Croatie, de Bosnie-Herzégovine et 
  de l&#146;«ex-République Yougoslave de Macédoine» qu&#146;ils remboursent les dépôts 
  effectués auprès de banques situées sur leur territoire ou qu&#146;ils proposent 
  une autre forme de compensation.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">35.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le gouvernement croate a appliqué ce principe aux détenteurs de comptes en 
  devises dans les banques situées sur son territoire (mais non aux Croates 
  d&#146;origine serbe qui ont été expulsés de force de la Krajina). La Croatie et la 
  Bosnie-Herzégovine ont offert en compensation aux déposants des obligations 
  pouvant être utilisées à des fins d&#146;investissement. La Croatie a assumé la 
  garantie donnée aux déposants en agissant de la sorte dans le cas des banques 
  autres que la LB. Un grand nombre des déposants de cette dernière ont en effet 
  préféré conserver leurs créances sur la LB et la Croatie a repris à son compte 
  les créances des détenteurs d&#146;obligations sur la LB, en déclarant 
  (conjointement avec les autres déposants de la LB qui ont préféré conserver 
  leurs créances sur cette banque) que la Slovénie devait garantir les dépôts en 
  devises effectués auprès de la «filiale» de la LB à Zagreb, le siège de la LB 
  en Slovénie étant responsable des dépôts effectués dans les bureaux régionaux.&nbsp;
  </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">36.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le gouvernement slovène rejette ce point de vue mais est prêt à accepter un 
  arbitrage du FMI sur cette question ou à envisager sa résolution dans le cadre 
  d&#146;un accord général sur les problèmes de succession.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">G.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Un problème politique ou juridique ?</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">37.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il apparaît clairement que les déposants sont les victimes: </span></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">du système bancaire de la RSFY; </span>
    </li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">de la fiction entretenue par la RSFY 
    selon laquelle des taux d&#146;intérêt élevés en devises pourraient être payés 
    sur les dépôts en devises; </span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">des différences de points de vue, qui 
    perdurent après dix ans, au sujet du gouvernement devant assumer la 
    responsabilité de la garantie fournie aux déposants par l&#146;ancienne RSFY.
    </span></li>
  </ul>
  <p align="justify"><span lang="FR">38.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  S&#146;agissant de la question de savoir si le siège de la banque, et par 
  conséquent le gouvernement du pays dans lequel il se situe, doit assumer la 
  garantie: la législation de la RSFY semble offrir, pour autant que je puisse 
  en juger, des arguments tout autant en faveur de la responsabilité du siège 
  que de la thèse inverse, avec des nuances quant aux effets de la réforme 
  Markovic de 1989.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">39.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Mais même si un raisonnement juridique parvenait à montrer que le siège de 
  Ljubljana doit assumer la responsabilité des créances des déposants dans les 
  filiales de la LB situées à l&#146;extérieur de la Slovénie, la question se 
  poserait de la position de ces filiales de la LB, tant à l&#146;époque où ont été 
  effectués les dépôts qu&#146;aujourd&#146;hui. La filiale de Zagreb n&#146;est pas autorisée 
  à poursuivre ses activités et celle de Sarajevo est devenue officiellement 
  entièrement autonome dans la période qui a immédiatement suivi la dissolution 
  de la RSFY. La filiale de Skopje n&#146;existe plus.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">40.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La LB a donc perdu l&#146;ensemble des avoirs relatifs aux banques où ont été 
  effectués à l&#146;origine les dépôts en devises. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">41.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Comment attribuer au siège la responsabilité du passif de ces filiales sans 
  lui reconnaître un droit à leurs éventuels actifs, notamment en ce qui 
  concerne les créances de ces filiales portant sur les prêts en dinars 
  consentis à leurs clients ? Et s&#146;il n&#146;existe aucun actif, à partir de quels 
  fonds doivent être effectués les remboursements, y compris le remboursement 
  des énormes intérêts cumulés&nbsp;?</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">42.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Si le problème devait être résolu de façon à ce que la LB soit reconnue comme 
  responsable des dépôts en devises et des intérêts cumulés dans les trois 
  filiales, l&#146;ancienne LB deviendrait formellement insolvable, dans la mesure où 
  cette banque n&#146;a conservé aucun actif en devises en provenance de ces filiales 
  pour faire face à un tel passif. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">43.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le rapporteur n&#146;a pas été en mesure de vérifier l&#146;affirmation des déposants de 
  Zagreb selon laquelle les dépôts en devises ont été effectivement transférés 
  de la filiale au siège de la LB, notamment en 1990-91, ce qui voudrait dire 
  que le siège disposait en fait de certains actifs relatifs aux dépôts en 
  devises. Le gouvernement slovène devrait dans ce cas assumer la garantie, la 
  Slovénie étant alors responsable des dépôts devant être remboursés par le 
  siège de la banque.&nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">44.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Si tel était le cas, le problème, de juridique, deviendrait de nouveau un 
  problème politique. La Slovénie est-elle en mesure au point de vue économique 
  de rembourser aux déposants les importantes sommes en jeu&nbsp;? Et est-il réaliste 
  de demander à la Slovénie d&#146;engager des négociations avec la Croatie, la 
  Bosnie-Herzégovine et l&#146;«ex-République Yougoslave de Macédoine» à ce sujet si 
  aucune solution n&#146;est apportée dans le même temps aux autres problèmes liés à 
  la succession de la RSFY, notamment en ce qui concerne les avoirs en or 
  déposés à la Banque des règlements internationaux de Bâle&nbsp;? </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">45.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le rapporteur considère qu&#146;il n&#146;est pas possible de répondre de manière 
  tranchée à la question de l&#146;éventuelle responsabilité du siège de la LB. 
  D&#146;autre part, il est clair que, même si la question juridique était résolue 
  dans un sens négatif pour le siège de la LB, exiger de la Slovénie qu&#146;elle 
  assume la garantie à l&#146;égard de l&#146;ensemble des déposants pour un montant de 
  plusieurs centaines de millions de marks, y compris les intérêts cumulés, 
  entraînerait pour ce pays de graves difficultés économiques et politiques.
  </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">46.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Ceci est d&#146;ailleurs la principale raison pour laquelle aucune solution n&#146;a pu 
  être trouvée jusqu&#146;ici.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">47.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les déposants, cependant, attendent depuis des années le remboursement de 
  leurs dépôts et des intérêts cumulés, ce qui paraît très injuste. Même si le 
  montant des intérêts originellement promis, dont le taux était excessif, était 
  ramené à un niveau raisonnable, la totalité des montants en jeu représente des 
  sommes très importantes. Il semble injuste de continuer à faire attendre les 
  déposants tant que n&#146;aura pas été résolu l&#146;ensemble des questions juridiques, 
  économiques et politiques concernées.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">H.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Conclusion</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">48.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La question a été soumise à la Commission des questions juridiques et des 
  droits de l&#146;homme car le Bureau a considéré, comme de nombreux déposants et 
  comme les délégations nationales de Croatie, de Bosnie-Herzégovine et de 
  «l&#146;ex-République Yougoslave de Macédoine», qu&#146;il s&#146;agissait là essentiellement 
  d&#146;un problème de nature juridique concernant notamment: </span></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">le droit des sociétés en matière de 
    responsabilité des établissements centraux vis-à-vis des engagements des 
    filiales; </span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">la législation des droits de l&#146;homme, en 
    particulier la protection contre toute expropriation illégale; </span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">les règles internationales régissant la 
    succession des Etats. </span></li>
  </ul>
  <p align="justify"><span lang="FR">49.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Des questions de nature juridique sont, bien entendu, en jeu mais il est 
  impossible de traduire les réalités du système bancaire de la RSFY, qui 
  reposait sur une fiction et non sur des faits économiques, en responsabilités 
  civiles selon le système actuel mis en place après la dissolution de la RSFY.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">50.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  D&#146;autre part, la protection contre l&#146;expropriation garantie par la Convention 
  européenne des droits de l&#146;homme, même si elle pouvait s&#146;appliquer ici, ce 
  dont le rapporteur doute, n&#146;était de toutes façons pas applicable sous le 
  régime juridique de la RSFY.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">51.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le rapporteur de la Commission des questions juridiques et des droits de 
  l&#146;homme ne peut par conséquent exprimer un point de vue ayant une quelconque 
  pertinence juridique sans recréer l&#146;ensemble du système fictif dans lequel le 
  problème des dépôts non-restitués a originellement pris naissance.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">I.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Recommandation</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">52.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Bien que cette question ne relève guère de la compétence du rapporteur de la 
  Commission des questions juridiques et des droits de l&#146;homme, il me semble 
  évident qu&#146;une initiative devrait être prise en faveur des déposants dans un 
  bref délai.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">53.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il pourrait être envisagé de créer un fond collectif sous l&#146;égide du Conseil 
  de l&#146;Europe afin de restituer aux déposants les montants originaux en devises, 
  en donnant la priorité à ceux dont la situation économique a été le plus 
  gravement affectée par l&#146;insolvabilité des banques où ils avaient effectué 
  leurs dépôts avant 1991. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">54.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le fond en question devrait être financé par les quatre gouvernements 
  concernés, dans des proportions correspondant au montant relatif des dépôts en 
  devises effectués dans chaque pays. La Slovénie, qui a déjà pris des mesures 
  d&#146;indemnisation en faveur des déposants des banques situées sur son 
  territoire, devrait être prête à apporter une contribution substantielle au 
  fond en échange de l&#146;accord des autres gouvernements à la réouverture, si tel 
  est le souhait de la LB, des filiales de cette banque à Zagreb, à Sarajevo et 
  à Skopje. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">55.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Union Européenne devrait également être invitée à contribuer à ce Fond dans 
  le cadre du Pacte de stabilité pour les Balkans.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><a name="A1t" href="#A1">ANNEXE I</a></span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Programme des visites du rapporteur</span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Zagreb, Sarajevo et Ljubljana</span></b><span lang="FR"><br>
  (19-22 mars 2001)</span></p>
  <p align="justify"><b><i><span lang="FR">République de Croatie</span></i><span lang="FR"><br>
  Dimanche 18 mars 2001</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">13 h 15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Arrivée à Zagreb</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">14 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Brève rencontre avec Mme Mirjana FERIC-VAC, Présidente de la Délégation croate 
  à l&#146;Assemblée parlementaire du Conseil de l&#146;Europe et avec M. Ivo &#138;KRABALO, 
  membre de la Commission des questions juridiques et des droits de l&#146;homme
  </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">16 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Mme Danica &#138;EKRST, Mme Jasminka &#138;EKRST et M. Juraj &#138;EKRST, déposants</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">16 h 30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  M. Milivoje &#142;UGIC, homme de loi et mandataire</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">17 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  M. Mile VLAHOVIC, déposant et M. Bo&#158;idar ÐEREK, mandataire</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">17 h 30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  M. Bo&#158;idar VUKASOVIC, mandataire</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">18 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Membres de la Délégation parlementaire croate:</span></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">Mme Mrijana FERIC-VAC, Présidente</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">Mme Snje&#158;ana BIGA-FRIGANOVIC</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">M. Dra&#158;en BUDI&#138;A (Président du Parti 
    Libéral Croate)</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">M. Anto KOVACEVIC (Président du Parti 
    Chrétien-Démocrate Croate)</span></li>
  </ul>
  <p align="justify"><span lang="FR">19 h 30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dîner offert par Mme Mirjana FERIC-VAC, Présidente de la Délégation croate à 
  l&#146;Assemblée parlementaire du Conseil de l&#146;Europe</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Lundi 19 mars 2001</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">9 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Ministère des Finances</span></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">M. Hrvoje RADAVANIC, Ministre-Adjoint aux 
    Finances, chargé de la dette liquide et de la dette publique de la Banque 
    centrale croate</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">M.&nbsp; Tomislav PRESECAN, 
    Vice-Gouverneur</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">M. Neven BARBARO&#138;A, Directeur, Direction 
    des transactions non liquides</span></li>
  </ul>
  <p align="justify"><span lang="FR">10 h 10&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Ministère des Affaires étrangères</span></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">M. Jo&#154;ko PARO, Ministre-Adjoint des 
    Affaires étrangères</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">Mme Ljerka ALAJBEG, Conseiller juridique</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">Mme Olga KRESOVIC-ROGULJA, Coordinatrice 
    des relations avec la Slovénie, Service des pays voisins</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">Mme Ivana MORIC, Ministre 
    plénipotentiaire, Service de l&#146;Union européenne, du Conseil de l&#146;Europe et 
    des initiatives régionales</span></li>
  </ul>
  <p align="justify"><span lang="FR">11 h 20&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  -&nbsp;&nbsp;&nbsp; M. Franja LUKOVIC, Président du Conseil d&#146;administration, 
  Zagrebacka Banka</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; M. 
  Bo&#158;o PRKA, Président du Conseil d&#146;administration, Privredna Banka</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">12 h 30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Ministère de la Justice</span></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">Mme Lidija LUKINA-KARAJKOVIC, 
    Ministre-Adjoint, Direction de l&#146;assistance juridique internationale, de la 
    coopération et des droits de l&#146;homme</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">Mme Olga JEKCIC, Ministre-Adjoint, 
    Direction des affaires civiles</span></li>
  </ul>
  <p align="justify"><span lang="FR">13 h 05&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Déjeuner au restaurant du Parlement croate offert par M. Mato ARLOVIC, 
  Vice-Président du Parlement croate</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">14 h 30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Gouvernement croate</span></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">M. Bozo MARENDIC, Chef du Bureau du 
    projet de succession</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">Mme Snje&#158;ana BAGIC, Chef du Bureau de la 
    législation</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">M. Vladimir ÐURO DEGAN, Coordinateur pour 
    les questions juridiques dans le projet de succession de la RSFY</span></li>
  </ul>
  <p align="justify"><span lang="FR">15 h 40&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Parlement croate</span></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">M. Jadranko MIJALIC, Président de la 
    Commission des finances et du budget du Parlement croate</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">M. Ðuro NJAVRO, Vice-Président de la 
    Commission des finances et du budget du Parlement croate</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">M. Borislav GRALJUK, Membre de la 
    Commission des droits de l&#146;homme et des droits des minorités nationales</span></li>
  </ul>
  <p align="justify"><span lang="FR">16 h 50&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Mme Helena LENAC, expert indépendant</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">17 h 30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  M. RADANOVIC, Ministère des Finances</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">20 h 15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Départ de Zagreb</span></p>
  <p align="justify"><b><i><span lang="FR">République de Bosnie-Herzégovine,&nbsp;
  </span></i></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Lundi 19 mars 2001</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">21 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Arrivée à Sarajevo</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Mardi 20 mars 2001</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">8 h 30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Représentants de l&#146;Association de défense des déposants de la &quot;Ljubljanska 
  Banka&quot; en Bosnie-Herzégovine</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">9 h 30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  M. Jadranko PRLIC, Vice-Ministre du Commerce extérieur et des Relations 
  économiques de Bosnie-Herzégovine</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">10 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  M. Kresimir ZUBAK, Ministre des Droits de l&#146;Homme et des Réfugiés de 
  Bosnie-Herzégovine et M. Slobodan NAGRADIC, Vice-Ministre</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">11 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Réunion de suivi avec les représentants de l&#146;Association de défense des 
  déposants de la &quot;Ljubljanska Banka&quot; en Bosnie-Herzégovine</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">12 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  M. Sead AVDIC, Président de la Chambre des représentants de l&#146;Assemblée 
  parlementaire de Bosnie-Herzégovine et M. TUSIC, Président de la Commission 
  des droits de l&#146;homme</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">13 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  M. Muharem IMAMOVIC et Mme Gordana KOVAC, Vice-Ministres des Finances de 
  Bosnie-Herzégovine</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">14h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Déjeuner offert par M. Kresimir ZUBAK, Ministre des Droits de l&#146;homme et des 
  Réfugiés de Bosnie-Herzégovine</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">16 h 30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Départ de Sarajevo</span></p>
  <p align="justify"><b><i><span lang="FR">République de Slovénie</span></i></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Mardi 20 mars 2001</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">17 h 25&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Arrivée à Ljubljana </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">19 h 30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dîner offert par M. Roman JAKIC, Chef de la Délégation du Parlement de la 
  République de Slovénie à l&#146;Assemblée parlementaire du Conseil de l&#146;Europe</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Egalement présents: M. Janez KOPAC, Ministre de l&#146;Environnement et ancien 
  Président de la Commission des finances, et M. Bla&#158; KAVCIC, Vice-Président de 
  la Commission des finances&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Mercredi 21 mars 2001</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">10 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Réunion avec M. France ARHAR, Gouverneur de la Banque de Slovénie&nbsp; </span>
  </p>
  <p align="justify"><span lang="FR">11 h 15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Réunion avec M. Borut PAHOR, Président du Parlement et ancien Chef de la 
  Délégation slovène à l&#146;Assemblée parlementaire du Conseil de l&#146;Europe; 
  également présent: M. Mitja GASPARI, ancien Ministre des Finances</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">12 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Réunion avec les membres de la Délégation du Parlement de la République de 
  Slovénie à l&#146;Assemblée parlementaire du Conseil de l&#146;Europe (M. Roman JAKIC, 
  M. Janez PODOBNIK, M. Jo&#158;ef BERNIK, M. Aurelio JURI et M. Miha BREJC) </span>
  </p>
  <p align="justify"><span lang="FR">12 h 30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Déjeuner offert par la Délégation du Parlement de la République de Slovénie à 
  l&#146;Assemblée parlementaire du Conseil de l&#146;Europe </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">15 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Réunion avec M. Tone ROP, Ministre des Finances</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">16 h 15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Réunion avec M. Miran MEJAK, Coordinateur pour les questions de succession et 
  M. Andrej RANT, Vice-Gouverneur de la Banque de Slovénie</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Jeudi 22 mars 2001</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">9 h 15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Réunion avec M. Dimitrij RUPEL, Ministre des Affaires étrangères</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">10 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Réunion avec M. Du&#154;an OGRIZEK, Juge de la Cour Suprême, Chef de la section des 
  affaires civiles</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">11 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Réunion avec M. Borut O&#142;URA, Directeur de la Ljubljanska Banka</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">14 h 05&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Départ de Ljubljana</span></p>
  <p align="justify"><b><i><span lang="FR">Belgrade (République Fédérale de 
  Yougoslavie)</span></i></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Lundi 11 juin 2001</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">9 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Discussion officielle entre la délégation de l&#146;Assemblée fédérale et M.&nbsp;Jurgens
  </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">10 h 30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Réunion avec Mme Vesna Arsic, Vice-Gouverneur de la Banque nationale de 
  Yougoslavie et des experts de la Banque nationale de Yougoslavie (en présence 
  également d&#146;experts de l&#146;ancienne direction de la banque)</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">12 h 30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Réunion avec M. Dragi&#154;a Pe&#154;ic, Ministre fédéral des Finances <i>[Palais de la 
  Fédération]</i></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">13 h 30-15 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Déjeuner au restaurant du Club des parlementaires offert par Mme Bo&#158;ina 
  Mrdovic, Chef-adjoint de la Délégation de l&#146;Assemblée fédérale</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><a name="A2t" href="#A2">ANNEXE II</a></span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Le système bancaire de l'ex République 
  socialiste fédérative de Yougoslavie, par M. Hans du Marchie Sarvaas</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le système bancaire de l&#146;ex-République socialiste fédérative de Yougoslavie (RSFY) 
  remplissait une fonction particulière sans comparaison avec le système 
  bancaire des économies de marché d&#146;Europe de l&#146;ouest. Avant 1989, seules 9 
  banques étaient autorisées à effectuer des transactions en devises. Ces 9 
  banques étaient chacune à la tête d&#146;un réseau d&#146;établissements de base. La 
  plupart des groupes bancaires s&#146;efforçaient activement d&#146;attirer à eux 
  l&#146;épargne en devises des ressortissants yougoslaves vivant aussi bien à 
  l&#146;intérieur qu&#146;à l&#146;extérieur du pays. A partir de 1989, une modification 
  importante de la réglementation bancaire a permis à certains établissements 
  bancaires de base d&#146;opter pour un statut autonome, tandis que d&#146;autres banques 
  de base sont devenues des succursales de la banque principale du groupe auquel 
  elles appartenaient. Le groupe bancaire slovène renommé Ljubljanska Banka, par 
  exemple, a poursuivi ses activités en Croatie après 1989 par l&#146;intermédiaire 
  d&#146;une filiale à Zagreb recueillant des dépôts en devises de déposants 
  principalement croates et attribuant des prêts en dinars à des clients en 
  majorité croates.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Depuis 1979, les banques de la RSFY étaient obligées de transférer les dépôts 
  en devises de leur clientèle vers la banque centrale de la RSFY, la Banque 
  nationale de Yougoslavie à Belgrade, afin de supprimer tout risque de change 
  lié à ces dépôts pour le système bancaire. Le total des créances en devises du 
  système bancaire dans la banque centrale était supposé être identique à 
  l&#146;ensemble des engagements en devises contractés à l&#146;égard des déposants. Il 
  semble néanmoins que seule une petite partie des engagements en devises du 
  système bancaire a été effectivement transférée à la Banque nationale de 
  Yougoslavie parce que les banques ont utilisé une partie des devises ainsi 
  acquises pour financer des importations en faveur d&#146;entreprises de leur 
  clientèle et que les intérêts cumulés sur les comptes d&#146;épargne ne pouvaient 
  être transférés. Toutefois, la différence entre le total des engagements en 
  devises du système bancaire et les devises effectivement transférées était 
  régulièrement déposée «pro forma» à la Banque nationale afin que le risque de 
  change soit entièrement assumé par cette dernière. La Banque nationale pouvait 
  seulement appeler la RSFY à compenser dans le budget fédéral les pertes de 
  change qu&#146;elle encourrait inévitablement à cause de ces dépôts «pro forma». 
  Compte tenu de la situation budgétaire de la RSFY, il en résultait sur le 
  papier une créance croissante de la Banque nationale vis-à-vis de la 
  Fédération. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Si ce système intenable à long terme présentait un attrait pour le public qui 
  a été amené à déposer son épargne en devises fortes auprès du système bancaire 
  yougoslave, c&#146;est qu&#146;il permettait d&#146;obtenir un taux d&#146;intérêt supérieur à 
  celui offert par le marché et qu&#146;il bénéficiait en outre de la garantie de l&#146;Etat. 
  Pour les banques, il était aussi intéressant d&#146;acquérir une bonne part du 
  marché de l&#146;épargne en devises car la possibilité qui leur était offerte de 
  transférer les devises à la Banque nationale leur permettait d&#146;obtenir des 
  liquidités en dinars à bas prix, le risque de change lié à l&#146;ensemble des 
  engagements en devises du système bancaire étant entièrement assumé par la 
  banque centrale. On comprend que ces dinars à bon marché étaient très 
  rentables dans un contexte inflationniste, dans lequel des taux d&#146;intérêt 
  élevés étaient prévisibles, mais dans bien des cas, les banques semblent avoir 
  décidé d&#146;utiliser les devises pour financer des importations; elles 
  disposaient apparemment de cette option malgré l&#146;obligation de transfert des 
  devises à la Banque nationale.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En conclusion, le système bancaire de l&#146;ex-RSFY semble avoir reposé sur une 
  fiction, celle que la Fédération résoudrait un jour les problèmes croissants 
  qui étaient les siens et lui permettrait de rembourser aux déposants leur 
  épargne en devises, intérêts cumulés compris. Il semble en outre que, même 
  avant 1989, il était en pratique très difficile pour les déposants de 
  récupérer leurs fonds en devises. On peut donc considérer que l&#146;ancien régime 
  de la RSFY s&#146;est servi de l&#146;épargne de ses citoyens comme si celle-ci ne 
  devait jamais être remboursée ni gérée conformément aux accords prévus, ce qui 
  en faisait une source d&#146;argent particulièrement bon marché compte tenu des 
  conditions rigoureuses liées aux emprunts en devises sur le marché 
  international des capitaux. </span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><a name="Adt" href="#Ad">Addendum</a></span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">à la note introductive</span></b><span lang="FR"><br>
  (décembre 2003)</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">A.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Faits nouveaux depuis la diffusion de la note introductive du 19 septembre 
  2001</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Après la diffusion de la note introductive au sein de la Commission des 
  questions juridiques et des droits de l&#146;homme, le Secrétariat a reçu des 
  commentaires des délégations de la Slovénie (7&nbsp;décembre 2001, AS/Jur (2001) 
  57), de la Macédoine<a name="_ftnref1" href="#_ftn1">[1]</a> (7&nbsp;décembre&nbsp;2001, 
  AS/Jur&nbsp;(2001) 58), de la Bosnie-Herzégovine (21&nbsp;décembre 2001, AS/Jur (2001) 
  66) et de la Croatie (14&nbsp;janvier&nbsp;2002, AS/Jur (2002) 09)<sup>2</sup>.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Au cours de la partie de session de l&#146;Assemblée de janvier 2002, le rapporteur 
  a organisé une réunion avec des représentants de ces délégations. Il a appris 
  qu&#146;une réunion avait eu lieu en mai 2001 à Vienne entre les Etats négociant 
  sur des questions liées à la succession de l&#146;ancienne République socialiste 
  fédérative de Yougoslavie (RSFY). Il avait été décidé de laisser de côté la 
  question des dépôts en devises effectués dans des filiales de banques de la 
  RSFY qui serait examinée séparément sous les auspices de la Banque des 
  règlements internationaux à Bâle.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En conséquence, le rapporteur, d&#146;accord avec les personnes présentes, a décidé 
  qu&#146;il ne serait pas utile d&#146;examiner le projet de rapport tant que se 
  poursuivaient les discussions de Bâle.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le rapporteur a appris depuis que ces discussions n&#146;ont malheureusement pas 
  permis de résoudre le problème.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Au cours de la partie de session de juin 2003, plusieurs délégations m&#146;ont 
  demandé si j&#146;étais disposé à poursuivre mes démarches pour aider à trouver une 
  solution à ce problème. Ce fut le cas notamment de M<sup>me</sup> Mitevska, 
  Présidente de la délégation de Macédoine, qui a réitéré l&#146;invitation qui 
  m&#146;avait été faite à visiter Skopje. Je n&#146;avais pu effectuer cette visite en 
  juin 2001, car il était impossible à l&#146;époque de se rendre en avion de 
  Belgrade à Skopje, comme je l&#146;avais prévu.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  J&#146;ai effectué une visite à Skopje les 12 et 13 novembre 2003 et ai parlé avec 
  les autorités impliquées dans la créance détenue auprès de la Ljubljanska 
  Banka (LB), remplacée par République de Slovénie, concernant les dépôts en 
  devises effectués dans la filiale de la LB à Skopje.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Par ailleurs, une affaire est pendante depuis 2001 devant la Cour européenne 
  des droits de l&#146;homme concernant une requête de trois déposants privés de 
  Croatie. La requête se réfère particulièrement à la violation de l&#146;article&nbsp;1<sup>er</sup> 
  du premier Protocole additionnel à la CEDH (protection de la propriété). On 
  s&#146;attend à ce que la Cour statue sur la recevabilité de cette requête d&#146;ici 
  janvier&nbsp;2004. Même si la requête est déclarée recevable, il faudra beaucoup de 
  temps avant que la Cour ne prenne une décision dans l&#146;affaire proprement dite.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">B.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Visite à Skopje les 12 et 13 novembre 2003</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  J&#146;ai appris au cours de cette visite que la situation de la Macédoine était 
  particulière. Comme l&#146;a fait en partie la Croatie, ce pays avait repris à son 
  compte par une loi les créances des déposants de devises dans la filiale de la 
  LB à Skopje, tout d&#146;abord en 1989 pour les cas les plus dramatiques, et puis à 
  une plus large échelle en 1993. Les épargnants ont été dédommagés au moyen 
  d&#146;obligations à long terme (sur la dette publique) qui peuvent notamment être 
  utilisés pour certains paiements. Par conséquent, c&#146;est la Macédoine qui agit 
  au nom des déposants.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les autorités m&#146;ont expliqué qu&#146;une autre spécificité de la Macédoine tenait à 
  l&#146;Accord de coopération économique qui a été signé en mai 1992 entre la 
  Macédoine et la Slovénie. Les articles 8, 10 et 11 de cet accord sont 
  intéressants à cet égard. Selon l&#146;article 8, «dans le secteur de la banque, 
  les Etats contractants s&#146;engagent à assumer la garantie, selon les délais et 
  les devises prévues pour les crédits et les accords garantis, concernant les 
  engagements encourus par les entités dont le siège est situé sur leur 
  territoire». Cela voudrait dire, selon les Macédoniens, que le siège de la LB, 
  ou l&#146;Etat slovène, a entrepris d&#146;assumer ses garanties.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Sur la base des articles 10 et 11 de l&#146;Accord, la LB a été autorisée à 
  poursuivre ses activités à Skopje, ce qu&#146;elle a fait sous le nom de Makedonska 
  Banka. La poursuite des activités bancaires n&#146;a pas été possible à Zagreb et 
  Sarajevo. Cependant, la situation s&#146;est compliquée depuis lors car la Banque 
  nationale de Macédoine n&#146;a appris qu&#146;en 1998 que la LB avait vendu en 1994 à 
  des particuliers sa participation majoritaire dans la Makedonska Banka, pour 
  une somme qui, selon les Macédoniens, ne représentait qu&#146;une part infime de sa 
  valeur commerciale. La LB avait par la suite acquis une participation 
  majoritaire dans une autre banque (Todanska Banka).</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">11.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  J&#146;ai appris enfin qu&#146;une troisième caractéristique de la situation de la 
  Macédoine était que le montant de l&#146;épargne en devises déposé par les 
  épargnants de ce pays était beaucoup plus élevé par tête d&#146;habitant que 
  l&#146;épargne déposée dans les autres républiques. Une simple répartition 
  «proportionnelle» de la garantie de la Banque nationale de Yougoslavie entre 
  les Etats successeurs mettrait donc la Macédoine dans une situation 
  défavorable.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">12.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En ce qui concerne la créance sur le siège de la LB concernant le 
  remboursement des dépôts en devises étrangères effectués jusqu&#146;en 1992, dans 
  la filiale de la LB à Skopje, les autorités de Macédoine soulignent &#150; comme 
  les autorités de Croatie et de Bosnie-Herzégovine &#150; qu&#146;elle n&#146;est pas liée aux 
  problèmes complexes de la succession des Etats, mais qu&#146;il s&#146;agit d&#146;une 
  responsabilité en droit civil (droit des obligations ou des contrats) 
  concernant le siège de la LB à Ljubljana.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">13.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La Slovénie, on le sait, prétend que les dépôts en devises étrangères ont été 
  garantis par l&#146;ancienne RSFY, qu&#146;elle même en tant que successeur de la RSFY a 
  dédommagé les déposants de Slovénie et que les Etats dans lesquels il existait 
  des filiales de la LB devraient faire la même chose pour ces filiales sur leur 
  territoire.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">14.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Comme je l&#146;ai fait avec les autorités de Croatie et de Bosnie-Herzégovine, 
  j&#146;ai examiné les réponses possibles aux deux&nbsp;questions précises posées 
  également par les autorités de Macédoine:</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; la filiale 
  de la LB à Skopje était-elle indépendante ou non au moment où la Macédoine est 
  devenue indépendante (1992) ou était-elle devenue en fait ou en vertu d&#146;une 
  loi une filiale après les réformes Markovic en 1989?</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; la part de 
  facto des devises étrangères déposées au Bureau de Skopje de la LB avait elle 
  été ou non transférée au siège de Ljubljana, la LB échappant ainsi 
  frauduleusement à son obligation de rembourser les déposants de Skopje, en 
  récupérant des ressources qui sinon auraient été disponibles pour honorer 
  (partiellement) ses obligations?</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">15.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  J&#146;ai expliqué dans le projet de rapport qu&#146;il est très difficile de tirer une 
  conclusion définitive quant au fait de savoir si dans le «système bancaire» en 
  place dans la RSFY, les bureaux d&#146;une banque, étaient des filiales ou des 
  bureaux indépendants, puisque les critères juridiques utilisés habituellement 
  en droit civil et commercial pour trancher cette question n&#146;existaient pas en 
  RSFY.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">16.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Pour ce qui est de la deuxième question, le Gouverneur de la Banque nationale 
  de Macédoine a accepté de rechercher les preuves des transferts de devises 
  étrangères de la filiale de Skopje au siège de la LB au cours de la période 
  1989 &#150; 1992.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">17.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  J&#146;ai répété à mes interlocuteurs macédoniens l&#146;avis contenu dans mon projet de 
  rapport selon lequel toutes les banques de l&#146;ancienne RSFY étaient &#150; au moment 
  de la dissolution de celle-ci &#150; en situation d&#146;insolvabilité de fait, même si 
  l&#146;insolvabilité n&#146;existait pas juridiquement sous le système «socialiste».</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">18.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Si l&#146;état de faillite avait pu être déclaré, on aurait pu établir un état des 
  avoirs et des dettes des banques et des filiales à cette date. En supposant 
  que les avoirs ne suffisaient pas à couvrir toutes les dettes, selon le rang 
  des diverses catégories de créances, on aurait pu couvrir au moins une partie 
  des dépôts des épargnants individuels. Mais en l&#146;absence d&#146;une véritable 
  procédure de dépôt de bilan, il est très difficile ultérieurement de postuler 
  des créances en droit civil.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">19.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  C&#146;est pourquoi a été invoquée la garantie de l&#146;ancien gouvernement fédéral. La 
  question fait inévitablement partie des discussions concernant la succession 
  de la RSFY, c'est&#150;à&#150;dire la question de savoir quel Etat parmi les Etats 
  successeurs devrait garantir quel dépôt.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">&nbsp;</span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">C.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Rôle de la Commission des questions juridiques dans ce type de conflits</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">20.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Bien que la visite à Skopje ait été utile et ait apporté des informations 
  nouvelles et intéressantes sur la situation spécifique de ce pays, je dois 
  conclure qu&#146;il y a cependant trop peu de bases juridiques sur lesquelles 
  s&#146;appuyer pour suggérer à l&#146;Assemblée une conclusion juridique visant à 
  résoudre le problème indéniablement grave auquel sont confrontés les déposants 
  de devises étrangères dans les banques de l&#146;ancienne RSFY.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">21.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Quant aux fondements juridiques qui ont été proposés, ils sont de nature très 
  complexes et ne sont liés qu&#146;en partie aux droits de l&#146;homme, notamment à la 
  protection de la propriété. Il ne faut pas oublier que le problème a été 
  présenté à l&#146;Assemblée en tant que question concernant les droits de l&#146;homme.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">22.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les observations présentées il y a deux ans par la Slovénie, la Macédoine, la 
  Bosnie-Herzégovine et la Croatie, et les nouveaux éléments présentés par la 
  partie macédoine en décembre 2003 (en anglais uniquement)<a href="#_ftn2" name="_ftnref2" title>[3]</a> 
  illustrent les abîmes dans lesquels nous auraient entraînés une analyse 
  juridique technique et une tentative d&#146;élucider tous les éléments factuels.
  </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">23.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La Commission des questions juridiques et des droits et de l&#146;homme et son 
  rapporteur ne peuvent pas jouer le rôle d&#146;un tribunal en jugeant des faits 
  d&#146;une affaire et du droit applicable à cette affaire. La Commission n&#146;a ni le 
  temps ni l&#146;expérience qui lui permettraient de décider de ces questions de 
  faits et de droit. Par exemple, il n&#146;est pas possible d&#146;effectuer des 
  recherches approfondies sur des questions telles que la manière exacte dont 
  les banques fonctionnaient dans l&#146;ex- RFSY il y a plus de dix ans, quels 
  transferts de fonds (en devises étrangères et en dinars) ont été effectués et 
  quand et comment, entre quelles filiales/quels sièges et/ou la Banque 
  nationale de Yougoslavie. En ce qui concerne les points de droit, des 
  recherches approfondies seraient nécessaires pour déterminer la situation 
  juridique exacte des filiales avant et après les réformes Markovic. </span>
  </p>
  <p align="justify"><span lang="FR">24.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En ce qui concerne les points de droit, la Commission des questions juridiques 
  et des droits de l&#146;homme peut certainement donner un avis général &#150; comme dans 
  cette affaire où il n&#146;est pas du tout certain que l&#146;on puisse invoquer 
  l&#146;article 1<sup>er</sup> du Premier protocole additionnel à la CEDH. De toute 
  façon, ce n&#146;est pas à notre Commission de faire le travail de la Cour, 
  c'est-à-dire de prendre une décision après avoir examiné les éléments 
  spécifiques d&#146;une affaire. Il est encore plus difficile de proposer une 
  solution juridique de nature générale, car les caractéristiques des affaires 
  des différents déposants sont extrêmement diverses. </span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">D.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Conclusions</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">25.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  D&#146;une manière générale, après ma visite à Skopje et après avoir lu toutes les 
  réactions des divers Etats membres à mon premier projet je ne peux pas 
  parvenir à une autre conclusion que celle de septembre 2001. L&#146;Assemblée me 
  pardonnera de ne pas avoir réécrit tout le rapport puisque je n&#146;ai pas changé 
  de point de vue depuis. Je ne l&#146;ai donc pas modifié, préférant ajouter un 
  addendum. Ainsi, le lecteur pourra voir les conclusions auxquelles j&#146;étais 
  parvenu à l&#146;époque, avant le début des négociations menées sous les auspices 
  de la Banque des règlements internationaux, qui ont échoué. Et cela me donne 
  l&#146;occasion de rendre compte séparément de ma dernière visite en Macédoine. La 
  conclusion à laquelle j&#146;étais parvenu était qu&#146;il fallait trouver une solution 
  politique à ce problème, dans le cadre où en dehors des négociations entre les 
  Etats successeurs de l&#146;ex-RFSY sur les problèmes restant à résoudre. </span>
  </p>
  <p align="justify"><span lang="FR">26.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  J&#146;ai eu l&#146;impression que tous les Etats successeurs ont compris que l&#146;on doit 
  trouver une solution équitable, dans l&#146;intérêt des épargnants, mais aussi dans 
  leur intérêt en tant que pays ayant besoin d&#146;établir et de consolider leur 
  réputation d&#146;acteurs sérieux sur les marchés financiers qui respectent 
  consciencieusement leurs obligations. Cette solution doit être négociée entre 
  des partenaires égaux en mettant tous les faits sur la table. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">27.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La Commission des questions économiques et du développement pourrait être 
  mieux placée pour promouvoir une telle solution, éventuellement avec 
  l&#146;implication de l&#146;Union européenne et du Pacte de stabilité pour l&#146;Europe du 
  sud-est. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">28.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans la recherche d&#146;une solution équitable pour répartir les dettes 
  correspondant aux dépôts en devises entre les banques situées dans les Etats 
  membres successeurs de la RFSY, les informations que j&#146;ai rassemblées et que 
  les Etats successeurs continuent de rassembler sur ce que sont exactement 
  devenus ces dépôts entre 1989 et la dissolution de la RFSY peuvent encore 
  s&#146;avérer extrêmement utiles. </span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><a name="At" href="#A">ANNEXE</a></span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Programme de la visite du rapporteur</span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Skopje («&nbsp;l&#146;ex-République yougoslave de 
  Macédoine&nbsp;»), 12-13 novembre 2003</span></b></p>
  <p align="justify"><b><i><span lang="FR">Mercredi 12 novembre 2003</span></i></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">12 h 30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Arrivée à l'aéroport de Skopje </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">14 h &#150; 14 h 30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Réunion avec Mme Eleanora Petrova Mitevska, Chef de la délégation de la 
  l'Assemblée de «&nbsp;l&#146;ex-République yougoslave de Macédoine&nbsp;» à l'APCE et les 
  membres de la délégation </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <i>[Salle de la Commission constitutionnelle]</i></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><span lang="EN-GB">Présents:</span></p>
  <p align="justify"><span lang="EN-GB">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  - M. Andrej Zernovski</span></p>
  <p align="justify"><span lang="EN-GB">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  - Mme Ganka Samoilovska-Cvetanova</span></p>
  <p align="justify"><span lang="EN-GB">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  - M. Dzevdet Nasufi</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">- M. Marjan Madzoski, Conseiller auprès de 
  la Commission permanente d'enquête pour la protection des droits et libertés 
  civiques</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">- Représentant du Département de 
  l'information de l'Assemblée</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">14 h 30 &#150; 16 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Déjeuner de travail avec Mme Eleanora Petrova Mitevska</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><i><span lang="EN-GB">[Restaurant de l'Assemblée]</span></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">16 h &#150; 17 h 30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Réunion avec les experts juridiques dans l'affaire &quot;Ljubljanska Banka&quot;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><span lang="EN-GB">Présents:</span></p>
  <p align="justify"><span lang="EN-GB">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  - Professeur Dr Todor Dzunov</span></p>
  <p align="justify"><span lang="EN-GB">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><span lang="FR">- M. Marjan Madzoski</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">- Représentant du Département de 
  l'information de l'Assemblée</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">19 h 30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dîner offert par Mme Liljana Popovska, Vice-présidente de l'Assemblée </span>
  </p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">[Salle de banquet de l'Assemblée]</span></i></p>
  <p align="justify"><b><i><span lang="EN-GB">Jeudi 13 novembre 2003</span></i></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">10 h 05 &#150; 10 h 45&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Réunion avec M. Fuat Hasanovic, Vice-ministre des affaires étrangères </span>
  </p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><i><span lang="EN-GB">[Ministère des affaires étrangères]</span></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">11 h &#150; 11 h 45&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Réunion avec M. Dimko Kokaroski, Vice-ministre des finances</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><i><span lang="EN-GB">[Ministère des finances]</span></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">12 h &#150; 13 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Réunion avec M. Ljube Trpeski, Président de la Banque nationale</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><i><span lang="EN-GB">[Banque nationale]</span></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">13 h 15 &#150; 14 h 30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Déjuner offert par M. Ljube Trpeski, Président de la Banque nationale</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><i><span lang="EN-GB">[Restaurant &quot;Uranija&quot;]</span></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">14 h 45 &#150; 15 h 50&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Réunion avec des experts bancaires dans l'affaire &quot;Ljubljanska Banka&quot;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><span lang="EN-GB">Présents:</span></p>
  <blockquote>
    <ul>
      <li>
      <p align="justify"><span lang="FR">Professeur Dr Ljubomir Kekenovski, 
      Président du Conseil d'administration de la Banque nationale</span></li>
      <li>
      <p align="justify"><span lang="FR">Mme Dusanka Hristova, ancienne 
      Vice-président de la Banque nationale</span></li>
      <li>
      <p align="justify"><span lang="FR">M. Marjan Madzoski</span></li>
      <li>
      <p align="justify"><span lang="FR">Représentant du Département de 
      l'information de l'Assemblée</span></li>
    </ul>
  </blockquote>
  <p align="justify"><span lang="FR">16 h&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Départ pour l'aéroport de Skopje </span></p>
  <hr color="#000000" size="1" width="50%">
  <p align="justify"><i><span lang="FR">Commission chargée du rapport</span></i><span lang="FR">: 
  commission des questions juridiques et des droits de l'homme </span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">Renvoi en commission</span></i><span lang="FR">: 
   
  </span><a href="../doc98/fdoc8266.htm">Doc 8266</a><span lang="FR">, renvoi n° 2687 du 21 janvier 2002</span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">Projet de résolution </span></i>
  <span lang="FR">adopté par la commission le 15 mars 2004 avec une abstention</span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">Membres de la commission</span></i><span lang="FR">: 
  M. <i>Lintner</i> (<i>Président</i>), M. <i>Marty</i>, M. <i>Jaskiernia</i>, 
  M. <i>Jurgens</i> (<i>Vice-présidents</i>), Mme Ahlqvist, M. <i>Akçam</i>, M. 
  Alibeyli, M. Arabadjiev, Mme Arifi, M. <i>Ates</i>, Mme <i>Azevedo</i>, M. 
  Barquero Vázquez, M. <i>Bartumeu Cassany</i>, Mme <i>Bemelmans-Videc</i>, M. 
  Berisha, M. Bindig, M. <i>Bruce</i>, Mme Christmas-Møller, M. <i>Cilevics</i>, 
  M. Coifan (remplaçant: M. <i>Chiliman</i>), M. <i>Contestabile</i>, M. <i>
  Davis</i>, M. Dimas, M. Engeset, Mme Err, M. <i>Fedorov</i>, M. Fico, M. <i>
  Frunda</i>, M. Galchenko, M. Gedei (remplaçant: M. <i>Tabajdi</i>), M. Goris, 
  M. Guardans, M. <i>Gündüz</i>, Mme Hajiyeva, Mme Hakl, M. <i>Holovaty</i>, M. 
  Ionnadis, M. <i>Ivanov</i>, M. Jurica (remplaçant: M. <i>Letica</i>), M. 
  Kalezic (remplaçant: M. <i>Micunovic</i>), M. Kaufmann, M. Kelber, M. Kelemen, 
  M. <i>Kroll</i>, M. <i>Kroupa</i>, M. Kucheida, Mme <i>
  Leutheusser-Schnarrenberger</i>, M. <i>Manzella</i>, M. Martins, M. Masi, M. 
  Masson, M. <i>McNamara</i>, M. Monfils, M. Nachbar, M. <i>Olteanu</i>, Mme 
  Ormonde, Mme Pasternak, M. <i>Pehrson</i>, M. Pellicini, M. Pentchev, Mme 
  Pétursdóttir, M. Piscitello, M. Poroshenko, Mme Postoica, M. <i>Pourgourides</i>, 
  M. <i>Prica</i>, M. Pullicino Orlando, M. <i>Raguz</i>, M. <i>Ransdorf</i>, M. 
  Rochebloine, M. Rustamyan, M. Solé Tura, M. Spindelegger, M. Stankevic, M. 
  Symonenko, M. Takkula, Mme Tevdoradze, M. Wilkinson (remplaçant: M. <i>Malins</i>), 
  Mme Wohlwend, M. Zavgayev</span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">N.B. Les noms des membres qui ont 
  participé à la réunion sont indiqués en italique. </span></i></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">Secrétaires de la commission</span></i><span lang="FR">: 
  Mme Coin, M. Schirmer, M. Cupina, M. Milner</span></p>
  <hr color="#000000" size="1">
  <p align="justify"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1" title><span lang="FR">1</span></a><span lang="FR"> 
  Je considère ridicule l&#146;emploi de l&#146;expression «ex-République Yougoslave de 
  Macédoine» surtout parce que le nom de Yougoslavie n&#146;est plus utilisé. Je 
  continue donc d&#146;employer le nom de «Macédoine» qui correspond au nom employé 
  par l&#146;Etat membre en question.</span></p>
  <p align="justify"><sup>[2] </sup><span lang="FR">Ces documents sont 
  disponibles au secrétariat de la Commission.</span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ftnref2" name="_ftn2" title><span lang="EN-GB">
  [3]</span></a><span lang="FR">&nbsp;Disponible auprès du secrétariat de la 
  Commission.</span></p>
  <p align="justify">&nbsp;</p>
  </blockquote>
  </font>
  
  </body>
</html>