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<title> Respect des obligations et engagements de l&#146;Arménie </title>
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<blockquote>
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  <font SIZE="2">
  
  <font face="Verdana">
  
  <b>
  <p align="justify"><font SIZE="2"><span lang="FR">Respect des obligations et engagements de 
  l&#146;Arménie</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font SIZE="2">Doc. 10163<br>
  </span></font></b><font SIZE="2"><span lang="FR">27 avril 2004</span></p>
  
  <b>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font SIZE="2">Rapport<br>
  </span></b><span lang="FR">Commission pour le respect des obligations et 
  engagements des Etats membres du Conseil de l&#146;Europe<br>
  Rapporteurs&nbsp;: M. René André, France, Groupe du Parti populaire européen, et M. 
  Jerzy Jaskiernia, Pologne, Groupe socialiste</span></p>
  </font>
  <font FACE="Verdana" SIZE="2">
<hr size="1">
  </font>
  </font>
  </font><font SIZE="2"><font SIZE="2">
  <p align="justify"><i><span lang="FR">Résumé</span></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Depuis la fin mars 2004, une série de 
  manifestations ont été organisées par les forces d&#146;opposition arméniennes 
  appelant à la tenue d&#146;un «&nbsp;référendum de confiance&nbsp;» envers le Président 
  Kocharian. Les manifestations, bien qu&#146;annoncées, n&#146;ont pas été autorisées par 
  les pouvoirs publics qui ont menacé les organisateurs de poursuites pénales. 
  Le 13 avril de très bon matin, les forces de sécurité ont dispersé violemment 
  quelque deux à trois mille manifestants qui tentaient de marcher sur le Palais 
  présidentiel pour demander la démission du Président Kocharian. La police 
  aurait utilisé des matraques, des canons à eau et des grenades lacrymogènes, 
  ce qui aurait entraîné des dizaines de blessés.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">En ce qui concerne le comportement des 
  autorités arméniennes, l&#146;Assemblée parlementaire rappelle que leurs actions 
  sont contraires à la lettre et à l&#146;esprit des recommandations formulées dans 
  sa  </span></font></font></font></font>
  <a href="../../AdoptedText/TA04/FRES1361.htm">Résolution 1361 (2004)</a><font face="Verdana" SIZE="2"><span lang="FR"> adoptée en janvier dernier et elle demande à 
  l&#146;Arménie de se mettre rapidement en conformité avec ses obligations et 
  engagements.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">L&#146;Assemblée appelle les autorités et 
  l&#146;opposition à s&#146;abstenir de toute action qui pourrait conduire à de nouvelles 
  violences et à engager un dialogue sans conditions préalables en vue de régler 
  le conflit actuel, conformément aux normes du Conseil de l&#146;Europe et à la 
  pratique démocratique européenne. </span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">I.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Projet de résolution <i>[<a href="../../AdoptedText/TA04/FRES1374.htm">Lien 
  vers le texte adopté</a>]</i></span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Depuis fin mars 2004, une série de manifestations ont été organisées par les 
  forces d&#146;opposition arméniennes appelant à la tenue d&#146;un «&nbsp;référendum de 
  confiance&nbsp;» envers le Président Kocharian. La possibilité d&#146;un tel référendum 
  avait d&#146;abord été mentionnée par la Cour constitutionnelle arménienne à la 
  suite des élections présidentielles de février et mars de l&#146;année dernière. La 
  Cour constitutionnelle est revenue depuis sur sa décision et les autorités 
  qualifient les demandes et manifestations de l&#146;opposition de tentative de 
  prise du pouvoir par la force.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les manifestations, bien qu&#146;annoncées, n&#146;ont pas été autorisées par les 
  pouvoirs publics qui ont menacé les organisateurs de poursuites pénales. Après 
  les manifestations du 5 avril, le procureur général a ouvert une information 
  pénale à l&#146;encontre de plusieurs membres de l&#146;opposition et de nombreux autres 
  ont été arrêtés. Dans les mêmes circonstances, plusieurs journalistes ont été 
  passés à tabac par des inconnus en présence de policiers qui se sont gardés 
  d&#146;intervenir.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  De nouvelles manifestations ont eu lieu les 9, 10 et 12 avril à Erevan. Le 13 
  avril de très bon matin, les forces de sécurité ont dispersé violemment 
  quelque deux à trois mille manifestants qui tentaient de marcher sur le Palais 
  présidentiel pour demander la démission du Président Kocharian. La police 
  aurait utilisé des matraques, des canons à eau et des grenades lacrymogènes, 
  ce qui aurait entraîné des dizaines de blessés. Un certain nombre de 
  manifestants, y compris des membres du Parlement, dont des membres de l&#146;Assemblée, 
  ont été arrêtés, et quelques-uns auraient été maltraités par la police durant 
  leur garde à vue. Les forces de sécurité ont également agressé et arrêté 
  plusieurs journalistes qui couvraient le rassemblement de l&#146;opposition. </span>
  </p>
  <p align="justify"><span lang="FR">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les tensions demeurent très vives en Arménie&nbsp;; de nouvelles manifestations 
  sont prévues pour la semaine du 26 avril. Pour l&#146;heure, il semble que le 
  dialogue entre les autorités et l&#146;opposition ne soit guère à l&#146;ordre du jour, 
  quand bien même des approches ont été faites et des membres de la majorité 
  gouvernementale &#150; et notamment le Président du Parlement arménien &#150; ont 
  commencé à critiquer la répression sévère des manifestations.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En ce qui concerne la conduite des autorités, l&#146;Assemblée parlementaire 
  rappelle que ses agissements sont contraires à la lettre et à l&#146;esprit des 
  recommandations formulées dans sa Résolution 1361 (2004) adoptée en janvier 
  dernier. Elle se déclare particulièrement préoccupée par le fait que&nbsp;:</span></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR">i.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    les arrestations massives, y compris sur la base du Code administratif, ont 
    ignoré la demande de mettre fin immédiatement à la pratique de la détention 
    administrative et de modifier le Code administratif servant de fondement 
    juridique à cette pratique&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">ii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    les pouvoirs publics ont refusé d&#146;autoriser les réunions de l&#146;opposition 
    pour des motifs que n&#146;admet pas la Convention européenne des Droits de l&#146;Homme. 
    En outre, le nouveau projet de loi sur les rassemblements, réunions, et 
    manifestations qui fait actuellement l&#146;objet de la procédure parlementaire 
    avait été évalué par les experts de la Commission de Venise comme 
    excessivement restrictif&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">iii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    les personnes arrêtées durant les événements récents auraient été victimes 
    de sévices et maltraitées par la police et les forces de sécurité durant 
    leur détention, en dépit des demandes de l&#146;Assemblée de prendre des mesures 
    fermes et plus agissantes pour remédier aux débordements des agents de la 
    force publique&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">iv.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    la liberté d&#146;expression continue de faire l&#146;objet de graves restrictions, et 
    durant les événements récents, plusieurs actes de violence à l&#146;encontre de 
    journalistes ont été commis par les forces de police et de sécurité 
    elles-mêmes ou ont pu l&#146;être avec leur permission. </span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><span lang="FR">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En ce qui concerne le comportement de l&#146;opposition, l&#146;Assemblée souligne que 
  celle-ci doit faire de son mieux pour éviter à l&#146;avenir toute violence. </span>
  </p>
  <p align="justify"><span lang="FR">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En ce qui concerne la demande de l&#146;opposition concernant la tenue d&#146;un 
  «&nbsp;référendum de confiance&nbsp;» et la démission du Président Kocharian, l&#146;Assemblée 
  souligne que&nbsp;:</span></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR">i.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    tant les élections présidentielles que les élections parlementaires qui ont 
    suivi en mai dernier ont été vivement critiquées par la communauté 
    internationale, y compris par les délégations de l&#146;Assemblée. Les élections 
    n&#146;étaient pas conformes aux normes internationales dans des domaines 
    essentiels et les irrégularités observées comprenaient notamment une 
    couverture partiale dans les médias, la détention de représentants de 
    l&#146;opposition et de personnels de campagne, la falsification des résultats, 
    l&#146;intimidation d&#146;observateurs ainsi qu&#146;une conduite inadéquate dans 
    l&#146;ensemble, de l&#146;administration des élections&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">ii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    bien que la fraude, en dépit de son ampleur, n&#146;ait pas modifié de manière 
    décisive l&#146;issue des élections ni invalidé les résultats, dans son rapport 
    sur le respect des obligations et engagements de l&#146;Arménie, adopté en 
    janvier 2004 (Résolution 1361), l&#146;Assemblée exprimait une profonde déception 
    à l&#146;égard de la conduite des élections et demandait que les fraudes 
    électorales fassent l&#146;objet d&#146;une enquête approfondie et qu&#146;il soit mis un 
    terme à l&#146;impunité judiciaire des responsables. </span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><span lang="FR">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Par conséquent, l&#146;Assemblée considère que l&#146;opposition tout en étant habilitée 
  à jouir pleinement des droits que lui garantit la Constitution de se réunir 
  pacifiquement doit s&#146;abstenir de toute&nbsp; tentative d&#146;utiliser les 
  manifestations de rue pour renverser les résultats des élections de l&#146;année 
  dernière qui ont été validées par les instances nationales et internationales 
  compétentes en dépit des irrégularités observées. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée appelle les autorités arméniennes :</span></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR">i.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    d&#146;autoriser les manifestations pacifiques et de s&#146;abstenir de toute action 
    ultérieure qui conduirait légalement ou dans la pratique à des restrictions 
    injustifiées de la liberté de réunion garantie par la Convention européenne 
    des Droits de l&#146;Homme ; </span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">ii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    d&#146;enquêter immédiatement &#150; d&#146;une manière transparente et crédible &#150; sur les 
    incidents et violations de droits de l&#146;homme signalés durant les événements 
    récents, y compris les agressions de journalistes et de défenseurs des 
    droits de l&#146;homme, &nbsp;et d&#146;informer l&#146;Assemblée de leurs conclusions et des 
    éventuelles actions judiciaires à l&#146;encontre des responsables ; </span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">iii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    de libérer immédiatement les personnes détenues du fait de leur 
    participation aux manifestations, de mettre immédiatement un terme à la 
    pratique de la détention administrative et de modifier le Code administratif 
    à cet effet ; </span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">iv.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    de créer les conditions équitables pour un fonctionnement normal des médias, 
    notamment en ce qui concerne l&#146;octroi des licences de radiodiffusion aux 
    sociétés de télévision, en particulier à la chaîne télévisée A1+&nbsp;; </span>
    </p>
    <p align="justify"><span lang="FR">v.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    d&#146;envoyer un rapport écrit à l&#146;Assemblée avant le début de la partie de 
    session de juin 2004 sur les mesures prises en ce qui concerne les alinéas 
    9.i, ii, iii, iv.</span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><span lang="FR">10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée appelle les autorités et l&#146;opposition de s&#146;abstenir de toute 
  action qui pourrait conduire à de nouvelles violences et à engager un dialogue 
  sans conditions préalables en vue de régler le conflit actuel conformément aux 
  normes du Conseil de l&#146;Europe et à la pratique démocratique européenne. </span>
  </p>
  <p align="justify"><span lang="FR">11.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée estime que les événements récents ne font qu&#146;ajouter à l&#146;urgence 
  des demandes qu&#146;elle a adressées à l&#146;Arménie de se conformer pleinement et 
  inconditionnellement à ses obligations et engagements. Elle décide de 
  continuer à suivre de près la situation en Arménie et en l&#146;absence de progrès 
  d&#146;ici l&#146;ouverture de la partie de session de juin 2004, sur les alinéas 9.i, 
  ii, iii et iv, de reconsidérer les pouvoirs de la délégation arménienne, 
  conformément à l&#146;Article 9 de son Règlement. </span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">II.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Exposé des motifs par les co-rapporteurs</span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Introduction</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Depuis la fin mars, les forces d&#146;opposition 
  arméniennes ont décidé d&#146;organiser conjointement des manifestations de masse 
  pour obliger le Président Kocharian à un «&nbsp;référendum de confiance&nbsp;». La 
  possibilité d&#146;un tel référendum a été mentionnée pour la première fois par la 
  Cour constitutionnelle arménienne après les élections présidentielles de 
  février et mars de l&#146;année dernière, qui avaient été vivement critiquées par 
  la communauté internationale. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Selon toute probabilité, les intentions de 
  l&#146;opposition ont été inspirées par les événements survenus récemment dans la 
  Géorgie voisine, où des protestations massives ont conduit à la démission du 
  Président Chevardnadze et à des élections présidentielles et parlementaires 
  anticipées.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les autorités arméniennes ont réagi à cet 
  appel de l&#146;opposition à des manifestations par une campagne d&#146;intimidation 
  politique et de harcèlement administratif et judiciaire. Lorsque les 
  manifestations ont commencé, la réaction a été plus brutale encore. Les 
  manifestants ont été violemment dispersés, des journalistes ont été passés à 
  tabac, des partisans de l&#146;opposition arrêtés en grand nombre et des descentes 
  de police ont eu lieu dans les locaux des partis de l&#146;opposition.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le chef de la présence de l&#146;OSCE à Erevan a 
  attribué la responsabilité de ces incidents violents à la fois aux autorités 
  et à l&#146;opposition. La plupart des comptes rendus des médias et des ONG 
  incriminent sans équivoque le gouvernement.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">De nouveaux rassemblements de l&#146;opposition 
  ont été annoncés pour la semaine du 26 avril. Les&nbsp; tensions persistent et 
  ne semblent guère laisser de place au dialogue à ce stade.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Toile de fond des événements récents</b></span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les élections présidentielles et parlementaires de 2003 </span></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Deux élections importantes se sont 
  déroulées en Arménie l&#146;année dernière&nbsp;:&nbsp;le Président&nbsp;Kocharian a été réélu en 
  mars et des élections législatives ont mis en&nbsp; place un nouveau parlement 
  en mai.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les deux élections ont été vivement 
  critiquées par la communauté internationale, y compris les délégations de l&#146;Assemblée. 
  Les élections n&#146;étaient pas conformes aux normes internationales dans des 
  domaines essentiels et les irrégularités observées comprenaient notamment une 
  couverture partiale dans les médias, la détention de représentants de 
  l&#146;opposition et de personnels de campagne, la falsification des résultats, 
  l&#146;intimidation d&#146;observateurs ainsi qu&#146;une performance inadéquate dans 
  l&#146;ensemble de l&#146;administration des élections.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le rapport de suivi de l&#146;Assemblée, adopté 
  en janvier&nbsp;2004 (Résolution&nbsp;1361), exprimait une profonde déception à l&#146;égard 
  de la conduite des élections. L&#146;Assemblée demandait, en outre, que les fraudes 
  électorales fassent l&#146;objet d&#146;une enquête approfondie et qu&#146;il soit mis un 
  terme à l&#146;impunité judiciaire des responsables.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Toutefois, dans leur exposé des motifs, les 
  rapporteurs ont déclaré approuver les conclusions de la mission d&#146;observation 
  de l&#146;OSCE d&#146;après lesquelles la fraude, malgré son ampleur, n&#146;avait pas 
  modifié de manière décisive les résultats des élections et ne les avait pas 
  non plus invalidés.&nbsp; </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">C&#146;est dans cet esprit que l&#146;Assemblée a 
  ratifié les pouvoirs de la délégation arménienne après les élections 
  parlementaires de mai. Toutefois, l&#146;acceptation des résultats ne devrait pas 
  être interprétée par Erevan comme le signe que ce type de conduite était 
  excusable et serait toléré à l&#146;avenir. Le bénéfice du doute a été accordé aux 
  autorités arméniennes, mais elles doivent veiller à ne pas jouer avec la 
  confiance de la communauté internationale. Malheureusement, les événements 
  récents indiquent qu&#146;elles n&#146;ont pas entièrement compris ce message. </span>
  </p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  «&nbsp;Référendum de confiance&nbsp;»</span></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Après que plusieurs candidats de 
  l&#146;opposition à la présidence ont contesté le résultat des élections 
  présidentielles de février et mars&nbsp;2003, la Cour constitutionnelle arménienne 
  a estimé ces plaintes fondées, mais n&#146;a pas invalidé les résultats des 
  élections. Elle a proposé d&#146;organiser plutôt un «&nbsp;référendum de confiance&nbsp;» 
  envers le Président Kocharian.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Ce dernier ainsi que ses partisans ont 
  vivement critiqué cette décision, publiée le 16 avril, estimant qu&#146;elle 
  portait atteinte à la légitimité du Président. La Cour constitutionnelle a 
  changé d&#146;avis et déclaré, le 26 janvier&nbsp;2004, que sa première décision avait 
  été mal comprise et manipulée. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Malgré cette décision de la Cour 
  constitutionnelle, la tenue d&#146;un «&nbsp;référendum de confiance&nbsp;» constitue la 
  principale exigence de la campagne de manifestation présente de l&#146;oppposition.
  </span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">3.</span></b><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Chronologie des événements récents</b></span><a href="#_ftn1" name="_ftnref1" title><b><span lang="FR">[1]</span></b></a></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><b><span lang="FR">17 mars&nbsp;2004&nbsp;:</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le Président KOCHARIAN limoge Aram TAMAZIAN, 
  Procureur général depuis trois ans. M. KOCHARIAN déclare que le rôle et le 
  prestige du Bureau du Procureur général ont décliné sous la direction de A. 
  TAMAZIAN. Il est remplacé par Aghvan HOVSEPIAN, vice-Procureur général. Ce 
  dernier avait été Procureur général de 1998 à 1999. Quatre procureurs d&#146;Erevan 
  sont limogés le 22 mars.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><b><span lang="FR">23 mars&nbsp;: </span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">L&#146;envoyé spécial de l&#146;Union européenne pour 
  le Caucase du Sud, Heike TALVITIE, rencontre le ministre des Affaires 
  étrangères et deux vice-présidents du parlement. Mme TALVITIE évoque le projet 
  de loi controversé, actuellement devant le parlement, qui va restreindre la 
  liberté de réunion. Tigran TOROSIAN, parlementaire, assure que ce projet de 
  loi est conforme aux principes et standards européens et qu&#146;il&nbsp; est 
  actuellement examiné par la Commission de Venise du Conseil de l&#146;Europe.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><b><span lang="FR">26 mars&nbsp;:</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Dans un communiqué joint devant le 
  parlement, les trois partis politiques de la coalition gouvernementale mettent 
  en garde contre des tentatives de violation de la loi constitutionnelle et 
  rappellent que les autorités compétentes ont la charge de maintenir l&#146;ordre 
  avec détermination et fermeté.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><b><span lang="FR">28 mars&nbsp;:</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Un grand rassemblement organisé par le bloc 
  de l&#146;opposition Artarutiun à Giumri, deuxième grande ville d&#146;Arménie, dégénère 
  en bagarres entre partisans de Artarutiun et supporters du Président KOCHARIAN. 
  Quatre membres de Artarutiun sont arrêtés pour avoir attaqué un officier de 
  police. Le président d&#146;Artarutiun, Stepan DEMIRCHIAN, avait déclaré aux 
  participants (1000 environ)&nbsp;: «&nbsp;nous assistons à l&#146;agonie du règne de 
  Kocharian&#133;le peuple arménien ne peut tolérer d&#146;être gouverné par de telles 
  brutes&nbsp;».</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><b><span lang="FR">29 mars&nbsp;: </span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">L&#146;Union des industriels et entrepreneurs, 
  qui représente les hommes d&#146;affaires les plus influents, publie un communiqué 
  mettant en garde contre les conséquences négatives sur l&#146;économie du pays de 
  troubles à caractère politique. Une telle situation pourrait compromettre les 
  chances d&#146;aboutir à une solution du conflit du Haut-Karabakh en faveur de 
  l&#146;Arménie.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><b><span lang="FR">30 mars&nbsp;:</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le service de presse du Président KOCHARIAN 
  déclare que les menaces de l&#146;opposition sont sans fondement et agressives et 
  que l&#146;organisation de rassemblements publics sans autorisation constitue une 
  infraction pénale et sera traitée comme telle.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le président d&#146;Armenian Helsinki 
  Association, Mikael DANIELIAN, est attaqué et battu par quatre hommes inconnus 
  en sortant de&nbsp; son domicile. Il avait constamment critiqué les autorités 
  arméniennes pour violations des droits de l&#146;homme.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le Procureur général ouvre une information 
  judiciaire&nbsp;à l&#146;encontre des membres de l&#146;opposition Justice Alliance 
  conformément à l&#146;article 301 (incitations faites en public à prendre le 
  pouvoir par la force) et à l&#146;article 318/2 (outrages publics envers des 
  représentants du gouvernement).</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><b><span lang="FR">31 mars&nbsp;:</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les autorités avertissent les dirigeants de 
  l&#146;opposition qu&#146;ils risquent d&#146;être arrêtés dans le cadre d&#146;une enquête sur 
  leurs projets de «&nbsp;prendre le pouvoir par la violence et de changer l&#146;ordre 
  constitutionnel de la république d&#146;Arménie&nbsp;». Le bloc de l&#146;opposition 
  Artarutiun et le National Unity Party&nbsp;envisageaient d&#146;organiser des 
  manifestations en avril appelant à la démission du Président KOCHARIAN dont 
  ils contestent la réélection en 2003. Le chef d&#146;Artarutiun, Stepan DEMIRCHIAN, 
  souligne que l&#146;opposition ne cherche pas la violence mais qu&#146;elle veut 
  seulement restaurer l&#146;ordre constitutionnel.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><b><span lang="FR">1<sup>er</sup> avril&nbsp;: </span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Lors d&#146;une rencontre avec des ambassadeurs 
  européens, le Président KOCHARIAN fait part de la situation tendue dans son 
  pays. Il déclare que la stabilité est sa priorité et rejette les accusations 
  envers son gouvernement qui aurait menacé d&#146;arrêter les chefs de l&#146;opposition.
  </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">La&nbsp;Armenian Revolutionary Federation 
  soutient la coalition gouvernementale contre l&#146;opposition, alors que le&nbsp;Republican 
  Party&nbsp;et le parti Orinats Yerkir&nbsp;déclarent que des arrestations au sein de 
  l&#146;opposition seraient injustifiées.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><b><span lang="FR">5 avril&nbsp;:</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le National Unity Party organise une 
  manifestation à Erevan qui rassemble environ 3000 participants. Des bagarres 
  éclatent et des journalistes qui tentaient de filmer les conflits sont battus 
  sans que la police intervienne.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les chefs des deux principaux partis de 
  l&#146;opposition, Stepan DEMIRCHIAN et Artashes GEGHAMIAN, annoncent qu&#146;ils vont 
  organiser des manifestations à partir du 9 avril pour forcer le gouvernement à 
  démissionner, malgré une série d&#146;arrestations le 4 avril de sympathisants de 
  l&#146;opposition par les autorités. </span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 6 
  avril&nbsp;:</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">La police confirme l&#146;arrestation de 48 
  activistes et sympathisants de l&#146;opposition suite à une manifestation qui 
  n&#146;était pas autorisée le 5 avril. Il est rapporté que lors de cette 
  manifestation, des journalistes ont été attaqués par des inconnus sans que la 
  police intervienne. Le chef de la police a déclaré que les forces de l&#146;ordre 
  ne devaient intervenir que dans des cas extrêmes.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les chefs des trois principaux partis 
  d&#146;opposition, Artashes GEGHAMIAN, Aram SARGSIAN et Stepan DEMIRCHIAN, décident 
  de nouvelles manifestations à Erevan pour les 9 et 10 avril pour demander la 
  démission du Président KOCHARIAN au motif de fraudes lors de sa réélection qui 
  serait donc illégale. Ils posent un ultimatum aux autorités&nbsp;qui ont jusqu&#146;à 
  midi le 12 avril pour organiser un référendum de confiance envers M. Kocharian.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><b><span lang="FR">9, 10 et 12 avril&nbsp;:</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les organisateurs estiment le nombre de 
  manifestants du 9 avril à 30&nbsp;000 (dont 60 sont arrêtés), du 10 avril à 10&nbsp;000 
  et du 12 avril à 15&nbsp;000.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><b><span lang="FR">13 avril&nbsp;:</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le 13 avril, à 2 heures du matin, des 
  forces de police spéciales armées de matraques, de canons à eau et de grenades 
  lacrymogènes attaquent entre 2000 et 3000 manifestants qui tentaient de 
  marcher sur le palais présidentiel pour demander la démission du Président, ce 
  qui entraîne des douzaines de blessés. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les forces de sécurité attaquent avec 
  brutalité plusieurs journalistes qui couvraient la manifestation de 
  l&#146;opposition.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Puis la police se rend aux quartiers 
  généraux du National Accord Party, du &nbsp;People&#146;s Party of Armenia&nbsp;et du 
  Hanrapetutiun party, endommage leurs bureaux et arrêtent des membres de ces 
  partis dont trois parlementaires.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Artashes GEGHAMIAN et Aram SARGSIAN 
  appellent à de nouvelles manifestations.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">M. KOCHARIAN rencontre les chefs des trois 
  partis de la coalition gouvernementale, condamne les manifestations de 
  l&#146;opposition des jours précédents et soutient les interventions de la police. 
  Il ajoute que les autorités utiliseront tous les moyens légaux pour empêcher 
  toute nouvelle démonstration des extrémistes.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Vahan HOVANNISIAN (membre de Armenian 
  Revolutionary Federation-Dashnaktsutiun), vice-président du parlement, dit que 
  l&#146;opposition a surestimé ses capacités et que ses exigences ont un caractère 
  extrémiste&nbsp;; il rappelle l&#146;offre faite la semaine passée par les trois partis 
  de&nbsp; la coalition d&#146;entamer un dialogue avec l&#146;opposition.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Pendant ce temps, Artashes GEGHAMIAN et 
  Aram SARGSIAN se cachent, de peur d&#146;être arrêtés.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Stepan DEMIRCHIAN rejette les dires de la 
  police selon lesquels les manifestants auraient eu recours à la violence 
  contre les forces de police.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le porte-parole du Secrétariat d&#146;Etat de 
  Washington, Richard BOUCHER, exprime la préoccupation des Etats-Unis 
  concernant les actes de violence en Arménie et invite les deux camps à se 
  parler.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><b><span lang="FR">14 avril&nbsp;:</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Artashes GEGHAMIAN, lors d&#146;une conférence 
  de presse dans les locaux du parlement, déclare que la police a fouillé le 
  quartier général de AMK (National Unity Party) et son propre appartement et a 
  saisi des documents et même des photographies de sa famille. Il ajoute, 
  soutenu par deux membres de l&#146;alliance Artarutiun, Albert BAZEYAN et Viktor 
  DALLAKIAN, que l&#146;opposition continuera de faire campagne pour la démission du 
  pouvoir en place.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Lors d&#146;une rencontre avec des membres de 
  Armenia&#146;s United Communist Party, M. KOCHARIAN lance un appel au dialogue avec 
  l&#146;opposition. Tigran TOROSIAN et Samvel BALASANIAN, membres de la coalition 
  gouvernementale, proposent également de dialoguer, lors d&#146;une réunion avec 
  Artashes GEGHAMIAN, lequel refuse. Tigran TOROSIAN ajoute qu&#146;un référendum&nbsp; 
  sur la confiance accordée au président serait illégal et inconstitutionnel.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le Président de l&#146;Assemblée parlementaire, 
  M. SCHIEDER, et le Secrétaire Général du Conseil de l&#146;Europe, M. SCHWIMMER, 
  expriment leur profonde préoccupation par rapport aux événements violents en 
  Arménie. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Lors d&#146;une réunion avec Natalia VOUTOVA, 
  Représentant spécial du Secrétaire Général du Conseil de l&#146;Europe, le 
  Procureur général A. HOVSEPIAN affirme que la police a agi légalement le 13 
  avril.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><b><span lang="FR">15 avril&nbsp;: </span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les trois partis de la coalition au pouvoir 
  renouvellent leur offre de dialogue. Mais les chefs de l&#146;opposition DEMIRCHIAN, 
  SARGSIAN et GEGHAMIAN rejettent la proposition et disent leur intention 
  d&#146;organiser une manifestation le 16 avril à Erevan.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">1000 personnes manifestent à Erevan pour 
  protester contre les brutalités policières et les arrestations du 13 avril. Le 
  13 avril, 115 personnes furent arrêtées, dont trois parlementaires libérés 
  depuis.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">La police accuse l&#146;ancien ministre de la 
  Défense V. HARUTIUNIAN arrêté le 13 avril de troubles à l&#146;ordre public, et 
  d&#146;avoir proférer des insultes envers les autorités. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><b><span lang="FR">16 avril&nbsp;:</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Une manifestation organisée par l&#146;alliance 
  Artarutiun et le National Accord Party rassemble 6000 personnes. M. DEMIRCHIAN 
  dit aux manifestants que les brutalités policières du 13 avril constituent un 
  crime inoubliable et impardonnable. M. SARGSIAN ajoute que l&#146;opposition 
  continuera d&#146;organiser des manifestations jusqu&#146;à ce que le Président 
  KOCHARIAN démissionne.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><b><span lang="FR">19 avril&nbsp;:</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Dans une interview au quotidien russe <i>
  Izvestia</i>, M. KOCHARIAN qualifie les manifestations répétées de 
  l&#146;opposition de «&nbsp;malentendu&nbsp;» et de «&nbsp;phénomène temporaire&nbsp;» et que la 
  «&nbsp;révolution de la rose&nbsp;» en Géorgie ne pouvait se répéter en Arménie, quoi 
  qu&#146;en pense l&#146;opposition. Il ajoute&nbsp;: «&nbsp;Je ne comprends pas à quoi servent 
  (ces manifestations) alors que l&#146;opposition est représentée au parlement où 
  elle peut travailler et prouver à la société son efficacité et sa capacité à 
  résoudre les problèmes mieux que le président&nbsp;».</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><b><span lang="FR">20 avril&nbsp;: </span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">S&#146;adressant aux journalistes, M. KOCHARIAN 
  rejette les rumeurs selon lesquelles il envisagerait de détourner l&#146;attention 
  de l&#146;opposition qui souhaite sa démission en limogeant son Premier ministre ou 
  par la dissolution du parlement, et un appel à de nouvelles élections.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le Premier ministre Andranik MARKARIAN 
  déclare que s&#146;il était limogé, il rejoindrait l&#146;opposition.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">L&#146;ambassadeur des Etats-Unis à Erevan 
  rencontre séparément M. DEMIRCHIAN et M. GEGHAMIAN. Aucune information n&#146;est 
  disponible sur ces entretiens.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><b><span lang="FR">21 avril&nbsp;:</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Environ 20&nbsp;000 personnes manifestent pour 
  obtenir la démission du Président KOCHARIAN. A. SARGSIAN appelle les 
  manifestants à se réunir à nouveau le 27 avril pour une manifestation 
  «&nbsp;décisive&nbsp;». V. DALLAKIAN résume les conditions exigées par l&#146;opposition pour 
  qu&#146;elle accepte l&#146;offre de dialogue de la coalition au pouvoir&nbsp;: la libération 
  de tous les prisonniers politiques, la fin de la «&nbsp;répression&nbsp;» exercée par le 
  gouvernement contre l&#146;opposition, et la démission du ministre de la Défense et 
  du Procureur général.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><b><span lang="FR">22 avril&nbsp;:</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Selon les observations des experts de la 
  Commission de Venise, le projet de loi sur la liberté de réunion n&#146;est pas 
  conforme aux principes et standards européens.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><font face="Verdana"><a href="../../AdoptedText/TA04/FRES1361.htm">
  Résolution 1361 (2004)</a></font><span lang="FR"> sur le respect des 
  obligations et engagements de l&#146;Arménie</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">En janvier 2004, l&#146;Assemblée a adopté son 
  deuxième rapport de suivi depuis l&#146;adhésion de l&#146;Arménie au Conseil de 
  l'Europe, en janvier&nbsp;2001. La Résolution&nbsp;1361, adoptée à cette occasion, 
  relève que des évolutions encourageantes ont eu lieu au cours des deux années 
  écoulées &#150; notamment la ratification du Protocole n°&nbsp;6 à la Convention 
  européenne des Droits de l'Homme, qui abolit fermement la peine de mort.
  </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Toutefois, la résolution &#150; ainsi qu&#146;il a 
  déjà été indiqué &#150; critiquait fortement les deux élections de&nbsp;2003. En outre, 
  elle énumérait un certain nombre de graves inquiétudes sous la conduite des&nbsp; 
  autorités arméniennes dans les domaines de la démocratie et des droits de 
  l'homme et déclarait s&#146;attendre à ce que ces questions soient traitées avec 
  diligence et conformément aux normes et principes du Conseil de l'Europe.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Malheureusement,&nbsp; la réaction des 
  autorités arméniennes aux événements de mars et d&#146;avril dernier démontrent que 
  la demande de l&#146;Assemblée relative à de nouveaux progrès a été ignorée et que 
  la situation a même empiré, s&#146;agissant de certaines des préoccupations 
  essentielles de l&#146;Assemblée.</span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Détention administrative</span></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Au sujet du recours scandaleux et constant 
  à la détention administrative, la Résolution&nbsp;1361 priait instamment les 
  autorités d&#146;amender le Code administratif pour mettre un terme à cette 
  pratique, incompatible avec les normes de l&#146;Organisation.&nbsp; L&#146;Assemblée 
  demandait également aux autorités de soumettre ce nouveau projet à une 
  expertise du Conseil de l'Europe avant avril&nbsp;2004.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Au lieu de renoncer immédiatement à cette 
  pratique et de préparer les textes législatifs nécessaires à cet effet, les 
  autorités arméniennes ont largement utilisé la détention administrative au 
  cours des événements récents. S&#146;il est difficile de connaître le nombre exact 
  de personnes arrêtées et la base juridique de leur détention, la plupart des 
  comptes rendus indique un chiffre allant de 2 à 300. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">L&#146;Assemblée demande à nouveau qu&#146;il soit 
  mis fin immédiatement à la pratique de la détention administrative. Le Code 
  administratif doit être révisé sans autre délai.</span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Liberté de réunion</span></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">La Résolution 1361 demandait aux autorités 
  arméniennes de commencer immédiatement à examiner la question de l&#146;équilibre 
  entre la liberté de réunion et le respect de l&#146;ordre public, et d&#146;adopter une 
  loi sur les manifestations et réunions publiques pleinement conformes aux 
  normes du Conseil de l'Europe. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Il y a lieu de déplorer que les autorités, 
  lors des événements de mars et avril, aient adopté une attitude diamétralement 
  opposée. Elles ont en effet rejeté la plupart des demandes de l&#146;opposition 
  relatives à l&#146;autorisation de réunion et ce, d&#146;après les informations 
  disponibles, pour des raisons qui ne peuvent être considérées comme justifiées 
  selon les normes et la pratique du Conseil de l'Europe. Selon Human Rights 
  Watch, ces refus ont été motivés par «&nbsp;des nuisances économiques pour la 
  ville&nbsp;» ou le risque d&#146;«&nbsp;embouteillage dans la circulation&nbsp;».</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">De plus, un projet de loi sur les 
  rassemblements et manifestations, qui fait actuellement l&#146;objet de la 
  procédure parlementaire, a été évalué par la Commission de Venise : cette 
  dernière a estimé que les restrictions à la liberté de réunion envisagées par 
  le projet étaient trop importantes et trop strictes et que le texte donnerait 
  aux autorités d&#146;Etat le droit de limiter la liberté de réunion pour des 
  raisons que n&#146;admet pas la Convention européenne des Droits de l'Homme. </span>
  </p>
  <p align="justify">L&#146;Assemblée insiste pour que les commentaires de la 
  Commission de Venise soient entièrement pris en compte lors de la dernière 
  lecture de la loi au Parlement arménien et que la liberté de réunion ne soit 
  plus limitée de la même manière que lors des événements récents</p>
  <p align="justify"><span lang="FR">En outre, la responsabilité de prévenir les 
  violences pendant les rassemblements est partagée par l&#146;opposition.</span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Conditions de détention</span></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">En janvier, l&#146;Assemblée a demandé à 
  l&#146;Arménie de redoubler d&#146;efforts pour améliorer les conditions de détention, 
  sur la base des recommandations formulées par le Comité pour la prévention de 
  la torture (CPT) du Conseil de l'Europe. Malheureusement, d&#146;après Human Rights 
  Watch, plusieurs personnes arrêtées pendant les dernières manifestations ont 
  été victimes de sévices alors qu&#146;elles étaient détenues par la police. Une 
  enquête rapide, transparente et crédible doit être menée sur ces allégations 
  et, si elles sont confirmées, les responsables doivent être sanctionnés 
  conformément à la loi. Il appartient aux autorités arméniennes d&#146;informer l&#146;Assemblée, 
  dans les plus brefs délais, des mesures qu&#146;elles ont prises pour répondre à 
  cette demande.</span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Liberté d&#146;expression et médias</span></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Ces questions donnent lieu à des 
  préoccupations de longue date, exprimées à nouveau en janvier. La situation ne 
  s&#146;est guère améliorée. Les autorités continuent à refuser la licence de 
  diffusion à la chaîne de télévision A1+. En outre, au cours des 
  manifestations, plusieurs journalistes ont été passés à tabac par des inconnus 
  en présence de policiers, tandis que d&#146;autres étaient agressés et arrêtés par 
  les forces de sécurité elles-mêmes. L&#146;intimidation de la presse par de tels 
  moyens est intolérable. En raison de l&#146;absence de la liberté des médias, il 
  est très difficile d&#146;obtenir des informations exactes sur les événements 
  récents et ce point a été mentionné également dans la réaction du Secrétaire 
  Général du Conseil de l'Europe. </span></p>
  <p align="justify"><b>5<span lang="FR">.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Conclusion</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les derniers événements d&#146;Arménie n&#146;ont 
  fait qu&#146;aggraver la situation du point de vue des préoccupations essentielles 
  exprimées par l&#146;Assemblée dans son rapport de janvier, notamment le maintien 
  de la détention administrative, les conditions de détention, les violations 
  des droits de l'homme par des membres des forces de police et de sécurité, la 
  liberté de réunion et la liberté des médias. On ne peut admettre que cette 
  situation perdure. Les rapporteurs attendent des changements de conduite et de 
  pratique législatives immédiats et significatifs en ce qui concerne le respect 
  de ses obligations et engagements par l&#146;Arménie. Si ces changements 
  n&#146;intervenaient pas avant la session du mois de juin de l&#146;Assemblée, des 
  sanctions pourraient en résulter.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">L&#146;opposition devrait&nbsp; bénéficier de 
  l&#146;entière liberté de mener des activités politiques, y compris le droit à des 
  manifestations pacifiques. Les autorités devraient s&#146;abstenir dès maintenant 
  de toute ingérence et de tout harcèlement administratif et judiciaire à cet 
  égard.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les libertés fondamentales d&#146;expression et 
  de réunion doivent être respectées et toutes les restrictions pertinentes 
  doivent être conformes à la Convention européenne des Droits de l'Homme.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Ceci étant dit, l&#146;opposition partage la 
  responsabilité de faire en sorte que les manifestations ne soient pas 
  entachées de violences. Le Parlement doit rester le forum principal des débats 
  politiques. Il n&#146;y a pas lieu de court-circuiter les institutions du pays dans 
  l&#146;espoir de revenir sur les résultats des élections de l&#146;année dernière, 
  lesquelles, malgré les critiques, ont été validées tant au niveau interne que 
  par la communauté internationale.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">L&#146;Assemblée ne doit pas être poussée à 
  accepter des analogies artificielles entre les situations de la Géorgie et de 
  l&#146;Arménie.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Ses efforts doivent tendre surtout à ce que 
  l&#146;Arménie respecte pleinement ses engagements et obligations. Sa résolution de 
  janvier énonce toutes les mesures nécessaires à un changement qualitatif dans 
  la situation du pays vis-à-vis de la démocratie et aux droits de l'homme.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Il appartient aux autorités arméniennes de 
  mettre en &#156;uvre rapidement ses engagements restants. Une telle démarche 
  permettrait non seulement de réduire les tensions politiques présentes (grâce 
  à un respect total des procédures démocratiques, des droits de l'homme et des 
  libertés fondamentales), mais aussi de faire en sorte que les futures 
  élections dans le pays soient totalement conformes aux normes internationales, 
  ce qui mettrait un terme à l&#146;instabilité politique endémique de l&#146;Arménie.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les autorités et l&#146;opposition devraient 
  s&#146;abstenir de toute violence et tout mettre en &#156;uvre pour prévenir d&#146;autres 
  incidents. Elles devraient s&#146;engager dans un dialogue politique constructif 
  visant à résoudre les tensions, et l&#146;Assemblée est prête à offrir ses bons 
  offices à cet effet.</span></p>
  <hr color="#000000" size="1" width="50%">
  <p align="justify"><i><span lang="FR">Commission chargée du rapport&nbsp;: </span>
  </i><span lang="FR">commission pour le respect des obligations et engagements 
  des Etats membres du Conseil de l&#146;Europe (commission de suivi)</span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">Renvoi en commission&nbsp;:</span></i><span lang="FR"> 
  Renvoi n° 2944 du 26 avril 2004</span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">Projet de résolution</span></i><span lang="FR"> 
  adopté à l&#146;unanimité par la commission le 27 avril 2004</span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">Membres de la commission : Mme Durrieu 
  (Présidente), M. Frunda, Mme Tevdoradze, </span></i><span lang="FR">Mme 
  Severinsen <i>(Vice-Présidents), Mme Aguiar, </i>M. Akçam, M. Akhvlediani, <i>
  M. B. Aliyev</i>, M. André, M. Arzilli, <i>M. Atkinson</i>, <i>Mr Ba&#154;ka</i>,
  <i>Mme Bauer,</i> M. Bernik, <i>Mme Bilgehan</i>, M. Bindig, Mme Bousakla, <i>
  M. van den Brande, M. Budin, Mme Burbiene</i>, <i>M. Cabrnoch</i>, <i>M. M. 
  Cavusoglu, M. Cekuolis, </i>M. Christodoulides,<i> M. Cilevics</i>, M. 
  Colombier, M. Debono Grech, <i>Mme Delvaux-Stehres</i>, M. Einarsson, M. Elo,
  <i>M. Eörsi</i>, M. Glesener, M. Gross, M. Gusenbauer, <i>M. Hancock</i>, M. 
  Hedrich, M. Hegyi, <i>M. Herkel, M. Holovaty</i>, Mme Jäätteenmäki, M. Jakic, 
  M. Jaskiernia, <i>M. Jurgens</i>, Lord Kilclooney<i>, M. Kirilov</i>, Mme 
  Konglevoll, <i>M. Kvakkestad</i>, Mme Leutheusser-Schnarrenberger, M. van der 
  Linden, M. Lintner, M. Martínez Casañ, M. Marty, M. Medeiros Ferreira<i>, M. 
  Melcák,</i> <i>M. Mikkelsen</i>, <i>M. Mollazade, </i>M. O&#146;Keeffe, M. Olteanu, 
  M. Pangalos, Mme Petrova-Mitevska, Mme Petursdottir, <i>M. Prijmireanu</i>, <i>
  M. Rakhansky</i>, <i>Mme Ringstad</i>, M. Rivolta, <i>M. Rustamyan, M. Sasi, 
  Mme Shakhtakhtinskaya, M. Shybko, M. Slutsky</i>, M. Smorawinski<i>, M. 
  Soendergaard</i>, M. Spindelegger, Mme Stoyanova, M. Surjan, <i>M. Tepshi</i>, 
  M. Tkác, M. Vis, Mme Wohlwend, M. Yáñez Barnuevo, M. Zacchera.</span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">N.B. Les noms des membres qui ont 
  participé à la réunion sont indiqués en italique</span></i></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">Chef du secrétariat&nbsp;:</span></i><span lang="FR"> 
  Mme Ravaud</span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">Secrétaires de la commission&nbsp;:</span></i><span lang="FR"> 
  M. Gruden, Mme Odrats, M. Cupina</span></p>
  <hr color="#000000" size="1">
  <p align="justify"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1" title><span lang="EN-GB">
  [1]</span></a><span lang="FR"> Cette chronologie est essentiellement fondée 
  sur des informations issues de la presse internationale</span></p>
  <p align="justify">&nbsp;</p>
</blockquote>
  </body>
</html>