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<title> Persécution de la presse dans la République du Belarus </title>
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<blockquote>
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  <font face="Verdana">
  
  <b>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font SIZE="2">Persécution de la presse dans la République 
  du Belarus</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font SIZE="2">Doc. 10165<br>
  </span></b><span lang="FR">28 avril 2004</span></p>
  
  <b>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font SIZE="2">Avis</span><a href="#_ftn1" name="_ftnref1" title><span lang="FR">[1]</span></a><span lang="FR"><br>
  </span></b><span lang="FR">Commission de la culture, de la science et de 
  l&#146;éducation<br>
  Rapporteur: M<sup>me</sup>&nbsp;Christine Muttonen, Autriche, Groupe socialiste</span></p>
  <font FACE="Verdana" SIZE="2">
<hr size="1">
  </font>
  </font>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">I.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Conclusions</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">La Commission de la culture, de la science 
  et de l&#146;éducation approuve pleinement&nbsp; l&#146;évaluation de la situation 
  concernant les médias au Bélarus, formulée par la Commission des questions 
  politiques dans son rapport sur «&nbsp;la persécution de la presse dans la 
  République du Bélarus&nbsp;» et, en particulier, au paragraphe&nbsp;10 du projet de 
  résolution. </span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Amendements au projet de résolution:</span></b></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">à la suite du paragraphe 5, ajouter un 
    nouveau paragraphe libellé comme suit&nbsp;: «&nbsp;L&#146;Etat permet en outre que se 
    maintienne une situation dans laquelle le fonctionnement des médias dépend 
    du bon vouloir des administrations locales, des entreprises d&#146;imprimerie et 
    des agences de distribution. Les médias indépendants sont contraints 
    d&#146;opérer dans des conditions économiques discriminatoires&nbsp;».</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">à la suite du paragraphe 5, ajouter un 
    nouveau paragraphe libellé comme suit&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;L&#146;Assemblée juge totalement 
    inacceptable dans une société démocratique l&#146;emprisonnement de journalistes, 
    et en particulier l&#146;imposition d&#146;une peine de travaux forcés, pour 
    sanctionner la critique du président et des représentants de l&#146;Etat, peines 
    actuellement prévues par les dispositions des articles 367, 368 et 369 du 
    code&nbsp;pénal ».</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">modifier la première phrase du paragraphe 
    7 jusqu&#146;à «&nbsp;la liberté d&#146;information&nbsp;» de la manière suivante&nbsp;: «&nbsp;L&#146;Assemblée 
    considère que le paysage médiatique, tel que soumis au contrôle actuel, ne 
    permet pas l&#146;exercice de&nbsp;».</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">à la fin de la première phrase du 
    paragraphe 8, ajouter&nbsp;: «&nbsp;et que les autorités du Belarus n&#146;ont pas respecté 
    leur engagement de communiquer le projet de loi au Conseil de l&#146;Europe pour 
    examen&nbsp;».</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">à la fin du paragraphe 11.ii, ajouter&nbsp;: 
    «&nbsp;et visant, plus généralement, à renforcer la compréhension des normes 
    démocratiques dans le domaine des médias et l&#146;opposition du public à l&#146;égard 
    de toute atteinte à la liberté d&#146;expression&nbsp;».</span></li>
    <li>
    <p align="justify"><span lang="FR">à la fin du paragraphe 12.vi, ajouter&nbsp;: 
    «&nbsp;conformément à la Recommandation&nbsp;1641&nbsp;(2004) &#145;Service public de 
    radiodiffusion&#146;&nbsp;».</span></li>
  </ul>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Amendement au projet de recommandation :</span></b></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR">A la fin de la recommandation, insérer un 
    nouvel alinéa&nbsp;3, libellé comme suit&nbsp;: «&nbsp;encourager les Etats membres à 
    fournir des programmes de radiodiffusion, matériels imprimés et publications 
    sur l&#146;Internet objectifs et impartiaux spécifiquement destinés au public 
    biélorusse&nbsp;».</span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">II.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Exposé des motifs</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">La Commission de la culture, de la science 
  et de l&#146;éducation a elle-même condamné de&nbsp;manière répétée les vexations 
  systématiques auxquelles sont soumis les médias et journalistes indépendants 
  au Belarus&nbsp;: dans ses rapports «&nbsp;<strong>Médias et culture démocratique&nbsp;» en 
  1999 (</strong></span><a href="../doc99/FDOC8355.HTM">doc. 8355</a><span lang="FR">)&nbsp;; 
  «&nbsp;Liberté d&#146;expression et d&#146;information dans les médias en Europe&nbsp;» (</span><a href="../doc01/FDOC9000.htm">Doc. 9000</a><span lang="FR">) 
  Recommandation </span><a href="../../AdoptedText/TA01/FREC1506.htm">1506 (2001)</a><span lang="FR"> et dans «&nbsp;Liberté d&#146;expression dans les médias en 
  Europe&nbsp;» (</span><a href="../doc03/FDOC9640.htm">Doc. 9640 rev.</a><span lang="FR">) 
  Recommandation </span><a href="../../AdoptedText/TA03/FREC1589.htm">1589 
  (2003)</a><span lang="FR"> </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">En janvier 2002, la Commission a tenu à 
  Strasbourg une audition sur la situation en matière de médias au Belarus avec 
  la participation du ministre de l&#146;information du Belarus de l&#146;époque, M. 
  Mikhaïl Padhayny, de représentants de l&#146;Association des journalistes du 
  Belarus, de membres du Parlement, de représentants de l&#146;opposition non 
  parlementaire, de journalistes et d&#146;ONG (voir annexe). Le ministre s&#146;était 
  alors engagé officiellement à soumettre au Conseil de l&#146;Europe pour examen un 
  projet de loi sur les médias. En juin 2002, le ministre a écrit au président 
  de la Commission, M.&nbsp;de&nbsp;Puig, pour l&#146;assurer que le projet de loi serait 
  soumis au Conseil après les auditions parlementaires d&#146;automne. En dépit de 
  ces promesses, aucun texte n&#146;est encore parvenu au Conseil de l&#146;Europe. </span>
  </p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le Rapporteur général sur les médias, M.&nbsp;Paschal 
  Mooney, a également formulé certaines critiques spécifiques. En juin 2003, il 
  a protesté vivement contre la suspension de deux journaux indépendants du 
  Belarus, <i>Belorusskaya delovaya gazeta</i> (BDG) et <i>BDG-A usage interne</i>.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le Rapporteur initial pour l&#146;Avis de la 
  Commission de la culture, de la science et de l&#146;éducation, M.&nbsp;Mihai&nbsp;Baciu, qui 
  a accompagné le Rapporteur de la Commission des questions politiques au 
  Belarus en décembre 2003, n&#146;est plus aujourd&#146;hui membre de l&#146;Assemblée 
  parlementaire. Il n&#146;a donc pas été possible de préparer cet avis sur la base 
  d&#146;impressions personnelles. Il s&#146;appuie sur l&#146;importante documentation 
  concernant les atteintes à la liberté de la presse au Belarus, documentation 
  recueillie par la Commission au cours des dernières années.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Cette documentation montre de la façon la 
  plus claire que la situation en matière de médias au Belarus ne s&#146;est en rien 
  améliorée depuis la Recommandation 1506 d&#146;avril 2001 qui déclarait que&nbsp;«&nbsp;le 
  Belarus demeure le pays où les actes des autorités transgressent de la manière 
  la plus flagrante les valeurs et les principes défendus par le Conseil de 
  l&#146;Europe&nbsp;en matière de médias&nbsp;».&nbsp;L&#146;ensemble des développements intervenus 
  depuis confirme non pas que les autorités du Belarus sont incapables de 
  modifier la situation mais plutôt qu&#146;elles ne souhaitent pas le faire. Le 
  contrôle strict des médias et l&#146;interdiction de la critique sont 
  caractéristiques d&#146;un régime dictatorial et en constituent l&#146;un des aspects 
  essentiels. L&#146;exemple de la <i>glasnost</i> en Union soviétique est encore 
  certainement très présent à l&#146;esprit du président Loukachenko.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">C&#146;est pourquoi le Rapporteur doute que les 
  recommandations aux autorités du Belarus contenues dans le projet de 
  Résolution, aussi pertinentes soient-elles, puissent être suivies d&#146;un 
  quelconque effet tant que le régime actuel demeurera en place. Toutefois, ces 
  recommandations pourront être utilisées comme liste de contrôle pour évaluer 
  les performances du régime en ce domaine. Elles pourront aussi servir de 
  référence européenne pour ceux qui, au Belarus, luttent, souvent au risque de 
  leur emploi ou même de leur liberté, en faveur de la démocratie dans ce pays. 
  Elles doivent donc être soutenues par l&#146;Assemblée.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Afin de donner à la Recommandation un 
  caractère aussi complet que possible, certains éléments doivent être ajoutés&nbsp;:</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le Belarus est l&#146;un des rares pays d&#146;Europe 
  où un journaliste peut être envoyé en camp de travail pour avoir osé critiquer 
  un représentant de l&#146;Etat. C&#146;est ce qui est arrivé notamment à Mikola 
  Markevich et à Paval Mazheika, respectivement rédacteur en chef et reporter de
  <i>Pahonya</i>, un hebdomadaire indépendant de Hrodno, et à Viktar Ivashkevich, 
  rédacteur en chef du journal indépendant <i>Rabochy</i>. Ces journalistes ont 
  été condamnés à des peines de détention pour atteinte à l&#146;honneur du président 
  Alexandre Loukachenko et ont purgé une partie de leur peine sous forme de 
  travaux forcés. Ils ont finalement été libérés mais le code pénal comporte 
  toujours, aux articles 367, 368 et 369, des dispositions prévoyant une peine 
  d&#146;emprisonnement pour insulte ou diffamation à l&#146;égard du président et des 
  représentants de l&#146;Etat. Plus récemment, le chef de l&#146;opposition, Anatoly 
  Lebedko, président du Parti civique unifié du Belarus, a été accusé de 
  diffamation à l&#146;encontre du président Loukachenko au cours d&#146;un entretien 
  diffusé sur le réseau public russe de télévision <i>Rossiya</i>. La rédactrice 
  en chef adjointe de <i>BDG</i>, Irina Khalip, fait également l&#146;objet de 
  poursuites pénales pour prétendue atteinte à l&#146;honneur du procureur général, 
  Viktor Sheiman.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le rapport de la Commission des questions 
  politiques souligne à juste titre que l&#146;obligation pour la presse écrite de 
  disposer d&#146;une licence délivrée par l&#146;Etat constitue la base juridique du 
  harcèlement des médias indépendants. Les organes critiques, cependant, sont 
  soumis à des pratiques d&#146;intimidation systématiques, et leur survie peut être 
  remise en cause par l&#146;intervention des inspecteurs du fisc, des services de 
  prévention de l&#146;incendie ou de la police de la circulation routière. Les 
  attaques subies par le journal indépendant <i>Djen</i>, publié actuellement 
  par M. Markevich, sont l&#146;exemple le plus récent de telles pratiques. Selon 
  Reporters sans frontières, les services du logement de Grodno ont accusé 
  l&#146;organisation qui accueille l&#146;équipe de rédaction du <i>Djen</i> de 
  sous-louer illégalement ses locaux au journal et ont ordonné l&#146;évacuation de 
  ces locaux avant le 15&nbsp;mai. D&#146;autre part, un tirage entier du journal (4 800 
  exemplaires) a été confisqué par la police de la circulation routière.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les journaux indépendants se voient aussi 
  systématiquement refuser les services des imprimeurs et des agences de 
  distribution. Ils doivent faire face à la concurrence de la presse de l&#146;Etat 
  dans des conditions économiques inégales. Récemment, par exemple, les 
  entreprises locales ont été contraintes de s&#146;abonner à au moins trois organes 
  de presse dépendant du gouvernement.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">La communauté internationale devrait donc 
  axer ses efforts sur les trois points suivants&nbsp;:</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">1/ Développer les moyens, ainsi qu&#146;un 
  financement approprié, permettant aux citoyens du Belarus de recevoir le plus 
  possible d&#146;informations indépendantes et détaillées sur les affaires 
  nationales et internationales. Ceci pourrait prendre la forme d&#146;un soutien 
  financier à la presse écrite et audiovisuelle et d&#146;une meilleure exploitation 
  des possibilités offertes par les technologies modernes telles que la 
  transmission par satellite et le réseau Internet.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Dans un sondage réalisé au mois de mars par 
  un institut indépendant, le NIISEPI (Institut d&#146;études socio-économiques et 
  politiques), seules 4,4% des personnes interrogées ont déclaré que l&#146;Internet 
  constituait leur principale source d&#146;information. Des cas de répression visant 
  des publications électroniques sur l&#146;Internet ont également été rapportés 
  (selon Reporters sans frontières, Natalya Kaliada, une journaliste et 
  militante des droits de l&#146;homme, a été condamnée en février à une amende pour 
  avoir écrit des articles publiés sur le site Internet de Charte 97, une 
  organisation de défense des droits de l&#146;homme qui n&#146;est pas reconnue par les 
  autorités). L&#146;Internet, cependant, pourrait constituer une précieuse source 
  d&#146;information indépendante&nbsp;; il convient donc de mieux réfléchir aux 
  possibilités dans ce domaine.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">S&#146;agissant de la radio et de la télévision, 
  il ressort de certaines informations que les autorités cherchent à remplacer 
  la programmation des chaînes russes ayant la faveur du public, qui pourtant 
  sont placées sous le contrôle de l&#146;Etat, par des émissions en langue 
  biélorusse directement contrôlées par l&#146;Etat. De façon encore plus flagrante, 
  en juin 2003, après la diffusion par la chaîne russe NTV d&#146;un reportage sur 
  l&#146;enterrement de l&#146;écrivain Vasil Bykau, le correspondant de cette chaîne, 
  Pavel Selin, s&#146;est vu retirer son accréditation par le ministère des Affaires 
  étrangères du Belarus et a été expulsé du pays&nbsp;; le bureau de NTV au Belarus a 
  été fermé en juillet 2003 et n&#146;a pu être rouvert qu&#146;en février 2004.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">BAJ a signalé récemment l&#146;introduction par 
  le ministère de l&#146;Information du Belarus d&#146;une nouvelle directive «&nbsp;sur la 
  distribution des périodiques publiés légalement en dehors du territoire de la 
  République du Belarus&nbsp;» ordonnant le renforcement du contrôle de la 
  distribution des journaux étrangers.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">La diffusion de programmes spécialisés en 
  Russe et en Bélarus venant de pays voisins et de grands diffuseurs 
  internationaux comme la BBC et Deutsch Welle est une voie qui mériterait 
  d&#146;être explorée davantage.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">2/ Développer au maximum les activités 
  d&#146;aide en faveur des journalistes, des juristes participant à l&#146;élaboration de 
  la législation sur les médias et des militants politiques. Ces activités 
  doivent être tournées vers l&#146;avenir et s&#146;appuyer sur l&#146;expérience des autres 
  pays d&#146;Europe orientale. Le processus de démocratisation en Europe de l&#146;Est a 
  dans de nombreux cas été ralenti par le fait que les médias, bien que 
  soutenant en paroles l&#146;indépendance et la liberté d&#146;expression, n&#146;ont fait que 
  changer de maître et sont dominés par la lutte entre différentes idéologies 
  politiques. Il est donc très important de parvenir à modifier l&#146;état d&#146;esprit 
  dominant et à développer une meilleure compréhension des normes démocratiques 
  dans le champ des médias. Ceci contribuerait en outre à abaisser le seuil de 
  tolérance vis-à-vis de toute forme de répression en ce domaine et à réduire 
  l&#146;acceptation (ou la résignation) du public à l&#146;égard de la situation 
  actuelle. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">3/ Bien que ce troisième aspect ne relève 
  pas de son mandat, la Commission de la culture, de la science et de 
  l&#146;éducation approuve pleinement l&#146;appel adressé par la Commission des 
  questions politiques aux organisations internationales pertinentes telles que 
  l&#146;Union européenne, l&#146;OSCE et l&#146;Onu, afin que celles-ci prennent des mesures 
  appropriées à l&#146;encontre des pratiques actuelles en matière de liberté 
  d&#146;expression au Bélarus. </span></p>
  <p align="center"><b><span lang="FR">ANNEXE</span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Audition sur la situation des médias au 
  Bélarus</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Strasbourg, le 24 janvier 2002<br>
  Compte rendu</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Programme</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Ouverture de la séance par M. Lluis-Maria de Puig, président de la commission</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Brève introduction de M<sup>me</sup> Tytti Isohookana-Asunmaa, vice-présidente 
  de la sous-commission des médias</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Discours de M. Robert Parsons, journaliste à la BBC, faisant fonction de 
  modérateur</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Présentation de M<sup>me</sup> Zhanna Litvina, présidente de l&#146;Association des 
  journalistes du Bélarus (AJB):</span></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><i><span lang="FR">a</span></i><span lang="FR">.&nbsp;de la 
    situation des médias au Bélarus;</span></p>
    <p align="justify"><i><span lang="FR">b.&nbsp;</span></i><span lang="FR">des 
    amendements proposés à la loi sur les médias;</span></p>
    <p align="justify"><i><span lang="FR">c</span></i><span lang="FR">.&nbsp;des 
    violations récentes de la loi sur les médias au Bélarus.</span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><span lang="FR">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Réponse du ministre de l&#146;Information du Bélarus, M. Mikhail Padhayny</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Discussion générale</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Résumé de M. Parsons</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Remarques finales de M<sup>me</sup> Isihookana-Asunmaa</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Clôture de la réunion par M. de Puig</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Résumé</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Lluis Maria de Puig </span></b><i>
  <span lang="FR">(Espagne). &#150; </span></i><span lang="FR">En tant que président 
  de la commission de la culture, de la science et de l&#146;éducation de l&#146;Assemblée 
  parlementaire, je souhaite la bienvenue à tous les participants, en 
  particulier à Monsieur le ministre Mikhail Padhayny et aux représentants de l&#146;Association 
  des journalistes du Bélarus (AJB), présidée par M<sup>me</sup>&nbsp;Zhanna Litvina.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Nous avons organisé cette audition parce 
  que nous sommes préoccupés par la situation des médias au Bélarus.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">S&#146;agissant de la situation politique en 
  général, permettez-moi de rappeler aux participants que le Conseil de l&#146;Europe 
  a sévèrement critiqué la manière dont se sont déroulées les dernières 
  élections au Bélarus. La situation de ce pays sera probablement examinée par 
  l&#146;Assemblée en juin.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Tytti Isohookana-Asunmaa </span></b><i>
  <span lang="FR">(Finlande). &#150; </span></i><span lang="FR">En ma qualité de 
  vice-présidente de la sous-commission des médias, je souhaite la bienvenue à 
  tous les collègues, aux invités du Bélarus ainsi qu&#146;aux autres participants. 
  En tant qu&#146;ancienne présidente de cette sous-commission, j&#146;ai été sensibilisée 
  par l&#146;AJB à la situation des médias au Bélarus et nous avons décidé 
  d&#146;organiser une audition avec l&#146;espoir qu&#146;elle servirait la démocratie et la 
  liberté des médias dans ce pays.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le Bélarus n&#146;est pas un Etat membre du 
  Conseil de l&#146;Europe (CE) et, depuis 1997, son statut d&#146;«invité spécial» à l&#146;Assemblée 
  parlementaire a été suspendu. Toutefois, dans leurs déclarations devant l&#146;Assemblée 
  en début de semaine, M. Peter Schieder, Président de l&#146;Assemblée 
  parlementaire, et M. Walter Schwimmer, Secrétaire Général du CE, ont tous deux 
  souhaité que l&#146;éloignement du Bélarus du CE prenne fin dès que sa situation 
  politique se sera améliorée. La liberté des médias est un élément essentiel de 
  la démocratie, de la stabilité politique et du développement économique.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">J&#146;espère que cette audition sera profitable 
  au Bélarus et à son peuple.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Robert Parsons </span></b><i>
  <span lang="FR">(journaliste à la BBC, faisant fonction de modérateur)</span></i><span lang="FR">. 
  &#150; J&#146;ai travaillé en Russie pendant neuf ans et je me suis rendu à plusieurs 
  reprises au Bélarus. Le Bélarus n&#146;a manifestement pas progressé dans le sens 
  que l&#146;on aurait souhaité. Mais ses problèmes se rencontrent également dans 
  d&#146;autres Etats anciennement soviétiques, même si l&#146;on doit admettre qu&#146;ils 
  sont de nature plus grave au Bélarus que dans certains pays voisins.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Dans un article publié récemment dans <i>
  Sreda</i>, magazine destiné aux professionnels des médias, l&#146;expert en médias 
  russes, Alexey Pankin, écrivait qu&#146;après avoir écouté les doléances et les 
  observations de plusieurs journalistes, d&#146;Ukraine et du Bélarus en 
  particulier, lors d&#146;une conférence tenue peu de temps auparavant à Kyiv, il 
  avait soudain eu l&#146;impression d&#146;être en Russie le citoyen d&#146;un pays libre et 
  il lui a semblé que les Ukrainiens éprouvaient la même impression lorsqu&#146;ils 
  comparaient leur situation à celle du Bélarus. Il était plein d&#146;admiration 
  pour les journalistes indépendants travaillant dans ces pays.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Au Bélarus, parmi les conditions 
  défavorables aux médias on peut citer: le monopole de l&#146;Etat en matière 
  d&#146;impression et de diffusion des journaux, la pression exercée par l&#146;Etat sur 
  les annonceurs, les subventions considérables réservées aux médias contrôlés 
  par l&#146;Etat, l&#146;interdiction de tout financement provenant de l&#146;étranger, des 
  moyens d&#146;intimidation considérables (certains journalistes ont même disparu), 
  le recours à la police pour maintenir les médias sur la défensive, la 
  suspension occasionnelle de médias. Le Président a mis en garde les 
  journalistes bélarusses, les avertissant qu&#146;ils paieraient le prix de leur 
  insubordination au moment des élections &#150; je serais curieux d&#146;entendre de la 
  bouche des deux parties si la situation s&#146;est améliorée ou dégradée après les 
  élections.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Cependant, les problèmes des médias au 
  Bélarus ne sont pas propres à ce pays. La fierté de M. Pankin d&#146;être un 
  citoyen russe mérite d&#146;être tempérée à la lumière de l&#146;arrêt définitif des 
  émissions du réseau national de télévision indépendante, TV-6, la semaine 
  dernière, et de celui de NTV un peu plus tôt. De nombreuses questions 
  surgissent quant à la légitimité de la suppression de ces deux chaînes de 
  télévision par les autorités russes. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">En Ukraine la répression des médias est 
  forte. L&#146;année dernière, Georgiy&nbsp;Gongadze, journaliste ukrainien éminent, a 
  été retrouvé décapité. Récemment, un présentateur de télévision a été 
  assassiné en Géorgie. En Asie centrale, les problèmes des médias sont encore 
  plus graves.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">La vérité, à mon avis, c&#146;est que la 
  conscience politique qui régit les relations entre les médias et l&#146;Etat dans 
  les sociétés occidentales, n&#146;existe tout simplement pas pour l&#146;instant dans 
  l&#146;ex-Union soviétique.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">D&#146;où l&#146;utilité d&#146;une telle réunion &#150; une 
  chance pour le Bélarus, où viennent d&#146;avoir lieu des élections, de démontrer 
  clairement qu&#146;il veut faire partie de l&#146;Europe et cherche à se rapprocher 
  d&#146;organisations telles le CE, l&#146;Union européenne et l&#146;OSCE, avec lesquelles 
  ses relations ont été tendues ces dernières années. C&#146;est vraiment l&#146;occasion 
  pour les deux parties de jeter un pont entre elles.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Zhanna Litvina </span></b><i>
  <span lang="FR">(présidente de l&#146;AJB)</span></i><span lang="FR">. &#150; Si le 
  Bélarus veut rejoindre les pays développés de l&#146;Europe, il doit remplir 
  certaines conditions démocratiques, et la liberté de l&#146;information en est une. 
  Même après les élections de septembre, l&#146;opposition n&#146;a toujours pas accès aux 
  médias publics qui continuent de servir d&#146;instruments de propagande. Le 
  ministère de l&#146;Information se contente de suivre la ligne du gouvernement. Le 
  projet de loi sur la sécurité de l&#146;information n&#146;a pas encore été approuvé par 
  le parlement. Mais, avant mon départ pour Strasbourg, on m&#146;a parlé d&#146;un 
  nouveau document destiné à restreindre la libre circulation d&#146;informations en 
  provenance de l&#146;étranger.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les sept groupes de concertation sur 
  l&#146;information dont la création a été annoncée récemment, seront présidés ou 
  contrôlés par des agents du gouvernement, qui diffuseront une idéologie plutôt 
  qu&#146;une information authentique. Les médias non gouvernementaux, seule tribune 
  de l&#146;opposition politique, ont un tirage limité et sont soumis à diverses 
  formes de harcèlement, y compris la suppression de journaux, comme ce fut le 
  cas récemment pour <i>Pahonia</i>. Nous avons vu des hauts fonctionnaires de 
  l&#146;Etat pratiquer ouvertement la censure.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le gouvernement, qui n&#146;a de cesse de parler 
  de démocratisation et de libéralisation, devrait plutôt passer à l&#146;acte. Dans 
  le domaine des médias, je recommande 1.&nbsp;de veiller à ce que la future loi sur 
  les médias soit conforme aux normes européennes; 2.&nbsp;de mettre fin à la 
  discrimination économique et politique à l&#146;encontre des médias non 
  gouvernementaux; 3.&nbsp;d&#146;engager le processus de privatisation de la télévision 
  et de la radio publiques; 4.&nbsp;de cesser de contrôler le flux d&#146;informations. 
  Sans cela, nulle démocratisation n&#146;est possible et le Bélarus n&#146;aura pas le 
  statut d&#146;«invité spécial» au Conseil de l&#146;Europe.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Mikhail Padhayny </span></b><i>
  <span lang="FR">(ministre de l&#146;Information de la République du Bélarus)</span></i><span lang="FR">. 
  &#150; Je vous remercie de m&#146;avoir invité à prendre la parole devant cette 
  assemblée qui fait autorité. Il est regrettable que le Conseil de l&#146;Europe 
  adopte souvent un point de vue partial sur les événements au Bélarus et 
  n&#146;écoute que l&#146;opposition. Notre délégation ne participe plus officiellement 
  aux travaux de l&#146;Assemblée parlementaire, ce qui n&#146;améliore en rien notre 
  situation. J&#146;approuve les recommandations de M<sup>me</sup> Litvina. Le projet 
  de loi sur les médias a été envoyé à tous les journalistes, nous prenons note 
  de leurs observations, il sera ensuite examiné au parlement et j&#146;espère que la 
  version définitive sera conforme aux normes européennes.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">N&#146;importe qui au Bélarus peut acheter et 
  lire n&#146;importe quel journal. J&#146;admets qu&#146;il existe un problème de diffusion en 
  passant par le service Belposhta géré par l&#146;Etat, mais les journaux sont 
  libres de créer leur propre réseau de distribution. Les journaux ne peuvent 
  être supprimés que sur décision des tribunaux; la suppression de <i>Pahonia</i> 
  par le ministère public est une affaire déplorable et j&#146;espère que cette 
  décision sera réexaminée. Le gouvernement peut poursuivre le rédacteur en chef 
  d&#146;un journal en justice, pour avoir, par exemple, répandu des opinions 
  racistes ou des propos antirusses. Lorsqu&#146;un journal perd son procès, mon 
  ministère reçoit immédiatement des protestations de la part des institutions 
  internationales, mais lorsque nous répondons pour nous défendre, nous ne 
  recevons aucune réponse.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Tous les citoyens ont accès aux émissions 
  de radio (ils ont le choix entre vingt-cinq&nbsp;stations) et à Internet. Il existe 
  une chaîne de télévision publique et vingt-deux&nbsp;chaînes privées, régionales 
  pour la plupart. Nous prévoyons une deuxième chaîne nationale, qui ne sera pas 
  une chaîne publique, ainsi qu&#146;une chaîne en cogestion avec la télévision 
  russe. La loi régissant la télévision mérite d&#146;être améliorée et je suis 
  ouvert à toutes les suggestions. Je n&#146;ai pas de garde du corps, je réponds aux 
  appels téléphoniques et je transmets volontiers toutes les propositions 
  constructives à mon gouvernement. Je ne suis pas contre les groupes 
  d&#146;information envisagés car ils écouteront la population et pourvoiront à ses 
  besoins.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le processus de démocratisation ne fait que 
  commencer au Bélarus. Nous nous efforçons de décentraliser et nous espérons 
  pouvoir atteindre les normes européennes.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Andrei Bastunets </span></b><i>
  <span lang="FR">(vice-président de l&#146;AJB)</span></i><span lang="FR">. &#150; Je 
  reconnais et je rends hommage à la franchise du ministre concernant le projet 
  de loi sur les médias. De nombreuses corrections y ont été apportées à la 
  suite des observations de l&#146;AJB, mais malheureusement certaines parties ont 
  encore une incidence négative sur la situation des médias.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Un citoyen bélarusse peut-il créer un 
  organe médiatique? La réponse est «non», parce qu&#146;il lui faut obtenir une 
  autorisation d&#146;enregistrement, ce qui n&#146;est pas chose facile. Les citoyens 
  peuvent-ils exprimer librement leurs opinions dans les médias? La réponse est 
  «non» car ils s&#146;exposent à de graves sanctions. Après deux avertissements du 
  ministère de l&#146;Information ou d&#146;un magistrat de quelque niveau que ce soit 
  dans une même année, un journal peut être supprimé. C&#146;est ce qui est arrivé 
  récemment à <i>Pahonia</i>.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Seul le ministère compétent est habilité à 
  publier des documents juridiques. Pour pouvoir le faire, un journal aurait 
  besoin d&#146;une licence spéciale, qu&#146;il n&#146;obtiendra jamais. Pourquoi faut-il 
  qu&#146;il y ait un black-out sur la publication des lois? Il est pratiquement 
  impossible à des groupes qui n&#146;ont pas de licence de publier des informations, 
  sous peine de sanctions.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Parsons</span></b><span lang="FR">. &#150; 
  J&#146;aimerais que M. Bastunets réponde au ministre qui a dit que la dernière 
  décennie n&#146;a pas été facile, que le gouvernement a peut-être été un peu trop 
  dur avec les médias, mais qu&#146;aujourd&#146;hui l&#146;heure du compromis est venue. 
  Pensez-vous qu&#146;au cours des mois à venir il existera des possibilités de 
  rapprochement entre le gouvernement et les médias?</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Bastunets</span></b><span lang="FR">. &#150; 
  Il existe toujours des possibilités. Le problème est que nos autorités se 
  déclarent en faveur d&#146;une libéralisation économique et sociale, mais que, dans 
  la pratique, elles font exactement le contraire. <i>Pahonia</i> a été supprimé 
  après les élections, et deux autres journaux qui avaient publié certaines 
  informations pendant la campagne électorale risquent de subir le même sort. Je 
  propose, pour ma part, que des auditions parlementaires sur le projet de loi 
  aient lieu au Bélarus même, et que le Parlement du Bélarus soumette le projet 
  au Conseil de l&#146;Europe afin d&#146;avoir un avis éclairé. Il est important que le 
  Conseil de l&#146;Europe donne son appréciation et fasse des recommandations avant 
  que la loi soit promulguée.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Parsons</span></b><span lang="FR">. &#150; 
  Quelle est la réponse du ministre à cette invitation? Les autorités du Bélarus 
  devraient-elles non seulement s&#146;adresser à leurs propres experts mais 
  rechercher aussi des conseils au-delà de leurs frontières nationales?</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Padhayny. &#150;</span></b><span lang="FR"> 
  Les journaux ont le droit de publier des commentaires mais pas les textes de 
  lois. La publication de nos lois est une affaire sérieuse et nous devons nous 
  assurer que le texte qui parvient à nos citoyens est bien le bon.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Alexey Vaganov </span></b><i>
  <span lang="FR">(député, Bélarus)</span></i><span lang="FR">. &#150; Aux termes du 
  projet de loi, tout citoyen peut publier un journal. Selon l&#146;ancienne loi, 
  lorsqu&#146;un journal était supprimé, son éditeur ne pouvait en créer un autre, 
  mais cette règle tend à disparaître.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Parsons</span></b><span lang="FR">. &#150; 
  Puis-je demander à Monsieur le ministre ou à M. Vaganov ce qu&#146;il en est de la 
  proposition de M. Bastunets de consulter des experts étrangers au sujet de la 
  loi sur les médias?</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Padhayny</span></b><span lang="FR">. &#150; 
  La loi actuelle avait été envoyée au représentant de l&#146;OSCE chargé de la 
  liberté des médias, mais nous n&#146;avons reçu aucune réponse. A mon retour au 
  Bélarus, j&#146;enverrai le projet de loi rédigé en russe et en anglais aux experts 
  et organisations compétents et je serai tout disposé à écouter leurs points de 
  vues, ce qui ne veut pas dire qu&#146;ils seront tous pris en compte.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Guennady Chourkine </span></b><i>
  <span lang="FR">(Russie)</span></i><span lang="FR">. &#150; Je me suis rendu au 
  Bélarus à plusieurs reprises et je m&#146;y suis senti plus russe qu&#146;en Russie 
  même, car on perçoit dans ce pays un réel sentiment d&#146;identité et la 
  criminalité y est plus faible. Pendant la période électorale, j&#146;ai souvent 
  interrogé les journalistes sur leurs griefs, mais je n&#146;ai jamais entendu le 
  genre de choses dont M<sup>me</sup> Litvina a parlé aujourd&#146;hui. Parfois, les 
  journalistes luttent non pas tant pour défendre la liberté d&#146;expression que 
  pour toucher un salaire élevé, comme l&#146;a fait M. Kiselev l&#146;année dernière lors 
  de l&#146;audition sur les médias russes. Il est important de bien faire la 
  distinction entre la liberté des médias et une liberté excessive dénuée de 
  responsabilités. Il était juste d&#146;interdire certains médias afin de protéger 
  la population contre leurs agissements illicites. Mais discutons plutôt de ces 
  problèmes dans nos pays respectifs.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Anatoly Lebedko </span></b><i>
  <span lang="FR">(président du Parti civique unifié, Bélarus)</span></i><span lang="FR">. 
  &#150; Je suggère qu&#146;il soit tenu compte des quatre propositions de M<sup>me</sup> 
  Litvina lors du réexamen du statut d&#146;«invité spécial» du Bélarus auprès de l&#146;Assemblée 
  parlementaire. Le ministre a affirmé que tout responsable politique peut 
  accéder aux médias. C&#146;est inscrit dans notre Constitution. Mais, l&#146;année 
  dernière, j&#146;ai demandé à douze reprises à intervenir à la télévision et je 
  n&#146;ai jamais reçu de réponse positive. Belteleradio m&#146;a répondu une fois que 
  j&#146;y avais eu accès puisque j&#146;avais participé à une émission interactive sur la 
  moisson au Bélarus. Je propose qu&#146;à notre retour au Bélarus, le gouvernement 
  et l&#146;opposition aient un débat à la télévision et à la radio, et alors nous 
  pourrons dire qu&#146;il y a eu un premier débat de cette nature sur les médias 
  publics du Bélarus.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Parsons. &#150;</span></b><span lang="FR"> 
  Que répond le ministre à l&#146;accusation de M. Lebedko qui affirme avoir tenté à 
  douze reprises de s&#146;exprimer à la télévision publique et qu&#146;à douze reprises 
  sa demande a été rejetée?</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Padhayny. &#150;</span></b><span lang="FR"> 
  Tout candidat aux élections peut intervenir sur la chaîne publique pour garder 
  le contact avec les électeurs. Mais l&#146;Etat ne peut obliger les directeurs de 
  chaînes à accorder un temps d&#146;antenne à des personnes dont les idées ne 
  présentent aucun intérêt. Les décisions sont prises par les rédacteurs en chef 
  de la télévision. Quel débat peut-il y avoir à la télévision quand 
  l&#146;opposition est si divisée? Autrefois la politique absorbait trop de temps 
  d&#146;antenne. Si un responsable politique ne semble guère devoir intéresser les 
  téléspectateurs, les directeurs de chaînes ne seront guère disposés à lui 
  accorder un temps d&#146;antenne pour des raisons économiques.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Parsons. &#150;</span></b><span lang="FR"> 
  Des médias d&#146;Etat sont censés veiller, surtout en période électorale, à ce que 
  soient entendus les différents points de vues dans le débat politique. Le fait 
  que M.&nbsp;Lebedko n&#146;ait pas été autorisé à s&#146;exprimer ne laisse-t-il pas 
  sous-entendre qu&#146;un aspect du débat n&#146;a pas été entendu?</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Padhayny</span></b><span lang="FR">. &#150; 
  Nous avons vingt-quatre chaînes, dont cinq au moins couvrent l&#146;ensemble du 
  pays. Nous allons proposer prochainement de nouvelles émissions auxquelles 
  tous les hommes politiques pourront participer. Mais je ne suis pas directeur 
  de chaîne. Ma mission est de veiller à ce que les lois soient respectées.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Parsons</span></b><span lang="FR">. &#150; 
  Monsieur le ministre, vous avez reconnu que dans le passé il y avait eu des 
  problèmes dans le secteur des médias. Admettez-vous, par conséquent, que 
  l&#146;opposition a, en effet, certaines doléances bien réelles et qu&#146;en tant que 
  gouvernement, vous êtes prêt, aujourd&#146;hui, à les prendre en compte?</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Padhayny</span></b><span lang="FR">. &#150; 
  Je reconnais qu&#146;il existe certains problèmes pour les médias électroniques, 
  mais il n&#146;y en a pas pour la presse écrite. Les annonceurs refusent simplement 
  de payer pour des émissions qui ne font pas beaucoup d&#146;écoute.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Fiona Harrison </span></b><i>
  <span lang="FR">(représentant «&nbsp;Article 19&nbsp;»)</span></i><span lang="FR">. &#150; Je 
  travaille à «&nbsp;Article 19&nbsp;», la campagne mondiale pour la liberté d&#146;expression 
  basée à Londres. Je travaille sur le Bélarus depuis quatre ou cinq ans, en 
  étroite collaboration avec l&#146;AJB. Je demande à Monsieur le ministre s&#146;il 
  accepterait de collaborer avec des organisations extérieures pour réexaminer 
  le projet de loi et veiller à ce qu&#146;il réponde aux obligations du Bélarus en 
  matière de droit international.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">«&nbsp;Article 19&nbsp;» ne soutient ni le 
  gouvernement, ni l&#146;opposition. Nous venons de publier une analyse de 
  vingt-deux pages de ce projet de loi tel qu&#146;il se présente actuellement. Je 
  dois avouer que nous trouvons cette loi très imparfaite. Certains aspects 
  fondamentaux de la liberté des médias ne sont pas respectés &#150; et pas seulement 
  l&#146;enregistrement, mais aussi l&#146;indépendance des journalistes et le contenu du 
  journalisme par l&#146;interdiction de diffuser de fausses informations. Nous 
  savons tous que les journalistes sont souvent obligés de présenter très 
  rapidement leurs reportages et il n&#146;est pas facile d&#146;être à 100&nbsp;% fidèle aux 
  faits, même avec la meilleure volonté du monde. Les avertissements et menaces 
  de suspension adressés aux médias pour avoir violé une loi qui est elle-même 
  injustifiée constituent également un problème.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">J&#146;espère que le ministère tiendra compte de 
  nos observations. Nous lui offrons notre aide. Nous avons participé à la 
  rédaction de plusieurs lois sur les médias.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Parsons</span></b><span lang="FR">. &#150; 
  Apparemment le CE a proposé le concours de ses experts pour examiner la loi 
  actuelle sur les médias mais les autorités bélarusses n&#146;ont pas donné suite à 
  son offre.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Padhayny</span></b><span lang="FR">. &#150; 
  Je serai heureux de coopérer avec l&#146;organisation de M<sup>me</sup> Harrison et 
  avec d&#146;autres également. Quant aux documents reçus du CE, la nouvelle loi est 
  maintenant en voie d&#146;élaboration et la version définitive que nous pourrions 
  soumettre à discussion et observations n&#146;est pas encore prête.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">La diffusion d&#146;informations fausses est 
  inacceptable. Je suis en mesure de donner plusieurs exemples d&#146;informations 
  dangereuses et non vérifiées. Un journaliste arménien a écrit pour plaisanter 
  que des combats avaient eu lieu à la frontière turco-arménienne, au cours 
  desquels le Premier ministre d&#146;Arménie avait été tué. Six heures plus tard les 
  forces arméniennes étaient prêtes à attaquer.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les journalistes se doivent de vérifier les 
  faits même s&#146;ils travaillent vite. Il y a deux semaines ont été publiés un 
  article et une photo annonçant la mort d&#146;un ancien ministre. Le ministre, que 
  je connais bien, était vivant et en pleine forme et le journal en question a 
  dû présenter des excuses. Certains médias européens ont récemment indiqué à 
  tort que des ouvrages de Wasily Bikov avaient été détruits au Bélarus à cause 
  d&#146;une erreur dans la procédure d&#146;impression.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Parsons. &#150;</span></b><span lang="FR"> Il 
  existe en effet un problème de culture politique dans tous les Etats 
  anciennement soviétiques. Il n&#146;est pas facile pour ces Etats de se transformer 
  du jour au lendemain en sociétés démocratiques modernes. Cela demande du temps 
  et le ministre a raison quand il affirme que certains journalistes ont 
  tendance à exagérer leur droit à dire et écrire ce qu&#146;ils veulent. Dans tous 
  ces Etats, ou presque, les journalistes ont souvent été plus loin qu&#146;ils 
  n&#146;auraient pu le faire dans les sociétés occidentales. Cependant pour éviter 
  ce genre de situation, il ne convient pas d&#146;adopter une législation qui rende 
  la vie difficile aux journalistes, mais il faut voter des lois qui interdisent 
  la diffamation, comme cela se fait dans les sociétés démocratiques modernes. 
  La réponse ne consiste pas à sévir contre les journalistes, mais à mettre en 
  place une législation appropriée.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Jonas Cekuolis </span></b><i>
  <span lang="FR">(Lituanie).</span></i><span lang="FR"> &#150; Quelle est la 
  situation économique actuelle des médias au Bélarus? Perçoivent-ils des 
  subventions de l&#146;Etat? Quels sont les critères d&#146;attribution de ces 
  subventions? Avez-vous, en tant que ministre, l&#146;intention de transformer la 
  chaîne de télévision publique en télévision&nbsp;de service public?</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Padhayny</span></b><span lang="FR">. &#150; 
  L&#146;an dernier, quarante-sept médias ont reçu des subventions, cette année 
  trente-six et le nombre sera de plus en plus réduit. Cinq médias subventionnés 
  appartiennent aux services du président ou des ministres, un autre est destiné 
  à la jeunesse. Nous finançons également des publications destinées aux enfants 
  et celles qui encouragent la langue et la littérature bélarusses, des 
  publications qui sans cette aide ne pourraient survivre. Nous soutenons les 
  écrivains et les encourageons à publier leurs &#156;uvres. Les publications 
  destinées aux enfants sont vendues à prix réduits.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Six publications qui ont bénéficié de 
  subventions l&#146;année dernière sont parvenues à s&#146;autofinancer, cinq autres ont 
  été abandonnées parce qu&#146;elles n&#146;étaient pas d&#146;un bon niveau. Nous 
  n&#146;organisons pas de concours pour affecter nos subventions. Nous créons 
  actuellement une chaîne de télévision qui ne sera pas publique. Il m&#146;est 
  difficile de vous dire comment la première chaîne sera réorganisée. Un comité 
  consultatif public, comprenant des représentants de l&#146;Etat et des membres 
  indépendants, sera créé pour contrôler les médias.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Litvina</span></b><span lang="FR">. &#150; 
  Après le tableau optimiste que nous a présenté le ministre, puis-je répéter 
  que tous nos principaux médias appartiennent à l&#146;Etat. <i>Radio Racyja</i>, 
  qui émet depuis Varsovie, ne serait jamais autorisée à émettre au Bélarus. Les 
  décisions sont prises par la société Belteleradio ou quelqu&#146;un d&#146;autre qui 
  dépend directement du gouvernement, et ils ne cherchent pas à satisfaire le 
  public. La seule radio chrétienne au Bélarus, <i>Voice of the Spirit</i>, a 
  été fermée il y a peu de temps. Il est possible dans ce pays de supprimer des 
  médias pour des motifs confessionnels.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Padhayny</span></b><span lang="FR">. &#150; 
  Pour ce qui est de <i>Radio Racyja</i>, nous ne voulons pas d&#146;immixtion 
  polonaise. Quant à <i>Voice of the Spirit</i>, elle souffre d&#146;une querelle 
  entre deux prêtres qui ne sont pas d&#146;accord entre eux, ce n&#146;est pas notre 
  problème.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Andrey Lossev </span></b><i>
  <span lang="FR">(député, Bélarus)</span></i><span lang="FR">. &#150; La plupart des 
  griefs soulevés par M.&nbsp;Lebedko se réfèrent au référendum de 1996 sur la 
  nouvelle Constitution. L&#146;opposition a perdu et s&#146;est lancée dans un boycott 
  général destiné à discréditer le gouvernement. Si M.&nbsp;Lebedko était un candidat 
  politique, il aurait accès aux médias gratuitement.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Parsons</span></b><span lang="FR">. &#150; 
  Voulez-vous dire que si l&#146;on ne participe pas aux élections officielles, on 
  n&#146;a pas son mot à dire en politique bélarusse?</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Lossev</span></b><span lang="FR">. &#150; 
  Quelqu'un ayant des activités anticonstitutionnelles n&#146;a pas droit à la 
  parole.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Parsons. &#150;</span></b><span lang="FR"> 
  Qu&#146;entendez-vous par activités anticonstitutionnelles? Pouvez-vous préciser 
  cela pour l&#146;auditoire?</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Lossev</span></b><span lang="FR">. &#150; 
  Lorsque l&#146;on n&#146;accepte pas les résultats des élections, que l&#146;on ne reconnaît 
  pas les autorités suprêmes et la chambre des représentants, que l&#146;on n&#146;admet 
  pas le choix du peuple.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Lebedko</span></b><span lang="FR">. &#150; Je 
  vous conseille de lire les documents de l&#146;Assemblée parlementaire du Conseil 
  de l&#146;Europe au sujet du référendum de 1996 et l&#146;analyse de la Constitution 
  faite par le Bureau en 1997. M. Lossev est la Voix de son Maître. Il existe 
  une Constitution qui donne aux politiciens le droit d&#146;accéder aux médias. Nous 
  luttons pour nos droits constitutionnels. Soyons constructifs et allons de 
  l&#146;avant avec le protocole qui permet aux opposants politiques d&#146;accéder aux 
  médias. Ce protocole a été approuvé par les représentants de Loukachenko 
  eux-mêmes. Nous payons tous des impôts et il n&#146;est pas juste que certains 
  puissent utiliser les médias et d&#146;autres non. Revenons à ce document 
  constructif.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Padhayny. &#150;</span></b><span lang="FR"> 
  Personne n&#146;est obligé de donner à M. Lebedko tout le temps d&#146;antenne qu&#146;il 
  réclame. Il a le droit de le demander, mais je n&#146;ai pas d&#146;obligation à son 
  égard. Il y aura bientôt de nouvelles émissions à la télévision, et s&#146;il a 
  quelque chose à dire qui en vaille la peine pour les auditeurs, il sera 
  invité.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Vladimir Novosiad </span></b><i>
  <span lang="FR">(député, Bélarus)</span></i><span lang="FR">. &#150;J&#146;approuve les 
  recommandations de M<sup>me</sup>&nbsp;Litvina et je partage l&#146;avis de M. Bastunets. 
  Revenons aux médias plutôt que de nous concentrer sur la politique partisane. 
  Les journalistes bélarusses sont libres, ils savent comment s&#146;organiser et 
  défendre leurs intérêts. Les partis politiques vont et viennent mais les 
  médias restent. Il nous faut maintenant au Bélarus cesser de faire la 
  différence entre les médias publics et les médias privés. Nous devrions 
  organiser des séances parlementaires auxquelles seraient représentées toutes 
  les parties, afin de créer de bonnes conditions de fonctionnement pour les 
  médias.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Harrison</span></b><span lang="FR">. &#150; 
  Le ministre pourrait-il préciser où en est le projet de loi dans la procédure 
  législative? Quelles possibilités de consultations extérieures existe-t-il?</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Padhayny</span></b><span lang="FR">. &#150; 
  Un projet de loi n&#146;est considéré comme tel que lorsqu&#146;il est présenté par un 
  groupe politique pour discussion au parlement. Ce dont nous disposons 
  actuellement c&#146;est d&#146;un projet élaboré par un groupe de travail, auquel de 
  nombreuses modifications ont été proposées. On m&#146;a dit il y a une semaine que 
  le groupe de travail avait étudié environ 60&nbsp;% des observations. Le projet 
  devrait être déposé au parlement d&#146;ici une quinzaine de jours, et donnera lieu 
  à un débat. A mon retour, j&#146;enverrai la dernière version aux experts 
  compétents en la matière ainsi qu&#146;au Conseil de l&#146;Europe.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Isohokaana-Asunmaa</span></b><span lang="FR">. 
  &#150; Je pense que cette discussion a été très utile. Pourrons-nous avoir des 
  discussions semblables au Bélarus ou ailleurs? Je suis persuadée que le 
  Conseil de l&#146;Europe pourrait collaborer utilement avec vous, Monsieur le 
  ministre, sur ce projet de loi. Au Conseil, nous possédons les connaissances 
  et l&#146;expérience du travail avec différents pays. Une demande de collaboration 
  faciliterait, j&#146;en suis sûre, l&#146;adhésion du Bélarus au Conseil de l&#146;Europe.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Padhayny</span></b><span lang="FR">. &#150; 
  Je suis ouvert aux suggestions et à la collaboration. Dans tout ce que l&#146;on 
  entreprend, il y a plusieurs étapes et plusieurs options. Si le CE nous envoie 
  des experts pour nous aider sur ce projet de loi, nous les écouterons bien 
  volontiers.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Vaganov</span></b><span lang="FR">. &#150; 
  Hier, nous avons convenu avec nos collègues de l&#146;Assemblée d&#146;un futur 
  colloque, probablement à Vilnius. L&#146;un des points à examiner sera la loi sur 
  les médias, qui devrait être promulguée d&#146;ici là. La nouvelle situation des 
  médias au Bélarus fera l&#146;objet d&#146;un débat.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Padhayny</span></b><span lang="FR">. &#150; 
  Ce qui n&#146;annule en rien notre invitation aux spécialistes des médias du CE de 
  venir au Bélarus.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">de Puig</span></b><span lang="FR">. &#150; Le 
  CE est prêt à faire bénéficier votre pays, ou tout autre pays, de ses 
  connaissances, Monsieur le ministre. Mais il faut que vous en fassiez la 
  demande. Seriez-vous prêt à transmettre cette demande? Si tel est le cas, il 
  existe une procédure à suivre. Nous pourrions vous indiquer dans quelle mesure 
  votre nouvelle loi est conforme aux normes internationales. Mais nous ne 
  pouvons pas, et nous ne voulons pas, vous imposer notre savoir-faire. Je pense 
  que ce serait extrêmement positif pour votre pays de le solliciter.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Padhayny. &#150;</span></b><span lang="FR"> A 
  quel niveau cette demande doit-elle être faite? Est-ce à moi de la signer ou 
  au ministre des Affaires étrangères?</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">de Puig</span></b><span lang="FR">. &#150; Je 
  pense que la demande doit être adressée à notre Comité des Ministres et je 
  présume donc qu&#146;elle doit l&#146;être par le ministère des Affaires étrangères.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Vaganov. &#150;</span></b><span lang="FR"> 
  J&#146;ai un double rôle ici: en tant que parlementaire et en tant qu&#146;actionnaire 
  de stations de radio et télévision et en tant que membre du comité de 
  rédaction de plusieurs publications. Nos problèmes, comme l&#146;a souligné M. 
  Parsons, ne sont pas propres à notre pays. Nous avons incontestablement des 
  problèmes, mais nous leur trouvons progressivement des solutions 
  satisfaisantes.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Nos médias privés devraient se développer, 
  mais cela implique qu&#146;ils devraient assumer de plus grandes responsabilités. 
  Depuis le 11 septembre, les responsabilités des médias se sont accrues. Nous 
  prévoyons des auditions sur les médias et également sur un moratoire sur la 
  peine de mort et l&#146;Assemblée parlementaire du Conseil de l&#146;Europe y sera 
  invitée. Il sera tenu compte de tous les commentaires faits au cours de cette 
  séance, mais la décision reviendra à notre parlement. La liberté des médias 
  est fondamentale. Notre système démocratique en tant qu&#146;Etat indépendant ne 
  date que d&#146;une dizaine d&#146;années, mais nous sommes capables de résoudre nos 
  propres problèmes.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Parsons</span></b><span lang="FR">. &#150; Je 
  pense qu&#146;une telle discussion est essentielle pour aider le Bélarus à sortir 
  de son isolement. Le fait que les deux parties se soient réunies à Strasbourg 
  est très prometteur. Le ministre a reconnu qu&#146;il y a eu par le passé des 
  négligences et des imperfections dans le domaine des médias, et cela est très 
  positif. J&#146;ai l&#146;impression que le Bélarus amorce une période de détente. Nous 
  sommes actuellement en pleine mutation.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le ministre a déclaré qu&#146;il était prêt à 
  écouter des avis extérieurs, parmi lesquels ceux du CE si le ministre des 
  Affaires étrangères en faisait la demande. Le CE, j&#146;en suis certain, serait 
  ravi d&#146;y donner suite. Je suis persuadé que l&#146;opposition, et l&#146;AJB en 
  particulier, seraient favorables à une telle démarche.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le ministre a dit que le Bélarus souhaitait 
  faire partie de la famille européenne des nations, et il sait ce que cela 
  implique en termes de libertés civiques, liberté d&#146;expression, etc. Son 
  gouvernement et lui-même ont maintenant une magnifique occasion de mettre en 
  pratique ce qu&#146;ils entendent. D&#146;autre part, les journalistes bélarusses et les 
  membres de l&#146;opposition sont heureux que le ministère de l&#146;Information prenne 
  note de certains de leurs arguments. Ils ont, en particulier, mis le doigt sur 
  quatre points ou recommandations qu&#146;ils souhaitent voir adopter.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le ministre a indiqué qu&#146;il était prêt à en 
  tenir compte. Mais il ne s&#146;agit pas seulement de mots. Pendant ce débat, nous 
  avons constaté un désaccord très vif concernant l&#146;accès aux médias et il 
  existe réellement un fossé entre les deux parties. Ce qui est positif c&#146;est 
  qu&#146;un débat ait effectivement lieu. Un projet de loi sur les médias est 
  presque en place. Il sera particulièrement intéressant de voir quelle forme de 
  consultation sera adoptée avec des institutions internationales, telles le 
  Conseil de l&#146;Europe, si toutefois elle a lieu.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">de Puig</span></b><span lang="FR">. &#150; Je 
  me félicite de ce colloque. Nous nous sommes écoutés les uns les autres dans 
  le calme, et c&#146;est positif.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">En tant qu&#146;homme politique, j&#146;ajouterai 
  quelques remarques qui s&#146;adressent essentiellement au ministre et aux autres 
  invités du Bélarus. Il me semble que le Bélarus souhaite faire partie du CE. A 
  l&#146;Assemblée parlementaire, nous le souhaitons également. Nous nous y sommes 
  déjà employés de notre mieux en lui accordant le statut d&#146;«invité spécial», 
  mais cela n&#146;a pas réussi, parce que le Bélarus n&#146;a pas satisfait aux 
  conditions qui ont permis à d&#146;autres pays d&#146;Europe centrale et orientale de 
  devenir membres à part entière du Conseil de l&#146;Europe. Certains de ces pays 
  n&#146;ont pas résolu tous leurs problèmes parce que la transition vers la 
  démocratie ne peut se faire du jour au lendemain, mais plusieurs commissions 
  de l&#146;Assemblée ont estimé que la situation politique du Bélarus était loin de 
  répondre aux normes du CE.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">J&#146;ai noté dans vos interventions, Monsieur 
  le ministre, un langage et une manière de raisonner à laquelle nous ne sommes 
  pas accoutumés au Conseil de l&#146;Europe. Dans nos pays, il existe des groupes 
  qui contestent leur Constitution et souhaitent en modifier certains points, et 
  ils n&#146;ont pas de problèmes lorsqu&#146;ils expriment librement leurs idées à la 
  télévision, à la radio ou dans la presse. Certes, ils doivent respecter les 
  lois du pays et certains paramètres juridiques, mais la démocratie veut que 
  l&#146;on respecte les minorités et l&#146;opinion des minorités.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Monsieur le ministre, vous avez adopté une 
  attitude positive au cours de ce débat, mais lorsque vous avez déclaré que 
  vous alliez introduire ou financer de nouveaux programmes à la télévision, 
  cela m&#146;a semblé singulier, car dans nos sociétés il n&#146;appartient pas au 
  gouvernement de mettre en place ou de modifier les programmes de télévision. 
  C&#146;est une forme d&#146;interventionnisme qui est aujourd&#146;hui dépassée.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Si le Bélarus parvient à se doter d&#146;une loi 
  sur les médias qui réponde aux normes internationales, je pense qu&#146;il aura 
  fait un pas énorme dans la bonne direction.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Puis-je rappeler aux participants qu&#146;au 
  sein des commissions politique, juridique et culturelle, nous envisageons, 
  vraisemblablement en juin, de revoir et d&#146;évaluer la situation au Bélarus. Je 
  puis vous assurer que nous sommes favorables à des relations étroites entre le 
  Bélarus et le CE. Nous espérons pouvoir vous dire, dans un avenir pas trop 
  lointain, que même en ce qui concerne les médias, le Bélarus est dans le droit 
  fil des normes européennes et par conséquent prêt à faire partie du Conseil de 
  l&#146;Europe.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Je vous remercie tous d&#146;avoir participé à 
  cette audition passionnante et positive, que je déclare close à présent.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Liste des participants</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Parlementaires, membres de la Commission de 
  la culture, science et éducation<br>
  MM&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Lluis Maria de Puig, Président, Espagne<br>
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mehmet Saglam, 
  Vice-Président, Turquie<br>
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ghiorghi 
  Prisacaru, Vice-Président, Roumanie<br>
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>
  <span lang="EN-GB">Ali Abbasov, Azerbaïdjan<br>
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Armaz 
  Akhvlediani, Georgie<br>
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Emerenzio 
  Barbieri, Italie<br>
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Knut Billing, 
  Suède<br>
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Nickolay 
  Chaklein, Russie<br>
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Per Dalgaard, 
  Danemark<br>
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Arpad 
  Duka-Zolyomi, Slovaquie<br>
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Adam Gierek, 
  Pologne<br>
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>
  <span lang="FR">Josef Jarab, République tchèque<br>
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Wolfgang 
  Jung, Autriche<br>
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Hüseyin 
  Kalkan, Turquie<br>
  Mme&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Eleonora Katseli, Grèce<br>
  M.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Jacques Legendre, France<br>
  Mme&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Christine Lucyga, Allemagne<br>
  Mme&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Milena Milotinova, Bulgarie<br>
  Mme&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Clara Pintat-Rossell, Andorre<br>
  MM&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Bogdan Podgorski, Pologne<br>
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pedro Roseta, 
  Portugal<br>
  Lord&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Russell-Johnston, Royaume Uni<br>
  Mme&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Elsa Skarbøvik, Norvège<br>
  MM&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Valeriy Sudarenkov, Russie<br>
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sükrü Yürür, 
  Turquie</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Parlementaires, membres de la Commission 
  des questions politiques<br>
  </span></b><span lang="FR">Mme&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Elisabeth Arnold, 
  Danemark<br>
  M.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Jonas Cekuolis, Lituanie<br>
  Mme&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Christa Lörcher, Allemagne<br>
  Mr&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Andrei Neguta, Moldavie 
  (sous-commission ad-hoc pour le Belarus)</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Parlementaires, membres d&#146;autres 
  commission<br>
  </span></b><span lang="FR">MM&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Guennady Churkin, 
  Russie<br>
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ruslan Gostev, 
  Russie</span></p>
  <p align="justify"><b><i><span lang="FR">Ministre, Parlementaires et autres 
  administrations du Belarus:<br>
  </span></i></b><span lang="FR">M. Mikhail Padhayny, Ministre de l&#146;Information 
  de la République du Belarus<br>
  M. Andrey Lossev, Membre de la Chambre des Représentants de la République du 
  Belarus<br>
  M. Vladimir Novosiad, Membre de la Chambre des Représentants de la République 
  du Belarus<br>
  M. Alexey Vaganov, Membre de la Chambre des Représentants de la République du 
  Belarus<br>
  M. Vladimir Senko, Ambassadeur de la République du Belarus en France<br>
  M. Andrey Grinkevich, Ambassadeur et Envoyé spécial du ministère des Affaires 
  Etrangères du Belarus<br>
  M. Valery Ramashka, Conseiller à l&#146;Ambassade du Belarus en France et 
  Représentant du Belarus auprès du Conseil de l&#146;Europe</span></p>
  <p align="justify"><b><i><span lang="FR">Représentants de partis politiques du 
  Belarus<br>
  </span></i></b><span lang="FR">M. Anatoly Lebedko, Président du Parti civil 
  unifié<br>
  M. Vladimir Nistiyuk, représentant du Parti Social-démocrate Narodnaya Gramada<br>
  Mme Nataliya Khrustaleva, représentant du Parti Nadezhda </span></p>
  <p align="justify"><b><i><span lang="FR">Journalistes du Belarus<br>
  </span></i></b><span lang="FR">Mme Zhanna Litvina, Président de l&#146;Association 
  bélarusse de journalistes&nbsp; (AJB)<br>
  M. Andrei Bastunets, Vice-President de AJB et directeur-adjoint du Centre 
  législatif AJB pour la défense des médias<br>
  M. Roman Yakovlevsky, correspondant de <i>Nasha Svaboda e</i>t éditeur en 
  chef-adjoint de <i>Belarus Today</i><br>
  M. Andrei Makhovsky, Directeur exécutif de <i>Belaruskaya Delovaya Gazeta (BDG)</i><br>
  M. Yury Shirocky, Directeur exécutif de l&#146;Agence BELAPAN <br>
  M. Valery Kalinovsky, représentant de <i>Radio Free Europe</i></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">ONGs<br>
  Mme Fiona Harrison, Chef du Programme Europe, Article 19, Londres<br>
  Mme Biljana Tatomir, Directeur adjoint du Programme Media, Open Society, 
  Budapest </span></p>
  <p align="justify"><b><i><span lang="FR">Représentants des médias <br>
  </span></i></b><span lang="FR">Mme Leni Fischer, Association européenne des 
  journalistes<br>
  Mme Anna Leena Laurén, Hufvudstadsbladet, Finlande<br>
  M. Antaro&nbsp; Eerola, Kanon Uutiset, Finlande</span></p>
  <p align="justify"><b><i><span lang="FR">Modérateur de l&#146;audition<br>
  </span></i></b><span lang="FR">M. Robert Parsons, BBC, Londres</span></p>
  <p align="justify"><b><i><span lang="FR">Secrétariat du Conseil de l&#146;Europe
  <br>
  </span></i><span lang="FR">&#150; </span></b><span lang="FR">Direction Générale des 
  affaires politiques<br>
  M. Klaus Schumann, Directeur Général<br>
  &#150; Secrétariat du Comité des Ministres<br>
  Mme Mireille Paulus, Adjointe au Secrétaire du Comité des Ministres<br>
  &#150; Direction Générale II &#150; Droits de l&#146;homme <br>
  </span><span lang="EN-GB">M. Hanno Hartig, Head of the Department for Media, 
  Equality and Minorities<br>
  </span><span lang="FR">M. Mario Oetheimer,&nbsp; Programme Adviser<br>
  &#150; Direction du conseil politique et de la coopération <br>
  M. Ivan Koedjikov, Chef de la Division II<br>
  &#150;Division des médias et presse<br>
  M. Alun Drake, Attaché de presse/Radio &amp; Télévision<br>
  Mme Henriette Girard, Attachée de presse</span></p>
  <p align="justify"><b><i><span lang="FR">Secrétariat de l&#146;Assemblée 
  parlementaire:</span></i></b><span lang="FR"><br>
  M. Mateo Sorinas, Chef du Service des affaires politiques et juridiques<br>
  M. Christopher Grayson, Chef du Secrétariat de la culture, science et 
  éducation<br>
  M. João Ary, Secrétaire de la Commission de la culture, science et éducation<br>
  M. Bogdan Torcatoriu, co-Secrétaire de la Commission <br>
  M. Giovanni Mangion, Asssitant de la Commission <br>
  Mme Anne-Marie Nothis, assistante administrative</span></p>
  <hr color="#000000" size="1" width="50%">
  <p align="justify"><span lang="FR">Commission saisie du rapport: Commission 
  des Questions Politiques</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Commission saisie pour avis&nbsp;: Commission de 
  la culture, de la science et de l&#146;éducation</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Renvoi en commission&nbsp;: Doc. N° 9859, renvoi 
  N° 2879 du 29 septembre 2003</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Avis adopté à l'unanimité par la commission 
  le 27 avril 2004</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Chef du Secrétariat&nbsp;: M. Grayson</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Secrétaires de la commission: M. Ary, Mme 
  Theophilova-Permaul</span></p>
  <hr color="#000000" size="1" width="50%">
  <p align="justify"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1" title><span lang="EN-GB">
  [1]</span></a><span lang="FR"> Voir Doc. 10107 présenté par la Commission des 
  Questions Politiques</span></p>
  <font face="Verdana">
  
  <p align="justify">&nbsp;</p>
  </blockquote>
  </body>
</html>