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<title> Mise en &#156;uvre des décisions de la Cour européenne des Droits de l'Homme 
par la Turquie </title>
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  <font SIZE="2" face="Verdana">
  
  <font SIZE="2" face="Verdana">
  
  <b>
  <p align="justify"><span lang="FR">Mise en &#156;uvre des décisions de la Cour 
  européenne des Droits de l'Homme par la Turquie</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Doc. 10192<br>
  </span></b><span lang="FR">1 juin 2004</span></p>
  
  <b>
  <p align="justify"><span lang="FR">Rapport<br>
  </span></b><span lang="FR">Commission des questions juridiques et des droits 
  de l'homme <br>
  Rapporteur: M. Erik Jurgens, Pays-Bas, Groupe Socialiste</span></p>
  
  </font>
  
  <font SIZE="2">
<hr size="1">
  
  <font SIZE="2" face="Verdana">
  <p align="justify"><i><span lang="FR">Résumé</span></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Dans sa </span>
  <a href="../../AdoptedText/TA02/FRES1297.htm">Résolution 1297 (2002)</a><span lang="FR">, 
  l&#146;Assemblée parlementaire se félicitait des changements constitutionnels et 
  législatifs intervenus en Turquie, qui devaient contribuer à prévenir de 
  nouvelles violations de la Convention européenne des Droits de l&#146;Homme, tout 
  en déplorant qu&#146;un certain nombre de problèmes n&#146;aient toujours pas été 
  résolus.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Un an et demi plus tard, elle fait une 
  nouvelle évaluation des problèmes non résolus&nbsp;: elle constate un certain 
  nombre d&#146;améliorations, notamment concernant les modalités de paiement. Elle 
  se félicite aussi du paiement de la satisfaction équitable dans l&#146;affaire 
  Loizidou. Elle regrette toutefois que le fond de l&#146;affaire ne soit toujours 
  pas résolu.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Elle s&#146;est félicitée de la tenue de 
  nouveaux procès dans l&#146;affaire Sadak, Zana, Dicle&nbsp;et Dogan, mais elle déplore 
  que les requérants soient maintenus en détention après une nouvelle 
  condamnation par la Cour de sûreté de l&#146;Etat, une juridiction qui devrait 
  disparaître.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le rapporteur demande donc aux autorités 
  turques de prendre toute les mesures nécessaires pour se conformer aux 
  décisions de la Cour.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">I.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Projet de résolution <i>[<a href="../../AdoptedText/TA04/FRES1381.htm">Lien 
  vers le texte adopté</a>]</i></span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans sa </span><a href="../../AdoptedText/TA02/FRES1268.htm">Résolution 1268 
  (2002)</a><span lang="FR"> sur la mise en &#156;uvre des décisions de la Cour 
  européenne des droits de l&#146;homme, l&#146;Assemblée parlementaire, considérant le 
  nombre élevé de décisions contre la Turquie qui n&#146;avaient pas été mises en 
  &#156;uvre (à ce moment là), a chargé sa Commission des questions juridiques et des 
  droits de l&#146;homme de prendre contact avec la délégation nationale de la 
  Turquie et avec le gouvernement et de lui faire rapport sur les progrès 
  réalisés.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Conformément à cette dernière décision, l&#146;Assemblée a adopté sa Résolution 
  1297 (2002) sur la mise en &#156;uvre des décisions de la Cour européenne des 
  Droits de l&#146;Homme par la Turquie dans laquelle elle se félicitait des 
  changements constitutionnels et législatifs qui venaient d&#146;intervenir en 
  Turquie et qui devaient contribuer à prévenir de nouvelles violations de la 
  Convention européenne des Droits de l&#146;Homme (CEDH) tout en déplorant qu&#146;un 
  certain nombre de problèmes n&#146;aient toujours pas été résolus.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les problèmes non résolus concernaient les modalités de paiement de la 
  satisfaction équitable, l&#146;effacement immédiat des conséquences des 
  condamnations pénales emportant violation de la Convention y compris par le 
  rétablissement des droits civils et politiques des requérants, l'ingérence 
  excessive dans la liberté d&#146;expression notamment dans l&#146;application du code 
  pénal et de la législation antiterroriste, le contrôle de l'action des membres 
  des forces de sécurité, la dissolution des partis politiques, l&#146;affaire Chypre 
  contre Turquie et enfin l&#146;affaire Loizidou.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée accueille avec satisfaction les progrès significatifs qui ont été 
  réalisés suite aux changements constitutionnels et législatifs mentionnés dans 
  le précédent rapport; toutefois d'autres mesures doivent encore être prises&nbsp;; 
  la mise en &#156;uvre efficace de ces réformes étant cruciale pour obtenir une 
  amélioration réelle du respect de la Convention, tous les efforts doivent être 
  déployés pour parvenir à cet objectif.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Tout d&#146;abord elle se félicite de la résolution de l&#146;affaire Loizidou par le 
  paiement, le 2 décembre 2003, de la satisfaction équitable due à la 
  requérante. Elle regrette toutefois que le paiement de la satisfaction 
  équitable, bien qu'il constitue un grand pas dans la mise en &#156;uvre de l'arrêt 
  de 1998, ne constitue pas la mise en &#156;uvre du fond de la décision (violation 
  de l'article 1 du Premier Protocole à la CEDH par expropriation). Cet élément 
  sera examiné par le Comité des Ministres fin 2005.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La situation au regard d'autres domaines prioritaires peut se résumer ainsi:</span></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR">i.&nbsp;&nbsp;&nbsp; s&#146;agissant des 
    affaires qui soulevaient la question des modalités de paiement, ces 
    &nbsp;modalités se sont améliorées mais des problèmes subsistent toujours dans un 
    certain nombre de cas;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">ii.&nbsp;&nbsp;&nbsp; s&#146;agissant des 
    procès inéquitables, les demandes de nouveaux procès ont été acceptées et 
    les procès ont commencé ou ont eu lieu dans certaines affaires (Sadak, Zana, 
    Dicle&nbsp;et Dogan). Toutefois la peine carcérale initiale imposée à l&#146;issue 
    d&#146;un procès inéquitable n&#146;a pas été suspendue sans qu'une raison 
    convaincante ait été donnée pour cela;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">iii.&nbsp;&nbsp;&nbsp; l'Assemblée 
    accueille favorablement l'examen de l'ensemble de la réforme 
    constitutionnelle en cours à la Grande Assemblée Nationale Turque prévoyant 
    l'abolition de la Cour de sûreté de l'État, dont les procès ont été jugés 
    non équitables par la Cour européenne des Droits de l'Homme dans plusieurs 
    arrêts;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">iv.&nbsp;&nbsp;&nbsp; en ce qui concerne 
    l&#146;effacement des conséquences des condamnations infligées en violation de l&#146;Article 
    10 de la CEDH, des mesures sont prises dans ce sens à l&#146;heure actuelle, 
    quoique avec un retard excessif, dans un nombre limité de cas, y compris par 
    le rétablissement des droits civils et politiques des requérants (sur les 
    dix-huit affaires mentionnées en 2002, huit requérants ne sont plus soumis à 
    une restriction de leurs droits) fin 2003&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">v.&nbsp;&nbsp;&nbsp; la nouvelle loi sur 
    la réouverture des procès, qui est entrée en vigueur le 4 février 2003, 
    exclut cependant de sa portée les affaires qui étaient pendantes devant la 
    Cour à la date de son entrée en vigueur, ainsi que les règlements amiables;
    </span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">vi.&nbsp;&nbsp;&nbsp; en outre, des 
    améliorations ont été apportées à la liberté d&#146;expression par l&#146;abrogation 
    de l&#146;Article 8 de la Loi anti-terrorisme et l&#146;amendement d&#146;autres 
    dispositions légales, en particulier les Articles 159 et 312 du Code pénal&nbsp;; 
    il reste cependant plusieurs dispositions inchangées;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">vii.&nbsp;&nbsp;&nbsp; en ce qui concerne 
    la dissolution des partis politiques, aucune mesure nouvelle n&#146;a été 
    signalée&nbsp;depuis 2002; en particulier, il n&#146;y a eu ni modification des 
    Articles 68 ou 69 de la Constitution ou des dispositions correspondantes de 
    la Loi sur les partis politiques, ni évolution majeure de la jurisprudence 
    de la Cour constitutionnelle;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">viii.&nbsp;&nbsp;&nbsp; s&#146;agissant de 
    l&#146;arrêt de 1997 dans l&#146;affaire Zana, la nouvelle loi qui devait porter 
    amendement du Code de procédure pénale n&#146;a pas encore été adoptée.</span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><span lang="FR">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En ce qui concerne l&#146;affaire Chypre contre Turquie, des mesures ont été prises 
  sur certains points, mais des questions urgentes, telles que celles des 
  personnes disparues ou celle du droit des enfants chypriotes grecs à recevoir 
  un enseignement secondaire en grec dans la partie nord de Chypre, continuent à 
  être examinées.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  A la lumière de ce qui précède, il apparaît que la Turquie a mis en &#156;uvre 
  certains arrêts de la Cour. Il reste que certaines des affaires mentionnées 
  dans la précédente résolution de l&#146;Assemblée ne sont toujours pas réglées ou 
  ne le sont que partiellement. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En conséquence, l&#146;Assemblée demande instamment aux autorités turques:</span></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR">i.&nbsp;&nbsp;&nbsp; de prendre de 
    nouvelles mesures pour améliorer les modalités de paiement;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">ii.&nbsp;&nbsp;&nbsp; de réviser la 
    législation sur la réouverture des procès en vue de la rendre applicable aux 
    jugements rendus après son entrée en vigueur ainsi qu'aux règlements 
    amiables;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">iii.&nbsp;&nbsp;&nbsp; de remettre en 
    liberté les accusés dans les cas de Sadak, Zana, Dicle&nbsp;et Dogan;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">iv.&nbsp;&nbsp;&nbsp; de réviser 
    l&#146;article 6 de la Loi anti-terrorisme pour le rendre compatible avec 
    l&#146;article 10 de la CEDH (cf en particulier les affaires Sürek et Özdemir et 
    Sürek II);</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">v.&nbsp;&nbsp;&nbsp; de prendre toutes 
    les mesures nécessaires pour permettre l&#146;ouverture d&#146;une école secondaire 
    grecque dans la partie nord de Chypre (affaire Chypre contre Turquie);</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">vi.&nbsp;&nbsp;&nbsp; de prendre toutes 
    les mesures nécessaires permettant d&#146;effacer immédiatement toutes les 
    conséquences des violations constatées par la Cour à l&#146;article 10 de la CEDH;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">vii.&nbsp;&nbsp;&nbsp; de modifier le 
    code de procédure pénale pour se conformer notamment à l'arrêt Zana; </span>
    </p>
    <p align="justify"><span lang="FR">viii.&nbsp;&nbsp;&nbsp; d'intensifier 
    rapidement les mesures actuelles visant à empêcher tous les actes de torture 
    et de mauvais traitements.</span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">II.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Exposé des motifs</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  par M. Jurgens, Rapporteur</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  &nbsp;Dans sa Résolution&nbsp;1297&nbsp;(2002), l&#146;Assemblée parlementaire a lancé un appel à 
  la Turquie pour qu&#146;elle prenne rapidement des mesures dans plusieurs affaires 
  que le Comité des Ministres examine depuis des années. Ce dernier a continué 
  de suivre l&#146;évolution de la situation, comme en témoigne l&#146;annexe au présent 
  document. Au moment où ce rapport est présenté, soit près de six mois plus 
  tard, les statistiques ont bien sûr changé. Les changements sont indiqués dans 
  un <u>post-scriptum</u> à l&#146;annexe.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;analyse de cette annexe permet de dresser le bilan suivant.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  De manière générale, l'on observe des progrès dans des domaines importants, à 
  la suite des changements constitutionnels et législatifs mentionnés dans le 
  dernier rapport&nbsp;: la Turquie a apporté plusieurs modifications majeures à la 
  loi antiterroriste et au Code pénal pour promouvoir la liberté d&#146;expression 
  (notamment l&#146;abrogation de l&#146;article&nbsp;8 de la loi et l&#146;annulation des 
  condamnations fondées sur cet article), elle a amélioré les dispositions 
  visant à éviter que les forces de sécurité aient recours à la torture et aux 
  mauvais traitements, et mis en place des voies de recours adaptées en cas 
  d&#146;allégations de sévices. Des progrès semblent aussi avoir été enregistrés 
  dans l&#146;affaire interétatique Chypre c. Turquie, sur des points précis. 
  S&#146;agissant, dans les requêtes individuelles, de la réparation des violations 
  subies par des personnes physiques, la situation s&#146;est améliorée depuis 
  l&#146;entrée en vigueur d&#146;une nouvelle législation prévoyant des possibilités de 
  rouvrir des procédures contestées par la Cour. Par ailleurs, la Turquie 
  rectifie les opérations de paiement d&#146;une satisfaction équitable qui n&#146;ont pas 
  été réalisées conformément aux modalités définies dans les arrêts de la Cour. 
  Enfin, la Turquie a exécuté l&#146;arrêt rendu dans l&#146;affaire Loizidou en ce qui 
  concerne le versement de la satisfaction équitable.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Toutefois, il est préoccupant de constater que les mesures prises dans les 
  domaines ci-dessus ne permettent pas à la Turquie de se conformer pleinement 
  aux arrêts de la Cour, et qu&#146;il n&#146;a été fait état d&#146;aucune initiative récente 
  visant à effacer totalement les conséquences des violations de la Convention 
  européenne des Droits de l&#146;Homme (CEDH) liées à la dissolution de partis 
  politiques.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les insuffisances constatées sont notamment dues au temps qui s&#146;est écoulé 
  depuis que l&#146;attention des autorités turques a été attirée pour la première 
  fois sur ces violations, au moyen d&#146;arrêts de la Cour, et démontrent 
  l&#146;importance d&#146;exécuter les arrêts sans tarder&nbsp;: les problèmes posés par 
  l&#146;action des forces de sécurité, tout comme les aspects généraux de l&#146;affaire 
  Loizidou (droits de propriété des Chypriotes grecs déplacés), ont été soumis 
  au Comité des Ministres en 1996, et les questions liées à la liberté 
  d&#146;expression et à la dissolution des partis politiques sont examinées par le 
  Comité des Ministres depuis 1998.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans ce contexte, l&#146;Assemblée parlementaire devrait souligner combien il 
  importe, pour la crédibilité de l&#146;action du Conseil de l'Europe, que le Comité 
  des Ministres reprenne dès que possible l&#146;examen des questions en suspens dans 
  l&#146;affaire Loizidou, conformément aux règles qu&#146;il a adoptées en vue de 
  l&#146;application de l&#146;article&nbsp;46 de la CEDH.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  C&#146;est aussi avec la plus grande préoccupation que l'Assemblée parlementaire 
  constate que les autorités turques ont refusé, sans justification, de libérer 
  les requérants dans l&#146;affaire Sadak, Zana, Dicle&nbsp;et Dogan, en attendant 
  l&#146;issue de la procédure pénale qui a été rouverte. L&#146;Assemblée se déclare 
  également préoccupée au sujet du caractère équitable de ce nouveau procès, qui 
  a conduit à une nouvelle condamnation des requérants le 21 avril 2004.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="EN-GB">Conclusions</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il ressort de cette analyse que les changements constitutionnels, législatifs 
  et autres intervenus jusqu&#146;ici contribuent beaucoup à prévenir de nouvelles 
  violations de la Convention. Cependant, les réformes restent parcellaires et 
  plusieurs principes d&#146;interprétation problématiques ont été maintenus. En 
  attendant une réforme plus complète de l&#146;ordre juridique turc, il semble 
  urgent de prendre des mesures, notamment législatives, pour améliorer l&#146;effet 
  direct de la Convention et des arrêts de la Cour. A cet égard, l&#146;Assemblée se 
  réjouit des déclarations faites en ce sens par le ministre de la Justice.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Plus particulièrement, il semble nécessaire de prendre d&#146;urgence les mesures 
  législatives suivantes&nbsp;:</span></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; revoir la 
    loi relative à la réouverture des procédures pour combler les lacunes 
    actuelles &#150; veiller à ce qu&#146;elle s&#146;applique aussi aux décisions de justice 
    rendues après son entrée en vigueur et aux règlements amiables, et prévoir 
    des possibilités adéquates de libérer les accusés en attendant l&#146;issue de la 
    nouvelle procédure (voir notamment les décisions de justice concernant la 
    liberté d&#146;expression)&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp; opérer les 
    changements législatifs et autres qui sont nécessaires à l&#146;ouverture d&#146;un 
    établissement d&#146;enseignement secondaire en langue grecque dans la partie 
    nord de Chypre&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp; modifier encore la 
    loi antiterroriste pour satisfaire aux exigences de l&#146;article&nbsp;10 de la CEDH 
    (voir notamment les affaires Sürek et Özdemir, et Sürek II).</span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><span lang="FR">10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il y a d&#146;autres décisions qui doivent encore être appliquées, mais dont la 
  mise en oeuvre ne nécessite pas de mesures législatives&nbsp;:</span></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp; exécuter l&#146;arrêt 
    rendu dans l&#146;affaire de l&#146;Institut de Prêtres français et autres et mettre 
    en &#156;uvre le règlement amiable qui a été conclu&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp; libérer les 
    requérants dans l&#146;affaire Sadak, Zana, Dicle&nbsp;et Dogan;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp; faire en sorte que 
    soient effacées immédiatement les conséquences des violations de 
    l&#146;article&nbsp;10 de la CEDH pour tous les autres requérants.</span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">ANNEXE</span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Extraits des ordres du jour annotés du 
  Comité des Ministres</span></b></p>
  <p align="justify"><b><i><span lang="FR">Introduction</span></i></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le dernier rapport sur la Turquie, présenté 
  le 5 septembre 2002, faisait référence à environ 175 affaires pendantes pour 
  contrôle des mesures d&#146;exécution de caractère général ou individuel. Dans 62 
  de ces affaires, toutes les mesures d&#146;exécution ayant apparemment été prises, 
  le Comité des Ministres n&#146;attendait plus que la préparation d&#146;un projet de 
  résolution finale pour clore l&#146;examen de ces affaires&nbsp;; il restait en revanche 
  quelque 113 affaires présentant des problèmes non encore résolus. De surcroît, 
  quelque 87 affaires impliquaient des problèmes de paiement. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le présent rapport présente, à la date du
  <u>1 novembre 2003</u>, 207 affaires pendantes pour contrôle des mesures de 
  caractère général ou individuel. Dans 125 de ces affaires, soit dans 63 de 
  plus que l&#146;année précédente, toutes les mesures d&#146;exécution ayant apparemment 
  été prises, le Comité des Ministres n&#146;attendait plus que la préparation d&#146;un 
  projet de résolution finale pour clore l&#146;examen de ces affaires&nbsp;; il restait 
  en revanche quelque 82 affaires présentant des problèmes non encore résolus, 
  soit 31 affaires de moins que l&#146;année précédente. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">De surcroît, quelque 51 affaires présentent 
  des problèmes de paiement, à savoir 36 de moins que l&#146;année précédente. </span>
  </p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Cependant, l&#146;arrêt de la Cour de 1998 dans 
  l&#146;affaire Loizidou n&#146;a toujours pas été respecté malgré l&#146;engagement d&#146;y 
  procéder avant les 7-8 octobre 2003. De surcroît, le Comité des Ministres a 
  noté avec préoccupation que près de trois ans après l&#146;arrêt confirmant un 
  règlement amiable dans l&#146;affaire &#147;Institut de Prêtres français et autres&#148; ce 
  règlement n&#146;a pas été honoré.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">I.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Affaires pendantes</span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">A.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Liste courte</span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  25 affaires concernant la liberté d&#146;expression </span></b><span lang="FR">
  (Résolution intérimaire </span><span lang="FR-BE">ResDH(2001)106) 
  CM/Inf(2003)43</span><span lang="FR">(notamment 22678 Inçal, arrêt du 9/06/98)</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  5 affaires relatives à la dissolution de partis politiques</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  H46-597&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 25141&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dicle pour le Parti de la Démocratie (DEP), arrêt du 10/12/02, définitif le 
  21/05/03</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  H46-1001&nbsp;&nbsp; 23885&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Parti de la liberté et de la démocratie (ÖZDEP), arrêt du 08/12/99 - Grande 
  Chambre</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  H54-1002&nbsp;&nbsp; 19392&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Parti communiste unifié de Turquie et autres, arrêt du 30/01/98</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  H54-1003&nbsp;&nbsp; 21237&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Parti socialiste et autres, arrêt du 25/05/98, Résolution intérimaire DH(99)245
  </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  H46-1004&nbsp;&nbsp; 22723&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Yazar, Karatas, Aksoy et le Parti du travail du peuple (HEP), arrêt du 
  09/04/02</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  46 affaires concernant les actions des forces de sécurité turques </span></b>
  </p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><span lang="FR-BE">CM/Inf(2003)12 Révisé</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR-BE">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span></b><span lang="FR-BE">H54-899&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 18954&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span><b><span lang="FR-BE">Zana</span></b><span lang="FR">, arrêt du </span>
  <span lang="FR-BE">25/11/97</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span></b><span lang="FR">H46-844&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 29900&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Sadak, Zana, Dicle et Dogan</b>, arrêt du 17/07/01, Résolution intérimaire 
  ResDH(2002)59</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span></b><span lang="FR">H46-1117&nbsp;&nbsp; 26308&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Institut de Prêtres français et autres</b>, arrêt du 14/12/00 &#150; Règlement 
  amiable</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span></b><span lang="FR">H46-1116&nbsp;&nbsp; 25781&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Chypre contre Turquie</b>, arrêt du 10/05/01 &#150; Grande Chambre 
  CM/Inf(2003)14 Révisé 3</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span></b><span lang="FR">H54-790&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 15318&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Loizidou</b>, arrêts du 18/12/96 (fond) et 28/07/98 (satisfaction 
  équitable) - Résolutions intérimaires DH(99)680, DH(2000)105 et ResDH(2001)80</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Contrôle du paiement</span></b><span lang="FR">:</span></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp; de la satisfaction 
    équitable (dont le délai a expiré depuis moins de 6 mois): <b>11 affaires</b></span></p>
    <p align="justify">-<span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp; des intérêts 
    moratoires : <b>2 affai</b></span><b>res</b></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp; de la satisfaction 
    équitable (dont le délai a expiré depuis plus de 6 mois) : <b>11 affaires</b></span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp; concernant des 
    paiements incomplets et d&#146;autres problèmes spécifiques : <b>27 affaires</b></span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span></b><span lang="FR">Affaires dans l&#146;attente de la présentation d&#146;un 
  projet de résolution finale:</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  125 affaires pendantes </span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">B.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Liste détaillée</span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  25 affaires concernant la liberté d&#146;expression </span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  (Résolution intérimaire </span><span lang="FR-BE">ResDH(2001)106) 
  CM/Inf(2003)43</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Toutes ces affaires concernent des 
  ingérences injustifiées dans la liberté d&#146;expression des requérants, notamment 
  en raison de leur condamnation par les cours de sûreté de l&#146;Etat à la suite de 
  la publication d&#146;articles et de livres ou de la préparation de messages 
  destinés au public. Dans l&#146;affaire Özgür Gündem, la Cour a également conclu 
  que l'opération de perquisition telle qu'elle avait été menée dans les locaux 
  du journal du requérant n&#146;était pas nécessaire dans une société démocratique, 
  et que le gouvernement défendeur avait manqué à son obligation positive de 
  protection du journal du requérant dans l&#146;exercice de sa liberté d&#146;expression. 
  En outre, l&#146;affaire Öztürk Ayse concerne spécifiquement la saisie d&#146;une 
  publication (violations de l&#146;Article 10)</span><a href="#_ftn1" name="_ftnref1" title><span lang="EN-GB">[1]</span></a><span lang="FR">.</span></p>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">Mesures de caractère individuel</span></u><span lang="FR">&nbsp;: 
  depuis juin 1998, le Comité des Ministres a souligné à plusieurs reprises que 
  les condamnations des requérants ayant été estimées contraires à l&#146;Article 10 
  devaient être effacées de leur casier judiciaire et que les droits civils et 
  politiques des requérants, dans la mesure où ils avaient été restreints en 
  conséquence de leur condamnation, devaient être rétablis.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le 23 juillet 2001, le Comité des Ministres 
  a adopté la Résolution intérimaire ResDH(2001)106 (voir CM/Inf(2003)43), qui, 
  entre autres, «&nbsp;invite instamment les autorités turques, sans délai 
  supplémentaire, à prendre des mesures ad hoc permettant d&#146;effacer rapidement 
  et intégralement les conséquences des condamnations des requérants contraires 
  à la Convention dans les affaires mentionnées ci-dessus&nbsp;». </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le 4 février 2003, une nouvelle Loi (n° 
  4793) est entrée en vigueur autorisant la réouverture de procès devant les 
  juridictions nationales pour toutes les affaires ayant déjà été jugées par la 
  Cour européenne des Droits de l&#146;Homme et toutes les nouvelles affaires dont 
  cette même Cour pourrait dorénavant être saisie. Les dispositions de cette loi 
  excluent toutefois la réouverture de toutes les affaires pendantes devant la 
  Cour à la date de l&#146;entrée en vigueur de la loi et n&#146;ayant pas encore été 
  jugées, ainsi que des affaires ayant abouti à des règlements amiables. </span>
  </p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le 10 février 2003, la Loi n° 4809 sur la 
  suspension des procédures et des peines concernant les infractions commises 
  par le biais de la presse est entrée en vigueur. Sous certaines conditions, 
  cette loi prévoit que les condamnations liées à la liberté d&#146;expression 
  peuvent être effacées, y compris leurs conséquences. De surcroît, le 19 
  juillet 2003, la Loi n° 4928 a abrogé l&#146;article 8 de la loi relative à la 
  lutte contre le terrorisme&nbsp;n°&nbsp;3713.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Des informations à jour concernant la 
  situation actuelle des requérants et le suivi concret donné à la Résolution 
  intérimaire ResDH(2001)106 ont été régulièrement demandées (voir les 
  informations disponibles à cet égard dans le tableau annexé au document 
  CM/Inf(2003)43).</span></p>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">En ce qui concerne l&#146;annulation des 
  condamnations</span></u><span lang="FR">&nbsp;: d&#146;après les informations 
  disponibles à la date de préparation de ces Notes, dans au moins 7 affaires 
  (M. Arslan&nbsp;; M. Gerger&nbsp;; M. Inçal&nbsp;; M. Küçük; M. Öztürk; Mme&nbsp;Öztürk&nbsp;Ayse; M. 
  Polat) les condamnations des requérants ont été effacées de leurs casiers 
  judiciaires à la suite de procédures relevant de la loi n° 4809. Des 
  procédures similaires sont en cours en ce qui concerne au moins 4 autres 
  affaires (M. Ibrahim Aksoy; M. Ceylan; M.&nbsp;Ahmet&nbsp;Zeki&nbsp;Okçuoglu; M. H. Karatas). 
  Dans l&#146;affaire de M. Aslantas, les autorités ont indiqué que les condamnations 
  avaient été effacées du casier judiciaire du requérant le 25 mars 2003&nbsp;; 
  toutefois, le requérant a contesté cette information dans une lettre datée du 
  16 avril 2003, indiquant son intention de demander la réouverture de son 
  procès en vertu de la Loi n°&nbsp;4793. Cinq autres requérants (M. Arslan; M. 
  Ceylan; Mme E.K.; M. Karatas; M. Sürek) ont également déposé des demandes de 
  réouverture de leur procès à la suite de l&#146;entrée en vigueur de la Loi 
  n°&nbsp;4793. Dans l&#146;affaire de M. Arslan, cette requête a été rejetée le 10 mars 
  2003 au motif qu&#146;une nouvelle décision ne comporterait pas d&#146;améliorations de 
  la situation du requérant. Cette décision a été confirmée en appel le 26 mars 
  2003.</span></p>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">En ce qui concerne le rétablissement des 
  droits civils et politiques des requérants</span></u><span lang="FR">&nbsp;: 
  d&#146;après les informations disponibles à la date de préparation de ces Notes, au 
  moins 8 requérants (M. M.S. Okçuoglu, M.&nbsp;U.&nbsp;Erdogdu, M.&nbsp;S.&nbsp;Ince, Mme&nbsp;P.&nbsp;Sener, 
  M.&nbsp;K.T.&nbsp;Sürek, M. Y. Özdemir, Mme Öztürk Ayse, M. Küçük) n&#146;étaient plus soumis 
  à des restrictions de leurs droits. Des informations sont attendues sur la 
  situation des autres requérants, en particulier en ce qui concerne l&#146;issue des 
  procédures initiées par certains d&#146;entre eux à cet effet et les éventuelles 
  conséquences des lois précitées à cet égard.</span></p>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">Mesures de caractère général</span></u><b><span lang="FR">&nbsp;</span></b><span lang="FR">: 
  la nécessité d&#146;adapter la législation turque aux exigences de la Convention 
  afin d&#146;éviter de nouvelles violations similaires à celles constatées a été 
  évoquée depuis 1988. L&#146;attention a notamment été attirée sur la nécessité 
  d&#146;évaluer la proportionnalité des restrictions à la liberté d&#146;expression à la 
  lumière de l&#146;existence d&#146;une «&nbsp;incitation à la violence&nbsp;». En outre, depuis 
  1999, les autorités turques ont été invitées à introduire un critère général 
  de vérité et d&#146;intérêt public dans la Loi relative à la lutte contre le 
  terrorisme et à amender ou abroger l&#146;Article 6 de cette loi, à réexaminer les 
  peines minimales encourues pour les infractions liées à la liberté 
  d&#146;expression, et à adopter des mesures spécifiques visant à garantir la 
  protection de la liberté d&#146;expression (voir CM/Inf(2003)43 pour plus de 
  détails). Lors de la 834e réunion (avril&nbsp;2003), dans le cadre de l&#146;examen de 
  l&#146;affaire Ayse Öztürk, des questions ont été soulevées à propos de la réforme 
  en cours de la loi sur la presse. </span></p>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">Sensibilisation et mesures de formation</span></u><span lang="FR">&nbsp;: 
  en tant que mesure préliminaire, les arrêts les plus importants ont été 
  publiés en turc et certains d&#146;entre eux peuvent être consultés sur le site web 
  du ministère de la Justice (</span><span lang="EN-GB"><a href="http://www.adalet.gov.tr/aihm/aihmk.htm"><span lang="FR">http://www.adalet.gov.tr/aihm/aihmk.htm</span></a></span><span lang="FR">). 
  En outre, lors de la 741e réunion (février 2001), le représentant de la 
  Turquie a fait savoir qu&#146;une note d&#146;information serait envoyée aux juges et 
  aux procureurs afin de les sensibiliser aux exigences de la Convention. Une 
  copie de cette note a été demandée. En juillet 2002, une initiative commune 
  Conseil de l'Europe/Union européenne a été lancée en collaboration avec les 
  autorités turques&nbsp;; elle se compose de trois projets distincts&nbsp;: </span></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR">i.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    le développement et la mise en &#156;uvre de stratégies à court et long terme sur 
    la CEDH et la jurisprudence de la Cour à l&#146;intention des juges, des 
    procureurs et d&#146;autres représentants des pouvoirs publics&nbsp;; </span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">ii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    la conception et le lancement d&#146;une vaste campagne visant à accroître la 
    sensibilisation et la connaissance de l&#146;opinion publique en matière de 
    droits de l&#146;homme&nbsp;; </span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">iii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    et (le réexamen de certains projets de loi et lois en vigueur afin de 
    garantir leur conformité aux normes européennes. La mise en &#156;uvre de ces 
    projets est actuellement en cours.</span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">Mesures législatives</span></u><span lang="FR">: 
  au mois de mars 2001, les autorités turques ont présenté leur Programme 
  national exposant les réformes prévues pour le &#147;court terme&#148; et pour le &#147;moyen 
  terme&#148; (2002 et 2003-2004 respectivement). Ensuite, le 3 octobre 2001, divers 
  amendements constitutionnels portant notamment sur les dispositions relatives 
  à la liberté d'expression et d'information, ont été adoptées et sont 
  directement applicables. Depuis, plusieurs «&nbsp;paquets&nbsp;» de mesures législatives 
  ont été adoptés et sont entrés en vigueur respectivement le 19 février 2002 
  (Loi 4744)&nbsp;; le 9 avril 2002 (Loi 4748); le 9 août 2002 (Loi&nbsp;4771), le 11 
  janvier 2003 (Loi&nbsp;4778), le 4 février 2003 (Loi 4793), le 19 juillet 2003 (Loi 
  4928) et le 7 août 2003 (Loi 4963). </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Ces lois ont notamment&nbsp;:</span></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp; modifié l&#146;article 159 
    du code pénal sur l&#146;insulte et vilipende d&#146;institutions publiques en 
    réduisant les peines minimales et maximales et en les rendant applicables 
    seulement si les cours considèrent qu&#146;il y avait «&nbsp;intention&nbsp;» d&#146;insulter ou 
    vilipender&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp; modifié l&#146;article 312 
    du code pénal, sur l&#146;incitation à la haine, en limitant sa portée aux 
    expression qui constituent une menace explicite à l&#146;ordre public et en 
    réduisant les peines maximales&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp; modifié l&#146;article 7 
    de la loi relative à la lutte contre le terrorisme n° 3713 en précisant que 
    la propagande d&#146;organisations terroristes sera sanctionnée si elle incite à 
    l&#146;utilisation de la violence ou à l&#146;utilisation d&#146;autres moyens terroristes 
    ;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp; abrogé l&#146;article 8 de 
    la loi relative à la lutte contre le terrorisme n° 3713&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp; abrogé les peines de 
    prison prévue dans la loi sur la Presse n° 5680 et introduit des 
    dispositions prévoyant en particulier le droit des journalistes de ne pas 
    révéler leurs sources.</span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><span lang="FR">Bien que ces amendements visent à améliorer 
  dans l'ensemble la situation en matière de liberté d'expression, ils ne 
  semblent résoudre tous les problèmes soulevés par les arrêts de la Cour. Des 
  informations complémentaires ont donc été demandées sur plusieurs points, et 
  les autorités turques ont été invitées à préciser l'impact attendu de ces 
  réformes sur la liberté d'expression en Turquie. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Dans leurs lettres du 16 décembre 2002, du 
  3 janvier 2003, du 28 mars 2003, du <br clear="all">
  25 juillet 2003 et du 15 septembre 2003, les autorités turques ont fourni des 
  exemples tirés de la jurisprudence de la Cour de Cassation et des Cours de 
  sûreté, principalement sur l&#146;interprétationdu critère &#147;d'atteinte à l&#146;ordre 
  public&#148; dans l'application de l'article&nbsp;312 du Code pénal, tel que révisé en 
  2002 et sur l&#146;interprétation du critère d&#146;&nbsp;«&nbsp;intention&nbsp;» dans l'application de 
  l'article 159 du Code pénal, tel que révisé en 2002. Il ressort de ces 
  exemples que les juridictions turques sont en train d&#146;interpréter les articles 
  159 et 312 du Code pénal en conformité avec les amendements qui se 
  rapprochent, pour certains aspects, de ceux utilisés par la Cour de Strasbourg 
  et pourraient donc prévenir de nouvelles violations de la Convention, au moins 
  en ce qui concerne l&#146;article 312. Les autorités turques s&#146;attendent à ce que 
  ces changements et les développements de la jurisprudence affectent également 
  l&#146;interprétation des autres articles pertinents, en particulier de la loi 
  relative à la lutte contre le terrorisme. Des exemples de ces développements 
  sont attendus.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  5 affaires relatives à la dissolution de partis politiques</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR-BE">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  (CM/Inf(98)48) </span><span lang="FR">Addendum 4)</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-597&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 25141&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dicle pour le Parti de la Démocratie (DEP), arrêt du 10/12/02, définitif le 
  21/05/03</span><a href="#_ftn2" name="_ftnref2" title><b><span lang="EN-GB">[2]</span></b></a></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-1001&nbsp;&nbsp;&nbsp; 23885&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Parti de la liberté et de la démocratie (ÖZDEP), arrêt du 08/12/99 - Grande 
  Chambre</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H54-1002&nbsp;&nbsp;&nbsp; 19392&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Parti communiste unifié de Turquie et autres, arrêt du 30/01/98</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H54-1003&nbsp;&nbsp;&nbsp; 21237&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Parti socialiste et autres, arrêt du 25/05/98, Résolution intérimaire DH(99)245
  </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-1004&nbsp;&nbsp;&nbsp; 22723&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Yazar, Karatas, Aksoy et le Parti du travail du peuple (HEP), arrêt du 
  09/04/02</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Ces affaires portent sur la dissolution des 
  partis politiques précités par la Cour constitutionnelle respectivement en 
  1991, 1992 et 1993. Le Parti communiste unifié et l&#146;ÖZDEP ont été dissous peu 
  après leur création, sur le seul fondement de leurs programmes. Le Parti 
  socialiste a été dissous à cause de certaines déclarations faites par son 
  président, M. Perinçek. Les motifs avancés par la Cour constitutionnelle sont 
  les suivants : menace pour l&#146;intégrité territoriale et l&#146;unité de la nation en 
  raison de références au peuple kurde ou à l&#146;autodétermination kurde (violation 
  de la Constitution et de divers articles de la Loi sur les partis politiques - 
  LPP). Parmi les articles cités par le Parquet figurent les articles 78, 81 et 
  101 b) de la LPP. Dans l&#146;affaire Parti communiste unifié, un motif 
  supplémentaire a été invoqué, à savoir l&#146;utilisation du terme « communiste », 
  interdite par l&#146;article 96 (3) de la LPP. Enfin, dans l&#146;affaire ÖZDEP, l&#146;un 
  des motifs avancés était que le but apparent de ce parti était d&#146;abolir la 
  laïcité de l&#146;Etat, contrairement à l&#146;article 89 de la LPP.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les dirigeants de ces partis politiques se 
  sont ensuite vus interdire l&#146;exercice de fonctions similaires dans tout autre 
  parti politique.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">La Cour a conclu, pour toutes les affaires, 
  à des violations de la liberté d&#146;association <br clear="all">
  (article 11).</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">L&#146;affaire Parti Socialiste concerne 
  également la condamnation pénale de M. Perinçek, après l&#146;arrêt de la Cour, sur 
  la base des mêmes déclarations qui avaient causé la dissolution du Parti.</span></p>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">Mesures de caractère général</span></u><span lang="FR">&nbsp;: 
  Les arrêts de la Cour européenne ont été publiés en turc dans le Journal 
  officiel du ministère de la Justice.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">L&#146;amendement de la Constitution en 1995 a 
  transformé l&#146;interdiction permanente, imposée aux membres des partis dissous, 
  d&#146;exercer toute activité politique, en une interdiction d&#146;une durée de 5 ans, 
  applicable uniquement aux dirigeants de ces partis.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">La nécessité d&#146;une réforme additionnelle de 
  la LPP a été signalée depuis mai 1998. Cette réforme devrait abolir les 
  dispositions relatives à l&#146;interdiction automatique d&#146;un parti, en vertu de 
  l&#146;article 96/3, au seul motif que son nom contient le terme « communiste », et 
  supprimer la possibilité de dissoudre des partis sur le seul fondement de 
  discours ou de programmes politiques non violents, respectant les règles de la 
  démocratie. La possibilité d&#146;assurer la compatibilité du droit turc avec la 
  Convention à travers un changement de jurisprudence a également été évoquée 
  (voir notamment CM/Inf(98)48). </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">De nouveaux amendements de la Constitution 
  sont entrés en vigueur le 17 octobre 2001. Ces amendements ont notamment 
  introduit un principe général de proportionnalité et la possibilité de 
  recourir à des sanctions moins importantes que la dissolution en cas de 
  violation des limites autorisées de l&#146;action politique, limites toutefois 
  laissées inchangées à l&#146;article 68 de la Constitution. Par la suite, le 26 
  mars 2001, un certain nombre d&#146;amendements ont été introduits à la LPP afin 
  d&#146;assurer sa conformité avec la Constitution.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Lors de l&#146;examen de ces différents 
  amendements lors de la 792e réunion (avril 2002) les améliorations apportées 
  ont été notées, mais des réserves ont été exprimées suite à l&#146;absence de 
  changement de plusieurs dispositions clés. Certaines informations plus 
  précises au sujet des positions exprimées se trouvent à l&#146;Addendum 4. Suite à 
  cet échange de vues, les Délégués ont convenu de reprendre l&#146;examen de ces 
  affaires lors de leur 810e réunion (octobre 2002) afin d&#146;examiner toute 
  clarification éventuelle apportée entre temps par la jurisprudence des 
  tribunaux turcs, notamment par la Cour constitutionnelle. Lors de la 810e 
  réunion (octobre 2002) la Délégation turque a informé le Comité que le Parti 
  Communiste avait été autorisé à participer aux élections générales, ce qui 
  pourrait être accepté comme un changement de jurisprudence de l&#146;article 96/3 
  de la Constitution. Des informations supplémentaires sur l&#146;effet des 
  amendements constitutionnels et législatifs ont cependant été demandées. Par 
  la suite, la Représentation turque a fourni des informations concernant les 
  mesures législatives supplémentaires prises relatives à la LPP (voir l&#146;Addendum 
  4 pour les détails) qui est entrée en vigueur le 11 janvier 2003. Selon les 
  nouveaux amendements, les conditions pour être membre d&#146;un parti politique ont 
  été facilitées : une condamnation selon l&#146;article 312 du Code pénal ne sera 
  plus une restriction pour être membre d&#146;un parti politique et quelques autres 
  restrictions ont été supprimées. Les dispositions de la LPP (articles 98, 100, 
  102 et 104) ont été modifiées afin d&#146;assurer sa conformité avec de précédents 
  amendements constitutionnels. Enfin, les partis politiques ont été autorisés à 
  faire un recours à l&#146;encontre des demandes du Procureur Général devant la Cour 
  Constitutionnelle. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Pendant la 834e réunion, le Secrétariat a 
  estimé qu&#146;au lieu de clore ces affaires comme le propose la Délégation de la 
  Turquie, il serait plus opportun d&#146;attendre une éventuelle évolution de la 
  jurisprudence de la Cour Constitutionnelle en ce qui concerne l&#146;effet donné à 
  la Convention et aux arrêts de la Cour européenne ainsi qu&#146;aux autres 
  amendements constitutionnels, en vu d&#146;adopter lors d&#146;une prochaine réunion, à 
  la lumière de cette évolution, soit une résolution intérimaire, soit une 
  résolution finale. Au moment de la parution du présent document, le 
  Secrétariat n&#146;avait toujours pas reçu d&#146;informations additionnelles.</span></p>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">Mesures de caractère individuel</span></u><span lang="FR">&nbsp;: 
  Les interdictions d&#146;activités politiques imposées aux requérants suite à la 
  dissolution des partis ont toutes été levées. Le Comité des Ministres a, en 
  outre, conclu qu&#146;en vertu de l&#146;ancien article 53 de la Convention (nouvel 
  article 46§1), la Turquie avait l&#146;obligation d&#146;effacer les conséquences de la 
  condamnation pénale de M. Perinçek (voir les Résolutions Intérimaires DH(99)245 
  et&nbsp;529). M. Perinçek a bénéficié d&#146;une libération conditionnelle après avoir 
  effectué les 3/4 de sa peine de 14&nbsp;mois de prison. Suite à l&#146;application d&#146;une 
  législation d&#146;amnistie, il a été réintégré dans ses droits civils et 
  politiques, à condition de ne pas « commettre de nouveau crime ». Il a déposé 
  une nouvelle requête devant la Cour concernant cette situation (requête n° 
  46669/99). Cette requête a été déclarée recevable le&nbsp;26 février 2002. Le 
  Comité attend l&#146;issue de cette procédure.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  46 affaires concernant les actions des forces de sécurité turques</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  (</span><span lang="FR-BE">CM/Inf(2003)12 Révisé)</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Toutes ces affaires concernent des 
  violations des articles 2, 3, 5,&nbsp;6,&nbsp;8 et de l&#146;article&nbsp;1 du Protocole n°&nbsp;1 
  résultant notamment de la destruction injustifiée de maisons par la 
  gendarmerie<i>, </i>de disparitions de personnes,de tortures et mauvais 
  traitements infligés pendant la garde à vue et d&#146;homicides commis par les 
  forces de sécurité. Toutes les affaires ont plus spécialement mis en lumière 
  l&#146;absence de recours effectifs sur le plan national capables de remédier aux 
  violations de la Convention (violations de l&#146;article 13).</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Depuis le tout début de l&#146;examen de ces 
  affaires, le Comité a noté que les violations constatées étaient dues à un 
  certain nombre de problèmes structurels&nbsp;: la mentalité et la pratique des 
  forces de sécurité, le système de leur formation initiale et continue, le 
  cadre juridique de leurs activités et, surtout, les lacunes graves dans 
  l&#146;établissement au niveau national des responsabilités administratives, 
  civiles et pénales pour les abus. En conséquence, le Comité en a appelé aux 
  autorités turques pour adopter d&#146;urgence des mesures globales afin de combler 
  ces lacunes et de se conformer ainsi aux arrêts de la Cour.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le 9 juin 1999, le Comité a adopté la 
  Résolution Intérimaire DH(99)434 dans laquelle il a noté avec satisfaction un 
  certain progrès dans l&#146;adoption de telles mesures, tout en demandant à la 
  Turquie d&#146;adopter rapidement de nouvelles mesures importantes afin de prévenir 
  de nouvelles violations semblables.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le 10 juillet 2002, le Comité a adopté la 
  Résolution Intérimaire ResDH(2002)98qui a dressé un nouveau bilan des progrès 
  dans l'exécution de quelque 40 arrêts concernant l'action des forces de 
  sécurité turques.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">En conclusion de cette Résolution le 
  Comité&nbsp;:</span></b></p>
  <p align="justify"><i><u><span lang="FR">Se félicite</span></u><span lang="FR"> 
  des efforts intensifiés récents de la Turquie qui ont eu pour effet l&#146;adoption 
  de diverses réformes importantes nécessaires pour se conformer aux arrêts 
  précités de la Cour européenne&nbsp;;</span></i></p>
  <p align="justify"><i><u><span lang="FR">En appelle</span></u><span lang="FR"> 
  au Gouvernement turc pour concentrer ses efforts sur la réorganisation globale 
  de la formation initiale, continue et de la formation à la gestion de la 
  police et de la gendarmerie, en partant des efforts déployés dans le cadre du 
  projet du Conseil de l&#146;Europe pour la formation de la police, en vue 
  d&#146;accomplir sans retard des progrès concrets et visibles dans la mise en &#156;uvre 
  des grandes réformes jugées nécessaires&nbsp;;</span></i></p>
  <p align="justify"><i><u><span lang="FR">Invite instamment</span></u><span lang="FR"> 
  la Turquie à accélérer sans retard la réforme du système des poursuites 
  pénales des agents des forces de sécurité, en particulier en supprimant toutes 
  les restrictions de compétence des procureurs pour mener des enquêtes pénales 
  contre des agents de l&#146;Etat, en réformant le ministère public et en fixant des 
  peines carcérales minimales suffisamment dissuasives pour les personnes jugées 
  coupables d&#146;abus graves tels que les actes de torture et des mauvais 
  traitements&nbsp;;</span></i></p>
  <p align="justify"><i><u><span lang="FR">Encourage fortement</span></u><span lang="FR"> 
  les autorités turques à poursuivre et à développer &#150; notamment dans le 
  contexte de la nouvelle Initiative conjointe Conseil de l&#146;Europe/Commission 
  européenne &#150; des stratégies de formation à court et moyen terme pour les juges 
  et les procureurs sur la Convention et la jurisprudence de la Cour européenne, 
  avec notamment une plus large diffusion des arrêts traduits auprès des 
  tribunaux internes, une adoption et mise en &#156;uvre rapides de la législation 
  concernant l&#146;Ecole turque de la magistrature et l&#146;inclusion dans ses 
  programmes de cours approfondis sur la Convention&nbsp;;</span></i></p>
  <p align="justify"><i><u><span lang="FR">En appelle</span></u><span lang="FR"> 
  au Gouvernement turc pour continuer d&#146;améliorer la protection des personnes 
  privées de liberté à la lumière des recommandations du CPT&nbsp;;</span></i></p>
  <p align="justify"><i><u><span lang="FR">Invite</span></u><span lang="FR"> les 
  autorités turques à tenir le Comité des Ministres régulièrement informé de 
  l&#146;impact pratique des mesures prises, notamment en fournissant des 
  statistiques démontrant les enquêtes effectives sur les abus allégués et la 
  responsabilité pénale effective de membres des forces de sécurité,</span></i></p>
  <p align="justify"><i><u><span lang="FR">Décide</span></u><span lang="FR"> de 
  poursuivre le contrôle de l&#146;exécution des présents arrêts jusqu&#146;à ce que 
  toutes les mesures nécessaires soient adoptées et que leur efficacité pour 
  prévenir de nouvelles violations de la Convention semblables soit démontrée.</span></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les Délégués sont invités à reprendre 
  l'examen de ce dossier lors de la 854e réunion (octobre 2003) afin d'évaluer 
  les progrès dans l'exécution de tous ces arrêts à la lumière des demandes 
  formulées dans la Résolution intérimaire ResDH(2002)98 et des nouvelles 
  informations qui ont été fournies à ce jour par les autorités turques. </span>
  </p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Ces informations seront résumées dans une 
  version mise à jour du Mémorandum préparé pour la 834e réunion (avril 2003) 
  (voir CM/Inf(2003)12 Révisé).</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR-BE">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  H54-899&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 18954&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Zana</span><span lang="FR">, arrêt du </span><span lang="FR-BE">25/11/97</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">L&#146;affaire a trait notamment à 
  l&#146;impossibilité pour le requérant de comparaître en personne à l&#146;audience 
  devant la cour d&#146;appel qui avait prononcé, à titre définitif, sa peine de 
  prison, et à la durée excessive de l&#146;ensemble de la procédure pénale 
  (violations de l&#146;article 6§1).</span></p>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">Mesures de caractère général</span></u><span lang="FR">&nbsp;: 
  La nécessité de préciser la portée de l&#146;article 226§4 du Code de procédure 
  pénale qui était à l&#146;origine de la violation du droit au procès équitable, a 
  été soulevée. En 1998, les autorités turques ont préparé un projet de loi 
  amendant cette disposition. Les nouvelles dispositions du Code (article&nbsp;194) 
  permettront au juge de ne pas convoquer l&#146;accusé à l&#146;audience dans le seul cas 
  où l&#146;intéressé lui-même accepterait de ne pas comparaître. Selon les 
  informations fournies par la Délégation turque lors de la 760e réunion 
  (juillet 2001), le projet de loi était encore à l'examen du parlement. Lors de 
  la 810e réunion (octobre 2002), la Délégation turque a précisé que ledit 
  amendement était prévu dans le cadre d'une réforme plus large du Code de 
  procédure pénale qui devrait être adoptée à la suite des élections 
  législatives du 3 novembre 2002. Lors de la 819e réunion (décembre 2002), la 
  Délégation a indiqué que la réforme précitée serait adoptée dans un proche 
  avenir avec le paquet de réformes annoncée qui est pendant devant le 
  Parlement. Le texte de la nouvelle disposition ainsi que la confirmation de 
  son adoption définitive sont toujours attendus.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  H46-844&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 29900&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Sadak, Zana, Dicle et Dogan, arrêt du 17/07/01, </span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Résolution intérimaire ResDH(2002)59</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">L&#146;affaire a trait à la violation du droit à 
  un procès équitable dans la procédure devant la Cour de sûreté d&#146;Ankara qui a 
  condamné les quatre requérants, membres de la Grande Assemblée Nationale 
  turque, en décembre 1994 à 15 ans d&#146;emprisonnement.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les violations constatées sont les 
  suivantes&nbsp;:</span></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR">- le défaut d&#146;indépendance et 
    d&#146;impartialité du tribunal en raison de la présence du juge militaire dans 
    la composition de la Cour de sûreté de l&#146;Etat (violation de l&#146;article&nbsp;6§1 - 
    voir §40 de l&#146;arrêt)&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">- l&#146;absence d&#146;information en temps utile 
    sur la requalification de l&#146;accusation portée contre les requérants et 
    l&#146;absence du temps et des facilités nécessaires pour préparer la défense des 
    requérants (violation de l&#146;article 6§3<i>a</i> et <i>b </i>combiné avec 
    l&#146;article 6§1 - voir §§57-59 de l&#146;arrêt)&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">- l&#146;impossibilité d&#146;interroger ou de 
    faire interroger les témoins à charge (violation de l&#146;article 6§3<i>d</i> 
    combiné avec l&#146;article 6§1 <b>-</b> voir §§67-68 de l&#146;arrêt).</span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><span lang="FR">Ayant constaté ces violations, la Cour n&#146;a 
  pas considéré nécessaire de statuer séparément sur les griefs des requérants 
  tirés des articles 10, 11 et 14.</span></p>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">Mesures de caractère individuel</span></u><span lang="FR">&nbsp;: 
  Au vu de l&#146;ampleur des violations du droit au procès équitable et de leurs 
  conséquences pour les requérants, les autorités turques ont été invitées, lors 
  de la 764e réunion (octobre&nbsp;2001), à considérer de manière urgente des mesures 
  de caractère individuel spécifiques pour effacer ces conséquences (cf. 
  Recommandation R(2000)2 du Comité des Ministres, ainsi que sa Résolution 
  intérimaire ResDH(2001)106 sur les mesures de caractère individuel dans les 
  affaires concernant la liberté d&#146;expression en Turquie).</span></p>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">Résolution intérimaire ResDH(2002)59</span></u><span lang="FR">&nbsp;: 
  Lors de la 794e réunion (30 avril 2002), dans la mesure où aucun progrès dans 
  l'exécution de l'arrêt n&#146;avait été rapporté sur ce point, le Comité a adopté 
  la Résolution intérimaire dans laquelle il&nbsp;:</span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">Invite instamment les autorités turques, 
  sans retard supplémentaire, à donner suite aux demandes réitérées du Comité 
  afin que lesdites autorités remédient rapidement à la situation des requérants 
  et prennent les mesures nécessaires pour rouvrir les procédures incriminées 
  par la Cour dans cette affaire, ou d&#146;autres mesures ad hoc effaçant les 
  conséquences pour les requérants des violations constatées;</span></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le 3 août 2002, une nouvelle loi est entrée 
  en vigueur, qui a introduit aux Codes de procédure pénale et civile la 
  possibilité de réouverture de procédures, mais ce uniquement dans de nouvelles 
  affaires (portées devant la Cour après le 3 août 2002). Cette nouvelle loi a 
  été fortement critiquée au sein du Comité des Ministres dès lors qu'elle était 
  inapplicable aux quatre requérants. Une nouvelle action urgente en leur faveur 
  a en conséquence été demandée. Au vu d'absence d'une telle action, le 
  Secrétariat a été chargé, lors de la 810e réunion (octobre 2002), de préparer 
  un nouveau projet de Résolution intérimaire. Ce dernier n'a cependant pas été 
  adopté au vu de la réouverture de la procédure en question en Turquie (voir 
  ci-dessous).</span></p>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">L'adoption d'une nouvelle législation et 
  le nouveau procès</span></u><span lang="FR">&nbsp;: Le 4 février 2003 une nouvelle 
  loi est entrée en vigueur permettant la réouverture de procédures internes 
  pour toutes les affaires déjà jugées par la Cour européenne et pour toutes les 
  nouvelles affaires qui seraient dorénavant introduites devant la Cour. Les 
  dispositions excluent cependant la réouverture pour les affaires qui étaient 
  pendantes devant la Cour lors de l'entrée en vigueur de la loi (4 février 
  2003).</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Sur la base de cette loi, la demande d'un 
  nouveau procès formée par les requérants a été accueillie le 28 février 2003 
  par la Cour de Sûreté d'Ankara et sept audiences publiques ont déjà été tenues 
  par cette même cour (les 28 mars 2003, 25 avril 2003, 23 mai 2003, 20 juin 
  2003, 18 juillet 2003, 15 août 2003 et 15 septembre 2003). Le Comité des 
  Ministres a salué la réouverture du procès en cause.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le Comité a cependant noté que la Cour de 
  Sûreté de l'État avait rejeté les demandes successives tendant à ce qu'on 
  suspende l'exécution de la peine de prison initiale, nonobstant le fait que 
  les requérants continuent à subir les conséquences des violations constatées, 
  c'est-à-dire l'emprisonnement consécutif à un procès inéquitable. Cette 
  situation a amené à demander que des mesures supplémentaires soit prises pour 
  mettre fin à tous les effets négatifs pour les requérants des violations 
  constatées. Ces demandes ont été réitérées lors de trois réunions consécutives 
  du Comité des Ministres en avril, juin et juillet 2003. Il a été par ailleurs 
  suggéré que le Procureur demande, de sa propre initiative, que les requérants 
  soient mis en liberté pour se conformer à l'arrêt de la Cour européenne.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">La délégation turque a déclaré que ces 
  préoccupations seraient transmises aux autorités compétentes. Elle a aussi 
  rappelé que la question de la suspension de la peine initiale était de la 
  compétence de la Cour de sûreté de l'Etat. Or, lors de la nouvelle audience 
  tenue le <br clear="all">
  15 septembre 2003, la Cour de sûreté a à nouveau rejeté la demande de mise en 
  liberté présentée par les requérants.</span></p>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">Le suivi de l'Assemblé parlementaire</span></u><span lang="FR">&nbsp;: 
  Dès le début, l'Assemblée Parlementaire a étroitement surveillé la suite 
  réservée au présent arrêt. Lors de sa 4e session partielle (23/09/2002), 
  l'Assemblée a tenu un débat et adopté la Résolution 1297(2002) et la 
  Recommandation 1576(2002) sur la mise en oeuvre des arrêts de la Cour par la 
  Turquie. Dans ces textes, l'Assemblée a, en particulier, appuyé de tout son 
  poids la ferme demande tendant à ce qu'il soit remédié d'urgence à la 
  situation des requérants et prié instamment le Comité des Ministres d&#146;user de 
  tous les moyens dont il dispose pour assurer l&#146;exécution de l&#146;arrêt sans plus 
  de retard.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Dans sa réponse à la Recommandation 1576 
  (2002), le Comité &quot;se félicite du fait que (&#133;) les procédures pénales dans 
  l&#146;affaire précitée doivent être réouvertes devant la Cour de sûreté d&#146;Ankara. 
  Le Comité note cependant que la suspension de l&#146;exécution des peines 
  d&#146;emprisonnement dans l&#146;attente du nouveau procès n&#146;a pas été accordée lorsque 
  la demande de réouverture a été acceptée. Le Comité espère que le nouveau 
  procès sera conduit avec diligence de manière à effacer effectivement les 
  conséquences des violations constatées par la Cour.&quot;</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le 30 avril 2003, le Comité a reçu une 
  nouvelle question écrite (CM(2003)69) par M. Erik Jurgens, membre de 
  l'Assemblée, dans laquelle il &quot;regret[te] notamment que l'exécution de la 
  peine carcérale initiale imposée à l'issue d'un procès inéquitable n'a pas été 
  suspendue&quot; et &quot;demand[e] si le Comité ne considère pas que la Turquie, pour se 
  conformer à l'arrêt de la Cour, doit suspendre l'exécution de [cette] peine 
  dans l'attente du nouveau procès.&quot; Une réponse à cette question est parue sous 
  la référence CM/AS(2003)Quest426 final et a été transmise à l'Assemblée 
  Parlementaire.</span></p>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">Mesures de caractère général</span></u><span lang="FR">&nbsp;: 
  Ces mesures ont été adoptées notamment avec la réforme constitutionnelle qui a 
  remplacé le juge militaire dans les cours de sûreté de l&#146;Etat par un juge 
  civil (voir l&#146;affaire Çiraklar contre la Turquie, arrêt du&nbsp;28/10/1998, 
  Résolution DH(99)555). En ce qui concerne le droit à un procès équitable, ce 
  droit a reçu une garantie constitutionnelle à la suite d&#146;un amendement de 
  l&#146;article 36 de la Constitution le 17 octobre 2001.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  H46-1117&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 26308&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Institut 
  de Prêtres français et autres, arrêt du 14/12/00 </span></b><span lang="FR">&#150; 
  Règlement amiable - Résolution intérimaire ResDH(2003)173</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">L&#146;affaire concerne la décision des 
  juridictions turques, en 1993, d&#146;annuler le titre de propriété de l&#146;institut 
  requérant relatif à un terrain en raison du fait que, en louant une partie de 
  ce terrain à une société privée, l&#146;institut requérant n&#146;avait plus droit à un 
  traitement spécial en tant qu&#146;institution à but non lucratif (griefs tirés de 
  l&#146;article 1 du Protocole n° 1 et de l&#146;article 9). Les parties ont conclu 
  devant la Cour à un règlement amiable dans lequel le Gouvernement a pris les 
  engagements suivants :</span></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR">- Le Trésor et la Direction générale des 
    fondations reconnaissent le droit d&#146;usufruit en faveur des prêtres en charge 
    de l&#146;Institut requérant; ce droit d&#146;usufruit comprend la pleine utilisation 
    et la jouissance des lieux et des bâtiments qui s&#146;y trouvent ainsi que le 
    droit de louer le terrain à des fins lucratives pour subvenir à ses besoins 
    ;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">- Les deux administrations consentent à 
    remplir les formalités pour inscrire leurs déclarations respectives sur un 
    registre immobilier en vue du renouvellement du droit d&#146;usufruit en faveur 
    des prêtres qui vont remplacer les actuels titulaires du droit d&#146;usufruit ;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">- La Direction générale des fondations 
    renonce à son droit de créance de 41 670 USD en charge de l&#146;Institut 
    requérant pour la collecte des loyers survenue dans les cinq ans après 
    l&#146;annulation du titre de propriété.</span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><span lang="FR">La nécessité de se conformer d'une manière 
  urgente à ces obligations a été soulignée au sein du Comité des Ministres à 
  chaque réunion DH depuis octobre 2001 et les autorités turques ont donc été 
  invitées à prendre les mesures nécessaires sans retard supplémentaire. </span>
  </p>
  <p align="justify"><span lang="FR">En 2002, la Délégation turque a indiqué à 
  de nombreuses occasions que les problèmes susmentionnés allaient être réglés, 
  notamment à travers un décret du Premier Ministre et que les autorités 
  menaient des négociations avec l'Institut requérant afin d'établir le partage 
  des loyers entre l'Etat et les requérants. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Aucun résultat tangible n'ayant cependant 
  été obtenu, le Président en exercice du Comité de Ministres a envoyé le 6 
  novembre 2002 une lettre à son homologue turc exprimant la préoccupation du 
  Comité au sujet de la non-exécution du règlement amiable et demandant une 
  solution rapide du problème. Par lettre du 29 novembre 2002, le Ministre des 
  affaires étrangères turques a fait part des préoccupations du Comité au 
  Premier Ministre en lui demandant d'ordonner aux autorités compétentes de 
  mettre en oeuvre d'urgence le règlement amiable.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Lors de l'examen de l'affaire à la 819e 
  réunion (décembre 2002), l'adoption d'une Résolution intérimaire a été 
  suggérée si aucun progrès concret et visible n'était réalisé pour février 
  2003. Lors de la 827e réunion (11 et 12 février 2003), le Comité a été informé 
  de ce que les conditions de l'usufruit avaient enfin été arrêtées et seraient 
  bientôt formellement approuvées et enregistrées par le Conseil de Ministres.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">En avril 2003, le représentant des 
  requérants a toutefois indiqué au Secrétariat que les conditions de l'usufruit 
  attendaient toujours l'approbation par le Ministre des finances et par le 
  Conseil d'État et que le délai prévu pour leur adoption et enregistrement 
  final restait donc très incertain. Par la suite, le Secrétariat a été informé 
  que l'approbation du règlement par le Conseil d'Etat n'était même pas 
  garantie.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Suivant une décision adoptée lors de la 
  841e réunion (juin 2003), étant donné qu'aucun nouveau progrès n'avait été 
  signalé par les autorités, le Président du Comité des Ministres a envoyé une 
  nouvelle lettre, en date du 17 juin 2003, à M. Gül, Ministre des affaires 
  étrangères de la Turquie. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">En l&#146;absence de réponse des autorités 
  turques lors de la 847e réunion (juillet 2003), les Délégués ont décidé de 
  reprendre l&#146;examen de l&#146;affaire lors de la 850e réunion (septembre 2003).
  </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Par lettre du 1<sup>er</sup> août 2003 
  adressée au Président du Comité des Ministres, le Ministre des affaires 
  étrangères turc, rappelant les difficultés rencontrées, a souligné que la 
  recherche d&#146;une solution pour assurer le droit à l&#146;usufruit aux prêtres en 
  charge de l&#146;Institut était en cours et que l&#146;exécution du règlement amiable 
  était proche. Cette lettre a été diffusée lors de la 850e réunion. Dans ces 
  circonstances, les Délégués ont invité le Secrétariat à préparer un projet de 
  résolution intérimaire, priant instamment les autorités turques à poursuivre 
  leurs efforts pour une solution rapide de cette affaire, en vue de son 
  adoption à la 854e réunion (7-8 octobre 2003) si l&#146;affaire n&#146;était pas réglée 
  d&#146;ici là.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Lors de la 854<sup>e</sup> réunion, les 
  Délégués ont adopté la Résolution intérimaire ResDH(2003)173. dans cette 
  Résolution, le Comité des Ministres notamment s&#146;est félicité de la volonté 
  exprimée par les autorités turques d&#146;honorer les engagements souscrits dans le 
  cadre du règlement amiable ; a noté toutefois avec préoccupation que près de 
  trois ans après le prononcé de l&#146;arrêt de la Cour, les engagements souscrits 
  n&#146;avaient toujours pas été honorés ; a invité instamment les autorités turques 
  à intensifier leurs efforts pour se conformer sans délai à l&#146;arrêt de la Cour 
  dans cette affaire et a décidé de poursuivre le contrôle de l'exécution de 
  l&#146;arrêt, si nécessaire à chacune de ses réunions, jusqu'à ce que toutes les 
  mesures requises soient adoptées.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">7.</span></b><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>H46-1116&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 25781</b>&nbsp;&nbsp; <b>
  Chypre contre Turquie, arrêt du 10/05/01</b> &#150; Grande Chambre CM/Inf(2003)14 
  Révisé 3</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">L&#146;affaire traite de la situation qui règne 
  dans le nord de Chypre depuis que la Turquie y a effectué des opérations 
  militaires en juillet et août 1974 et de la division continue que connaît 
  depuis le territoire de Chypre. La Cour a dit que les questions soulevées par 
  Chypre dans sa requête engageaient la responsabilité de la Turquie au regard 
  de la Convention européenne des Droits de l&#146;Homme. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">La Cour a prononcé les quatorze constats de 
  violation de la Convention suivants&nbsp;:</span></p>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">Chypriotes grecs portés disparus et leur 
  famille</span></u></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; violation 
    continue de l&#146;article&nbsp;2 (droit à la vie) de la Convention en ce que les 
    autorités de l&#146;Etat défendeur n&#146;ont pas mené d&#146;enquête effective sur le sort 
    des Chypriotes grecs qui ont disparu dans des circonstances mettant leur vie 
    en danger, et sur le lieu où ils se trouvaient&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; violation 
    continue de l&#146;article 5 (droit à la liberté et à la sûreté) en ce que les 
    autorités turques n&#146;ont pas mené d&#146;enquête effective sur le sort des 
    Chypriotes grecs disparus dont on allègue de manière défendable qu&#146;ils 
    étaient détenus sous l&#146;autorité de la Turquie au moment de leur disparition, 
    et sur le lieu où ils se trouvaient&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; violation 
    continue de l&#146;article&nbsp;3 (interdiction des traitements inhumains ou 
    dégradants) en ce que le silence des autorités turques devant les 
    inquiétudes réelles des familles des disparus constitue à l&#146;égard de 
    celles-ci un traitement d&#146;une gravité telle qu&#146;il y a lieu de le qualifier 
    d&#146;inhumain.</span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">Domicile et biens des personnes 
  déplacées</span></u></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; violation 
    continue de l&#146;article&nbsp;8 (droit au respect de la vie privée et familiale, du 
    domicile et de la correspondance) en raison du refus d&#146;autoriser les 
    Chypriotes grecs déplacés à regagner leur domicile dans le nord de Chypre&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; violation 
    continue de l&#146;article&nbsp;1 du Protocole n° 1 (protection de la propriété) en ce 
    que les Chypriotes grecs possédant des biens dans le nord de Chypre se sont 
    vu refuser l&#146;accès à leurs biens, la maîtrise, l&#146;usage et la jouissance de 
    ceux-ci ainsi que toute réparation de l&#146;ingérence dans leur droit de 
    propriété&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; violation 
    de l&#146;article 13 (droit à un recours effectif) en ce que les Chypriotes grecs 
    ne résidant pas dans le nord de Chypre n&#146;ont disposé d&#146;aucun recours pour 
    contester les atteintes à leurs droits garantis par les articles 8 de la 
    Convention et 1 du Protocole n°&nbsp;1.</span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">Conditions de vie des Chypriotes grecs 
  dans la région du Karpas, dans le nord de Chypre</span></u></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; violation 
    de l&#146;article 9 (liberté de pensée, de conscience et de religion) dans le 
    chef des Chypriotes grecs vivant dans le nord de Chypre, les restrictions 
    touchant leur liberté de circulation ayant réduit leur accès aux lieux de 
    culte et leur participation à d&#146;autres aspects de la vie religieuse&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; violation 
    de l&#146;article 10 (liberté d&#146;expression) dans le chef des Chypriotes grecs 
    vivant dans le nord de Chypre dans la mesure où les manuels destinés à leur 
    école primaire ont été soumis à une censure excessive&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; violation 
    continue de l&#146;article&nbsp;1 du Protocole n° 1 dans le chef des Chypriotes grecs 
    vivant dans le nord de Chypre en ce que, lorsqu&#146;ils quittaient 
    définitivement cette région, leur droit au respect de leurs biens n&#146;était 
    pas garanti, et qu&#146;en cas de décès, les droits successoraux des parents du 
    défunt résidant dans le Sud n&#146;étaient pas reconnus&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; violation 
    de l&#146;article 2 du Protocole n°&nbsp;1 (droit à l&#146;instruction) dans le chef des 
    Chypriotes grecs vivant dans le nord de Chypre dans la mesure où ils n&#146;ont 
    pas bénéficié d&#146;un enseignement secondaire approprié&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; violation 
    de l&#146;article 3 en ce que les Chypriotes grecs vivant dans la région du 
    Karpas, dans le nord de Chypre, ont subi une discrimination s&#146;analysant en 
    un traitement dégradant&nbsp;; </span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; violation 
    du droit des Chypriotes grecs vivant dans le nord de Chypre au respect de 
    leur vie privée et familiale et de leur domicile garanti par l&#146;article 8&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; violation 
    de l&#146;article 13 du fait de l&#146;absence de recours quant aux ingérences des 
    autorités, relevant d&#146;une pratique, dans les droits des Chypriotes grecs 
    vivant dans le nord de Chypre au titre des articles 3, 8, 9 et 10 de la 
    Convention et 1 et 2 du Protocole n° 1.</span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">Droits des Chypriotes turcs installés 
  dans le nord de Chypre</span></u></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; violation 
    de l&#146;article 6 (droit à un procès équitable) en raison d&#146;une pratique 
    législative autorisant des tribunaux militaires à juger des civils.</span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><span lang="FR">De plus, la Cour a dit à l&#146;unanimité que la 
  question de l&#146;éventuelle application de l&#146;article 41 de la Convention 
  (satisfaction équitable) ne se trouvait pas en état et en a ajourné l&#146;examen.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les Délégués ont examiné cette affaire pour 
  la première fois lors de leur 760e réunion (juillet 2001) (voir les Actes de 
  cette réunion).</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Lors du deuxième examen à la 764e réunion 
  (octobre 2001), les Délégations ont manifesté un très fort soutien à une 
  proposition de la Délégation du Liechtenstein tendant à ce que le Comité 
  adopte la démarche déjà préconisée par le Directeur général des droits de 
  l&#146;homme lors de la 760eréunion, à savoir qu&#146;il identifie des catégories 
  particulières de violations en fonction de la complexité des mesures 
  d&#146;exécution requises&nbsp;:</span></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp; question des 
    disparus&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp; conditions de vie des 
    Chypriotes grecs à Chypre-Nord&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp; droits des Chypriotes 
    turcs vivant à Chypre-Nord&nbsp;;</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">-&nbsp;&nbsp;&nbsp; question des maisons 
    et autres biens des personnes déplacées.</span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><span lang="FR">La Délégation du Liechtenstein a proposé 
  que les Délégations concentrent leur attention sur certaines des violations 
  présentées sous le titre «Conditions de vie des Chypriotes grecs à Chypre-Nord», 
  notamment dans la région de Karpas, ainsi qu&#146;au problème des pouvoirs des 
  tribunaux militaires, présenté sous le titre «Droits des Chypriotes turcs 
  vivant à Chypre-Nord». Ainsi qu&#146;indiqué par le Président, dans son résumé, la 
  procédure adoptée pour l&#146;examen de cette affaire n&#146;empêche pas les Délégués de 
  poursuivre parallèlement un examen des autres questions soulevées par l&#146;arrêt 
  de la Cour.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Lors de la 783e réunion (février 2002), la 
  Délégation de la Turquie a marqué son accord avec l&#146;approche proposée lors de 
  la 764e réunion.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Lors de la 792e réunion, il a été noté 
  qu&#146;un grand nombre de Délégations considérait que la question des personnes 
  disparues devrait être examinée en priorité. Lors de cette même réunion la 
  Délégation de la Turquie a fourni un certain nombre d&#146;informations qui ont été 
  distribuées, à sa demande, à toutes les Délégations. La Délégation de la 
  Turquie a notamment indiqué que la pratique administrative autorisant les 
  tribunaux militaires à juger des civils n&#146;avait plus cours aujourd&#146;hui&nbsp;: les 
  juges qui composent les tribunaux amenés à juger les civils sont choisis parmi 
  des juges civils par un organe indépendant dont tous les membres sont 
  eux-mêmes des civils.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Lors de la 798e réunion, les discussions 
  ont notamment porté sur la situation des personnes disparues et le rôle joué 
  par le Comité sur les personnes disparues à Chypre (CPD). Tandis que la 
  Délégation de la Turquie a souligné l'importance du CPD, la contribution de la 
  Turquie dans le cadre des travaux du CPD et la nécessité de réactiver ce 
  dernier, plusieurs autres Délégations se sont référées au texte même de 
  l'arrêt de la Cour. En effet, dans son arrêt, la Cour estime &quot;que l'Etat 
  défendeur ne saurait s'acquitter de l'obligation procédurale en cause par sa 
  participation aux enquêtes du CPD... (et) elle note que, si les procédures de 
  ce comité concourent sans contexte au but humanitaire pour lequel elles ont 
  été créées, elles ne répondent pas en elle-même à l'exigence d'enquête 
  effective découlant de l'article 2 de la Convention, eu égard notamment à 
  l'étroite portée des enquêtes du CMP&quot;.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Lors de la 810eréunion (octobre 2002) la 
  Délégation grecque a demandé qu&#146;une attention spéciale soit portée aux 
  &#147;conditions de vie des Chypriotes grecs en Chypre du nord&#148; à la 819e réunion.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Lors de la 819e réunion (décembre 2002), le 
  Comité a décidé de reporter l&#146;examen de l&#146;affaire à la 827<sup>e</sup>&nbsp;réunion 
  (février 2003).</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Lors de la 827e réunion, le Comité a 
  demandé qu&#146;un Mémorandum soit préparé par le Secrétariat pour discussion lors 
  de la 834e réunion (9 et 10 avril 2003) résumant les informations disponibles 
  à cette date et indiquant les domaines dans lesquels des informations sont 
  encore attendues. Le Mémorandum est paru sous la référence CM/Inf(2003)14.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Lors de la 834e réunion (avril 2003), les 
  Délégués ont repris leur débat sur les questions relatives aux &quot;personnes 
  disparues&quot; et aux conditions de vie des Chypriotes grecs à Chypre-Nord et de 
  nouvelles informations ont été soumises et discutées notamment sur les 
  tribunaux militaires.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Par la suite, le 28 mai 2003, le Directeur 
  Général des droits de l&#146;homme a adressé une lettre aux autorités turques, les 
  invitant à transmettre «&nbsp;un certain nombre de clarifications et/ou 
  d&#146;informations additionnelles&nbsp;» au sujet de certaines questions en suspens 
  mentionnées sous le point 3 du mémorandum (pratique législative autorisant des 
  tribunaux militaires à juger des civils).</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Lors de la 841e réunion (juin 2003), les 
  discussions ont porté notamment sur les conditions de vie des Chypriotes grecs 
  vivant dans le nord de Chypre. Le Délégué turc a demandé que le point 3 
  (pratique législative autorisant des tribunaux militaires à juger des civils) 
  soit examiné lors de la 854<sup>e</sup> réunion (octobre&nbsp;2003) afin de 
  permettre à ses autorités de présenter les informations additionnelles 
  demandées par le Directeur Général des Droits de l&#146;homme dans sa lettre du 28 
  mai 2003.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le Président, résumant les discussions, a 
  indiqué qu&#146;il est nécessaire de structurer les débats de manière plus ciblé 
  sur la base des catégories de violations identifiées par le Comité des 
  Ministres, tout d&#146;abord en indiquant à l&#146;avance la ou les catégories retenues 
  pour telle réunion. Ainsi, lors de la 847e réunion (juillet&nbsp;2003), les débats 
  seront concentrés sur les conditions de vie des chypriotes grecs vivant dans 
  la région du Karpas, dans le nord de Chypre. Lors de la 854e réunion (octobre 
  2003) les quatre catégories seront à l&#146;ordre du jour mais le Président entend 
  concentrer les débats en particulier sur les questions des tribunaux 
  militaires et celle des personnes disparues. Par ailleurs il a insisté sur 
  l&#146;utilité de recevoir, par écrit, avant la tenue de la réunion, les 
  informations idoines.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les Délégations concernées ont été invitées 
  par le Président à fournir au Secrétariat une copie de leurs interventions 
  ainsi que toutes autres informations pertinentes, notamment sur les conditions 
  de vie des Chypriotes grecs dans le nord de Chypre (longuement discuté lors de 
  la réunion) afin de lui permettre de préparer une version révisée du 
  Memorandum CM/Inf(2003)14. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le 27 juin 2003, le Secrétariat a reçu le 
  texte de l&#146;intervention du représentant de la Turquie faite lors de la 841e 
  réunion ainsi que des informations additionnelles concernant les conditions de 
  vie des Chypriotes grecs vivant dans le nord de Chypre.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Lors de la 847e réunion (juillet 2003), les 
  discussions se sont concentrées en particulier sur les conditions de vie des 
  Chypriotes grecs dans le nord de Chypre.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les interventions des délégations turque et 
  chypriote ont été reçues par le Secrétariat dans un bref délai.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">De plus, les autorités turques ont transmis 
  des informations additionnelles au Secrétariat par lettres du 8 et 12 
  septembre 2003.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le mémorandum révisé (CM/Inf(2003)14 révisé 
  3) prend en compte les informations reçues.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>H54-790&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </b></span><b><span lang="FR">15318</span></b><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Loizidou,</b> <b>arrêts du 18/12/96 (fond) et 28/07/98 (satisfaction 
  équitable) -</b> Résolutions intérimaires DH(99)680, DH(2000)105, ResDH(2001)80 
  Addendum 4, ResDH(2003) 190 et ResDH(2003) 191 </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR-BE">A ce stade de l&#146;examen de l&#146;affaire les 
  Délégués ont décidé de se concentrer sur la question du paiement de la 
  satisfaction équitable octroyée par la Cour dans le dernier arrêt précité en 
  raison de l&#146;atteinte aux droits de la requérante au respect de ses biens 
  situés au nord de Chypre (violation de l&#146;article 1 du Protocole n° 1). La Cour 
  a précisé que la satisfaction équitable devait être payée dans les trois mois 
  suivant l&#146;arrêt, soit avant le 28 octobre 1998.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR-BE">La Turquie n&#146;ayant pas versé la 
  satisfaction équitable accordée, le Président du Comité des Ministres, le 
  Ministre islandais des Affaires étrangères, a adressé le 22 juin 1999 une 
  lettre à son homologue turc, pour lui faire part de la préoccupation du Comité 
  des Ministres du fait de la non-exécution de l&#146;arrêt en question.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR-BE">Le paiement n&#146;ayant toujours pas eu 
  lieu, le Comité a adopté le 6 octobre 1999 la Résolution intérimaire DH(99)680, 
  demandant instamment à la Turquie de revoir sa position et de procéder au 
  paiement de la satisfaction équitable accordée. Celui-ci n&#146;ayant toujours pas 
  eu lieu, le Président du Comité des Ministres, le Ministre irlandais des 
  Affaires étrangères, a adressé à son homologue turc le 4 avril 2000 une 
  nouvelle lettre rappelant que le Comité attendait de la Turquie qu&#146;elle 
  procède à ce paiement dans un proche avenir.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR-BE">Dans sa réponse, le Ministre turc des 
  Affaires étrangères a indiqué que la Turquie considérait qu&#146;elle n&#146;avait ni la 
  compétence ni le pouvoir de décider de l&#146;exécution de l&#146;arrêt de la Cour.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR-BE">Le 12 juillet 2000, les Délégués ont 
  adopté en réponse une nouvelle Résolution intérimaire DH(2000)105, déclarant 
  que le refus de la Turquie d&#146;exécuter l&#146;arrêt de la Cour témoigne d&#146;un mépris 
  manifeste pour ses obligations internationales, à la fois en tant que Haute 
  Partie Contractante à la Convention et en tant qu&#146;Etat membre du Conseil de 
  l&#146;Europe et ils ont insisté fermement, compte tenu de la gravité de la 
  question, pour que la Turquie se conforme pleinement et sans aucun délai 
  supplémentaire à l&#146;arrêt de la Cour du&nbsp;28 juillet 1998.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR-BE">Lors de la 749e réunion des Délégués 
  (avril 2001), la Délégation turque a présenté une proposition de paiement 
  assujettie, cependant, à des conditions jugées inacceptables par les autres 
  Délégations.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR-BE">Aucun paiement n&#146;étant intervenu, le 
  Comité a adopté le 26 juin 2001 une nouvelle résolution intérimaire (ResDH(2001) 
  80) dans laquelle il a rappelé ses résolutions intérimaires antérieures et a 
  déclaré ce qui suit&nbsp;:</span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR-BE">«&nbsp;Déplorant très profondément le fait 
  que, à ce jour, la Turquie ne se soit toujours pas conformée à ses obligations 
  découlant de cet arrêt&nbsp;;</span></i></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR-BE">Soulignant que tout Etat membre du 
  Conseil de l'Europe reconnaît le principe de la prééminence du droit et le 
  principe en vertu duquel toute personne placée sous sa juridiction doit jouir 
  des droits de l'homme et des libertés fondamentales&nbsp;;</span></i></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR-BE">Soulignant que l&#146;acceptation de la 
  Convention, incluant la juridiction obligatoire de la Cour et le caractère 
  obligatoire de ses arrêts, est devenue une condition pour être membre de 
  l&#146;organisation&nbsp;;</span></i></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR-BE">Soulignant que la Convention est un 
  système de garantie collective des droits protégés,</span></i></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR-BE">Se déclare résolu à assurer, par tous 
  les moyens à la disposition de l&#146;organisation, le respect des obligations de 
  la Turquie en vertu de cet arrêt,</span></i></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR-BE">En appelle aux autorités des Etats 
  membres à prendre les mesures qu&#146;elles estiment appropriées à cette fin.&nbsp;»</span></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR-BE">Lors de la 783e réunion des Délégués 
  (février 2002), la Délégation turque a réitéré la proposition faite lors de la 
  749e réunion. Rappelant que cette proposition était assujettie à des 
  conditions inacceptables, plusieurs Délégations ont présenté des propositions 
  visant à permettre de faire progresser la question de paiement.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR-BE">Lors de la 792e réunion (avril 2002), 
  différentes propositions concernant le paiement des sommes octroyées ont été 
  discutées, celles-ci étant en général basées sur l&#146;idée d&#146;un paiement au 
  Conseil de l&#146;Europe, ce dernier devant transférer les sommes, avec des 
  intérêts de retard, à la requérante. Les Délégations de Chypre et de Grèce se 
  sont opposées à cette méthode de paiement dans la mesure où elle ne 
  correspondait pas à l&#146;arrêt de la Cour qui ordonnait le paiement à la 
  requérante. Plusieurs Délégations ont demandé à la Turquie de préciser 
  davantage le contenu exact de sa propre proposition de paiement.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR-BE">Le Président a par ailleurs fait état 
  aux Délégués d&#146;une lettre dans laquelle la requérante exprime sa frustration 
  et son angoisse à propos de l&#146;absence de volonté de la Turquie d&#146;exécuter 
  l&#146;arrêt, et demande à être autorisée à participer en personne à la réunion 
  suivante. Après une courte discussion, il s&#146;est avéré que les Délégués 
  n&#146;étaient pas enclins à accepter cette demande. En conséquence, le Président a 
  adressé par la suite une réponse négative à la requérante.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Pour des raisons de procédure, l&#146;affaire 
  n&#146;a pas pu être examinée sur le fond lors de la 796e réunion (mai 2002) et son 
  examen a été reporté à la 798e réunion DH (juin 2002). Le Président a indiqué 
  qu&#146;il allait entre temps continuer ses consultations avec les Délégations 
  intéressées. Lors des 798e (juin 2002), 803e (juillet 2002), 810e (octobre 
  2002), 819e (décembre 2002) et 827e (février 2003) réunions, aucune nouvelle 
  information au sujet d&#146;un paiement n&#146;était disponible. Lors de cette dernière 
  827e réunion, de profondes inquiétudes ont été exprimées à l&#146;égard de cette 
  situation et il a été décidé de reprendre l&#146;examen de l&#146;affaire à la 832e 
  réunion (19 mars 2003) en tenant compte également du fait que le Comité des 
  Ministres envisageait d&#146;adopter sa réponse à la
  <a href="../../AdoptedText/TA02/FREC1576.htm">Recommandation 1576 (2002)</a> 
  sur l&#146;exécution des arrêts de la Cour par la Turquie à temps pour la prochaine 
  session de l&#146;Assemblée (31 mars - 4 avril 2003).</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Lors de la 832e réunion (19 mars 2003), une 
  déclaration faite par l&#146;Union Européenne au sujet de cette affaire a reçu un 
  très large soutien des Délégations. Lors de cette même réunion, le Délégué de 
  la Turquie a fait une déclaration. Ces déclarations sont reproduites dans l&#146;Addendum 
  4.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">A l&#146;issue d&#146;un large débat, les Délégués 
  ont convenu de répondre à la Recommandation 1576 que les autorités turques 
  avait indiqué, lors des réunions récentes du Comité des Ministres, leur 
  détermination à se conformer à l&#146;arrêt de la Cour du 28 juillet 1998 et qu&#146;ils 
  entendaient recevoir d&#146;ici peu des informations sur des mesures concrètes à 
  cet effet. Lors de la 834e réunion (9-10 avril 2003) les délégués ont insisté 
  sur l&#146;importance qui s&#146;attachait à ce que les autorités turques présentent 
  pour la 841e réunion (3-4 juin 2003) une proposition claire, concrète et 
  positive dans le sens de l&#146;arrêt, concernant le paiement de la satisfaction 
  équitable. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Rappelant la responsabilité collective des 
  Etats membres, le Président a interprété le résultat du débat de la 834e 
  réunion comme un avis unanime des Délégations que la Turquie devrait faire une 
  proposition claire, concrète et positive dans le sens de l&#146;arrêt, concernant 
  le paiement de la satisfaction équitable pour la 841e réunion DH en juin 
  prochain. Cette proposition devrait être soumise à temps avant la réunion aux 
  fins de son examen par les Délégations et le Secrétariat. La Délégation turque 
  a soigneusement pris note de ce qui a été dit et s&#146;est engagée à en informer 
  ses autorités.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le Secrétariat a en outre été invité à 
  commencer, le cas échéant, en fonction de la teneur des informations à fournir 
  par la Délégation turque en temps utile pour la 841e réunion, le travail de 
  rédaction d&#146;une éventuelle quatrième résolution intérimaire, qui devrait 
  notamment renouveler l&#146;insistance du Comité des Ministres sur le paiement dans 
  un délai déterminé et indiquer les mesures envisagées en cas de non-paiement.
  </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le Président a constaté également la 
  proposition faite par certaines Délégations d&#146;accepter si nécessaire, une 
  méthode de paiement allant dans le même sens que la précédente proposition de 
  la Turquie. Ces Délégations invitent les autorités turques à reformuler cette 
  proposition mais sans les éléments considérés précédemment comme inacceptables 
  par le Comité.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Il a rappelé à la Turquie qu&#146;en toute 
  objectivité cette affaire était restée beaucoup trop longtemps à l&#146;ordre du 
  jour du Comité des Ministres et a insisté sur l&#146;importance et l&#146;urgence de 
  passer aux actes. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Lors de la 841e réunion, le Représentant de 
  la Turquie a confirmé l&#146;engagement de ses autorités de clore l&#146;affaire 
  Loizidou mais a demandé que plus de temps soit accordé à ses autorités pour 
  donner suite à leurs propositions en matière du paiement de la satisfaction 
  équitable dans cette affaire. En réponse à une question d&#146;une délégation, le 
  Représentant de la Turquie a précisé que ce laps de temps supplémentaire ne 
  dépasserait pas le mois d&#146;octobre 2003 au plus tard. Résumant le débat le 
  Président a noté que plusieurs délégations avaient indiqué qu&#146;elles 
  interprétaient cette réponse comme signifiant que, lors de la 854e réunion, 
  les Délégués seraient appelés à examiner un projet de résolution mettant fin à 
  leur examen du volet paiement.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Notant que le Délégué de la Turquie n&#146;était 
  pas en mesure de confirmer clairement cette interprétation à cette réunion, il 
  a été décidé de reprendre l&#146;examen de l&#146;affaire à la 844e réunion (19 juin 
  2003). </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Lors de cette réunion, le Représentant de 
  la Turquie a indiqué que ses autorités avaient « entamé les mesures 
  nécessaires en vue de permettre au Comité, à la réunion DH du 7-8 octobre, de 
  constater le paiement de la satisfaction équitable et d&#146;adopter un projet de 
  résolution finale. » </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le paiement est intervenu le 2 décembre 
  2003.</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Contrôle du paiement de la somme capitale de la satisfaction équitable ainsi 
  que, le cas échéant, des intérêts de retard dus, dans les affaires où le délai 
  de paiement de la somme capitale a expiré depuis moins de 6 mois</span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">13 affaires contre la Turquie</span></b></p>
  <p align="justify"><i><u><span lang="FR">Satisfaction équitable due</span></u></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-607&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 27214&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  C.S.Y., arrêt du 04/03/03, définitif le 04/06/03</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-596&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 24351&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Aktas, arrêt du 24/04/03</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-597&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 25141&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dicle pour le Parti de la Démocratie (DEP), arrêt du 10/12/02, définitif le 
  21/05/03</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-598&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 40153&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Çetin et autres, arrêt du 13/02/03, définitif le 13/05/03</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-599&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 26546&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Acar Ahmet, arrêt du 30/01/03, définitif le 30/04/03</span></p>
  <p align="justify"><i><u><span lang="FR">Indépendance et impartialité des 
  Cours de sûreté de l&#146;Etat</span></u></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-600&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 39324&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Demirel, arrêt du 28/01/03, définitif le 28/04/03</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-601&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 43818&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  N.K., arrêt du 30/01/03, définitif le 30/04/03, rectifié le 18/02/03</span></p>
  <p align="justify"><i><u><span lang="FR">Règlements amiables concernant les 
  actions des forces de sécurité et contenant des engagements du Gouvernement 
  turc</span></u></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-602&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 28292&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Ates, arrêt du 22/04/03 - Règlement amiable</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-603&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 31845&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dilek Kemal, arrêt du 17/06/03 - Règlement amiable</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-604&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 46649&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Güler et autres, arrêt du 22/04/03 - Règlement amiable</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-606&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 28504&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Merinç, arrêt du 17/06/03 - Règlement amiable</span></p>
  <p align="justify"><i><u><span lang="FR">Intérêts de retard dus</span></u></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-609&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 25656&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Orhan Salih, arrêt du 18/06/02, définitif le 06/11/02</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-610&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 23536+&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Baskaya et Okçuoglu, arrêt du 08/07/99</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Section 3.b &#150; DH 854</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Contrôle du paiement de la somme capitale 
  de la satisfaction équitable dans les affaires où le délai de paiement a 
  expiré depuis plus de 6 mois</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Certaines affaires mentionnées sous cette 
  rubrique concernent des retards de paiement indépendants de la volonté des 
  gouvernements concernés</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">11 affaires contre la Turquie</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-832&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 22876&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Semse Önen, arrêt du 26/01/02, définitif le 14/05/02</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H54-790&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 15318&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Loizidou, arrêts du 18/12/96 (fond) et 28/07/98 (satisfaction équitable)
  </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Résolutions intérimaires DH(99)680, DH(2000)105 
  et ResDH(2001)80 </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-791&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 25723&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Erdogdu, arrêt du 15/06/00</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-792&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 28635&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Aksoy Ibrahim, arrêt du 10/10/00, définitif le 10/01/01</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-793&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 27308&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Demiray, arrêt du 21/11/00, définitif le 04/04/01</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-794&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 34688&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Akin, arrêt du 12/04/01</span></p>
  <p align="justify"><i><u><span lang="FR">Affaires concernant le retard dans le 
  paiement d&#146;indemnités d&#146;expropriation et le taux d&#146;intérêts moratoires 
  applicable</span></u></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-795&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 19279&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Göçmen et autres, arrêt du 30/01/01, définitif le 30/04/01</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-796&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 19285&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Karabulut Cemile et autres, arrêt du 30/01/01, définitif le 30/04/01</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-797&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 19303&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Sen Celal et Keziban, arrêt du 10/04/01, définitif le 10/07/01</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-798&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 27694&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  A.S., arrêt du 28/03/02 &#150; Règlement amiable</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-799&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 37087&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Bekmezci et autres, arrêt du 27/06/02 - Règlement amiable, rectifié les 
  19/09/02 et 03/04/03</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Section 3.c &#150; DH 854</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Examen de problèmes particuliers de 
  paiement (par exemple requérant disparu ou contestations quant à la somme 
  exacte payée suite à des problèmes de taux de change ou de prélèvements 
  administratifs)</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">27 affaires contre la Turquie</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-804&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 30947&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Alpay, arrêt du 27/02/01 &#150; Règlement amiable</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-805&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 26093&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  B.T. et autres, arrêt du 14/11/00 &#150; Règlement amiable</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-806&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 28340&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Büyükdag, arrêt du 21/12/00, définitif le 21/03/01</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-807&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 25182&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Cankoçak, arrêt du 20/02/01, définitif le 20/05/01</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-808&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 25724&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Cihan, arrêt du 30/01/01 &#150; Règlement amiable</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-809&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 31963&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Özel et autres, arrêt du 27/02/01, définitif le 27/05/01</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-810&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 27697&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Yasar et autres, arrêt du 14/11/00, définitif le 14/02/01</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-811&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 19310&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Yilmaz Hamit, arrêt du 10/04/01, définitif le 10/07/01</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-812&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 19308&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Yilmaz Zekeriya, arrêt du 10/04/01, définitif le 10/07/01</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Dans ces affaires, les requérants et/ou le 
  Secrétariat ont relevé divers problèmes relatifs au paiement de la 
  satisfaction équitable. Ces problèmes ont trait, pour la plupart, à des 
  défauts de paiement plus ou moins importants provenant notamment de la 
  conversion des devises et/ou au retard de paiement (intérêts moratoires).</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les autorités turques se sont engagées à 
  examiner ces problèmes en vue d&#146;un règlement des sommes encore dues 
  conformément aux arrêts de la Cour. Des informations sur les progrès effectués 
  à cet égard sont attendues.</span></p>
  <p align="justify"><i><u><span lang="FR">Action des forces de sécurité turques</span></u></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H54-813&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 22729&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Kaya Mehmet, arrêt du 19/02/98, Résolutions intérimaires DH(99)434 et ResDH(2002)98</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H54-814&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 21893&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Akdivar, Çiçek, Aktas, Karabulut, arrêt du 16/09/96, Résolutions intérimaires 
  DH(99)434 et ResDH(2002)98</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H54-815&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 24276&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Kurt, arrêt du 25/05/98, Résolutions intérimaires DH(99)434 et ResDH(2002)98</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H54-816&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 23818&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Ergi, arrêt du 28/07/98, Résolutions intérimaires DH(99)434 et ResDH(2002)98</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-817&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 23763&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Tanrikulu, arrêt du 08/07/99, Résolution intérimaire ResDH(2002)98</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-818&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 22535&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Kaya Mahmut, arrêt du 28/03/00, Résolution intérimaire ResDH(2002)98</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-819&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 23531&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Timurtas, arrêt du 13/06/00, Résolution intérimaire ResDH(2002)98</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-820&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 21986&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Salman, arrêt du 27/06/00 &#150; Grande Chambre, Résolution intérimaire ResDH(2002)98</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H32-821&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 23179&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Yilmaz, Ovat, Sahin et Dündar, Résolutions intérimaires DH(99)434 et ResDH(2002)98</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-822&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 24396&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Tas Besir, arrêt du 14/11/00, Résolution intérimaire ResDH(2002)98</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-823&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 23819&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Bilgin Ihsan, arrêt du 16/11/00, Résolution intérimaire ResDH(2002)98</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-824&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 22676&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Gül Mehmet, arrêt du 14/12/00, Résolution intérimaire ResDH(2002)98</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-825&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 22493&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Berktay, arrêt du 01/03/01, définitif le 01/06/01, Résolution intérimaire 
  ResDH(2002)98</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-826&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 24490&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Sarli, arrêt du 22/05/01, Résolution intérimaire ResDH(2002)98</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-827&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 23954&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Akdeniz et autres, arrêt du 31/05/01, Résolution intérimaire </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  ResDH(2002)98</span></p>
  <p align="justify"><i><u><span lang="FR">Affaires concernant la liberté 
  d&#146;expression </span></u></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-829&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 23144&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Özgür Gündem, arrêt du 16/03/00, Résolution intérimaire ResDH(2001)106</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-830&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 26680&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Sener, arrêt du 18/07/00</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">H46-831&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 26976&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Sürek Kamil Tekin V, arrêt du 16/07/02 - Règlement amiable</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Post-Scriptum</span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">A la date du 28&nbsp;avril&nbsp;2004, la situation 
  n'a pas considérablement changé&nbsp;par rapport à celle qui existait au 1<sup>er</sup> 
  novembre 2003:</span></p>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">77 affaires ont été classées et 69 sont 
  actuellement prêtes à être classées</span></u><span lang="FR"> &#150; mais 
  seulement en vertu de réformes anciennes. A ce jour, aucune affaire n'a été 
  classée depuis novembre&nbsp;2003 en vertu de réformes récentes &#150;&nbsp;les affaires le 
  plus susceptibles de bénéficier d'une telle décision sont probablement celles 
  qui concernent des violations de la liberté d'expression en application de 
  l'article&nbsp;8 de la loi antiterroriste, car cet article a maintenant été abrogé.</span></p>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">La liste des problèmes non résolus reste 
  inchangée pour l'essentiel.</span></u></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Le problème général de l'inapplicabilité 
  après février&nbsp;2003 de la nouvelle législation relative à la réouverture des 
  procédures n'a pas été résolu. Aucune réouverture n'est possible actuellement 
  pour remédier à des violations de la Convention établies par la Cour 
  européenne des Droits de l'Homme.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Il y a maintenant 27 affaires au lieu de 25 
  qui concernent la liberté d'expression.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Il y a maintenant 6 affaires au lieu de 5 
  qui concernent la dissolution de partis politiques.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Il y a maintenant 52 affaires au lieu de 46 
  qui concernent des actes des forces de sécurité turques.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">L'arrêt Zana n'a toujours pas été exécuté.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">L'arrêt Sadak, Zana, Dicle&nbsp;et Dogan n'a 
  toujours pas été exécuté malgré une nouvelle résolution intérimaire appelant à 
  la libération des requérants (Résolution intérimaire&nbsp;(2004)&nbsp;31 du 
  6&nbsp;avril&nbsp;2004) et la déclaration du Président en date du 22&nbsp;avril&nbsp;2004 (à la 
  suite de la confirmation de la condamnation).</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">L'arrêt Institut de prêtres français et 
  autres n'a toujours pas été exécuté malgré quelques progrès &#150; il semblerait 
  que des problèmes subsistent en ce qui concerne l'attribution de l'usufruit 
  non seulement à l'un des prêtres actuellement responsables de l'Institut mais 
  aussi à ses successeurs.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">L'arrêt Chypre contre Turquie n'a toujours 
  pas été exécuté &#150; on s'occupe maintenant particulièrement des problèmes des 
  personnes disparues et de l'enseignement.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">L'arrêt Loizidou a été exécuté en ce qui 
  concerne le versement de la satisfaction mais les questions des mesures à 
  caractère individuel et général ne sont toujours pas résolues. Le Comité des 
  Ministres a été saisi en décembre&nbsp;2003 de deux arrêts analogues en vue du 
  contrôle de leur exécution.</span></p>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">En dehors d'un certain nombre d'affaires 
  clones concernant des situations déjà résolues, le Comité des Ministres a été 
  saisi de certains problèmes nouveaux&nbsp;:</span></u></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les problèmes relatifs au caractère 
  équitable des procédures pénales devant les Cours de sûreté de l'Etat (arrêt 
  Günes Hulki, définitif le 19&nbsp;septembre&nbsp;2003).</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les problèmes relatifs à la méthode de 
  fixation des indemnités d'expropriation (arrêt Yiltas Yildiz Turistik 
  Tesisleri AS, définitif le 24&nbsp;septembre&nbsp;2003).</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les problèmes relatifs à la liberté de 
  réunion pacifique dans la partie nord de Chypre (arrêt&nbsp; Djavit An, 
  définitif le 9&nbsp;juillet&nbsp;2003).</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les problèmes relatifs à la protection 
  contre les examens gynécologiques forcés pendant la détention (arrêt Y.F, 
  définitif le 22&nbsp;octobre&nbsp;2003).</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Les problèmes relatifs à l'absence de 
  moyens efficaces pour mettre à exécution le droit de visite à l'égard d'un 
  enfant (arrêt Sophia Gudrun Hansen, définitif le 23&nbsp;décembre&nbsp;2003).</span></p>
  <p align="justify"><u><span lang="FR">Le contrôle des paiements non effectués 
  reste quasiment inchangé&nbsp;: </span></u></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">Aucune information relative au paiement n'a 
  pour l'instant été reçue en ce qui concerne les affaires suivantes pour 
  lesquelles&nbsp;:</span></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR">- le délai a expiré il y a moins de 
    6&nbsp;mois&nbsp;: il y a maintenant 18 affaires au lieu de 11.</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">- des intérêts moratoires sont dus&nbsp;: il y 
    a maintenant 4 affaires au lieu de 2.</span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR">- le délai a expiré il y a plus de 6 
    mois&nbsp;: il y a maintenant 31 affaires au lieu de 27.</span></p>
  </blockquote>
  <hr color="#000000" size="1" width="50%">
  <p align="justify"><i><span lang="FR">Commission chargée du rapport</span></i><span lang="FR">: 
  commission des questions juridiques et des droits de l'homme </span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">Renvoi en commission</span></i><span lang="FR">:
  <a href="../../AdoptedText/TA02/FRES1268.htm">Résolution 1268 (2002)</a></span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">Projet de résolution </span></i>
  <span lang="FR">adopté à l&#146;unanimité par la commission le 29 avril 2004 </span>
  </p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">Membres de la commission</span></i><span lang="FR">:
  <i>M. Lintner (Président)</i>, M. Marty, M. Jaskiernia, <i>M. Jurgens (Vice-</i></span><i><span lang="FR">Chairpersons)</span></i><span lang="FR">,
  <i>Mme Ahlqvist, M. Akçam</i>, <i>M. Alevras</i>, M. Alibeyli, M. Arabadjiev, 
  Mme Arifi, <i>M. Ates,</i> Mme Azevedo, M. Barquero Vázquez, M. Bartumeu 
  Cassany, <i>Mme Bemelmans-Videc</i>, M. Berisha, </span><i><span lang="FR">M. 
  Bindig</span></i><span lang="FR">, M. Bruce, Mme Christmas-Møller 
  (remplaçante: <i>Mme Garsdal</i>), M.&nbsp; Cilevics, M. Coifan, M. 
  Contestabile, M. Davis, M. Engeset, Mme Err, <i>M. Fedorov</i>, M. Fico, M. 
  Frunda, M. Gedei, M. Goris, M. Grebennikov, M. Guardans, <i>M. Gündüz</i>, Mme 
  Hajiyeva, <i>Mme Hakl, M. Holovaty, M. Ivanov</i>, M. Jakic, M. Jurica, M. 
  Kaufmann (remplaçant : <i>M. Maissen</i>), M. Kelber, M. Kelemen, M. Kovalev 
  (remplaçant : <i>M. Sharandin</i>), <i>M. Kroll</i>, M. Kroupa, M. Kucheida, 
  Mme Leutheusser-Schnarrenberger, M. Manzella, M. Martins, M. Masi, M. Masson,
  <i>M. McNamara</i>, M. Monfils, M. Nachbar, M. Nikolic, <i>M. Olteanu</i>, Mme 
  Ormonde (remplaçant : <i>M. Mooney</i>), Mme Pasternak, M. Pehrson, M. 
  Pellicini, M. Pentchev, Mme Pétursdóttir, M. Piscitello, M. Poroshenko, Mme 
  Postoica, M. Pourgourides, M. Pullicino Orlando, M. Raguz, M. Ransdorf, M. 
  Rochebloine, <i>M. Rustamyan</i>, M. Solé Tura, <i>M. Spindelegger</i>, M. 
  Stankevic, M. Symonenko, M. Takkula, Mme Tevdoradze, M. Varvitsiotis, M. 
  Wilkinson, Mme Wohlwend, M. Zhirinovsky, M. &#142;i&#158;ic</span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">N.B. Les noms des membres qui ont 
  participé à la réunion sont indiqués en italique. </span></i></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR">Secrétaires de la commission</span></i><span lang="FR">: 
  Mme Coin, M. Schirmer, Mme Clamer, M. Milner</span></p>
  <hr color="#000000" size="1">
  <p align="justify"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1" title><span lang="EN-GB">
  [1]</span></a><span lang="FR-BE">Par ailleurs, dans les affaires <i>Baskaya &amp; 
  Okçuoglu</i> et <i>E.K.</i>, la peine imposée n&#146;était pas prévue par la loi 
  (violation de l&#146;Article 7). Certaines de ces affaires concernent également 
  l&#146;indépendance et l&#146;impartialité des cours de sûreté de l&#146;Etat (violation de 
  l&#146;Article&nbsp;6§1) et des mesures ont déjà été adoptées afin de résoudre ce 
  problème, empêchant ainsi de nouvelles violations de ce type (voir Résolution 
  DH(99)255 adoptée dans l&#146;affaire de Ciraklar).</span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ftnref2" name="_ftn2" title><span lang="EN-GB">
  [2]</span></a><span lang="FR-BE"> Cette affaire figure également à la 
  sous-rubrique 3.a.</span></p>
  <p align="justify">&nbsp;</p>
  
  </font>
  
  </font>
  
  </font>
  
  </blockquote>
  </body>
</html>