<html>

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<title>Réchauffement climatique : au-delà de Kyoto </title>
</head>

<body lang="FR" link="blue" vlink="purple">

<blockquote>
  <!--webbot bot="Include" U-Include="../../Docheader.htm" TAG="BODY" startspan --><strong>[Documents/Docheader.htm]</strong><!--webbot bot="Include" endspan i-checksum="64216" --><p align="justify">
  <font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">Réchauffement climatique : 
  au-delà de<em> Kyoto </em></span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">Doc. 10277<br>
  </span></b><span lang="FR">17 septembre 2004</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">Rapport<br>
  </span></b><span lang="FR">Commission de l&#146;environnement, de l&#146;agriculture et 
  des questions territoriales<br>
  Rapporteur&nbsp;: M. Alan Meale, Royaume-Uni, Groupe Socialiste </span></font></p>

  <hr noshade color="#000000" size="1">

  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><i><span lang="FR">Résumé</span></i></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Le 
  réchauffement climatique est l&#146;un des défis les plus graves pour le 
  développement durable de notre planète car il menace déjà notre environnement 
  et, à plus long terme, les conditions de vie dans de nombreux pays. Une 
  réponse commune et responsable de la part de la communauté internationale est 
  indispensable pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">L&#146;Assemblée 
  parlementaire estime entre autres qu&#146;il est grand temps de développer les 
  énergies renouvelables et de limiter la consommation d&#146;énergies fossiles en 
  réduisant par là même notre dépendance énergétique. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Elle invite 
  les Etats membres qui l&#146;ont déjà ratifié à mettre en oeuvre rapidement le 
  Protocole de Kyoto et ceux qui ne le pas encore fait, notamment la Fédération 
  de Russie, à le faire dans les plus prompts délais. Elle invite les parlements 
  et les gouvernements à prendre toutes mesures législatives et fiscales utiles 
  pour développer de nouvelles politiques énergétiques durables. </span></font>
  </p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">I.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Projet de résolution <i>[<a href="../../AdoptedText/TA04/FRES1406.htm">Lien 
  vers le texte adopté</a>]</i></span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le réchauffement climatique constitue l&#146;un des défis les plus graves pour le 
  développement durable de notre planète et à long terme pour la survie de 
  l&#146;humanité, particulièrement parce qu&#146;il menace des ressources ou des domaines 
  vitaux tels que l&#146;environnement, l&#146;alimentation, la santé, 
  l&#146;activité&nbsp;économique, la paix et la sécurité. Il nécessite par conséquent une 
  réponse commune, solidaire et responsable de la part de la communauté 
  internationale.&nbsp;&nbsp; </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée parlementaire du Conseil de l&#146;Europe rappelle son engagement 
  permanent en faveur du développement durable et, en particulier, son soutien à 
  la Convention-cadre sur les changements climatiques des Nations Unies visant à 
  stabiliser la concentration atmosphérique de gaz à effet de serre comme prévu 
  dans le Protocole de Kyoto. </span></font></p>
  <p style="text-indent: .15pt; text-align: justify; margin-left: 0cm"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">
  3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Elle renvoie notamment à ses Résolutions </span>
  <a href="../../AdoptedText/TA01/FRES1243.htm">1243 (2001)</a><span lang="FR"> 
  relative au Protocole de Kyoto sur les changements climatiques et </span>
  <a href="../../AdoptedText/TA02/FRES1292.htm">1292 (2002)</a><span lang="FR"> 
  relative au Sommet mondial sur le développement durable&nbsp;: dix ans après Rio, 
  ainsi qu&#146;à sa Recommandation </span></font><font size="2">
  <span style="font-family: Verdana">
  <a href="../../AdoptedText/TA03/FREC1594.htm">1594 (2003)</a></span></font><span lang="FR"><font face="Verdana" size="2"> 
  sur le suivi du Sommet mondial sur le développement durable.</font></span></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans ce contexte, l&#146;Assemblée se félicite de la signature du Protocole de 
  Kyoto, mais s&#146;inquiète de voir sa mise en &#156;uvre reportée faute d&#146;accord de la 
  part d&#146;une minorité de pays, au premier rang desquelles les Etats-Unis.&nbsp;
  </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée&nbsp;se félicite de l&#146;adoption le 13 octobre 2003 par le Parlement 
  européen et le Conseil de l&#146;Union européenne de la Directive Climat qui crée 
  un plafond global d&#146;émissions de gaz à effet de serre assorti d&#146;un marché de 
  droits à émettre. L&#146;Assemblée invite les Etats membres de l&#146;Union européenne 
  qui ne l&#146;ont pas encore fait à soumettre leur plan national d'allocation de 
  quotas à la Commission dans les plus brefs délais afin de permettre l&#146;entrée 
  en vigueur de la Directive Climat le 1 janvier 2005.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée constate que les émissions des pays industrialisés ont augmenté de 
  13,6&nbsp;% entre 1990 et 2001. C&#146;est pourquoi il est indispensable que la 
  communauté internationale s&#146;engage à réduire les émissions de gaz à effet de 
  serre et assume sa responsabilité d&#146;assurer à la population ainsi qu&#146;aux 
  générations futures un environnement viable et sain.&nbsp; </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Par ailleurs, à l&#146;heure où les besoins en ressources énergétiques de pays tels 
  que le Brésil, la Chine, l&#146;Inde et d&#146;autres pays en développement rapide 
  augmentent à un rythme proportionnel à ce développement, le recours accru aux 
  hydrocarbures et les problèmes liés aux besoins et à l&#146;approvisionnement 
  mondiaux en énergie appellent une réduction de notre propre dépendance à 
  l&#146;égard des énergies fossiles et des autres sources de pollution par les gaz à 
  effet de serre avant la fin du siècle. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée s&#146;inquiète des tensions dans les relations internationales qui 
  pourraient se multiplier et des risques de guerre entraînés par la croissance 
  d&#146;Etats trop dépendants de ressources en hydrocarbures allant en s&#146;amenuisant, 
  qui seront vraisemblablement épuisées avant la fin du siècle. </span></font>
  </p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Elle estime qu&#146;il est vital de promouvoir d&#146;urgence le développement des 
  énergies renouvelables et l&#146;accès à celles-ci. En outre, elle fait observer 
  que, si ces sources d&#146;énergie sont essentiellement locales, les autres marchés 
  de l&#146;énergie s&#146;inscrivent généralement dans un contexte d&#146;opération mondial.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée estime que les énergies renouvelables, dont un grand nombre de 
  pays en développement disposent en abondance, permettraient d&#146;éradiquer ou de 
  réduire fortement la pauvreté et la dépendance énergétique de ces pays. Elle 
  est en conséquence convaincue qu&#146;il incombe aux nations industrialisées 
  avancées, responsables d&#146;une grande partie des émissions de gaz à effet de 
  serre, d&#146;aider les autres pays en développement à atteindre la durabilité 
  économique et environnementale en partageant leurs technologies et leur 
  savoir-faire. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">11.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Elle souligne que les gouvernements et les parlements, forces motrices de 
  l&#146;évolution des sociétés, ont un rôle crucial à assumer en favorisant une 
  prise de conscience globale et en assurant la sécurité et le bien-être des 
  populations. Aussi met-elle en garde contre des forces qui, bien souvent, 
  essaient de faire passer leurs intérêts minoritaires au premier plan en sorte 
  qu&#146;ils priment sur les droits et intérêts de l&#146;humanité.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">12.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En ce qui concerne le coût de la mise en &#156;uvre du Protocole de Kyoto, l&#146;Assemblée 
  se déclare une nouvelle fois convaincue que les coûts de l&#146;inaction sont 
  largement sous-estimés, ses conséquences, notamment les conditions 
  météorologiques extrêmes causées par le réchauffement climatique, étant 
  catastrophiques pour les pays touchés. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">13.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En conséquence, l&#146;Assemblée invite ses Etats membres et observateurs à signer 
  sans attendre le Protocole de Kyoto.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">14.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée invite également les gouvernements et les parlements des Etats 
  membres du Conseil de l'Europe&nbsp;à :</span></font></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">i.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    assurer rapidement la mise en &#156;uvre des objectifs du Protocole de Kyoto 
    qu&#146;ils ont ratifié notamment en prenant et en respectant des engagements 
    précis visant la réduction des gaz à effet de serre dans des proportions 
    significatives&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">ii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    prendre des mesures législatives et à adopter des réformes fiscales en 
    matière énergétique, visant à pénaliser la consommation d&#146;énergies fossiles 
    tout en favorisant le recours aux énergies renouvelables ;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">iii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    rationaliser leurs politiques de transports en&nbsp;:</span></font></p>
    <blockquote>
      <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">a.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
      développant les transports publics et en soutenant le développement de 
      véhicules hybrides&nbsp;;</span></font></p>
      <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">b.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
      assurant la promotion du fret ferroviaire, maritime et par voies 
      navigables et du ferroutage en offrant des incitations plus avantageuses à 
      ceux qui utilisent ces moyens de transport&nbsp;;</span></font></p>
      <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">c.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
      maîtrisant le développement des transports aériens notamment par la 
      taxation du kérosène&nbsp;;</span></font></p>
      <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">d.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
      appliquant des systèmes fiscaux qui prennent en compte les coûts de 
      transport et énergétiques de toute 
      implantation/délocalisation&nbsp;industrielle&nbsp;;</span></font></p>
    </blockquote>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">iv.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    adopter les réglementations nécessaires pour réduire la consommation 
    d&#146;énergie dans la construction et la rénovation de l&#146;habitat, et notamment 
    des normes plus strictes d&#146;isolation ou d&#146;utilisation des ressources 
    énergétiques&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">v.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    repenser les secteurs de l&#146;agriculture et de la sylviculture en vue de 
    diminuer les émissions de gaz à effet de serre, et en particulier de méthane 
    et de protoxyde d'azote, tout en augmentant l&#146;absorption de CO<sub>2</sub>&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">vi.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    adopter les législations nécessaires pour encourager le recours aux énergies 
    renouvelables à tous les niveaux&nbsp;: développement de la recherche orientée 
    vers cet objectif, incitation à l&#146;innovation industrielle, accessibilité 
    pour les consommateurs, mesures fiscales incitatives, etc.&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">vii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    enfin, lancer des campagnes d&#146;information dans les différents médias 
    nationaux de tous les Etats membres de l&#146;Assemblée en vue de sensibiliser 
    les citoyens à l&#146;état de l&#146;environnement et à l&#146;ampleur du phénomène de 
    réchauffement climatique et de promouvoir des politiques et des 
    comportements responsables de la part de l&#146;ensemble des citoyens et des 
    entreprises.</span></font></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">II.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Exposé des motifs par M. Meale</span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">Sommaire</span></b></font></p>
  <p align="justify"><b><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">
  <a name="1" href="#1t">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Introduction</a></span></font></b></p>
  <p align="justify"><b><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">
  <a name="2" href="#2t">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Gaz à effet de serre et changement climatique</a></span></font></b></p>
  <p align="justify"><b><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">
  <a name="3" href="#3t">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Effets et conséquences du changement climatique</a></span></font></b></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">3.1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Température et précipitations</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">3.2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Niveau de la mer et courants marins</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">3.3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Hydrologie et ressources en eau</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">3.4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Écosystèmes</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">3.5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Agriculture et sylviculture</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">3.6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Les effets socio-économiques</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">3.7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Santé humaine</span></font></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><b><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">
  <a name="4" href="#4t">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Relever le défi, l&#146;action internationale</a></span></font></b></p>
  <p align="justify"><b><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">
  <a name="5" href="#5t">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Conclusions</a></span></font></b></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">Annexes</span></b></font></p>
  <p align="justify"><b><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">
  <a name="A1" href="#A1t">I&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Principaux effets du changement climatique et de la déperdition de la couche 
  d&#146;ozone stratosphérique sur la santé humaine</a></span></font></b></p>
  <p align="justify"><b><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">
  <a name="A2" href="#A2t">II&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Changement climatique &#150; un cadre intégré</a></span></font></b></p>
  <p align="justify"><b><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">
  <a name="BI" href="#BIt">Bibliographie indicative</a></span></font></b></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">
  <a name="1t" href="#1">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Introduction</a></span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Au Royaume Uni, le dispositif d&#146;endiguement des crues de la Tamise était 
  actionné moins d&#146;une fois par an au cours des années 80. Il l&#146;est désormais 
  six fois par an. Le niveau global des mers s&#146;est élevé de 20 cm depuis 1900, à 
  la fois sous l&#146;effet de la fonte des glaciers et la dilatation des océans. Les 
  conséquences sont déjà visibles à nos portes. Le XXIème siècle pourrait voir 
  les mers monter de plus d&#146;un demi mètre, menaçant ainsi les populations des 
  deltas des grands fleuves et les Etats insulaires. La perte de biodiversité et 
  le stress auquel seront soumis les végétaux pèseront sur la sécurité 
  alimentaire et en particulier celle de pays déjà pauvres, dont l&#146;état 
  sanitaire sera en outre aggravé par l&#146;extension de l&#146;aire des maladies 
  tropicales. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Que ce soit au niveau l&#146;environnement, l&#146;alimentation, la santé, 
  l&#146;activité&nbsp;économique, la paix et la sécurité, il n&#146;est pas de domaine vital 
  pour l&#146;humanité qui ne soit menacé par le réchauffement climatique. </span>
  </font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe est convaincue que le 
  réchauffement climatique représente l&#146;un des plus grands défis au 
  développement durable, à la santé, au bien être de l&#146;humanité et à la 
  stabilité durable de l&#146;économie mondiale.&nbsp; Elle a rappelé à plusieurs 
  occasions que ce défi nécessite une réponse de l&#146;ensemble de la communauté 
  internationale qui soit conjointe, responsable et basée sur le principe de 
  solidarité.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans ses Résolutions 1243 (2001) sur <i>le Protocole de Kyoto sur les 
  changements climatiques&nbsp;: nécessité d&#146;un engagement international solidaire</i> 
  et 1292 (2002) sur <i>le Sommet mondial sur le développement durable: dix ans 
  après Rio</i>, l&#146;Assemblée parlementaire a soutenu le processus de Rio et 
  encouragé les Etats membres à signer et ratifier le Protocole de Kyoto. De 
  plus, l&#146;Assemblée parlementaire et sa Commission de l'environnement, de 
  l'agriculture et des questions territoriales ont exprimé leur déception devant 
  le report répété de la ratification du Protocole de Kyoto par la Fédération de 
  Russie.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le Protocole de Kyoto, s&#146;il était réellement mis en &#156;uvre, prévoit une 
  réduction de 5 % des émissions des pays développés en 2010 par rapport à leur 
  niveau de 1990. Dans un tel scénario la concentration de CO2 dans l&#146;atmosphère 
  serait passée de 370 ppm<a href="#_ftn1" name="_ftnref1" title>[1]</a> 
  aujourd&#146;hui à 382 en 2010. L&#146;intérêt du Protocole se situe ailleurs à savoir 
  parvenir à inverser par un accord international, la tendance à la hausse des 
  émissions. La réalité est toute autre&nbsp;: les émissions des pays riches ont 
  augmenté de 13,6% entre 1990 et 2001 et de 1% entre 2000 et 2001. </span>
  </font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">
  <a name="2t" href="#2">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Gaz à effet de serre et changement climatique</a></span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Aujourd&#146;hui, l&#146;opinion mondiale reconnaît que les changements climatiques 
  apparaissent sur la planète et qu&#146;ils sont fortement influencés par la 
  concentration atmosphérique d&#146;un certain nombre de gaz qui piègent les 
  radiations infrarouges émises par la surface de la terre («&nbsp;l&#146;effet de 
  serre&nbsp;»). En particulier, la vapeur d&#146;eau et le dioxyde de carbone dans 
  l&#146;atmosphère augmentent l&#146;effet de serre naturel, sans lequel la surface de la 
  terre afficherait une température d&#146;environ 33° C de moins qu&#146;actuellement.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Néanmoins, de façon inquiétante au cours des cent dernières années, les 
  activités humaines ont entraîné une augmentation des concentrations des gaz à 
  effet de serre et autres polluants dans l&#146;atmosphère. Par ailleurs, les 
  scientifiques dans leur ensemble conviennent que le climat de la planète 
  souffre de l&#146;accumulation de gaz à effet de serre &#150; tels que le dioxyde de 
  carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d'azote (N2O) et les 
  chlorofluorocarbures (CFC) &#150; générée par les activités humaines, notamment la 
  production d&#146;électricité, l&#146;agriculture et les transports.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La contribution de ces gaz à effet de serre au réchauffement climatique dépend 
  de leur concentration atmosphérique, de leur temps de séjour dans l&#146;atmosphère 
  et de leur efficacité à piéger les radiations. A titre d&#146;exemple, en dépit de 
  leur présence, en très faibles concentrations, dans l&#146;atmosphère, les 
  chlorofluorocarbures (CFC) ont une importance toute particulière&nbsp;: leur temps 
  de séjour avoisine les cent ans et l&#146;effet de serre de chaque molécule est 
  plusieurs milliers de fois supérieur à celui d&#146;une molécule de dioxyde de 
  carbone.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le dioxyde de carbone, un des principaux gaz à effet de serre, est produit par 
  l&#146;utilisation de combustibles fossiles pour la production énergétique et la 
  destruction des forêts. Comme le méthane et el protoxyde d&#146;azote, ses 
  émissions sont principalement liées aux activités agricoles et au changement 
  d&#146;utilisation des sols.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le CO2 provenant de l'emploi des combustibles fossiles est la source 
  principale d'émissions de gaz à effet de serre d'origine anthropique. Les 
  réserves en combustibles fossiles et leur utilisation, essentiellement pour la 
  production énergétique et la destruction des forêts, représentent environ 
  trois quarts des émissions anthropiques de CO2 (soit environ 5,9 milliards de 
  tonnes de carbone en 1992), un cinquième de celles de CH4 et une quantité non 
  négligeable des émissions N2O.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">11.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les connaissances scientifiques concernant les émissions provenant du 
  déboisement sont très incertaines mais l'on estime que 600 millions à 2,6 
  milliards de tonnes de carbone sont émises chaque année à l'échelle de la 
  planète. La production de chaux (oxyde de calcium) par les cimenteries 
  représente 2,5&nbsp;% des émissions de CO2 provenant de sources industrielles.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">12.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Après le CO2, le deuxième gaz à effet de serre le plus important est le CH4 
  qui est rejeté par le bétail. Le bétail représente environ un quart des 
  émissions anthropiques de CH4, soit au total quelques 100 millions de tonnes 
  par an. Le riz en culture irriguée ou riz paddy (90 % de la production 
  rizicole totale) produit entre un cinquième et un quart environ des émissions 
  anthropiques totales de CH4. Par ailleurs, l&#146;utilisation d'engrais accroît les 
  émissions de N2O.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">
  <img src="Pictures/FDOC10277a.gif" WIDTH="385" HEIGHT="273"></span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Source: «&nbsp;Climate 
  change: mobilising global effort», National Communications, OCDE, 1997, p.23</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">13.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Ainsi en 1990 et dans les pays industrialisés, les principales sources 
  d&#146;émissions en dioxyde de carbone provenant de la combustion de carbone 
  fossile se répartissait ainsi&nbsp;: 38% pour la production d&#146;énergie, 24% pour le 
  transport,&nbsp; 21% pour les autres activités industrielles, 16% pour 
  l&#146;habitat et l&#146;agriculture.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">14.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  A l&#146;instar des autres gaz à effet de serre, la concentration atmosphérique du 
  dioxyde de carbone &#150; qui représente environ 50 pourcents de l&#146;effet de serre 
  additionnel provoqué par l&#146;homme &#150; est en constante augmentation.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">
  <img src="Pictures/FDOC10277b.gif" WIDTH="385" HEIGHT="256"></span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Source: IPCC 
  WG I, «&nbsp;Climate change- A threat to global development: actingnow to safeguard 
  the future&nbsp;», </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Allemagne. 
  Commission d&#146;enquête sur la protection de l&#146;atmosphère terrestre, 1992, p.38
  </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">
  <img src="Pictures/FDOC10277c.gif" WIDTH="398" HEIGHT="260"></span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">* ppmv= 
  partie par million volume (10</span><sup><span lang="FR">-6 </span></sup>
  <span lang="FR">)</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Source: IPCC 
  WG I «&nbsp;Climate change- A threat to global development: acting now to safeguard 
  the future&nbsp;», </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Allemagne. 
  Commission d&#146;enquête sur la protection de l&#146;atmosphère terrestre,1992, pag.38
  </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">
  <img src="Pictures/FDOC10277d.gif" WIDTH="403" HEIGHT="251"></span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">* ppbv= 
  partie par milliard en volume (10<sup>-9 </sup>)</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Source: IPCC 
  WG I, «&nbsp;Climate change- A threat to global development: acting now to 
  safeguard the future&nbsp;», </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Allemagne. 
  Commission d&#146;enquête sur la protection de l&#146;atmosphère terrestre, 1992, p.38
  </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">
  <a name="3t" href="#3">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Effets et conséquences du changement climatique</a></span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">15.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les effets et conséquences du changement et du réchauffement climatiques ne 
  sont et ne seront pas non plus à l&#146;avenir ressentis à l&#146;identique sur toute la 
  planète. Par exemple, les changements climatiques régionaux seront 
  probablement très différents des changements globaux. En Europe par exemple, 
  l&#146;impact du changement climatique sera, très probablement plus négatif pour 
  l&#146;Europe du sud que pour le nord, et les régions les plus riches seront moins 
  touchées que les plus pauvres. Les changements climatiques globaux se 
  traduiront par des effets très différenciés selon les régions, tant en 
  amplitude qu&#146;en fréquence. La sensibilité au changement est identique qu&#146;il 
  s&#146;agisse d&#146;un écosystème ou d&#146;une zone d&#146;habitation.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">16.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La mesure dans laquelle le changement climatique sera préjudiciable à ces 
  systèmes dépend bien entendu à la fois de leur capacité d&#146;adaptation et de 
  l&#146;amplitude du changement. Aussi, des recherches complémentaires sont 
  nécessaires pour mesurer la capacité d&#146;adaptation de chaque système et 
  déterminer les actions complémentaires pour réagir au mieux. </span></font>
  </p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">17.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il est également évident que les nations (et donc les régions qu&#146;elles 
  abritent) varient dans leur capacité à supporter et à s&#146;adapter au 
  réchauffement et au changement climatique. Certaines nations subiront 
  davantage d&#146;effets négatifs que d&#146;autres, alors que certaines en tireront plus 
  de bénéfices que d&#146;autres. Les pays les plus pauvres sont généralement plus 
  vulnérables aux conséquences du réchauffement climatique. Ils tendent souvent 
  à dépendre davantage de secteurs sensibles aux conditions climatiques, par 
  exemple l&#146;agriculture de subsistance et/ou le manque de ressources pour 
  atténuer les changements produits par le réchauffement climatique. </span>
  </font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">18.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies 
  pour l&#146;environnement (PNUE) ont mis en place conjointement le Groupe d'Experts 
  Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) en 1988, en réponse aux 
  inquiétudes internationales grandissantes relatives au changement climatique. 
  Son rôle principal est d&#146;expertiser les informations scientifiques, techniques 
  et socio-économiques pertinentes pour comprendre les risques liés au 
  changement climatique provoqué par l&#146;homme. A cet égard, le GIEC a créé trois 
  secteurs:</span></font></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">le Groupe I 
    est chargé de l&#146;évaluation des informations scientifiques et techniques 
    relatives aux questions de changement de climat&nbsp;;</span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">le Groupe 
    II est chargé de fournir des informations sur les conséquences 
    environnementales et socio-économiques potentielles du changement de 
    climat&nbsp;;</span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">le Groupe 
    III est chargé de formuler des stratégies appropriées visant à l&#146;atténuation 
    et à l&#146;adaptation au changement climatique.</span></font></li>
  </ul>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">19.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le GIEC a identifié l&#146;Afrique comme étant «&nbsp;le continent le plus vulnérable 
  aux impacts des changements projetés, car la pauvreté généralisée à 
  l&#146;intérieur de ses frontières limite ses capacités d&#146;adaptation&nbsp;».</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">20.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il a également fourni une série de modèles informatiques a été créée pour 
  favoriser l&#146;anticipation de l&#146;évolution du changement climatique. Ces modèles 
  sont utilisés pour prédire les impacts et les effets sur l&#146;environnement et la 
  vie de l&#146;homme.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">21.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Avant toute chose, le GIEC a confirmé dans son troisième rapport d&#146;évaluation 
  qu&#146;à l&#146;heure actuelle &nbsp;«&nbsp;de nouvelles preuves, mieux étayées, viennent 
  confirmer que la majeure partie du réchauffement observé ces 50 dernières 
  années est imputable aux activités humaines&nbsp;».</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">22.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Encore une fois, des incertitudes subsistant dans le processus de projection 
  des tendances climatiques, qui offrent des estimations très larges qui 
  elles-mêmes prévoient que même le plus minime changement climatique aura des 
  conséquences dramatiques avec d&#146;inévitables incidences sur la vie humaine.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">3.1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Température et précipitations</span></i></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">23.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Selon le rapport du GIEC, la température moyenne à la surface de la planète 
  s'est élevée d&#146;au moins 0,6°C au cours du vingtième siècle. Etant donné 
  l&#146;augmentation constante des niveaux atmosphériques de gaz à effet de serre, 
  les scientifiques estiment que l&#146;élévation des températures moyennes se 
  poursuivra. Néanmoins, l&#146;ampleur et la rapidité de ce phénomène restent 
  incertaines. Le GIEC prévoit un réchauffement climatique oscillant entre 1,4 
  et 5,8°C d&#146;ici l&#146;an 2100. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">24.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Cette hausse des températures mènera également à une modification de la 
  circulation des vents, qui affectera probablement à son tour la répartition 
  des précipitations. Sur un plan général, le volume des précipitations 
  augmentera avec la hausse des températures et des taux d&#146;évaporation. Les 
  changements dans la fréquence et l&#146;intensité des précipitations varieront 
  néanmoins d&#146;une région à l&#146;autre, et auront un impact majeur sur la végétation 
  et la productivité dans le secteur agricole et forestier.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">25.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Suite au changement climatique, les taux et les modèles de précipitations en 
  Europe ont évolué au cours du siècle dernier, mais il est difficile d&#146;établir 
  des tendances claires en raison de la grande variabilité naturelle. Les 
  précipitations ont en général augmenté dans la moitié nord de l&#146;Europe et 
  diminué dans le sud. Les modèles de changement climatique laissent entrevoir 
  une augmentation de la moyenne globale des précipitations, toutefois moins 
  forte en Europe.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">3.2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Niveau de la mer et courants marins</span></i></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">26.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le réchauffement de la planète entraîne également une hausse de la température 
  et une dilation thermique des océans ainsi qu&#146;une accélération de la fonte des 
  glaciers et glaces de mer. Le changement climatique peut ainsi affecter le 
  niveau de la mer, qui s&#146;élève déjà actuellement. En fait au cours des 100 
  dernières années, ce niveau a déjà monté de 10-25 cm. Le GIEC estime qu&#146;en 
  2100, le niveau de la mer pourrait atteindre 50 cm (entre 5 et 95 cm) de plus 
  qu&#146;aujourd&#146;hui. L&#146;élévation du niveau de la mer pourrait avoir d&#146;innombrables 
  conséquences, notamment&nbsp;: </span></font></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">des 
    inondations et déplacements des marais et des zones côtières basses ;</span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">
    l&#146;augmentation de la salinité des estuaires, des deltas et autres ressources 
    en eau douce, du fait de l&#146;intrusion d&#146;eau salée en particulier dans les 
    zones côtières et durant des périodes de sécheresse prolongées. Les effets 
    sur l&#146;approvisionnement en eau seront considérables&nbsp;; </span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">des 
    dommages causés par l&#146;infiltration d&#146;eau salée aux nappes aquifères ou aux 
    lentilles d&#146;eau douce proches de la surface&nbsp;; </span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">l&#146;érosion 
    des zones côtières (le processus d&#146;érosion s&#146;intensifiant du fait des 
    inondations plus fréquentes mettant en danger les plages de sable dans les 
    régions telles que les bassins méditerranéen, égéen, de la Mer Noire;</span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">des 
    changements dans la sédimentation (augmentation ou diminution du volume des 
    sédiments du fait des inondations, mais aussi une éventuelle mobilisation de 
    substances toxiques suite aux changements des conditions de sédimentation).</span></font></li>
  </ul>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">27.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il faut également noter que si le niveau de la mer n&#146;augmentait que de 
  quelques décimètres, bon nombre des plaines côtières &#150; dont la plupart sont 
  fortement peuplées &#150; seraient inondées. Les estuaires des fleuves tels que le 
  Nil, le Gange, le Pô, l&#146;Indus, le Niger, le Mississipi, diverses îles du 
  Pacifique comme les Maldives, ainsi que les côtes des Pays-Bas, de 
  l&#145;Allemagne, du Royaume-Uni, des Etats baltes, de l&#146;Ukraine, la Russie, etc. 
  comptent parmi les zones les plus exposées.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">28.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;élévation du niveau de la mer aurait également des impacts négatifs sur les 
  flux de population dans des proportions encore difficiles à évaluer. 
  Toutefois, les migrations de populations forcées à évacuer des zones inondées 
  menaceraient l&#146;équilibre socio-économique des pays concernés, avec un niveau 
  d&#146;impact variable en fonction de la situation économique préexistante dans les 
  pays touchés. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">29.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Une élévation du niveau de la mer mettrait également en danger un vaste 
  éventail d&#146;écosystèmes, tels que les zones humides, dont certains remplissent 
  des fonctions &nbsp;uniques et vitales à notre environnement. Une fois encore, la 
  diversité des espèces sera réduite par la destruction des zones humides et des 
  zones de dune ainsi que par le blanchiment des récifs de coraux. Les effets de 
  ces évolutions négatives sont déjà perceptibles aujourd&#146;hui. De plus, il 
  existe aussi un risque de répercussions graves sur l&#146;industrie de la pêche.
  </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">30.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les réponses à la menace de l&#146;élévation du niveau de la mer peuvent inclure&nbsp;:</span></font></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">une 
    retraite bien conduite (c'est-à-dire l&#146;abandon des terres et des 
    constructions et une réimplantation à l&#146;intérieur des terres) ; </span>
    </font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">
    l&#146;adaptation (c'est-à-dire s&#146;adapter à la menace mais continuer, à court 
    terme, l&#146;utilisation de ces zones) ;</span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">la 
    protection (c'est-à-dire la défense des zones vulnérables).</span></font></li>
  </ul>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">31.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le réchauffement climatique pourrait entraîner une perte de la densité du Gulf 
  stream de l&#146;ordre de 25% dans les 100 prochaines années et à terme son arrêt 
  avec pour conséquence, pour les zones bordées par ce courant, des variations 
  de température bien différentes des valeurs moyennes pour la planète. Par 
  exemple, un arrêt du Gulf stream pourrait conduire l&#146;Europe du Nord Ouest à 
  connaître les hivers du Canada. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">3.3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Hydrologie et ressources en eau</span></i></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">32.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Un changement de climat augmentera également probablement le stress hydrique 
  dans les zones européennes d&#146;ores et déjà sensibles en terme d&#146;hydrologie : la 
  région méditerranéenne, les zones de montagne y inclus les Alpes, le nord de 
  la Scandinavie, les zones côtières et d&#146;autres d&#146;Europe centrale et orientale.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">33.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  A titre d&#146;exemple, le réchauffement climatique pourrait entraîner dans les 
  Alpes européennes la fonte de 95&nbsp;% de la masse des glaces au cours des 100 
  années à venir. Par ailleurs, toute augmentation d&#146;1°C de la température 
  locale ferait remonter la limite des neiges de 150 mètres. De telles 
  évolutions affecteraient le débit des eaux de ruissellement en termes de 
  périodicité et de volume d&#146;eau. Les conséquences sur le cycle hydrologique 
  sont difficiles à évaluer, mais elles peuvent se traduire par une augmentation 
  de la fréquence et de l&#146;ampleur des inondations, une éventuelle diminution de 
  la qualité des eaux en raison de la pénétration d&#146;eau salée dans les nappes 
  aquifères côtières et du ralentissement du débit des rivières. La qualité de 
  l&#146;eau en pâtira le plus dans les zones où la salinité est d&#146;ores et déjà un 
  problème consécutif à la surexploitation des nappes phréatiques.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">3.4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Écosystèmes</span></i></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">34.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Un autre problème lié au changement climatique est la réaction des écosystèmes 
  à des transformations amples et rapides. Les prévisions des modèles 
  climatiques laissent entrevoir que beaucoup d&#146;écosystèmes ne seront pas en 
  mesure de s&#146;adapter. Les conséquences économiques et socio-économiques seront 
  dramatiques. Il est difficile de prévoir comment les écosystèmes réagiront sur 
  un plan général aux changements de température, de précipitations et 
  d&#146;humidité des sols, de taux de dioxyde de carbone atmosphérique et autres 
  facteurs liés au climat, ainsi que les effets du changement climatique sur la 
  faune et la flore. Il est toutefois généralement admis que de tels 
  développements seraient dramatiques. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">35.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Par exemple, un des principaux impacts toucherait les espèces sauvages, 
  notamment en ce qui concerne la modification de leur répartition géographique. 
  Une augmentation de 1°C de la température annuelle moyenne équivaut à un 
  déplacement de 200-300 Km vers le nord ou de 150-200 m en altitude. Aussi, au 
  cours du processus d&#146;adaptation au changement climatique, les écosystèmes vont 
  certainement migrer. Des déplacements des zones de végétation et des 
  modifications dans la composition des espèces interviendront inévitablement 
  qui, à leur tour, engendreront un appauvrissement de la diversité globale des 
  espèces.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">36.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Comme nous le savons, les écosystèmes offrent par ailleurs des avantages 
  indirects car ils atténuent les évènements climatiques extrêmes, préviennent 
  les avalanches, le vent et l&#146;érosion hydrique. Si de tels bienfaits venaient à 
  disparaître, l&#146;incidence serait aussi considérable sur les habitants des 
  nations dont les frontières et dont les économies sont dépendantes des ces 
  conditions environnementales. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">37.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans bien des cas, le réchauffement climatique s&#146;ajoutera à d&#146;autres facteurs 
  humains, menant à l&#146;extinction de certaines espèces, à la réduction de leur 
  diversité génétique, à la transformation et l&#146;altération des écosystèmes.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">3.5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Agriculture et sylviculture</span></i></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">38.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le changement climatique pourrait également avoir une série d&#146;effets sur 
  l&#146;agriculture et la sylviculture. A titre d&#146;exemple, les modifications des 
  paramètres climatiques (températures, précipitations, nuages, etc.) et de la 
  composition chimique de l&#146;atmosphère auront une incidence majeure sur la 
  production alimentaire. De tels déplacements des zones climatiques 
  entraîneraient inévitablement des modifications substantielles des méthodes de 
  production agricole.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">39.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  De plus, en raison du réchauffement accru du climat, nous assisterons à un 
  déplacement des zones de culture. La croissance des plantes sera mise en 
  danger par les modifications des précipitations, l&#146;augmentation des rayons 
  UV-B et les changements dans la composition chimique de l&#146;atmosphère. La 
  production alimentaire, qui pose d&#146;ores et déjà problème dans certaines 
  parties du monde, deviendra encore plus difficile à l&#146;avenir. Les effets 
  perturbateurs sur l&#146;agriculture mèneraient à une baisse des rendements dans 
  beaucoup de régions, voire à la famine.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">40.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les écosystèmes forestiers ne seront pas en mesure de s&#146;adapter facilement aux 
  modifications des conditions écologiques puisqu&#146;ils seront affectés par le 
  changement climatique prévu. Bien sûr, l&#146;ampleur de ces effets variera 
  grandement d&#146;une région à l&#146;autre. Par ailleurs, la réalité est qu&#146;un tel 
  changement peut aboutir à un déplacement des conditions optimales nécessaires 
  aux forêts tempérées et boréales, en général vers des latitudes et/ou des 
  altitudes plus élevées. Ceci résulterait, à terme, à la formation de nouveaux 
  assemblages d&#146;arbres, car les espèces individuelles auront tendance à se 
  déplacer à leur propre rythme et selon leur propre orientation. Les forêts 
  boréales seront probablement les plus touchées et certaines prévisions 
  laissent entrevoir la disparition de près de 40&nbsp;% d&#146;entre-elles. Concernant 
  les forêts tropicales, si elles ont été capables de s&#146;adapter au changement 
  climatique rapide dans le passé, elles auront peu de chance de procéder à 
  cette adaptation dans l&#146;avenir du fait de leur destruction continue par 
  l&#146;homme et la fragmentation qui en résulte.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">3.6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les effets socio-économiques</span></i></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">41.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Si les écosystèmes sont compromis, inévitablement les conséquences 
  socio-économiques en seront considérables dans les pays en développement où 
  les peuples dépendent directement du maintien des écosystèmes, non seulement 
  sources de bois pour le feu, mais aussi de matériaux de construction, de 
  nourriture et de médicaments. Néanmoins, les sociétés industrialisées 
  utilisent également les écosystèmes. Ces fonctions seront mises en danger par 
  le réchauffement climatique. En particulier les destinations touristiques, 
  l&#146;alimentation en montagne et les zones de production d&#146;eau et les autres 
  sites environnementaux qui dépendent fortement du maintien des conditions 
  climatiques. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">42.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le changement de climat pourrait également avoir des effets négatifs sur la 
  composition des espèces et la productivité des écosystèmes marins, ce qui, à 
  terme, auraient de sérieuses conséquences sur la pêche et les industries en 
  aval.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">3.7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Santé humaine</span></i></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">43.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il est essentiel de comprendre les effets engendrés par le changement 
  climatique sur la santé de l&#146;homme afin de faire les ajustements et les 
  investissements nécessaires notamment dans le domaine de la santé et de la 
  planification sanitaire. Certaines preuves attestent des dommages d&#146;ores et 
  déjà produits sur la santé par la tendance récente au réchauffement.En effet, 
  certains effets sur la santé sont liés à la variabilité climatique et 
  météorologique, alors que d&#146;autres dépendent du changement climatique. Du fait 
  des incertitudes quant aux effets potentiels sur la santé humaine et aux 
  réactions propres à chaque organisme, il est essentiel de s&#146;attacher à 
  débattre publiquement des moyens de réduire la vulnérabilité de la population.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">44.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le changement climatique et la déperdition de la couche d&#146;ozone 
  stratosphérique sont censés avoir toute une série d&#146;autres d&#146;effets sur la 
  santé. Certains seront directs, par exemple la mortalité liée aux vagues de 
  chaleur et les cancers de la peau provoqués par les rayons ultraviolets. 
  D&#146;autres résulteront des perturbations de processus écologiques et physiques 
  complexes, tels que les changements dans les vecteurs de maladies 
  infectieuses, dans l&#146;alimentation en eau potable et les rendements agricoles. 
  Une partie de ces effets sanitaires seront probablement visibles dès 2010, 
  d&#146;autres mettront plus longtemps à apparaître. Par ailleurs, si nous ne 
  parvenons pas à réduire la combustion de combustibles fossiles, principal 
  moyen de limiter les émissions de gaz à effet de serre, nous assisterons à la 
  poursuite et à l&#146;augmentation de la mortalité et des maladies imputables à une 
  exposition à la pollution atmosphérique.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">45.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La propagation d&#146;insectes vecteurs de certaines maladies, par exemple la 
  malaria, la fièvre jaune, la dengue et autres est un autre motif d&#146;inquiétude 
  particulier. L&#146;organisation mondiale de la santé laisse entendre que 
  l&#146;incidence de la malaria et de la dengue pourrait s&#146;amplifier 
  considérablement en cas de changements climatiques et mener à leur 
  réapparition dans certaines zones d&#146;Europe ou d&#146;Amérique du Nord. La 
  propagation de ce type de maladies tropicales est à prendre en compte, telle 
  la proportion de la population mondiale exposée au risque de malaria pourrait 
  passer de 45&nbsp;% aujourd&#146;hui à près de 60&nbsp;% dans la seconde moitié de ce siècle.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">
  <a name="4t" href="#4">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Relever le défi, l&#146;action internationale</a></span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">46.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Même si le changement climatique fait partie intégrante de l&#146;histoire de la 
  Terre, son rythme actuel et l&#146;interférence humaine sont des facteurs nouveaux 
  de ce phénomène vieux d&#146;un siècle. Les objectifs communs de préserver une 
  planète saine pour les générations à venir et d&#146;engager tous les efforts 
  nécessaires pour libérer l&#146;humanité de la menace d&#146;une vie sur une planète 
  irréversiblement touchée par les activités humaines et la diminution des 
  ressources sont assez simples. Aussi, une approche intégrée de la recherche, 
  de l&#146;évaluation et de la mise en &#156;uvre doit être au c&#156;ur des efforts déployés 
  en urgence. Toutes ces étapes sont au c&#156;ur de la réponse à apporter à ce 
  problème des plus sérieux. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">47.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC)<a href="#_ftn3" name="_ftnref3" title>[2]</a>, 
  entrée en vigueur en 1994, définit les grandes lignes des efforts 
  internationaux de lutte contre le réchauffement climatique. Elle peut être 
  considérée comme un succès dans la mesure où elle a sensibilisé davantage le 
  public et les responsables politiques aux dangers écologiques et économiques 
  mondiaux inhérents au changement climatique. Aujourd&#146;hui, une décennie après 
  son adoption, 186 gouvernements (dont la Communauté européenne) sont désormais 
  parties à la Convention et nous approchons rapidement d&#146;une adhésion 
  universelle.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">48.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En fait, depuis l&#146;entrée en vigueur de la Convention, les Parties se sont 
  réunies annuellement à l&#146;occasion de la Conférence des Parties (CDP) pour 
  faire le point sur sa mise en &#156;uvre, examiner les nouvelles recherches et 
  initiatives et poursuivre leurs discussions sur la meilleure manière 
  d'appréhender le changement du climat.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">49.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La Convention se pose comme «&nbsp;objectif ultime&nbsp;» de stabiliser les 
  concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre à des niveaux prévenant 
  une interférence humaine «&nbsp;dangereuse&nbsp;» sur le changement climatique. Ces 
  niveaux, que la Convention ne quantifie pas, devraient être atteints dans un 
  délai suffisant pour permettre aux écosystèmes de s'adapter naturellement aux 
  changements climatiques, de s'assurer que la production alimentaire n'est pas 
  menacée et de rendre possible la poursuite du développement économique de 
  manière durable. Pour atteindre cet objectif, toutes les Parties à la 
  Convention &#150; les pays qui l&#146;ont ratifiée, acceptée, approuvée ou qui ont 
  accédé au traité &#150; sont soumises à une vaste série d&#146;engagements généraux qui 
  fait peser à la fois sur les pays industrialisés et les pays en développement 
  une obligation fondamentale de répondre aux changements du climat.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">50.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  S&#146;appuyant sur cette Convention, le Protocole de Kyoto, a été adopté en 
  décembre 1997 et a bouleversé les canons traditionnels avec ses objectifs 
  légalement contraignants de limitation ou réduction des émissions de gaz à 
  effet de serre et ses mécanismes innovateurs visant à réduire les coûts pour 
  atteindre les objectifs d'émissions. Le Protocole partage l&#146;objectif, les 
  principes et institutions de la Convention, mais il la renforce également 
  singulièrement en fixant aux Parties Annexe I des objectifs individuels et 
  légalement contraignants de limitation ou réduction de leurs émissions de gaz 
  à effet de serre.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">51.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le Protocole fait appel à trois variables clés : 1) objectif : réduction des 
  émissions de gaz à effet de serre des pays Annexe I d&#146;au moins 5% sous les 
  niveaux de 1990 ; 2) période concernée : 2008-2012 ; 3) acteurs : seuls les 
  pays développés sont légalement liés&nbsp;; aucun objectif contraignant officiel 
  n&#146;est fixé pour les pays en développement. En d&#146;autres termes, le but est de 
  réduire les émissions de gaz à effet de serre des pays développés d&#146;au moins 
  5&nbsp;% par rapport aux niveaux de 1990 sur la période 2008-2012. </span></font>
  </p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">52.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les délégués à la Conférence des Parties ont convenu des dispositions 
  suivantes :</span></font></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Pays 
    développés &#150; Trente huit pays développés (Annexe B du Protocole) ont accepté 
    de réduire leurs émissions de six gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, 
    méthane, oxyde nitrique, hydrofluorocarbones, perfluorocarbones, 
    hexafluoride de soufre). Collectivement et dans le cadre du Protocole de 
    Kyoto, les pays développés conviennent de réduire leurs émissions d&#146;un total 
    d&#146;au moins 5% dans la période 2008-2012 par rapport aux niveaux de 1990. L&#146;Union 
    européenne devrait réduire ses émissions de 8&nbsp;% par rapport aux niveaux de 
    1990&nbsp;; les États-Unis seraient tenus de réduire leurs émissions de 7&nbsp;% et le 
    Japon a consenti une réduction de 6&nbsp;%. Certains pays de poids économique 
    plus faible, tels que l&#146;Islande, la Norvège et la Nouvelle Zélande sont 
    autorisés à augmenter leurs émissions. L&#146;Australie a été autorisée à 
    augmenter ses émissions de gaz à effet de serre.</span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Les pays 
    engagés dans le processus de transition vers une économie de marché &#150; les 
    pays engagés dans un processus de transition vers une économie de marché 
    mais également classés, à l&#146;instar de l&#146;Union européenne, des États-Unis et 
    du Japon, comme Parties Annexe I à la Convention cadre sur les changements 
    climatiques des Nations Unies, entre autres la République tchèque, la 
    Hongrie, la Russie, l&#146;Ukraine et la Pologne &#150; devraient stabiliser leurs 
    émissions aux niveaux de 1990 mais ne sont pas tenus à une quelconque 
    réduction.</span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Les pays en 
    développement &#150; Les pays en voie d&#146;industrialisation mais qui disposent de 
    ressources limitées pour lutter contre leurs problèmes environnementaux &#150; 
    parmi lesquels la Chine et l&#146;Inde &#150; ne sont astreints à aucun objectif 
    contraignant formel, mais ont l&#146;option de fixer des objectifs volontaires de 
    réduction.</span></font></li>
  </ul>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">53.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les pays disposeront toutefois d&#146;une certaine flexibilité dans la façon de 
  réduire et de mesurer leurs émissions de gaz à effet de serre et chercheront à 
  y parvenir dans un vaste éventail de secteurs économiques.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">54.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La question qui reste ouverte est bien entendu de savoir si le Protocole est 
  un instrument juridique positif et efficace pour résoudre le problème du 
  changement climatique. Certains diront que le Protocole est un pas en avant, 
  car il nous fait prendre conscience des problèmes environnementaux, mais 
  d&#146;autres considèrent son coût économique trop élevé pour atteindre les 
  objectifs ou qu&#146;il est totalement inadapté pour régler le problème climatique 
  à long terme car il n&#146;impose qu&#146;un faible pourcentage de réduction des 
  émissions de gaz à effet de serre. La réalité est cependant bien plus dure et 
  la recherche le prouve clairement. Même en cas d&#146;atteinte des objectifs, le 
  problème du changement climatique restera entier.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">55.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Par exemple, les États-Unis n&#146;acceptent pas les implications du Protocole de 
  Kyoto, car il omet 80&nbsp;% du monde (des pays en développement tels que la Chine, 
  qui produisent un niveau important de pollution) qui ne sont pas légalement 
  liés par l&#146;accord. Ils estiment qu&#146;un effort à hauteur de 1 à 2% de leur PIB à 
  l&#146;horizon 2010 n&#146;est pas envisageable. D&#146;autant que, de par la structure de 
  économie américaine, le coût serait comparativement plus élevé que pour les 
  Européens. De plus, ils veulent pouvoir recourir à un marché de permis 
  d&#146;émission organisé à échelle internationale et attendent des pays du sud 
  qu&#146;ils s&#146;engagent eux aussi sur des plafonds. Il est vrai que ces pays 
  représenteront la moitié des rejets de gaz à effet de serre en 2025. Mais sans 
  engagement fort et crédible des pays riches, les grands pays en transition 
  (Chine, Brésil, Inde&#133;) n&#146;accepteront jamais de souscrire à des objectifs 
  quantifiés qui comporteraient le risque de freiner leur croissance et limiter 
  les besoins de leurs économies. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">56.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le Protocole de Kyoto établit trois mécanismes pour améliorer la flexibilité 
  et réduire le coût de la réduction des émissions&nbsp;:</span></font></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">le 
    mécanisme pour un développement propre (MDP) &#150; permet aux pays 
    industrialisés de financer des projets qui réduisent les émissions de gaz à 
    effet de serre dans des pays en développement et d'acquérir des crédits en 
    retour, mais aucun accord formel n&#146;a encore été attend sur la façon de 
    mettre ce mécanisme en pratique&nbsp;;</span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">le commerce 
    d'émissions &#150; il s&#146;agit d&#146;un mécanisme permettant aux Parties Annexe I qui 
    réduisent leurs émissions au-delà des objectifs fixés de vendre leur « 
    crédit » d'émissions autorisées à d'autres Parties. Le but est d&#146;améliorer 
    la flexibilité générale et l&#146;efficacité économique des réductions 
    d&#146;émissions. Néanmoins les pays concernés ont des vues radicalement 
    différentes sur l&#146;emploi des crédits d&#146;émissions et aucun compromis ne 
    semble possible pour l&#146;heure.</span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">
    l'application conjointe &#150; il s&#146;agit d&#146;un mécanisme permettant à un pays 
    développé de recevoir des unités de réduction d&#146;émissions lorsqu&#146;il aide au 
    financement de projets réduisant les émissions dans un autre pays développé 
    (y compris les pays en transition économique). </span></font></li>
  </ul>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">57.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Mais en étant positif, si le Protocole de Kyoto n&#146;est pas encore entré en 
  vigueur, il représente une première étape importante dans le processus 
  international. Mais il faut aller plus loin pour mettre en &#156;uvre les 
  mécanismes fondés sur le marché dont le principe a été adopté à Kyoto et pour 
  impliquer plus avant le reste du monde dans la solution. Que le Protocole 
  entre en vigueur ou non, le même défi fondamental reste posé&nbsp;: engager tous 
  les pays qui sont les principaux émetteurs de gaz à effet de serre dans un 
  effort à long terme pour établir une stratégie durable capable de nous 
  entraîner au-delà de Kyoto. Au-delà du niveau précis de réduction des 
  émissions sur une année donnée, ce qui compte c&#146;est l&#146;ambition à long terme.
  </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">58.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  A cet égard, l&#146;Union européenne souhaite que l&#146;ensemble des pays 
  industrialisés prenne des mesures urgentes pour réduire ou limiter ses futures 
  émissions de gaz à effet de serre. La Commission a lancé le Programme européen 
  sur le changement climatique (PECC) en mars 2000 afin de préparer des 
  politiques et des mesures complémentaires ainsi qu&#146;un système de commerce des 
  émissions garantissant l&#146;atteinte par l&#146;Union européenne de la réduction de 
  8&nbsp;% entre 2008 et 2012, à laquelle elle est tenue par le Protocole de Kyoto.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">59.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La nouvelle base juridique de compilation de l&#146;inventaire de la Commission 
  européenne (CE) est la Décision No 280/2004/CE du Parlement européen et du 
  Conseil, en date du 11 février 2004, concernant un mécanisme de surveillance 
  des émissions communautaires de gaz à effet de serre et la mise en &#156;uvre du 
  Protocole de Kyoto. L&#146;objet de cette Décision est de surveiller toutes les 
  émissions anthropiques de gaz à effet de serre non contrôlées par le Protocole 
  de Montréal dans les Etats membres de l&#146;Union européenne, de transposer les 
  exigences y afférent du Protocole de Kyoto dans la législation de l&#146;Union 
  européenne et d&#146;évaluer les progrès sur la voie de la réalisation des 
  engagements au titre de la CCNUCC et du Protocole de Kyoto.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">60.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  De plus, le Parlement européen et le Conseil de l&#146;Union européenne ont adopté 
  le 13 octobre 2003 la Directive Climat qui crée un plafond global d&#146;émissions 
  de gaz à effet de serre assorti d&#146;un marché de droits à émettre. Cette 
  Directive doit entrer en vigueur le 1<sup>er</sup> janvier 2005, mais avant 
  son entrée en application, les Etats membres doivent fournir à la Commission 
  européenne, pour évaluation, leurs plans nationaux détaillant leur engagement 
  sur les quotas nationaux d&#146;émissions cohérents avec les objectifs du Protocole 
  de Kyoto. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">61.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Cependant, relever le défi du réchauffement climatique nécessitera des efforts 
  durables sur plusieurs décennies&nbsp;:</span></font></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">de la part 
    des gouvernements, qui doivent fixer les règles et les modifier en fonction 
    de l&#146;évolution de leurs connaissances scientifiques et des nouvelles 
    solutions techniques qui commencent à voir le jour&nbsp;; </span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">de la part 
    des industriels qui doivent innover, produire et opérer sous une nouvelle 
    forme dont le choix sera dicté par le changement climatique&nbsp;; </span></font>
    </li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">de la part 
    du grand public, qui doit lui aussi adopter des modes de consommation et un 
    style de vie plus respectueux du climat.</span></font></li>
  </ul>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">62.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Répondre efficacement à ce défi ne sera pas chose facile, car les causes et 
  les conséquences du réchauffement climatique, tout comme les solutions au 
  problème, dépassent le cadre des nations, des secteurs économiques et même 
  chacune de leurs communautés.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">63.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Plusieurs interrogations doivent être prises en compte. Par exemple, comment 
  orienter au mieux les actions pour atteindre l&#146;objectif ultime de 
  stabilisation du climat, comment gérer les coûts des actions entreprises dans 
  le domaine climatique, comment parvenir à des accords équitables, etc.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">64.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il est important aussi de connaître l&#146;évolution socio-économique de chaque 
  pays et si possible celle du climat de demain, afin d&#146;identifier les segments 
  les plus vulnérables de l&#146;humanité et leur capacité à s&#146;y adapter. </span>
  </font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">65.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  A première vue, l&#146;effet le plus frappant de la politique de protection du 
  climat est son coût, par exemple les augmentations du prix des ressources dont 
  l&#146;utilisation est préjudiciable au climat, ainsi que les coûts induits par la 
  conservation de l&#146;énergie et les frais de recherche nécessaires au 
  développement de nouvelles technologies appropriées. Néanmoins, cette vision 
  néglige le fait que les investissements dans la protection du climat peuvent 
  ouvrir de nouveaux marchés nationaux et internationaux pour un vaste éventail 
  de secteurs économiques différents, y compris pour de petites entreprises 
  artisanales qui réalisent des travaux d&#146;isolation thermique, les instituts de 
  recherche qui <br clear="all">
  aident à tirer parti du potentiel technique et économique des sources 
  d&#146;énergies renouvelables, tout comme les grandes entreprises susceptibles de 
  développer de nouvelles technologies pour optimiser le secteur des transports.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">66.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;urgence de l&#146;action se justifie notamment en raison de l&#146;enjeu climatique 
  mais aussi de la raréfaction des hydrocarbures. Celle-ci pénalisera d&#146;ailleurs 
  l&#146;Europe bien avant l&#146;Amérique du Nord qui est riche en réserves de pétrole 
  non conventionnel (schistes, sables bitumineux au Canada) et de charbon. La 
  raréfaction de ressources énergétiques actuellement conventionnelles sera 
  synonymes de toujours plus de tensions et de guerre entre les Etats. Rien qu&#146;à 
  regarder les tensions géopolitiques et les guerres qui déchirent aujourd&#146;hui 
  le Moyen Orient, qui dispose à l&#146;heure actuelle des trois quarts des 
  ressources mondiales en pétrole, on peut imaginer que c&#146;est l&#146;ensemble de 
  l&#146;équilibre international qui sera menacé par les pénuries de ressources 
  énergétiques si des ressources énergétiques alternatives ne sont pas 
  développées et transformées en ressources énergétiques «&nbsp;conventionnelles&nbsp;» 
  avant l&#146;extinction des ressources en pétrole et charbon. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">67.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Comme nous le savons tous, le problème actuel ne touche pas seulement la 
  génération présente. Nous &#150; qui serons les premiers à supporter le coût des 
  mesures de protection du climat &#150; aurons à payer non seulement pour nos 
  propres actes, mais aussi pour les erreurs des générations passées et pour le 
  bien-être des générations futures.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">68.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  C&#146;est pourquoi il est crucial que les gouvernements, en répondant au problème 
  du changement climatique, agissent pour changer la façon dont les sociétés 
  produisent et consomment les biens et les services. Bien entendu, le climat 
  étant en mutation constante et les sociétés en évolution permanente, il est 
  difficile d&#146;identifier les stratégies, politiques et mesures d&#146;adaptation 
  idéales à mettre en &#156;uvre pour tous les pays. D&#146;innombrables facteurs doivent 
  être pris en considération. Il serait tentant de partir de l&#146;hypothèse que la 
  politique adoptée dans un pays est transposable dans d&#146;autres pays. 
  Malheureusement, de tels postulats ne tiennent généralement pas compte des 
  variations importantes existant entre les pays, alors qu&#146;elles sont 
  déterminantes dans l&#146;évaluation de la justesse d&#146;une politique donnée.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">69.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Toutefois, la coopération internationale est essentielle &#150; avec un grand 
  nombre de pays travaillant simultanément à la réduction des émissions, nous 
  pouvons et devons apprendre les uns des autres. Cette coopération suppose des 
  contacts réguliers entre les pays pour leur permettre de partager leurs 
  expériences. Cette base de données est une contribution à l&#146;indispensable 
  échange d&#146;informations. Des efforts continus et accrus seront à l&#146;évidence 
  nécessaires pour tirer parti des synergies internationales et bénéficier du 
  développement d&#146;une expérience globale.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">70.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Une question délicate se pose&nbsp;: comment le monde devrait-il répondre au 
  réchauffement climatique&nbsp;? Car tenter simplement de s&#146;adapter ne suffit pas, 
  cette solution ne ferait qu&#146;alourdir davantage le fardeau financier des 
  générations futures sans freiner le réchauffement climatique. Le réchauffement 
  du climat est irréversible et plus nous différerons l&#146;action, plus le 
  phénomène s&#146;amplifiera. Un tel différé est injuste au plan des relations 
  intergénérationnelles car les générations actuelles ont l&#146;obligation de ne pas 
  imposer aux générations futures des coûts trop élevés. Le concept de 
  développement durable est essentiel dans ce contexte&nbsp;puisqu&#146;il représente 
  notre seule vraie chance d&#146;assurer une planète saine aux générations futures.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">71.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans le domaine climatique, des mesures doivent donc être prises et clairement 
  intégrées aux politiques menées dans chaque pays. Chaque niveau de la société, 
  des gouvernements aux citoyens, &nbsp;doit être impliqué et prendre conscience du 
  problème à son échelle et se sentir impliqué&nbsp;dans les efforts pour modifier 
  les habitudes de consommation d&#146;énergie à tous les niveaux. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">72.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Comme il en a été fait mention plus haut, un vaste éventail de politiques 
  s&#146;offre aux gouvernements recherchant à réduire les émissions de gaz à effet 
  de serre dans les secteurs de l&#146;énergie ou liés à l&#146;énergie. A cet égard, deux 
  autres facteurs devraient être examinés. En premier lieu, à quelle vitesse la 
  politique peut-elle réaliser des changements et, en second lieu, quels sont 
  les décideurs à impliquer.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">73.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les actions politiques peuvent également être classées en plusieurs catégories 
  distinctes&nbsp;:</span></font></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Les 
    politiques fiscales &#150; notamment les taxes, telles que les taxes sur les 
    émissions qui impliquent un paiement directement lié à la pollution 
    produite. Des charges ou des taxes sur les produits peuvent être un 
    substitut aux taxes sur les émissions lorsque des mesures directes des 
    émissions sont impossibles. Le crédit de taxe pour certains investissements, 
    tels que les équipements de contrôle de la pollution ou les subsides visant 
    à soutenir certaines valeurs sociales ou certains secteurs économiques</span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Des 
    mécanismes de marché &#150; notamment les programmes «&nbsp;<i>cap and trade</i>&nbsp;» et 
    les programmes s&#146;appuyant sur des projets tels que les mécanismes 
    d&#146;application conjointe ou de développement propre.</span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Des 
    politiques réglementaires et des accords volontaires &#150; notamment les 
    réglementations, normes, directives et décrets ainsi que le partenariat 
    entre le gouvernement et les secteurs privés et les accords volontaires.</span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Les 
    politiques de recherche et de développement &#150; visant à développer et mettre 
    en &#156;uvre des énergies propres ou des technologies efficaces au plan 
    énergétique.</span></font></li>
  </ul>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">74.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les actions de réduction des émissions de gaz à effet de serre devraient donc 
  s&#146;accompagner d&#146;efforts pour protéger et promouvoir l&#146;absorption naturelle de 
  ces gaz. Bien évidemment, la barrière principale à l&#146;adoption de nouvelles 
  politiques et mesures sera d&#146;ordre politique. L&#146;une des alternatives qui crée 
  les plus grandes difficultés aux gouvernements, industries et au public étant 
  le sujet et le coût des énergies renouvelables, &nbsp;en l&#146;occurrence les sources 
  d&#146;énergies renouvelables non fossiles (l&#146;énergie éolienne, solaire, 
  géothermique, houlomotrice, marémotrice, hydroélectrique, la biomasse, etc.).</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">75.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Or, il faut rappeler que sous la contrainte du choc pétrolier de 1973, 
  l&#146;intensité énergétique (l&#146;énergie&nbsp; consommée par unité du PIB) des pays 
  de l&#146;OCDE avait reculé au rythme de 2,5% par an jusqu&#146;en 1982. 
  Malheureusement, avec le retour du pétrole bon marché depuis, les efforts se 
  sont complètement relâchés et la diminution au cours des 15 dernières années 
  n&#146;a été que de 0.7%. Que ce soit à cause du réchauffement climatique ou à 
  cause des tensions sur le marché des hydrocarbures &#150; qui n&#146;iront toutes deux 
  qu&#146;en s&#146;aggravant - des économies substantielles doivent intervenir et 
  rapidement.&nbsp; </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">76.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Par ailleurs, les émissions de l&#146;industrie (hors énergie) ont globalement 
  baissé au cours des trente dernières années en même temps que la production 
  augmentait. Si la tertiarisation de l&#146;économie et les délocalisations 
  expliquent en partie ce phénomène, il est de fait pour l&#146;essentiel le fruit 
  des progrès techniques réalisés avant le contre-choc pétrolier de 1986. </span>
  </font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">77.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Preuve en est, s&#146;il fallait le démontrer, que chacun peut faire un effort pour 
  peu d&#146;y être fortement incité et d&#146;y voir ses intérêts.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">78.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les gouvernements ont le devoir d&#146;impulser des politiques économiques qui 
  tendent au développement et au bien-être de leurs populations. L&#146;impulsion 
  politique doit dépasser les intérêts des groupes industriels et les 
  gouvernants ne sauraient se voir dicter les politiques économiques par des 
  lobbys plus où moins puissants. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">79.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Ces sources d&#146;énergies renouvelables offrent un potentiel significatif et, 
  utilisées raisonnablement, elles pourraient représenter une part considérable 
  de la production mondiale totale d&#146;énergie dans les prochaines décennies.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">80.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Elles ont également un rôle important à jouer dans la réduction des émissions 
  de dioxyde de carbone &#150; un objectif majeur quant au changement climatique. 
  Augmenter la part des énergies renouvelables dans l&#146;équilibre énergétique 
  concourt grandement à la durabilité. On s&#146;attend à ce que les sources 
  d&#146;énergies renouvelables deviennent économiquement concurrentielles par 
  rapport aux sources conventionnelles à moyen ou long terme.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">81.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  A l&#146;évidence, l&#146;un des moyens les plus efficaces d&#146;atteindre les objectifs du 
  Protocole de Kyoto serait d&#146;encourager l&#146;emploi des sources énergétiques 
  autres que fossiles. La technologie est également un élément décisif de toute 
  réponse au changement climatique, notamment dans le secteur de l&#146;énergie. 
  Pourtant, les technologies actuelles ne sont pas déployées assez rapidement, 
  ou à une échelle suffisante pour réduire significativement à court terme les 
  émissions de gaz à effet de serre. Pire, les ressources de la recherche et du 
  développement à long terme se raréfient, rendant encore plus difficile le 
  développement de nouvelles technologies susceptibles de réduire les émissions 
  à long terme. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">82.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les gouvernements et les industriels, en coopération, ont un rôle important à 
  jouer pour inverser ces tendances, par le biais de l&#146;éducation de la 
  population, de sorte qu&#146;elle comprenne à quel point le problème est sérieux, 
  qu&#146;il menace non seulement leur qualité de vie mais également l&#146;humanité 
  elle-même. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">
  <a name="5t" href="#5">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Conclusions</a></span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">83.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les changements climatiques ont des effets négatifs déjà connus et 
  potentiellement dramatiques sur l&#146;ensemble de la vie humaine, animale et 
  végétale sur terre. Encore une fois, que ce soit au niveau de la 
  l&#146;alimentation, sa sécurité, l&#146;environnement, la qualité de vie, la santé, 
  l&#146;activité&nbsp;économique, les ressources vitales, il n&#146;est pas de domaines vitaux 
  pour l&#146;humanité qui ne soient menacé par le réchauffement climatique. </span>
  </font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">84.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques a été 
  une réussite, notamment parce qu&#146;elle eu le mérite de renforcer la prise de 
  conscience du public et des décideurs de la menace mondiale que représente le 
  changement climatique tant au niveau écologique qu&#146;économique. Le protocole de 
  Kyoto représente également un pas en avant dans la lutte contre le 
  réchauffement climatique de par le fait qu&#146;il contient des objectifs 
  contraignants et quantifiés de limitation et de réduction des gaz à effet de 
  serre. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">85.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Renoncer aujourd&#146;hui aux efforts visant à réduire les émissions de gaz à effet 
  de serre en Europe sous prétexte que certains pays développer en redoutent les 
  aspects économiques, que la Russie n&#146;a pas ratifié le protocole ou que ce 
  dernier n&#146;est pas entré en vigueur, revient à nier le problème du 
  réchauffement climatique alors que chaque jour nous apporte une preuve 
  dramatique de ce changement. La perspective d&#146;un développement économique 
  rapide de pays tels que la Chine ajoute à l&#146;ampleur du problème.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">86.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Nous soutenons les efforts de l&#146;Union européenne qui ont permis de mettre en 
  place tout l&#146;appareil juridique nécessaire pour atteindre les objectifs 
  mondiaux visant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">87.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le Conseil de l&#146;Europe a aussi un rôle crucial à jouer pour faire en sorte que 
  les nations au sein de la grande Europe et même au-delà, avec leur force 
  propre, leur maturité économique et politique, sont conscientes des dangers 
  écologiques qui menacent l&#146;existence même de notre planète. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">88.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Aussi, l&#146;Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe réitère son insistance 
  pour que tous les Etats membres prennent les mesures nécessaires pour 
  développer la coopération internationale pour affronter l&#146;énorme défi que le 
  réchauffement climatique impose à l&#146;humanité et aller de l&#146;avant, bien au-delà 
  de la simple ratification du Protocole de Kyoto, afin d&#146;assurer la survie des 
  générations futures sur notre planète.</span></font></p>
  <p align="center"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">
  <a name="A1t" href="#A1">ANNEXE I</a></span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">Principaux 
  effets du changement climatique et de la déperdition de la couche d&#146;ozone 
  stratosphérique sur la santé humaine </span></b>
  <a href="#_ftn4" name="_ftnref4" title><b><span lang="FR">[3]</span></b></a></font></p>
  <p align="justify">
  <img border="0" src="Pictures/FDOC10277e.jpg" width="500" height="634"></p>
  <p align="center"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">
  <a name="A2t" href="#A2">ANNEXE II</a></span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">Changement 
  climatique &#150; un cadre intégré</span></b></font></p>
  <p align="justify">
  <img border="0" src="Pictures/FDOC10277f.jpg" width="492" height="369"></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Source: IPCC, 
  Climate change 2001, Troisième rapport d&#146;évaluation</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">
  <a name="BIt" href="#BI">Bibliographie indicative </a> </span></b></font></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><strong>Is the Kyoto 
    Protocol an adequate environmental agreement to resolve the climate change 
    problem? </strong><span lang="FR">Leal Arcas, Rafael, European Environmental 
    Law Review Vol.10, no. 10 (October 2001), p.282-294, <strong>2002</strong></span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><strong>Climate change and 
    stratospheric ozone depletion: early effects on our health in Europe</strong>, 
    World Health Organization. <span lang="FR">Regional Office for Europe,
    <strong>2000 </strong></span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><strong>Action against 
    climate change : the Kyoto Protocol and beyond</strong>, OECD, <strong>1999</strong></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><strong>United Nations 
    Framework Convention on Climate Change (FCCC) : Global warming, the Kyoto 
    Protocol and beyond</strong>, Smeloff, E.A., Environmental policy and law 
    Vol.28, no.2 (May 1998), p.63-68, 1<strong>998</strong></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><strong><span lang="FR">
    Climate change</span></strong><span lang="FR">, European Environment Agency 
    (EEA), Europe's Environment : the second assessment p.37-59</span><b><span lang="FR">,
    </span></b><strong><span lang="FR">1998</span></strong></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><strong><span lang="FR">
    Climate change : mobilising global effort</span></strong><span lang="FR">, 
    OECD, <strong>1997</strong></span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><strong><span lang="FR">
    Reporting on climate change : understanding the science</span></strong><span lang="FR">, 
    Environmental Health Center, </span></font></li>
  </ul>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><strong><span lang="FR">1994</span></strong></font></p>
  <ul type="disc">
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><strong>Some like it hot : 
    climate change, biodiversity and the survival of species</strong>, Markham, 
    Adam, <strong>1993</strong></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><strong>Climate change - A 
    threat to global development: acting now to safeguard the future</strong>Germany.
    <span lang="FR">Commission Protecting the Earth's atmosphere, <strong>1992</strong></span></font></li>
  </ul>
  <hr color="#000000" size="1" width="50%">
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Commission 
  saisie du rapport&nbsp;: Commission de l&#146;environnement, de l&#146;agriculture et des 
  questions territoriales</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Renvoi en 
  commission&nbsp;: <a href="FDOC10134.htm">Doc. 10134</a>, renvoi n° 2956 du 26 avril 2004</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Projet de 
  résolution adopté par la commission le 8 septembre 2004</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Membres de la 
  commission&nbsp;: MM. <b>Gubert</b>(Président), <b>Meale</b>, <b>Nazaré Pereira</b>,
  <b>Schmied</b> (Vice-présidents), MM. <b>Açikgöz</b>, Akselsen, Andov, <b>
  Annemans</b>, Mme<b>Anttila</b>, MM.&nbsp;Banac, Baura, Bruce (Remplaçant&nbsp;: <b>Wray</b>),
  <b>Çavusoglu</b>, <b>Sir&nbsp;Sydney Chapman</b>, Mme Chikhradze, Mme Ciemniak, 
  MM.&nbsp;<b>Coifan</b>, Cosarciuc, Dedja, <b>Deittert</b>, Delattre, Donabauer, 
  Duivesteijn, Duka-Zólyomi, Ekes, <b>Etherington</b>, <b>Fernandez</b>, Frunda,
  <b>Giovanelli</b>, Mme Gojkovic, MM. Götz, Grabowski, <b>Grachev</b>, <b>
  Gunnarsson</b>, Mme Hajiyeva, Mme Herczog, MM.&nbsp;Hladiy, Högmark, Huss, <b>
  Ilascu</b>, Mme&nbsp;Jäger (Remplaçant&nbsp;: M. <b>Wodarg</b>), MM. Kalezic, Mme 
  Kanelli, MM.&nbsp;Karapetyan, Klympush, <b>Kolesnikov</b>, Kortenhorst 
  (Remplaçant&nbsp;: <b><i>Platvoet</i></b>), <b>Ku&#158;vart</b>, Libicki, <b>Livaneli</b>, 
  Lobkowicz, Loncle (Remplaçant&nbsp;: <b>Lengagne</b>), Maissen (Remplaçant&nbsp;: <b>
  Dupraz</b>), Masseret, Mauro (Remplaçant&nbsp;: <b>Nessa</b>),&nbsp; Mme Mesquita, 
  MM. Meyer, Milojevic, Mokry (Remplaçante&nbsp;: Mme <b>Smirnova</b>), Mme&nbsp;<b>Ohlsson</b>, 
  MM.&nbsp;Oliverio, Opmann, Mme&nbsp;<b>Papadimitriou</b>, MM. Podobnik, <b>de Puig</b>, 
  Pullicino Orlando, Rattini, Mme&nbsp;Schicker, MM.&nbsp;Sizopoulos, Steenblock, Mme&nbsp;Støjberg, 
  Mme<i>&nbsp;</i><b>Stoyanova</b>, MM. Timmermans, <b>Tulaev</b>, <b>Txueka Isasti</b>, 
  Vakilov, Velikov, <b>Wright</b>, Zhevago.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">N.B. Les noms 
  des membres présents à la réunion sont indiqués en <b>gras</b></span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Secrétariat 
  de la commission&nbsp;: M. Sixto, M. Torcatoriu et Mme Trévisan&nbsp;</span></font></p>
  <hr color="#000000" size="1">
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref1" name="_ftn1" title><span lang="EN-GB">[1]</span></a><span lang="FR"> 
  ppm&nbsp;: parties par million en volume. Il s&#146;agit du nombre de molécules de CO2 
  dénombré dans une bouteille d&#146;air qui contiendrait un million de molécules.
  </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref3" name="_ftn3" title><span lang="EN-GB">[2]</span></a><span lang="FR"> 
  adopté en 1992 lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref4" name="_ftn4" title><span lang="FR">[3]</span></a><span lang="FR">Source: 
  McMichael, «&nbsp;Climate change and stratospheric ozone depletion : Early effects 
  on our health in Europe&nbsp;», Organisation mondiale de la santé. Bureau régional 
  pour l&#146;Europe, 2000, p.22</span></font></p>
  <p align="justify">&nbsp;</p>
</blockquote>

</body>

</html>