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<title>La situation des droits de l&#146;homme en République tchétchène</title>
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<body lang="FR" link="blue" vlink="purple">

<blockquote>
  <!--webbot bot="Include" U-Include="../../Docheader.htm" TAG="BODY" startspan --><strong>[Documents/Docheader.htm]</strong><!--webbot bot="Include" endspan i-checksum="64216" --><p align="justify">
  <font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">La situation des droits de 
  l&#146;homme en République tchétchène</span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">Doc. 10283<br>
  </span></b><span lang="FR">20 septembre 2004</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">Rapport<br>
  </span></b><span lang="FR">Commission des questions juridiques et des droits 
  de l&#146;homme<br>
  Rapporteur: M. Rudolf Bindig, Allemagne, Groupe socialiste</span></font></p>

  <hr noshade color="#000000" size="1">

  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><i><span lang="FR">Résumé</span></i></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">La situation 
  des droits de l&#146;homme en République tchétchène reste catastrophique. Le 
  rapport condamne solennellement toutes les violations des droits de l&#146;homme 
  commis par tous les protagonistes du conflit, notamment la récente 
  recrudescence d&#146;actes terroristes méprisables contre des civils, les autres 
  tueries commises par des groupes armés illégaux et les innombrables violations 
  des droits de l&#146;homme telles que les meurtres, les disparitions forcées, les 
  actes de torture, les prises d&#146;otages, les viols et les détentions 
  arbitraires, perpétrés par les membres des différentes forces de l&#146;ordre 
  fédérales et tchétchènes pro-russes au cours de leurs opérations «&nbsp;spéciales&nbsp;» 
  en République tchétchène et, de plus en plus, dans les régions voisines. Le 
  rapport conclut qu&#146;un climat d&#146;impunité prévaut toujours en République 
  tchétchène parce que les autorités tchétchènes et fédérales d&#146;application de 
  la loi n&#146;ont toujours pas la volonté ou la capacité de demander des comptes à 
  la grande majorité des auteurs de violations graves des droits de l&#146;homme. Les 
  projets de résolution et de recommandation font des propositions concrètes 
  pour aider à résoudre la crise des droits de l&#146;homme et demandent instamment, 
  notamment,</span></font></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">au 
    Gouvernement de la Fédération de Russie à mettre fin au climat d&#146;impunité 
    dans la République tchétchène&nbsp;;</span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">à la Douma 
    d&#146;Etat russe à mettre en place de toute urgence une Commission d&#146;enquête 
    parlementaire chargée des investigations sur les allégations de violations 
    commises par diverses branches de l&#146;exécutif, notamment les différentes 
    autorités chargées de l&#146;application de la loi en République tchétchène et 
    dans les régions voisines&nbsp;;</span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">aux Etats 
    membres du Conseil de l&#146;Europe à user de toutes les occasions, dans les 
    relations bilatérales ou multilatérales avec la Fédération de Russie, pour 
    rappeler la nécessité de respecter les droits de l&#146;homme, y compris dans la 
    lutte contre le terrorisme et le séparatisme&nbsp;;</span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">au Comité 
    des Ministres de veiller à ce que la discussion et le débat sur la crise des 
    droits de l&#146;homme dans la région du Caucase du Nord de la Fédération de 
    Russie restent régulièrement inscrits à l&#146;ordre du jour du Comité des 
    Ministres et des Délégués des Ministres et à ce que ces discussions portent 
    sur les rapports et le suivi concernant la mise en &#156;uvre des recommandations 
    faites aux autorités par tous les organes et mécanismes du Conseil de 
    l&#146;Europe et à demander au Gouvernement russe de mettre un terme aux 
    représailles engagées contre des personnes suite à une requête déposée 
    devant la Cour européenne des droits de l&#146;homme.</span></font></li>
  </ul>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">I.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Projet de résolution <i>[<a href="../../AdoptedText/TA04/FRES1403.htm">Lien 
  vers le texte adopté</a>]</i></span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée parlementaire souligne que la protection des droits de l&#146;homme est 
  le but premier du Conseil de l&#146;Europe et condamne de ce fait solennellement 
  tous les actes criminels constituant de graves violations des droits de 
  l&#146;homme commis par tous les protagonistes du conflit en République tchétchène.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Cela vaut particulièrement pour la récente recrudescence d&#146;actes terroristes 
  méprisables marquée par l&#146;explosion en vol de deux avions de ligne le 24 août 
  2004, l&#146;attaque suicide à la bombe à l&#146;entrée de la station de métro Rizhskaya 
  de Moscou le 31 août 2004 et, enfin, la prise en otages de centaines d&#146;enfants 
  innocents et de membres de leurs familles à Beslan, qui s&#146;est terminée dans un 
  bain de sang le 3 septembre 2004. De telles attaques contre des civils 
  innocents ne trouvent aucune excuse.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée condamne aussi sans équivoque toutes les autres tueries commises 
  par des groupes armés illégaux, dont l&#146;assassinat du Président de la 
  République tchétchène, Akhmad Kadyrov, qui a entraîné d&#146;autres pertes le 9 mai 
  2004, les nombreuses victimes des attaques concertées menées par des 
  combattants armés en Ingouchie, en République tchétchène et au Daguestan le 22 
  juin 2004 ainsi que l&#146;assaut de grande envergure lancé à Grozny le 20 août 
  2004. La mort d&#146;innocents tout comme l&#146;assassinat «&nbsp;ciblé&nbsp;» de personnes 
  considérées par les terroristes comme responsables impunis de crimes sont 
  totalement inacceptables. Le conflit en République tchétchène doit être réglé 
  par la négociation et les criminels de tous les bords doivent être punis comme 
  il convient selon des procédures judiciaires appropriées.&nbsp;&nbsp; </span>
  </font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  De même, l&#146;Assemblée condamne fermement les innombrables violations des droits 
  de l&#146;homme telles que les meurtres, les disparitions forcées, les actes de 
  torture, les prises d&#146;otages, les viols et les détentions arbitraires, 
  perpétrés par les membres des différentes forces de l&#146;ordre fédérales et 
  tchétchènes pro-russes au cours de leurs opérations «&nbsp;spéciales&nbsp;» ou 
  «&nbsp;ciblées&nbsp;» en République tchétchène et, de plus en plus, dans les régions 
  voisines.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les évènements récents démontrent que la situation en République tchétchène 
  est loin d&#146;être normalisée. Si la reconstruction de quelques infrastructures 
  sociales et la promesse du versement d&#146;indemnités aux personnes dont les 
  maisons ont été détruites sont des facteurs positifs, un véritable 
  développement économique ne peut s&#146;appuyer que sur la confiance entre le 
  Gouvernement et le peuple. L&#146;Assemblée continue de croire qu&#146;il ne peut y 
  avoir de paix et de règlement politique durable en République tchétchène sans 
  déferrer devant la justice au moins les auteurs des violations les plus graves 
  des droits de l&#146;homme et sans assurer que de telles violations n&#146;auront plus 
  lieu à l&#146;avenir.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La dramatique situation des droits de l&#146;homme en République tchétchène, 
  décrite dans les textes adoptés par l&#146;Assemblée en avril 2003 ne s&#146;est 
  malheureusement guère améliorée depuis lors. Le nombre «&nbsp;d&#146;opérations 
  spéciales&nbsp;» ou de coups de filets par les forces de sécurité a baissé de 
  manière significative, notamment depuis la fin de l&#146;année 2003, mais les 
  détentions arbitraires, souvent suivies de «&nbsp;disparition&nbsp;», torture ou passage 
  à tabac des détenus, le vol ou la destruction des biens par les forces de 
  sécurité (tchétchènes et fédérales) ou par certains groupes rebelles, sont 
  pratiqués à grande échelle, en particulier au vu du petit nombre d&#146;habitants 
  en République tchétchène et des pertes déjà subies au cours des années 
  passées. Une nouvelle tendance effrayante a vu le jour&nbsp;: la prise en otage, 
  accompagnée de menaces de torture et de mort, de proches des personnes 
  suspectées d&#146;être des terroristes, afin de forcer ces derniers à se rendre. De 
  telles méthodes sont des actes criminels totalement inacceptables qui doivent 
  être éradiqués par les autorités fédérales.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le référendum constitutionnel de mars 2003 et les élections présidentielles 
  tchétchènes d&#146;octobre 2003 et août 2004 ont engendré de nouveaux types de 
  violation de la Convention européenne des droits de l&#146;homme (CEDH), qui 
  concernent à présent également le droit à des élections libres (Article 3 du 
  Protocole n° 1 de la CEDH) et à la liberté d&#146;expression (Article 10 de la CEDH).
  </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le climat d&#146;impunité relevé par l&#146;Assemblée dans sa  </span>
  <a href="../../AdoptedText/TA03/FRES1323.htm">Résolution 1323 (2003)</a><span lang="FR"> et 
  sa  </span><a href="../../AdoptedText/TA03/FREC1600.htm">Recommandation 1600 (2003)</a><span lang="FR"> semble faire tâche d&#146;huile en Ingouchie, où un 
  certain nombre d&#146;abus perpétrés en 2003 et au début de 2004 sont des 
  réminiscences de ceux intervenus en République tchétchène et qui sont restés 
  largement impunis. Le conflit dans le Caucase du Nord paraît se propager telle 
  une épidémie, menaçant la primauté du droit dans l&#146;ensemble de la Fédération 
  de Russie.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En ce qui concerne l&#146;élucidation des crimes décrits dans le rapport étayant la 
  Résolution 1323 (2003) et la Recommandation 1600 (2003), seuls quelques 
  progrès minimes ont été réalisés alors que les actions menées par les 
  procureurs fédéraux et tchétchènes dans le cadre des nouveaux crimes commis 
  dans l&#146;intervalle n&#146;ont pas connu plus de succès. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En 2003, 799 plaintes ont été enregistrées au Bureau du Procureur militaire, 
  mais seules trois affaires ont été portées devant les tribunaux au cours de la 
  même année. Les 13 sentences prononcées par les tribunaux militaires en 2003 
  portaient sur des enquêtes ouvertes entre 2000 et 2002. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">11.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le Bureau du Procureur civil tchétchène a reçu 4763 plaintes en 2003, dont 554 
  émanaient du Bureau du Représentant spécial. Au cours de la même année, les 
  procureurs civils ont engagé 419 actions pénales, dont 15 ont été portées 
  devant les tribunaux. 128 plaintes ont été transmises au Bureau du Procureur 
  militaire, qui pour sa part en a adressé 60 au Bureau du Procureur civil.
  </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">12.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Ces chiffres sont identiques à ceux de l&#146;année 2002 et les statistiques des 
  premiers mois de 2004 ne sont pas meilleures. Les organes nationaux 
  d&#146;application de la loi ne font preuve que de très peu de progrès dans la 
  poursuite des auteurs de violations des droits de l&#146;homme.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">13.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée est indignée des crimes graves commis envers des personnes ayant 
  déposé une requête devant la Cour européenne des droits de l&#146;homme ou leurs 
  proches et du fait qu&#146;ils n&#146;aient pas encore été élucidés. De tels actes sont 
  totalement inacceptables, ils découragent les victimes de porter plainte 
  devant la Cour, pièce maîtresse du mécanisme de protection des droits de 
  l&#146;homme instauré par la Convention européenne des droits de l&#146;homme.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">14.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les mesures préventives recommandées par le Commissaire aux droits de l&#146;homme 
  du Conseil de l&#146;Europe, notamment en ce qui concerne les modalités des 
  opérations spéciales et des «&nbsp;coups de filets&nbsp;» menés par les forces de 
  sécurité, et en particulier l&#146;identification effective de tous les 
  participants à ces opérations et la poursuite rapide et ferme de toute 
  violation des règles, n&#146;ont pas encore été mises en oeuvre.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">15.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Par voie de conséquence, les conclusions tirées par l&#146;Assemblée dans la 
  Résolution 1323 et la Recommandation 1600 (2003) restent d&#146;actualité&nbsp;: un 
  climat d&#146;impunité prévaut en République tchétchène parce que les autorités 
  tchétchènes et fédérales d&#146;application de la loi n&#146;ont toujours pas la volonté 
  ou la capacité de demander des comptes à la grande majorité des auteurs de 
  violations graves des droits de l&#146;homme. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">16.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  C&#146;est pourquoi l&#146;Assemblée, réitérant ses exhortations des paragraphes 9 et 10 
  de la Résolution 1323 (2003),</span></font></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">i.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    demande instamment au Gouvernement de la Fédération de Russie de mettre fin 
    au climat d&#146;impunité qui prévaut en République tchétchène,</span></font></p>
    <blockquote>
      <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">a.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
      en engageant des enquêtes approfondies et des actions en justice pour 
      toutes les violations des droits de l&#146;homme, quelle que soit l&#146;identité de 
      leurs auteurs&nbsp;;</span></font></p>
      <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">b.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
      en mettant en &#156;uvre les recommandations du Commissaire aux droits de 
      l&#146;homme du Conseil de l&#146;Europe&nbsp;;</span></font></p>
      <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">c.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
      en lançant un message clair, émanant du plus haut niveau politique, à tous 
      les membres des forces de sécurité et des forces de l&#146;ordre, leur 
      enjoignant de respecter en toutes circonstances les droits de l&#146;homme dans 
      l&#146;accomplissement de leur tâche&nbsp;;</span></font></p>
      <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">d.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
      en autorisant un suivi systématique par des organisations nationales et 
      internationales des droits de l&#146;homme des violations des droits de l&#146;homme 
      et des mesures prises par les autorités compétentes pour poursuivre et 
      punir leurs auteurs&nbsp;;</span></font></p>
      <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">e.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
      et en facilitant l&#146;accès à la région aux médias d&#146;information nationaux et 
      internationaux;</span></font></p>
    </blockquote>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">ii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    invite instamment la Douma d&#146;Etat russe à mettre en place de toute urgence 
    une Commission d&#146;enquête parlementaire chargée des investigations sur les 
    allégations de violations commises par diverses branches de l&#146;exécutif, 
    notamment les différentes autorités chargées de l&#146;application de la loi en 
    République tchétchène et dans les régions voisines telles que l&#146;Ingouchie, y 
    compris les disfonctionnements apparents du Bureau du Procureur militaire en 
    charge de la région;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">iii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    invite instamment les Etats membres du Conseil de l&#146;Europe à&nbsp;:</span></font></p>
    <blockquote>
      <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">a.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
      user de toutes les occasions, dans les relations bilatérales ou 
      multilatérales avec la Fédération de Russie, pour rappeler la nécessité de 
      respecter les droits de l&#146;homme, y compris dans la lutte contre le 
      terrorisme et le séparatisme&nbsp;;</span></font></p>
      <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">b.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
      continuer d&#146;appliquer la Convention de Genève relative au statut des 
      réfugiés en accordant l&#146;asile politique aux demandeurs originaires de la 
      République tchétchène, rappelant que les défenseurs locaux des droits de 
      l&#146;homme, les avocats et les proches des personnes suspectées d&#146;être des 
      combattants de l&#146;indépendance figurent au rang des personnes les plus 
      exposées aux risques de disparition, torture et autres violations graves 
      des droits de l&#146;homme&nbsp;;</span></font></p>
    </blockquote>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">iv.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    soutient la recommandation du Comité pour la Prévention de la Torture (CPT) 
    qui, dans sa Déclaration publique du 10 juillet 2003, souligne l&#146;importance 
    qu&#146;il y a à rappeler aux membres des forces fédérales et des forces de 
    l&#146;ordre en République tchétchène, par voie de déclaration officielle émanant 
    du plus haut niveau politique, qu&#146;ils doivent respecter les droits des 
    personnes qu&#146;ils détiennent et que les mauvais traitements infligés à ces 
    personnes seront sévèrement sanctionnés. Elle invite également les autorités 
    russes à autoriser sans délai la publication de tous les rapports de visite 
    des experts du CPT dans la région du Caucase du Nord;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">v.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    se félicite de la tendance positive vers l&#146;instauration d&#146;ombudsmen 
    régionaux en Fédération de Russie et l&#146;initiative prise par le Commissaire 
    aux droits de l&#146;homme du Conseil de l&#146;Europe et l&#146;Ombudsman aux droits de 
    l&#146;homme de la Fédération de Russie visant à promouvoir la mise en place d&#146;un 
    ombudsman régional pour la République tchétchène. </span></font></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">II.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Projet de recommandation <i>[<a href="../../AdoptedText/TA04/FREC1679.htm">Lien vers le texte adopté</a>]</i></span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée se réfère à sa Résolution &#133; (2004) sur la situation des droits de 
  l&#146;homme en République tchétchène, rappelant que les exactions massives et 
  persistantes en République tchétchène constituent de loin le problème le plus 
  grave en matière de droits de l&#146;homme de l&#146;ensemble des Etats membres du 
  Conseil de l&#146;Europe et que la crédibilité de l&#146;Organisation dans son ensemble 
  dépend de sa capacité à convaincre la Fédération de Russie de respecter ses 
  engagements à cet égard. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Compte tenu de l&#146;absence de progrès suffisant dans la poursuite des auteurs de 
  violations des droits de l&#146;homme, l&#146;Assemblée réitère toutes ses 
  recommandations adressées au Comité des Ministres dans la Recommandation 1600 
  (2003).</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Au vu de la gravité de la situation des droits de l&#146;homme en République 
  tchétchène, l&#146;Assemblée recommande au Comité des Ministres de veiller à ce que 
  la discussion et le débat sur la crise des droits de l&#146;homme dans la région du 
  Caucase du Nord de la Fédération de Russie restent régulièrement inscrits à 
  l&#146;ordre du jour du Comité des Ministres et des Délégués des Ministres et à ce 
  que ces discussions portent sur les rapports et le suivi concernant la mise en 
  &#156;uvre des recommandations faites aux autorités par lui-même et par tous les 
  autres organes et mécanismes du Conseil de l&#146;Europe, y compris le Secrétaire 
  Général, l&#146;Assemblée parlementaire, le Commissaire aux droits de l&#146;homme, le 
  Comité pour la prévention de la torture, la Commission de Venise et la 
  Commission européenne contre le racisme et l&#146;intolérance&nbsp;;</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée invite en particulier le Comité des Ministres à </span></font></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">i.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    inviter instamment le Gouvernement de la Fédération de Russie à mettre un 
    terme au climat d&#146;impunité en République tchétchène,</span></font></p>
    <blockquote>
      <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">a.&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
      en enquêtant et poursuivant avec la plus grande fermeté toutes les 
      violations des droits de l&#146;homme, quelle que soit l&#146;identité de leurs 
      auteurs&nbsp;;</span></font></p>
      <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">b.&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
      en lançant un message clair, émanant du plus haut niveau, à tous les 
      membres des forces de sécurité et des organes d&#146;application de la loi, 
      leur enjoignant de respecter en toutes circonstances les droits de l&#146;homme 
      dans l&#146;accomplissement de leur tâche et stipulant que toute violation fera 
      l&#146;objet de sanctions sévères&nbsp;;</span></font></p>
      <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">c.&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
      en mettant un terme aux représailles engagées contre des personnes suite à 
      une requête déposée devant la Cour européenne des droits de l&#146;homme, en 
      veillant que toutes les allégations de &nbsp;crimes de ce type fassent l&#146;objet 
      d&#146;une enquête rapide, sérieuse et indépendante et que les responsables de 
      ces crimes soient déférées devant la justice&nbsp;;</span></font></p>
      <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">d.&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
      en autorisant le suivi systématique par des organisations des droits de 
      l&#146;homme nationales et internationales des violations commises par tous les 
      bords et des mesures prises par les autorités compétentes pour poursuivre 
      et punir leurs auteurs&nbsp;;</span></font></p>
      <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">e.&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
      en mettant en place dès que possible un Ombudsman indépendant pour la 
      République tchétchène, chargé de recevoir et de traiter les plaintes 
      concernant les violations des droits de l&#146;homme dans la région et de 
      poursuivre les travaux de l&#146;ancien Bureau du Représentant spécial du 
      Président, en reprenant les dossiers initiés par ce dernier, avec le 
      soutien des experts du Conseil de l&#146;Europe&nbsp;;</span></font></p>
      <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">f.&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
      et en facilitant l&#146;accès à la région des médias d&#146;information nationaux et 
      internationaux;</span></font></p>
    </blockquote>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">ii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    renforcer la coopération du Conseil de l&#146;Europe avec le Gouvernement de la 
    Fédération de Russie, en se concentrant sur le développement de la primauté 
    du droit en République tchétchène et sur les améliorations concrètes à 
    apporter à la situation des droits de l&#146;homme pour la population de la 
    République tchétchène, afin de contribuer à la mise en &#156;uvre des demandes 
    formulées à l&#146;alinéa 4.i.</span></font></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">II.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Exposé des motifs</span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </span></b><span lang="FR">par M. Rudolf Bindig, rapporteur</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">A.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Introduction</span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le présent document a été établi conformément à la Directive 586 de l&#146;Assemblée 
  dans laquelle celle-ci charge sa Commission des questions juridiques et des 
  droits de l&#146;homme de lui présenter, à l&#146;une de ses parties de session en 2004, 
  un rapport sur la mise en &#156;uvre de la Résolution 1323 (2003) et de la 
  Recommandation 1600 (2003) ainsi que des recommandations du Commissaire aux 
  droits de l&#146;homme du Conseil de l&#146;Europe,</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  A l&#146;instar de son prédécesseur, ce rapport repose sur les informations mises à 
  disposition par les autorités fédérales et tchétchènes compétentes, les 
  organisations internationales, les ONG et les journalistes. Je tiens à 
  remercier à nouveau Human Rights Watch, Memorial, la «Chechnya Justice 
  Initiative», Amnesty international et le Groupe Helsinki de Moscou pour leur 
  aide particulièrement précieuse.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Je suis particulièrement reconnaissant à la Délégation russe de l&#146;Assemblée 
  d&#146;avoir organisé la visite d&#146;enquête que j&#146;ai effectuée, en compagnie de M. 
  Gross, à Moscou et dans les Républiques de Tchétchénie et d&#146;Ingouchie au cours 
  de la première semaine de juin 2004, et je remercie les autorités russes, 
  tchétchènes et ingouches de leur hospitalité durant notre séjour.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Conformément à la Directive, ce rapport est essentiellement axé sur 
  l&#146;évolution de la situation des droits de l&#146;homme en République tchétchène 
  depuis l&#146;adoption de la résolution et de la recommandation susmentionnées en 
  avril 2003, et notamment&nbsp; sur la mise en &#156;uvre des recommandations de l&#146;Assemblée 
  et du Commissaire.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le rapport est subdivisé en deux parties&nbsp;: je commencerai par examiner le 
  suivi donné aux recommandations émises l&#146;année passée et j&#146;actualiserai les 
  résultats des enquêtes sur les crimes les plus graves évoqués dans le rapport 
  d&#146;avril. Puis je résumerai l&#146;évolution de la situation en matière de droits de 
  l&#146;homme depuis l&#146;an dernier.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">B.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Mise en &#156;uvre de la Résolution 1323 (2003) et de la Recommandation 1600 (2003) 
  ainsi que des recommandations du Commissaire aux droits de l&#146;homme</span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">i.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Résolution 1323</span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">Point 
  9.i. (que les combattants tchétchènes mettent immédiatement un terme à leurs 
  activités terroristes et renoncent à toute forme de crime. Toute forme de 
  soutien aux combattants tchétchènes devrait cesser immédiatement)</span></i><span lang="FR">:
  </span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il est clair que le terrorisme et autres activités criminelles menés par des 
  combattants tchétchènes n&#146;ont pas cessé. A cet égard, le suivi mensuel des 
  incidents effectué par les experts du Secrétaire Général est éloquent. Quasi 
  quotidiennement, des rebelles armés ont attaqué les forces de sécurité russes 
  ou tchétchènes, tuant et mutilant des centaines de militaires durant l&#146;année 
  2003 et au début de 2004<a href="#_ftn1" name="_ftnref1" title>[1]</a>, mais 
  aussi des représentants des administrations locales, des bureaux de vote et 
  autres fonctionnaires. Les attaques terroristes sur des cibles situées hors de 
  la République tchétchène se sont poursuivies et multipliées récemment, comme 
  en témoignent malheureusement l&#146;explosion de deux avions de ligne le 24 août, 
  l&#146;attaque suicide à la bombe à l&#146;entrée de la station de métro «&nbsp;Rizhskaya&nbsp;» à 
  Moscou le 31 août, et enfin la prise en otages de centaines d&#146;enfants 
  innocents et de membres de leurs familles à Beslan, qui s&#146;est achevée dans un 
  bain de sang le 3 septembre. Entre autres exemples, je citerai encore la 
  double attaque suicide à la bombe lors d&#146;un concert de rock à Moscou en 
  juillet 2003, qui a provoqué la mort des auteurs et de 15 autres personnes, 
  l&#146;attaque d&#146;un train de voyageurs à Yessentuki/Caucase du Nord (au moins 42 
  tués) le 5 décembre 2003, celle de l&#146;hôtel «&nbsp;National&nbsp;» à Moscou le 9 décembre 
  2003 (6 tués, 12 blessés), et celle du métro moscovite le 6 février 2004 (40 
  morts, 134 blessés). La plupart de ces crimes abominables n&#146;ont pour l&#146;heure 
  pas été entièrement élucidés. Les autorités russes en tiennent pour 
  responsables des «&nbsp;bandits&nbsp;» tchétchènes ou des terroristes internationaux, 
  refusant absolument de faire une distinction entre les rebelles proches des 
  nationalistes tchétchènes et d&#146;autres chefs de guerre ou organisations 
  terroristes plus radicaux. Les représentants de M. Maskhadov ont fermement 
  condamné toutes les attaques contre ce qu&#146;ils appellent des «&nbsp;cibles 
  civiles&nbsp;», affirmant que leur chef avait donné des ordres stricts pour éviter 
  que ces cibles soient visées.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Concernant l&#146;assassinat du Président Kadyrov le 9&nbsp;mai 2004, le «&nbsp;chef de 
  guerre&nbsp;» rebelle Shamil Bassayev a revendiqué la responsabilité de cet acte, 
  alors que d&#146;autres chefs rebelles plus modérés ont pris leurs distances à 
  l&#146;égard de ce meurtre. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Pour ce qui est des attaques concertées menées par des combattants armés en 
  Ingouchie, Tchétchénie et au Daguestan le 22 juin 2004, qui ont fait près de 
  100 morts, les représentants des rebelles ont déclaré qu&#146;elles faisaient 
  partie d&#146;une nouvelle stratégie «&nbsp;d&#146;opérations militaires de grande 
  envergure&nbsp;» annoncée par leur chef en mai 2004. Cette stratégie est destinée à 
  remplacer les tactiques de «&nbsp;l&#146;aiguillon&nbsp;» des dernières années, qui ont amené 
  les autorités russes à affirmer que les forces rebelles avaient été quasiment 
  éradiquées. Ils ont prétendu que 4000 combattants<a href="#_ftn2" name="_ftnref2" title>[2]</a> 
  avaient participé à un ensemble d&#146;attaques à grande échelle dans toute la 
  région, visant des objectifs militaires et les membres des forces de l&#146;ordre 
  qui ont «&nbsp;du sang sur les mains&nbsp;» et qui ont joui trop longtemps de 
  l&#146;impunité. Quelques victimes civiles, qu&#146;ils ont regrettées, sont à imputer 
  aux forces de sécurité suite à leur usage sans discernement d&#146;armes lourdes 
  telles que des chars et des lance rockets multiples dans des zones habitées.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Je regrette profondément et condamne fermement cette nouvelle escalade de la 
  violence, y compris l&#146;attaque du 13 juillet 2003 contre le Président en 
  exercice, M. Abramov, que nous avons rencontré en juin et qui nous a 
  impressionné par son engagement pragmatique en faveur de la reconstruction et 
  du progrès social, et l&#146;assassinat du chef de la branche tchétchène du parti 
  Russie unie. C&#146;est ce que j&#146;ai expliqué à tous mes interlocuteurs du côté des 
  rebelles tchétchènes, et j&#146;ai souligné que toutes les exécutions, et notamment 
  les exécutions extrajudiciaires, sont totalement inacceptables pour le Conseil 
  de l&#146;Europe. J&#146;ai également pris l&#146;initiative d&#146;une déclaration du Bureau de 
  l&#146;Assemblée, le 25 juin, condamnant ces agressions, mais mettant également en 
  garde contre toute réaction abusive de la part des forces de sécurité. </span>
  </font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Les atrocités 
  récentes montrent encore une fois que le conflit ne peut être résolu 
  exclusivement par des moyens militaires. Les crimes commis par les deux 
  parties doivent être punis par des moyens judiciaires appropriés. L&#146;impunité 
  entraîne de nouveaux actes illégaux et mène à l&#146;escalade de la violence.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">Point 
  9. ii. (que les forces russes soient mieux contrôlées et que la discipline 
  soit effectivement assurée: tous les règlements civils et militaires 
  pertinents et toutes les garanties constitutionnelles, le droit international, 
  y compris le droit humanitaire, et en particulier les dispositions pertinentes 
  des Conventions de Genève et les protocoles y afférents, ainsi que la 
  Convention européenne des Droits de l&#146;Homme et la Convention européenne pour 
  la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou 
  dégradants, doivent être intégralement observés au cours de toutes les 
  opérations; la coopération avec les services du procureur doit s&#146;exercer sans 
  réserve avant, pendant et après de telles opérations): </span></i></b></font>
  </p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Ce point fait également l&#146;objet des recommandations du Commissaire aux droits 
  de l&#146;homme du Conseil de l&#146;Europe, acceptées par les autorités russes mais non 
  encore intégralement mises en oeuvre.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Ce sujet a 
  aussi été soulevé de manière spécifique par le CPT (cf. Déclaration Publique 
  du 10 juillet 2003, ci-jointe).</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">11.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il ressort de l&#146;étude d&#146;un grand nombre de descriptions d&#146;opérations spéciales 
  individuelles menées par les forces fédérales, présentées par des 
  organisations de droits de l&#146;homme, que quelques améliorations sont à noter 
  par rapport aux opérations de même type engagées au cours des années 
  précédentes, notamment en ce qui concerne les «&nbsp;dommages collatéraux&nbsp;» causés 
  aux tiers. Il apparaît également que beaucoup d&#146;arrestations de suspects par 
  les forces fédérales se «&nbsp;terminent bien&nbsp;» en l&#146;occurrence par la libération 
  des personnes concernées, en général après une intervention courageuse des 
  membres de la famille, de voisins et, dans certains cas, de représentants des 
  forces de l&#146;ordre.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">12.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il faut néanmoins souligner que la mise en &#156;uvre de ces opérations «&nbsp;ciblées&nbsp;» 
  ou «&nbsp;spéciales&nbsp;» - désignations qui ont remplacé les termes «&nbsp;d&#146;opérations de 
  nettoyage&nbsp;» ou «&nbsp;coups de filet&nbsp;» employées précédemment - est encore très 
  éloignée des normes de la CEDH à laquelle la Fédération de Russie a adhéré et 
  que le Commissaire a traduites en recommandations pratiques. Les problèmes de 
  discipline restent endémiques, y compris l&#146;alcoolisme et la corruption, qui 
  sont toujours des causes importantes de bon nombre des violations des droits 
  fondamentaux de la population tchétchène. De nombreux rapports font état des 
  tirs aveugles, des passages à tabac et des pillages qui accompagnent ces 
  opérations. Le meilleur remède préventif - l&#146;identification effective de tous 
  les participants à ces opérations et la poursuite rapide et ferme de toute 
  violation des règles qui sont, à vrai dire, en place &#150; n&#146;est pas encore 
  appliqué systématiquement. Bien au contraire, ces opérations sont surtout 
  menées la nuit et les participants sont tous cagoulés. Il a également été 
  souligné à plusieurs reprises qu&#146;en raison du «&nbsp;ciblage&nbsp;» croissant des 
  opérations spéciales, limitées à des maisons individuelles ou à des sections 
  de rue, il est plus difficile pour les témoins d&#146;exactions de parler sans être 
  identifiés, vu le nombre très réduit de témoins<a href="#_ftn3" name="_ftnref3" title>[3]</a>.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">Point 9 
  iii. (pour autant que la situation sur le plan de la sécurité le permette, que 
  les troupes soient consignées dans leurs casernes ou carrément retirées de la 
  République tchétchène)</span></i></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">13.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le nombre de militaires fédéraux (forces armées régulières, forces spéciales 
  du ministère de l&#146;Intérieur/Omon, et du FSB) en poste en Tchétchénie est resté 
  sensiblement le même qu&#146;au début de l&#146;année 2003, avec un effectif de l&#146;ordre 
  de 70.000 hommes. Le retrait de près de 1.200 hommes annoncé en mars 2003 
  semble avoir été compensé par l&#146;arrivée de 1.200 Omon supplémentaires (agents 
  de l&#146;Unité spéciale de la milice) annoncée par le Président en mai 2004 au 
  cours de sa visite après l&#146;assassinat du Président Kadyrov.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">14.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Ces troupes ne sont nullement cantonnées dans leurs casernes. La situation en 
  matière de sécurité, telle qu&#146;illustrée par le nombre plus élevé d&#146;incidents 
  violents, peut justifier la nécessité d&#146;une présence continue et visible des 
  forces de sécurité - à condition qu&#146;elles remplissent leur mission 
  correctement, conformément à la recommandation énoncée au point 9 ii. de la 
  Résolution 1323 (2003).</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">Point 9 
  iv. (que tous ceux qui sont soupçonnés d&#146;avoir commis des exactions fassent 
  l&#146;objet d&#146;une enquête approfondie et, si leur culpabilité est établie, qu&#146;ils 
  soient sévèrement punis conformément à la loi, quels que soient leur grade et 
  leurs fonctions)</span></i></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">15.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Cette recommandation est absolument essentielle. Elle représente le préalable 
  incontournable à une réconciliation nationale et à un règlement politique 
  durable, mais aussi la meilleure mesure préventive contre de nouvelles 
  exactions. Elle n&#146;a malheureusement pas été mise en &#156;uvre avec succès. </span>
  </font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">16.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  J&#146;ai demandé des informations détaillées au Bureau du Procureur général de la 
  Fédération de Russie et au Procureur en chef de la République tchétchène, sur 
  les résultats obtenus dans les enquêtes sur un certain nombre d&#146;affaires 
  criminelles sélectionnées qui ont été portées à mon attention par les 
  différentes parties.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">17.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Concernant les crimes énumérés dans les rapports d&#146;avril 2003, les réponses 
  reçues ont été les suivantes (le texte complet de mes questions et des 
  réponses reçues est joint en annexe) : </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">18.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En ce qui concerne le meurtre de nombreux civils à Alkhan-Yurt en décembre 
  1999, l&#146;enquête préliminaire a été suspendue suite à des «&nbsp;témoignages 
  contradictoires sur les circonstances&nbsp;», les proches des personnes enterrées 
  dans la fosse commune «&nbsp;ne donnant pas leur consentement à l&#146;exhumation&nbsp;»<a href="#_ftn4" name="_ftnref4" title>[4]</a>.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">19.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Pour ce qui est des exécutions massives dans les faubourgs Novye Aldy et 
  Novaya Katyama de Grozny (février/avril 2000), la réponse était simplement que 
  «&nbsp;l&#146;enquête préliminaire suit son cours&nbsp;»&#148;<a href="#_ftn5" name="_ftnref5" title>[5]</a>.
  </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">20.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Aucune réponse n&#146;a été apportée concernant d&#146;éventuelles avancées dans les 
  affaires de l&#146;enlèvement de Ruslan Sh. Alikhadzhiyev (le 17 mai 2000)<a href="#_ftn6" name="_ftnref6" title>[6]</a> 
  et de l&#146;assassinat de Madina Mezhieva et Amkhad Gekaev.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">21.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Concernant la fosse commune dans des jardins ouvriers (société d'horticulture 
  «Zdorovye» et l&#146;opération spéciale menée dans le village de Mesker-Yurt, 
  «&nbsp;l&#146;enquête préliminaire suit son cours&nbsp;».</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">22.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les affaires d&#146;enlèvement de S. Imakayev et du meurtre de Kh. Yandiev (toutes 
  deux en instance devant la Cour européenne des droits de l&#146;homme) font 
  toujours «&nbsp;l&#146;objet d&#146;une enquête de la part du Bureau du Procureur 
  militaire&nbsp;».<a href="#_ftn7" name="_ftnref7" title>[7]</a> </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">23.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Seuls quelques progrès semblent avoir été réalisés dans le meurtre de 
  l&#146;ancienne responsable de l&#146;administration du village d&#146;Alkhan-Kala, M.K. 
  Umazheva, et les actes de torture commis sur Alaudin Sadykov. Dans le premier 
  cas, deux «&nbsp;bandits&nbsp;» recherchés ont été identifiés comme les auteurs, l&#146;un 
  ayant été tué dans l&#146;intervalle pour avoir fait preuve «&nbsp;d&#146;une résistance 
  armée&nbsp;». Dans le deuxième, trois membres du personnel du ministère de l&#146;Intérieur 
  ont été identifiés comme ayant participé au crime. L&#146;un s&#146;est suicidé, les 
  deux autres sont recherchés par la police.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">24.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans les cas portés à mon attention après mars 2003, sur les 24 affaires pour 
  lesquelles j&#146;ai demandé des explications, je n&#146;ai pas obtenu de réponse pour 
  dix dossiers. Une affaire est encore en cours de vérification, deux font 
  l&#146;objet d&#146;une «&nbsp;enquête de la part du Bureau du Procureur militaire&nbsp;». Dans 
  une autre affaire, il m&#146;a été indiqué que mes informations étaient erronées, 
  la victime présumée de l&#146;enlèvement, M. N. Gatiev, ayant été arrêtée sur ordre 
  du tribunal pour participation à des formations armées illégales. Dans six 
  autres dossiers, on m&#146;a fait savoir que «&nbsp;l&#146;enquête préliminaire se 
  poursuit&nbsp;», dans quatre autres dossiers l&#146;enquête préliminaire a été 
  suspendue, dont deux (le meurtre d&#146;un chef de village, M. Tsitsayev, et une 
  explosion de mine près du village d&#146;Assinovskaya) après que les membres des 
  «&nbsp;groupes de bandits&nbsp;» auteurs des crimes aient été identifiés et recherchés 
  par la police. Pour finir, dans un cas, celui de l&#146;enlèvement et des mauvais 
  traitements infligés à M. Z. Murdalov, M. Sergei Lapin, un militaire, a été 
  inculpé et jugé par la Cour suprême de la République tchétchène. Mais j&#146;ai 
  appris dans l&#146;intervalle que les poursuites à son encontre avaient été 
  suspendues depuis octobre 2003, après sa non-comparution devant le tribunal en 
  raison de son incapacité à être jugé pour cause de maladie mentale. Dans un 
  même temps, M. Lapin, après avoir d&#146;abord été révoqué de l&#146;OMON, a été 
  réintégré en qualité d&#146;officier de police dans la ville de Nizhnevartovsk, où 
  il paraît qu&#146;il a récemment été décoré d&#146;une médaille au titre de la 
  «&nbsp;Protection de l&#146;ordre public&nbsp;».</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">25.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les réponses montrent qu&#146;aucun progrès n&#146;a été réalisé dans la poursuite des 
  auteurs, après plusieurs années pourtant et même dans les dossiers 
  parfaitement documentés tels que ceux soumis pour commentaires aux autorités 
  russes. Il est intéressant de noter que la plupart des exceptions, par exemple 
  les dossiers dans lesquels des progrès ont été réalisés dans l&#146;identification 
  des auteurs, concernent principalement des attaques perpétrées contre des 
  responsables de l&#146;administration de villages et le personnel de sécurité ou 
  des crimes attribués aux rebelles.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">26.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;absence de toute avancée dans l&#146;affaire Imakaev est particulièrement 
  préoccupante, dans la mesure où elle a trait directement à l&#146;accès à la Cour 
  européenne des droits de l&#146;homme<a href="#_ftn8" name="_ftnref8" title>[8]</a>. 
  Je suis profondément soucieux du nouvel acte criminel contre une requérante 
  devant la Cour de Strasbourg, Zura Bitiyeva, ayant entraîné la mort de cette 
  dernière, de son mari, Ramzan Iduyev, de leur fils Idris Iduyev et de son 
  frère, Abubakar Bitiyev, et qui n&#146;a toujours pas été élucidé. Seul un enfant 
  d&#146;un an a survécu au drame qui a eu lieu le 21 mai 2003 dans la localité de 
  Kalinovskaya, proche de l&#146;une des principales bases militaires en République 
  de Tchétchénie. Selon des témoins oculaires, un groupe de 15 hommes armés en 
  tenue de camouflage a assassiné Mme Bitiyeva et sa famille. Plus tard, le même 
  matin, deux autres hommes &#150; Turpal Imailov et Islambek Gadiyev &#150; ont été 
  abattus à leur domicile, soi-disant par le même groupe. Par ailleurs, j&#146;ai été 
  informé de manière très détaillée de plusieurs autres affaires similaires dans 
  lesquelles des proches de personnes ayant déposé une requête devant la Cour de 
  Strasbourg ont été harcelés, menacés, voire assassinés.&nbsp; </span></font>
  </p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">27.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Concernant les statistiques en matière de poursuite pour 2003 et le début de 
  2004, elles sont malheureusement tout aussi maigres que celles de 2002, qui 
  avaient incité l&#146;Assemblée à adopter la Résolution 1323 et la Recommandation 
  1600 (2003)&nbsp;:</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">28.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En 2003 et début 2004, le Bureau du Représentant spécial aux droits de l&#146;homme 
  en République tchétchène a été saisi de 1799 plaintes, sur lesquelles 547 
  concernaient des dossiers de personnes disparues, 71 ont été transmises au 
  Bureau du Procureur militaire et 554 au Bureau du Procureur de la République 
  tchétchène.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">29.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Suite aux 799 plaintes enregistrées en 2003 au Bureau du Procureur militaire 
  (dont 367 contenaient des informations sur l&#146;enlèvement ou la détention 
  illégale de 496 résidents), les enquêteurs du Bureau du Procureur militaire 
  ont enquêté sur dix dossiers criminels à la requête de résidents tchétchènes, 
  c'est-à-dire sur 1,25% de l&#146;ensemble des plaintes. Sur ces dix affaires, trois 
  ont été portées devant les tribunaux en 2003. Les tribunaux militaires ont 
  prononcé 13 sentences en 2003 (dont deux concernaient des enquêtes lancées en 
  2000, cinq des enquêtes initiées en 2001, et six des enquêtes démarrées en 
  2002). </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">30.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le Bureau du Procureur civil tchétchène a été saisi de 4763 plaintes en 2003, 
  y compris 2242 plaintes concernant «&nbsp;des méthodes illégales d&#146;investigation&nbsp;» 
  et 554 plaintes&nbsp; reçues par le Bureau du Représentant spécial. En 2003, 
  les procureurs civils ont engagé 419 actions pénales, dont 15 ont été portées 
  devant les tribunaux. Le Bureau du Procureur militaire a été saisi de 128 
  plaintes émanant de résidents et a renvoyé 60 plaintes au Bureau du procureur 
  territorial au cours de la même période.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">31.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il est à noter que le nombre réel des violations est certainement plus 
  important que le nombre de plaintes officielles, les défenseurs des droits de 
  l&#146;homme m&#146;ayant indiqué que dans un certain nombre de dossiers largement 
  documentés, les victimes et leurs familles ont été dissuadées de porter 
  plainte par crainte de représailles. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">32.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans plusieurs affaires, des enquêtes prometteuses menées par des procureurs 
  civils ont été suspendues dès l&#146;apparition d&#146;éléments concrets laissant 
  supposer l&#146;implication de membres des forces de sécurité. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">33.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Tout ceci m&#146;amène à dire que le climat d&#146;impunité relevé dans le rapport de 
  2003 prévaut toujours.<a href="#_ftn9" name="_ftnref9" title>[9]</a> </span>
  </font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">Point 9 
  v. (que les recommandations du commissaire aux droits de l&#146;homme du Conseil de 
  l&#146;Europe soient immédiatement mises en &#156;uvre par la Fédération russe)</span></i></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">34.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Selon des informations reçues par le Bureau du Commissaire aux droits de 
  l&#146;homme, les recommandations, bien qu&#146;acceptées par les autorités russes, ne 
  sont toujours pas mises en &#156;uvre. Le Commissaire envisage de se rendre en 
  République tchétchène dans un avenir proche et abordera cette question.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">Point 
  9. vi. (que la Fédération de Russie autorise sans plus tarder la publication 
  des rapports du CPT):</span></i></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">35.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les autorités russes n&#146;ont toujours pas permis la publication des rapports du 
  CPT sur ses six visites en Tchétchénie, dont la plus récente remonte au mois 
  de mai 2003. Le CPT a néanmoins publié le 10 juillet 2003 une «&nbsp;Déclaration 
  publique&nbsp;» (dont le texte est joint en Annexe) conformément à l&#146;Article 10 
  para. 2 de la Convention européenne pour la prévention de la torture et des 
  peines ou traitements inhumains ou dégradants. Le CPT a noté «&nbsp;un recours 
  continu à la torture et à d&#146;autres formes de mauvais traitements par des 
  membres des autorités d&#146;application de la loi et des forces fédérales opérant 
  dans la République tchétchène. En outre, les mesures prises pour déférer à la 
  justice les responsables de tels faits sont lentes et se révèlent finalement - 
  dans nombre de cas &#150; inefficaces.&nbsp;», et il a fait un certain nombre de 
  recommandations. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">36.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée devrait de ce fait appuyer de tout son poids les recommandations 
  du CPT, résultat &nbsp;d&#146;enquêtes extrêmement détaillées au cours des six visites 
  dans les principaux centres de détention de Tchétchénie, notamment le célèbre 
  ORB-2<a href="#_ftn10" name="_ftnref10" title>[10]</a> à Grozny, et insister 
  pour que le Comité des Ministres engage une discussion approfondie basée sur 
  les constats du CPT.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">Point 
  10 i. (L&#146;assemblée exige des autorités russes qu&#146;elles coopèrent davantage 
  avec les mécanismes de réparation nationaux et internationaux, tant 
  judiciaires que non judiciaires)</span></i></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">37.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Concernant la coopération des autorités russes avec la Cour européenne des 
  droits de l&#146;homme, en l&#146;absence d&#146;informations publiques contraires, il y lieu 
  de présumer que la Russie remplit ses obligations internationales en qualité 
  d&#146;Etat partie à la CEDH. Dans ce contexte, il faudrait souligner qu&#146;il est de 
  l&#146;intérêt propre de la Russie d&#146;élucider au plus tôt les crimes commis contre 
  les requérants devant la Cour de Strasbourg et les membres de leurs familles 
  (en particulier les dossiers Imakaev et Bitiyeva), et de protéger efficacement 
  tous les autres requérants.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">38.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En ce qui concerne les mécanismes de recours non-judiciaires, le Bureau du 
  Représentant spécial du Président de la Fédération de Russie chargé de veiller 
  au respect des droits de l'homme en République de Tchétchénie, poste créé en 
  2000 et occupé en dernier lieu par M. Sultygov, a été supprimé par décret 
  présidentiel en janvier 2004. Je partage les inquiétudes exprimées par le 
  Président de l&#146;Assemblée, Peter Schieder, et le Secrétaire Général de l&#146;époque 
  du Conseil de l&#146;Europe, Walter Schwimmer. La justification fournie par le 
  porte-parole du Kremlin, selon laquelle le Président alors nouvellement élu de 
  la République tchétchène, Akhmad Kadyrov, remplissait en fait déjà les 
  fonctions de représentant aux droits de l&#146;homme n&#146;est pas satisfaisante, et ce 
  pour deux raisons : la première est que selon de nombreux rapports des 
  défenseurs des droits de l&#146;homme travaillant en Tchétchénie, les différentes 
  forces de sécurité sous le commandement de l&#146;ancien Président Kadyrov et de 
  son fils, Ramzan Kadyrov, sont elles mêmes soupçonnées d&#146;être responsables 
  d&#146;une part importante des disparitions et autres violations des droits de 
  l&#146;homme ; la seconde est que dans les affaires où des membres des forces 
  russes sont soupçonnées de telles violations, il est incontestablement 
  difficile pour les fonctionnaires tchétchènes chargés de l&#146;application de la 
  loi d&#146;entreprendre des actions fructueuses<a href="#_ftn11" name="_ftnref11" title>[11]</a>.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">Point 
  10 ii. (invite les Etats membres du Conseil de l&#146;Europe à explorer sans plus 
  attendre toutes les voies permettant de mettre la Fédération de Russie face à 
  ses responsabilités, y compris par l&#146;introduction de requêtes interétatiques 
  devant la Cour européenne des Droits de l&#146;Homme et par l&#146;exercice de la 
  compétence universelle pour les crimes les plus graves commis dans la 
  République tchétchène)</span></i></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">39.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Aucune requête interétatique n&#146;a été introduite devant la Cour européenne des 
  droits de l&#146;homme et aucun pays n&#146;a exercé la compétence universelle pour les 
  crimes commis en République tchétchène. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">Point 
  10 iii. (estime que, si les efforts pour livrer à la justice les personnes 
  responsables de violations des droits de l&#146;homme n&#146;étaient pas intensifiés et 
  si le climat d&#146;impunité en République tchétchène continuait de prévaloir, la 
  communauté internationale devrait envisager la mise en place d&#146;un tribunal ad 
  hoc pour juger les crimes de guerre et les crimes contre l&#146;humanité commis 
  dans la République tchétchène)</span></i></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">40.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Concernant les efforts pour déférer devant la justice les responsables des 
  violations des droits humains, on ne peut pas véritablement parler 
  d&#146;intensification, ne serait-ce qu&#146;au vu des statistiques évoquées 
  précédemment. Les effectifs du Bureau du Procureur militaire dans la région<a href="#_ftn12" name="_ftnref12" title>[12]</a> 
  n&#146;ont pas évolué depuis 2002. Ces chiffres ne font que confirmer la prévalence 
  d&#146;un climat d&#146;impunité en République tchétchène. Et pourtant, l&#146;appel à la 
  création d&#146;un tribunal <i>ad hoc </i>international, salué par certaines ONG, 
  n&#146;a pas été pris en compte par la communauté internationale. </span></font>
  </p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">Point 
  10 iv. (invite instamment la Fédération de Russie à ratifier sans tarder le 
  Statut de la Cour pénale internationale)</span></i></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">41.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Suite à la signature du Statut de Rome le 13 septembre 2000, un certain nombre 
  d&#146;hommes politiques de haut rang se sont exprimés en faveur de la ratification<a href="#_ftn13" name="_ftnref13" title>[13]</a>, 
  et les travaux interministériels ainsi que les consultations d&#146;experts sur la 
  législation nécessaire à la mise en &#156;uvre sont en cours<a href="#_ftn14" name="_ftnref14" title>[14]</a>. 
  Pour autant, une décision définitive sur la ratification ne semble pas encore 
  prise au plus haut niveau<a href="#_ftn15" name="_ftnref15" title>[15]</a>.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">ii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Recommandation 1600 (2003)</span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">Point 
  3. i. (de réorienter ses programmes d&#146;assistance concernant le Caucase du Nord 
  vers l&#146;objectif prioritaire consistant à améliorer la situation en matière de 
  droits de l&#146;homme dans la République tchétchène et de doter ces programmes de 
  fonds suffisants pour que des progrès réels soient enregistrés)</span></i></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">42.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les experts du Conseil de l&#146;Europe rattachés au Bureau du Représentant spécial 
  aux droits de l&#146;homme en République tchétchène, M. Sultygov, ont été rappelés 
  pour raison de sécurité en avril 2003, après qu&#146;une bombe ait explosé à 
  proximité de leur véhicule. Leur mission consistait essentiellement à aider au 
  suivi de la situation des droits de l&#146;homme dans la région et à 
  l&#146;enregistrement des plaintes de la population. Si le rappel des experts était 
  considéré au départ comme temporaire, ils ont été dans l&#146;impossibilité de 
  retourner en Tchétchénie jusqu&#146;à la fin de l&#146;année 2003, date à laquelle un 
  nouvel accord a été conclu entre la Fédération de Russie et le Conseil de 
  l&#146;Europe. Un échange de courriers entre le ministre des Affaires étrangères de 
  la Fédération de Russie, I. S. Ivanov, et le Secrétaire Général, W. Schwimmer<a href="#_ftn16" name="_ftnref16" title>[16]</a> 
  énonce clairement les détails de l&#146;accord par lequel la présence permanente 
  des experts du Conseil de l&#146;Europe en Tchétchénie est remplacée par leur 
  participation, à la demande de la Fédération russe, à la mise en &#156;uvre de 
  tâches concrètes dans le cadre du programme convenu de coopération en 
  Tchétchénie. Ce programme inclut des éléments tels que l&#146;expertise dans le 
  domaine législatif en République tchétchène, le développement de 
  l&#146;administration locale, la réadaptation psychologique et sociale des femmes 
  et des orphelins, la formation aux droits de l&#146;homme des forces de l&#146;ordre, de 
  la police locale et des institutions pénitentiaires ainsi que des séminaires 
  et des formations destinés aux étudiants tchétchènes dans le domaine des 
  droits de l&#146;homme. Pour des raisons de sécurité, toutes les activités hormis 
  le projet de bibliothèque sont pour l&#146;instant prévues hors de la région. Le 
  nouveau programme de coopération, tout en étant très modeste dans son 
  approche, semble correspondre dans les grandes lignes aux priorités fixées par 
  l&#146;Assemblée. Il débutera en août par un séminaire organisé à Moscou sur la loi 
  électorale, en prévision des élections présidentielles qui se tiendront à la 
  fin du même mois.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">43.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  A mon sens, il est regrettable que la présence permanente des experts du 
  Conseil de l&#146;Europe en Tchétchénie ne soit plus à l&#146;ordre du jour, bien qu&#146;il 
  faille reconnaître que leurs possibilités concrètes d&#146;action étaient limitées 
  en raison de la précarité de la sécurité dans le pays et de leur mandat 
  restreint.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">44.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Au cours de ma mission en Tchétchénie, il m&#146;a été rapporté que la base de 
  données des plaintes pour violation des droits de l&#146;homme, que les experts du 
  Conseil de l&#146;Europe avaient aidé à construire au Bureau de M. Sultygov, avait 
  été préservée et qu&#146;elle continuait d&#146;être utilisée par l&#146;actuel chef du 
  Bureau, M. Nukhachiev. Le Bureau du Représentant spécial a reçu 1799 nouvelles 
  plaintes en 2003 et au début de 2004, dont 547 concernaient des cas de 
  personnes disparues. Le Bureau a transmis 554 requêtes au Bureau du Procureur 
  de la République tchétchène. Malheureusement, en dépit de nos demandes, nous 
  avons été dans l&#146;impossibilité de nous rendre à ce Bureau, qui a été déplacé 
  de Znamenskoye à Grozny, au cours de notre mission de juin 2004.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">Point 
  3. ii. (de veiller à associer auxdits programmes d&#146;assistance les 
  organisations non gouvernementales qui s&#146;occupent de prévenir et de mettre en 
  évidence les atteintes aux droits de l&#146;homme en République tchétchène, ainsi 
  que les organisations qui viennent en aide de diverses manières aux victimes 
  de ces violations)</span></i></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">45.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La réponse du Comité des Ministres à la Recommandation 1600 de l&#146;Assemblée 
  (CM/AS(2003)Rec1600final) en date du 2 juin 2003 indique que le Conseil de 
  l&#146;Europe est en contact permanent avec les ONG actives en République de 
  Tchétchénie et qu&#146;elles sont impliquées dans les programmes d&#146;assistance dans 
  toute la mesure du possible. Les ONG consultées lors de la préparation de ce 
  rapport m&#146;ont fait savoir qu&#146;elles n&#146;avaient encore participé à aucun des 
  programmes d&#146;assistance du Conseil de l&#146;Europe.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">Point 
  3. iii (de prendre toutes les mesures possibles pour accroître l&#146;efficacité de 
  l&#146;actuel mandat des experts du Conseil de l&#146;Europe travaillant au Bureau du 
  représentant spécial du Président de la Fédération de Russie pour les droits 
  de l&#146;homme en République tchétchène, en ce qui concerne leur capacité 
  d&#146;influer sur la situation des droits de l&#146;homme)</span></i></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">(Voir 
  ci-dessus para. 42 à 44, commentaires sous le point 3.i.)</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">Point 
  3. iv. (d&#146;inviter instamment le Gouvernement russe à se conformer 
  intégralement aux recommandations qui lui sont adressées dans les paragraphes 
  9 et 10 de la Résolution 1323 susmentionnée)</span></i></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">46.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le Comité des Ministres souligne dans sa réponse à la Recommandation 1600 
  adoptée le 28 mai 2003 que les Délégués ont examiné régulièrement depuis juin 
  2000<a href="#_ftn17" name="_ftnref17" title>[17]</a> les rapports du 
  Secrétaire Général sur l&#146;action des experts du Conseil de l'Europe présents en 
  Tchétchénie et le point «&nbsp;contribution du Conseil de l&#146;Europe en vue de la 
  restauration de l&#146;état de droit, du respect des droits de l&#146;homme et de la 
  démocratie en Tchétchénie&nbsp;». Si la réponse indique que les recommandations 
  pertinentes de l&#146;Assemblée sont prises en compte durant ces discussions, 
  aucune décision officielle enjoignant le Gouvernement de la Fédération de 
  Russie à se conformer aux recommandations spécifiques de l&#146;Assemblée évoquées 
  ci-dessus n&#146;a pas été prise. En particulier, le Comité des Ministres ne fait 
  pas clairement référence à une telle décision dans sa réponse à la 
  Recommandation 1600. Cette omission marque un nouveau recul dans la réaction 
  du Comité des Ministres par rapport à sa réponse à la  </span>
  <a href="../../AdoptedText/TA03/FREC1593.htm">Recommandation 1593</a><span lang="FR"> de 
  l&#146;Assemblée sur l&#146;évaluation des perspectives de résolution politique du 
  conflit en République tchétchène, adoptée par les Délégués le même jour. Dans 
  ce document, il est dit que «&nbsp;Conformément au paragraphe 4 de la 
  recommandation, le Comité des Ministres a dûment porté la </span>
  <a href="../../AdoptedText/TA03/FRES1315.htm">Résolution 1315 (2003)</a><span lang="FR"> 
  de l'Assemblée à l'attention du Gouvernement de la Fédération de Russie&nbsp;» - 
  sans pour autant, comme le prévoit le paragraphe 4 de la Recommandation 1593, 
  insister pour qu&#146;il y soit donné suite avec diligence.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><i><span lang="FR">Point 
  4. (saisir le Comité des Ministres, conformément au paragraphe 1 de sa 
  Déclaration de 1994 sur le respect des engagements pris par les Etats membres 
  du Conseil de l&#146;Europe, et recommande au Comité des Ministres de charger le 
  Secrétaire Général de prendre des mesures spécifiques en application du 
  paragraphe 4 de cette déclaration)</span></i></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">47.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La réponse du Comité des Ministres à la Recommandation 1600 ne fait pas 
  expressément mention de la Déclaration de 1994 sur le respect des engagements 
  pris par les Etats membres du Conseil de l&#146;Europe<a href="#_ftn18" name="_ftnref18" title>[18]</a>. 
  La Comité n&#146;a pris de décision à aucune autre occasion pour donner instruction 
  au Secrétaire Général de «&nbsp;prendre des contacts, de recueillir des 
  informations et de donner un avis sur la situation des droits de l'homme dans 
  la République tchétchène&nbsp;», comme le recommande l&#146;Assemblée. Cette omission 
  est pour le moins regrettable car le paragraphe 4 de la Déclaration de 1994 a 
  été utilisé plusieurs fois au préalable en réponse à des inquiétudes exprimées 
  par l&#146;Assemblée parlementaire<a href="#_ftn19" name="_ftnref19" title>[19]</a>.
  </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">48.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée doit une nouvelle fois rappeler au Comité des Ministres, organe 
  exécutif du Conseil de l&#146;Europe, que les violations massives et persistantes 
  des droits de l&#146;homme en République tchétchène constituent de loin le problème 
  le plus grave en matière de droits de l&#146;homme de tous les Etats membres du 
  Conseil de l&#146;Europe et que la crédibilité de l&#146;Organisation dans son ensemble 
  dépend de sa capacité à convaincre la Fédération de Russie de respecter ses 
  engagements à cet égard<a href="#_ftn20" name="_ftnref20" title>[20]</a>. A 
  mon avis, le Comité des Ministres n&#146;a pas fait du bon travail dans ce dossier, 
  et ceci pour des «&nbsp;raisons géopolitiques&nbsp;» qui sont de moins en moins 
  acceptables par l&#146;opinion publique de bon nombre des Etats membres du Conseil 
  de l&#146;Europe et au-delà.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">III.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Évolution de la situation des droits de l&#146;homme en Tchétchénie depuis 2003</span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">i.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Évaluation globale de la situation &#150; statistiques de «&nbsp;Memorial&nbsp;»</span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">49.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La situation dramatique des droits de l&#146;homme en Tchétchénie décrite dans les 
  textes adoptés par l&#146;Assemblée en janvier et avril 2003 n&#146;a malheureusement 
  connue aucune amélioration significative depuis lors. Le nombre des 
  «&nbsp;opérations spéciales&nbsp;» et des coups de filet par les forces de sécurité 
  semble avoir un peu diminué, notamment juste avant le référendum de mars et 
  les élections présidentielles d&#146;octobre et depuis la fin 2003. Mais les 
  détentions arbitraires, souvent suivies de «&nbsp;disparitions&nbsp;», tortures ou 
  passages à tabac des détenus, le vol ou la destruction de biens par les forces 
  de sécurité (tchétchènes et fédérales) mais également par certains groupes 
  rebelles, sont pratiqués à grande échelle, considérant le petit nombre 
  d&#146;habitants que compte la Tchétchénie et les pertes déjà subies au cours des 
  années passées. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">50.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les statistiques dressées par «&nbsp;Memorial&nbsp;» révèlent un total de 495 personnes 
  enlevées en 2003 (177 au cours des cinq premiers mois de 2004), dont 156 (92) 
  ont été relâchées ou libérées contre rançon, 52 (13) ont été retrouvées 
  mortes, et 287 (72) sont toujours portées disparues. Le nombre de tués en 
  République tchétchène en 2003 a été de 446 (117 au cours des cinq premiers 
  mois de 2004), dont 297 (57) civils, 72 (20) membres des forces de l&#146;ordre, 1 
  (4) responsable de l&#146;administration, 38 (12) membres présumés des forces 
  «&nbsp;rebelles&nbsp;», et 38 (24) personnes inconnues. Si ces statistiques témoignent 
  d&#146;une légère amélioration au début de l&#146;année 2004, les effets du «&nbsp;changement 
  de stratégie&nbsp;» annoncé par les rebelles (démontré par les attaques de grande 
  envergure menées fin juin) ne sont pas encore pris en compte. «&nbsp;Memorial&nbsp;» 
  souligne que les chiffres pour l&#146;ensemble de la République tchétchène 
  pourraient être trois ou quatre fois plus élevés que ceux basés sur un suivi 
  incomplet de 25-30% du territoire. Le nombre réel d&#146;enlèvements est 
  probablement plus proche de 1500-2000 pour 2003, et celui des tués à peine 
  moins élevé. Ces chiffres, rapportés à la population tchétchène estimée entre 
  800.000 et un million de personnes, parlent d&#146;eux même. Il n&#146;y a probablement 
  aucune famille qui n&#146;ait été touchée par un décès ou une disparition. </span>
  </font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">51.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le rapport du Groupe Helsinki de Moscou et le Centre des droits de l&#146;homme «&nbsp;Memorial&nbsp;» 
  («&nbsp;Chechnya 2003, Political Process through the Looking Glass&nbsp;» (Tchétchénie 
  2003 - Le processus politique sous la loupe)) nous livre un tableau déprimant 
  et familier en décrivant une douzaine d&#146;incidents individuels qui se sont 
  déroulés en à peine plus d&#146;une semaine, début septembre 2003<a href="#_ftn21" name="_ftnref21" title>[21]</a>. 
  Des inconnus armés, cagoulés et en uniformes militaires, conduisant des 
  véhicules militaires et autres, sans marque distinctive, ont pénétré de force 
  dans des maisons, ont roué de coups les occupants ou les ont enlevés<a href="#_ftn22" name="_ftnref22" title>[22]</a>; 
  des personnes ont été arrêtées par les forces fédérales russes, certaines 
  n&#146;ont jamais réapparu, d&#146;autres ont été abandonnées après avoir été sévèrement 
  battues ou torturées<a href="#_ftn23" name="_ftnref23" title>[23]</a>; des 
  fusillades aveugles dans les districts urbains<a href="#_ftn24" name="_ftnref24" title>[24]</a>, 
  des attaques d&#146;artillerie contre des villages<a href="#_ftn25" name="_ftnref25" title>[25]</a>, 
  des mines terrestres tuant notamment une mère de neuf enfants et une autre de 
  huit enfants et mutilant d&#146;autres femmes et enfants<a href="#_ftn26" name="_ftnref26" title>[26]</a>.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">ii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Nouvelles catégories de violations de la Convention européenne des droits de 
  l&#146;homme dans le sillage du référendum constitutionnel et des élections 
  présidentielles tchétchènes</span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">52.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le référendum constitutionnel de mars 2003 et les élections à la Présidence 
  tchétchène d&#146;octobre 2003 ont fait naître de nouvelles catégories de 
  violations des droits de l&#146;homme, en particulier du droit des peuples à des 
  élections libres (Article 3 du Protocole No. 1 de la CEDH) et de la liberté 
  d&#146;expression (Article 10 de la CEDH), en complément des violations 
  persistantes des droits à la vie (Article 2 de la CEDH), de l&#146;interdiction de 
  la torture (Article 3 de la CEDH), et des droits à la liberté et à la sûreté 
  (Article 5 de la CEDH), et de la protection de la propriété (Article 1 du 
  Protocole No. 1), etc.. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">53.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les violations des droits démocratiques de la population tchétchène ont été 
  commises du côté du pouvoir au moyen de manipulations grossières du processus 
  électoral<a href="#_ftn27" name="_ftnref27" title>[27]</a>, dont le recours 
  massif aux ressources administratives pour une propagande partiale, 
  l&#146;intimidation et parfois les agressions physiques et la suppression des 
  adversaires, ainsi que la manipulation des listes électorales et la fraude 
  lors du décompte des bulletins (notamment un large recours au «&nbsp;vote des 
  morts&nbsp;»).</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">54.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;incident qui s&#146;est produit le 9 septembre 2003, dans le district 
  Starpromyslovy de la ville de Grozny, rue Zhukovsky du faubourg de Katayama, 
  en est la terrible illustration<a href="#_ftn28" name="_ftnref28" title>[28]</a>: 
  des hommes armés, probablement des services de sécurité de Kadyrov, dans des 
  véhicules dépourvus de plaque d&#146;immatriculation (les vitres couvertes de 
  portraits de Kadyrov) ont arrêté Bislan Khayauri pour une vérification 
  d&#146;identité. Après le contrôle, ils l&#146;ont abattu avec leurs fusils d&#146;assaut. 
  Puis ils ont barré le quartier où habitait la famille Khayauri, ont mis le feu 
  à sa maison, y ont pénétré, et ont partiellement détruit ou volé tout ce qui 
  s&#146;y trouvait. Le père de la victime était coordinateur des quartiers généraux 
  électoraux de of Malik Saidullaev, un des candidats à la Présidence 
  tchétchène. Les habitants de Katayama sont persuadés que l&#146;assassinat de 
  Bislan et la mise à sac de la maison sont des actes de dissuasion et de 
  vengeance de la part des partisans de Kadyrov contre ceux de Saidullaev.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">55.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Des violations des droits démocratiques du peuple ont également été commises 
  par des rebelles armés qui ont eux aussi attaqué des candidats et leurs 
  partisans, ainsi que des bureaux de vote, au cours de plusieurs d&#146;incidents 
  violents dont certains auraient pu faire bien plus de victimes encore sans la 
  vigilance des forces de sécurité. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">56.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le cas d&#146;Abdul-Wahid<a href="#_ftn29" name="_ftnref29" title>[29]</a> en est 
  un exemple&nbsp;: mufti du district de Vedeno, il a été tué avec son garde du corps 
  le 26 août 2003 dans le village d&#146;Elistanzhi. Selon les villageois, un groupe 
  de Tchétchènes armés les a enlevés à leur domicile durant la nuit, et l&#146;un des 
  assassins a lu à haute voix une déclaration selon laquelle le mufti avait été 
  abattu et son garde du corps tué à coup de couteau. Les villageois soulignent 
  qu&#146;Abdul-Wahid était un ami proche d&#146;Akhmat Kadyrov.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">57.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Un autre exemple<a href="#_ftn30" name="_ftnref30" title>[30]</a> est 
  l&#146;attaque coordonnée de la station locale de télévision du village de 
  Sernovodsk dans le district de Sunzha, lorsque Magomed Astamirov, le directeur 
  de la station, a été forcé sous la menace d&#146;une arme de diffuser une cassette 
  vidéo présentant des scènes de combat et un message d&#146;A. Maskhadov. Trois 
  autres groupes paramilitaires se sont emparés simultanément d&#146;une centrale 
  électrique, ont ouvert le feu sur le commissariat de police local et ont 
  détruit les quartiers généraux électoraux de M. Kadyrov, après quoi ils ont 
  tirés dans les rues Lénina et Kirova, criant «&nbsp;Allah Akbar!&nbsp;» et intimant aux 
  spectateurs l&#146;ordre de rentrer chez eux et de regarder la chaîne locale de 
  télévision. Par chance, aucune victime n&#146;est à déplorer.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">58.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le 2 septembre 2003, Saipuddin Tsitsayev, responsable de l&#146;administration du 
  village de Chechen-Aul près de Grozny, a été tué à l&#146;aube par des inconnus 
  armés et masqués qui ont fait irruption dans sa maison, l&#146;ont conduit de force 
  dans la cour et l&#146;ont abattu<a href="#_ftn31" name="_ftnref31" title>[31]</a>. 
  Selon les autorités russes, les membres du «&nbsp;groupe de bandits&nbsp;» qui ont 
  commis ce crime ont été identifiés dans l&#146;intervalle et sont recherchés.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">59.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Ces incidents sont simplement des exemples choisis plus ou moins 
  aléatoirement. Ils illustrent, avec d&#146;autres exactions, le point de vue de 
  toutes les ONG actives dans la région selon lequel le référendum et les 
  élections présidentielles de 2003/2004 n&#146;ont pas répondu aux normes minimales 
  propres aux élections démocratiques. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">60.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Qui plus est, je partage l&#146;avis des ONG qui estiment que la situation en 
  matière de sécurité et de droits de l&#146;homme en Tchétchénie est telle qu&#146;elle 
  empêche la tenue d&#146;élections véritablement démocratiques cet été. Dans les 
  conditions de sécurité prévalentes, une observation sérieuse des élections 
  précédentes n&#146;est non plus envisageable. C&#146;est pourquoi j&#146;ai décliné 
  l&#146;invitation à assister aux élections présidentielles fin août, car je 
  redoutais que ma présence puisse servir abusivement à conférer une légitimité 
  internationale à un exercice qui n&#146;est pas et ne peut être qualifié 
  d&#146;élections démocratiques. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">iii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Climat d&#146;impunité qui règne toujours en Tchétchénie, et gagne l&#146;Ingouchie
  </span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">61.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le climat d&#146;impunité relevé par l&#146;Assemblée dans la Résolution 1323 et la 
  Recommandation 1600 prévaut malheureusement en République tchétchène<a href="#_ftn32" name="_ftnref32" title>[32]</a>, 
  et semble gagner l&#146;Ingouchie, où un certain nombre d&#146;abus perpétrés en 2003 et 
  au début de 2004 sont des réminiscences de ceux intervenus en République 
  tchétchène<a href="#_ftn33" name="_ftnref33" title>[33]</a>. </span></font>
  </p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">62.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les représentants d&#146;ONG estiment que le changement de stratégie des forces 
  fédérales, passant «&nbsp;d&#146;opérations de nettoyage&nbsp;» à grande échelle à des 
  «&nbsp;opérations ciblées&nbsp;» de plus petite envergure, est un faux progrès. Si ces 
  opérations touchent moins de personnes, les ONG sont d&#146;avis qu&#146;elles 
  s&#146;apparentent à des actes quasi-légalisés «&nbsp;d&#146;escadrons de la mort&nbsp;». Vu le 
  nombre beaucoup plus restreint de témoins potentiels, il est aussi plus 
  dangereux pour les proches des victimes de porter plainte, les informateurs 
  pouvant être plus facilement identifiés et soumis à des représailles.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">63.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Une nouvelle pratique effrayante a vu le jour&nbsp;: la prise en otages de proches 
  des personnes suspectées d&#146;être des combattants rebelles, afin de forcer ces 
  derniers à se rendre. L&#146;affaire de Magomed Khambiev, qui s&#146;est 
  «&nbsp;volontairement&nbsp;» rendu aux autorités tchétchènes le 8 mars 2004, en est un 
  exemple typique. Le 1<sup>er</sup> mars 2004, une «&nbsp;opération spéciale&nbsp;» de 
  grande envergure a été menée à Grozny, Benoi et Nozhai-Yurt, menant à 
  l&#146;arrestation de près de 20 membres de sa famille. Un ultimatum a prétendument 
  été adressé à M. Khambiev via ses proches, affirmant qu&#146;ils seront tous 
  abattus s&#146;il refusait de se rendre. Après sa reddition, les membres de la 
  famille Khambiev ont été relâchés<a href="#_ftn34" name="_ftnref34" title>[34]</a>. 
  Il a été rapporté que Ramzan Kadyrov, fils du Président assassiné et chef de 
  la «&nbsp;garde présidentielle&nbsp;», a suggéré de punir non seulement les combattants 
  eux-mêmes, mais aussi tous leurs proches<a href="#_ftn35" name="_ftnref35" title>[35]</a>. 
  Certains incidents relatés par Memorial en mai 2004 et par FIH en septembre 
  2004<a href="#_ftn36" name="_ftnref36" title>[36]</a> semblent montrer qu&#146;il 
  ne s&#146;agit pas de menaces en l&#146;air<a href="#_ftn37" name="_ftnref37" title>[37]</a>. 
  Inutile de dire que ceci ne s&#146;inscrit pas en droite ligne de la Convention 
  européenne des droits de l&#146;homme, qui ne permet de punir que les auteurs de 
  délits pénaux, et non les membres de leur famille.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">64.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Au cours de notre réunion en juin, le Président de l&#146;Ingouchie, M. Zyazikov, 
  nous a impressionnés par sa reconnaissance candide de la recrudescence des 
  problèmes de sécurité dans son pays. En insistant sur le fait que l&#146;Ingouchie 
  n&#146;est pas la Tchétchénie, il s&#146;est engagé à ce que toute disparition donne 
  lieu à une enquête sérieuse de la part du Ministère public. Il a également 
  fermement refusé les demandes émises par certaines organisations pour pouvoir 
  utiliser des véhicules dépourvus de plaque d&#146;immatriculation. Lorsque nous 
  avons mentionné avoir vu des véhicules de ce type au cours de notre visite, il 
  a sévèrement admonesté, en notre présence, le ministre responsable. Quand nous 
  avons soulevé le cas du procureur disparu, Rachid Ozdoev<a href="#_ftn38" name="_ftnref38" title>[38]</a>, 
  il nous a assuré de l&#146;indiscutable crédibilité de son père, qui nous avait 
  informé au préalable et personnellement, le même jour, des circonstances de la 
  disparition de son fils, au bureau de «&nbsp;Memorial&nbsp;» à Nazran. Le Président 
  Zyazikov nous a affirmé qu&#146;il ferait l&#146;impossible pour tirer cette affaire au 
  clair, ainsi que les autres disparitions intervenues récemment sur le 
  territoire de son pays<a href="#_ftn39" name="_ftnref39" title>[39]</a>. Il 
  s&#146;est pleinement associé à la suggestion que nous lui avons faite que son pays 
  avait besoin de renforcer rapidement les effectifs des forces de l&#146;ordre qui, 
  à l&#146;instar de Rachid Ozdoev, remplissent leur mission avec courage et 
  détermination pour servir et protéger tous les citoyens respectueux de la loi 
  et pourchassent ceux qui l&#146;outrepassent, quels qu&#146;ils soient. </span></font>
  </p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">65.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Je suis particulièrement affligé par la détérioration de la situation en 
  Ingouchie, notamment après les séries d&#146;attaques concertées de la fin juin 
  2004, car cette République a montré un empressement remarquable à aider les 
  innombrables réfugiés qui ont franchi ses frontières au cours des deux guerres 
  de Tchétchénie. Avec un tant soit peu d&#146;aide de la communauté internationale, 
  à laquelle le Président Zyazikov a exprimé la gratitude de sa République, le 
  peuple ingouche, au nombre de 480.000 personnes, a accueilli plus de 500.000 
  réfugiés. Je n&#146;entrerai pas dans les détails de la situation des réfugiés 
  tchétchènes en Ingouchie, soumis à diverses pressions pour retourner dans leur 
  pays, car c&#146;est le sujet traité par mon collègue Iwinsky dans le rapport sur 
  la situation des réfugiés qu&#146;il prépare pour la Commission des Migrations.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">66.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Je partage l&#146;inquiétude des représentants des ONG pour qui la situation en 
  République tchétchène est comparable à une gangrène menaçant de s&#146;étendre à 
  toute la Fédération de Russie. Les membres des forces de sécurité, en poste en 
  Tchétchénie durant quelques temps, puis mutés dans d&#146;autres régions de la 
  Fédération, risquent d&#146;y importer les méthodes apprises et appliquées en 
  Tchétchénie. Le ton nationaliste prévalant dans beaucoup de médias et le 
  sentiment anti-caucasien qui gagne la population et même les tribunaux, 
  notamment lors des procès par jury nouvellement introduits<a href="#_ftn40" name="_ftnref40" title>[40]</a>, 
  sont également des retombées négatives du conflit tchétchène. </span></font>
  </p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">67.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En annexe I, j&#146;ai sélectionné certaines affaires individuelles d&#146;exactions qui 
  m&#146;ont été livrées par différentes ONG afin que j&#146;en fasse état dans mon 
  rapport, avec l&#146;espoir que leur étalement au grand jour contribuera à leur 
  résolution.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">68.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les affaires présentées en détail dans l&#146;Annexe II me tiennent 
  particulièrement à c&#156;ur car elles m&#146;ont été signalées par des proches accablés 
  qui ont participé à la réunion à laquelle j&#146;ai assisté aux côtés d&#146;Andreas 
  Gross, au bureau de Mémorial de Nazran.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">69.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;affaire Kaplanov<a href="#_ftn41" name="_ftnref41" title>[41]</a> démontre 
  que tous les enlèvements n&#146;ont pas un arrière-plan «&nbsp;politique&nbsp;», pas même 
  ceux commis par des membres des forces de sécurité. Elle illustre également 
  les causes du manque de confiance des citoyens dans les organes d&#146;application 
  de la loi locaux et de terrain. Au contraire, plusieurs des proches des 
  victimes que j&#146;ai rencontrés étaient au désespoir et nous ont imploré 
  d&#146;informer le Président Poutine de leur condition, affirmant que si le 
  Président était véritablement au courant de la situation, il se chargerait à 
  titre personnel de rétablir l&#146;ordre et la loi et de libérer les membres de 
  leur famille. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">70.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Cette attitude se retrouve dans la position des principales organisations des 
  droits de l&#146;homme russes et internationales, qui nous ont demandé de plaider 
  pour l&#146;instauration temporaire de l&#146;état d&#146;urgence, ou un régime présidentiel 
  direct, et pour le report de toute élection jusqu&#146;au rétablissement de la loi 
  et de l&#146;ordre d&#146;une manière ou d&#146;une autre. En tant que parlementaires 
  oeuvrant pour les droits de l&#146;homme et la démocratie, M. Gross et moi-même 
  avons été plutôt surpris de voir des organisations telles que Memorial et les 
  représentants régionaux d&#146;autres organisations des droits de l&#146;homme plaider 
  pour l&#146;instauration de la loi martiale et le report des élections. Ils nous 
  ont expliqué qu&#146;ils préféraient appeler les choses par leur nom et qu&#146;ils 
  avaient l&#146;espoir que les responsabilités seraient ainsi clairement assumées.
  </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">71.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  A l&#146;inverse, les autorités fédérales et tchétchènes continuent de parier sur 
  la «&nbsp;normalisation&nbsp;», refusant toute discussion avec le camp des 
  sécessionnistes qu&#146;ils cherchent à écraser par tous les moyens. Des avancées 
  vers un retour à une «&nbsp;vie normale&nbsp;» sont espérées de l&#146;injection planifiée de 
  fonds fédéraux pour le développement social&nbsp;: reconstruction des 
  infrastructures sociales, logements, versement des indemnisations promises à 
  ceux dont les maisons ou les appartements ont été détruits durant les combats.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">72.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Au cours de notre mission en juin, les organisateurs russes se sont fait un 
  point d&#146;honneur de nous présenter un certain nombre de réalisations dans ce 
  domaine, à Grozny et à Znamenskoye, y compris deux camps destinés aux réfugiés 
  de retour (l&#146;un composé de petites maisons, l&#146;autre d&#146;un grand immeuble 
  d&#146;appartements), plusieurs écoles , un jardin d&#146;enfants, un orphelinat, une 
  maternité, un atelier de menuiserie, des immeubles administratifs 
  reconstruits, et enfin l&#146;université de Grozny, qui a repris ses activités. Ces 
  réalisations sont bien sûr des signes positifs des efforts entrepris et qui 
  portent leurs fruits. Mais au vu de la destruction complète de Grozny - il 
  nous a suffi de jeter un coup d&#146;&#156;il par la fenêtre lors de nos déplacements en 
  convoi militaire d&#146;un point à un autre de la ville - ces efforts, pour 
  louables qu&#146;ils soient, semblent bien futiles. La reconstruction et le 
  développement économique durable ne peuvent s&#146;appuyer que sur la confiance de 
  la population en ceux qui les gouvernent. Cette confiance ne peut exister que 
  si les droits de l&#146;homme sont respectés, notamment par les membres des 
  différents organes d&#146;application de la loi. Cette vérité doit être répétée 
  encore et encore et le Conseil de l&#146;Europe doit à la Fédération de Russie, un 
  de ses Etats membres parmi les plus importants, de ne pas jamais renoncer.
  </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">D.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Conclusion</span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">73.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La situation des droits de l&#146;homme en République tchétchène reste 
  catastrophique et menace de s&#146;étendre à d&#146;autres régions de la Fédération de 
  Russie, sapant la primauté du droit. Les efforts des autorités pour améliorer 
  la situation sociale ont produit quelques résultats, mais des progrès sociaux 
  et économiques durables ne sont possibles qu&#146;en regagnant la confiance du 
  peuple. Cela suppose de déférer devant la justice les auteurs des violations 
  des droits de l&#146;homme les plus graves et de prendre les mesures qui s&#146;imposent 
  pour éviter que de telles exactions se reproduisent.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">74.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Pour cette raison, je propose de réitérer les appels aux autorités russes et 
  aux formations armées illégales de prendre les mesures nécessaires pour mettre 
  un terme au climat d&#146;impunité qui prévaut en République tchétchène, telles 
  qu&#146;énoncées dans le projet de résolution et dans les recommandations du CPT et 
  du Commissaire aux droits de l&#146;homme du Conseil de l&#146;Europe.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">75.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Je propose également, dans le projet de recommandation, de continuer de 
  rappeler au Comité des Ministres, organe exécutif du Conseil de l&#146;Europe, que 
  les violations massives des droits de l&#146;homme en République tchétchène 
  constituent de loin le problème le plus grave en matière de droits de l&#146;homme 
  de l&#146;ensemble des Etats membres du Conseil de l&#146;Europe et que la crédibilité 
  de l&#146;Organisation dans son ensemble dépend de sa capacité à convaincre la 
  Fédération de Russie de respecter ses engagements à cet égard.</span></font></p>
  <p align="center"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">ANNEXE I</span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">Sélection 
  de cas individuels de violations des droits de l&#146;homme </span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">1.<b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Eliza Gaitamirova</b> a «&nbsp;disparu&nbsp;» le 15&nbsp;janvier&nbsp;2004. Elle a été arrêtée en 
  décembre&nbsp;2003 et maintenue en détention à Nalchik, Kabardino-Balkaria, 
  jusqu&#146;au 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier&nbsp;2004. Plusieurs hommes tchétchènes étaient 
  détenus au côté de Mme Gaitamirova, mais les proches n&#146;ont reçu aucune 
  information quant au lieu exact où ils se trouvent<a href="#_ftn42" name="_ftnref42" title>[42]</a>.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Imram</b> <b>Ezhiev</b>, responsable du centre d&#146;informations de la Société 
  pour l'amitié russo-tchétchène dans le Caucase du Nord, coordinateur régional 
  du Groupe Helsinki de Moscou et membre d&#146;un Groupe de travail sur les droits 
  de l&#146;homme en Tchétchénie instauré par la Commission présidentielle des droits 
  de l'homme&nbsp;: il a fait l&#146;objet d&#146;au moins 17 arrestations, la dernière en date 
  remontant au 29&nbsp;janvier&nbsp;2004, peu de temps après qu&#146;il eut accompagné le chef 
  de la Commission présidentielle russe des droits de l&#146;homme, Ella Pamfilova, 
  lors d&#146;une visite de camps de personnes déplacées en Ingouchie. Plusieurs 
  fonctionnaires de police l&#146;auraient prétendument roué de coups sur le dos et 
  lui auraient frappé la tête contre le mur, tout en menaçant de remettre tous 
  les hommes aux forces fédérales russes et de signer ainsi leur «&nbsp;disparition&nbsp;» 
  sans trace. M. Ezhiev a affirmé que les fonctionnaires de police ont pris 
  connaissance du dossier médical qu&#146;il avait en sa possession et qu&#146;ils 
  savaient pertinemment qu&#146;il souffrait d&#146;une lésion à la colonne vertébrale 
  lorsqu&#146;ils lui ont assené des coups sur le dos. Le lendemain matin, Mme 
  Pamfilova a été informée de l&#146;arrestation des hommes et sur son insistance, 
  ils ont été relâchés plus tard dans la journée. En&nbsp;mars&nbsp;2003, M. Ezhiev avait 
  également été extrait de force de sa voiture par des hommes armés et masqués 
  et détenu pendant environ trois jours durant lesquels il aurait subi des actes 
  de torture. Son cousin, Akhmed Ezhiev a, quant à lui, été abattu à son 
  domicile à Shali le 18&nbsp;décembre&nbsp; 2002.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans une «&nbsp;action urgente&nbsp;» datée du 16&nbsp;juillet&nbsp;2004, Amnesty International a 
  rendu compte d&#146;un nouvel incident inquiétant survenu le 12&nbsp;juillet au cours 
  duquel plus de 40 policiers ont pris d&#146;assaut les bureaux de la Société dans 
  la ville ingouche de Karaboulak. Selon AI, la plupart de ceux-ci étaient en 
  tenue de camouflage, portaient un masque et étaient munis d&#146;une mitrailleuse. 
  Ils auraient fouillé les bureaux sans s&#146;annoncer ou présenter de mandat, et 
  auraient confisqué six cassettes vidéo, quatre disques durs et des dossiers 
  contenant des témoignages de victimes de violations des droits humains 
  commises à l&#146;encontre de civils par les forces armées russes en Tchétchénie, 
  l&#146;identité des auteurs présumés de ces actes ainsi que des éléments concernant 
  des véhicules utilisés pour enlever des civils. Imran Ezhiev, arrivé sur les 
  lieux pendant la perquisition, a déclaré aux policiers qu&#146;en l&#146;absence de 
  mandat, leurs agissements étaient illégaux. L&#146;un d&#146;eux lui aurait répondu, en 
  criant : «Ce qui est illégal, c&#146;est que tu sois né, et que tu sois tchétchène. 
  Ne t&#146;inquiète pas, on va trouver de quoi t&#146;inculper.»</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Soupçonné de 
  mener des activités terroristes, l&#146;un des défenseurs des droits de l&#146;homme de 
  la Société pour l'amitié russo-tchétchène,<b>Khamzat Kuchiev</b>, a été arrêté 
  peu de temps après que la police ait dit avoir trouvé deux petits sachets en 
  plastique remplis de poudre. Imran Ezhiev a téléphoné à Ella Pamfilova, 
  présidente du Comité présidentiel des droits humains de la Fédération de 
  Russie, à Moscou, et a sollicité son aide. Celle-ci aurait ensuite appelé le 
  président de la République d&#146;Ingouchie pour lui demander d&#146;intervenir, et 
  Khamzat Kuchiev a été relâché au bout de quelques heures. La police lui aurait 
  présenté ses excuses mais aurait également demandé que l&#146;ONG n&#146;ébruite pas 
  davantage l&#146;affaire. La Société pour l'amitié russo-tchétchène a porté plainte 
  auprès des services du Procureur de la République d'Ingouchie pour 
  perquisition illégale de ses bureaux, détention arbitraire de M. Kuchiev, et 
  confection présumée de preuves. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Amnesty International reste vivement préoccupée par la sécurité d&#146; Imran 
  Ezhiev et celle des autres membres de la Société. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">5.<b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </b>Le corps mutilé d&#146;<b>Aslan Davletukaev</b> a été découvert le 
  16&nbsp;janvier&nbsp;2004 près de Gudermes en Tchétchénie. M. Davletukaev travaillait 
  avec la Société pour l'amitié russo-tchétchène et aurait été kidnappé par les 
  forces fédérales russes le 10&nbsp;janvier<a href="#_ftn43" name="_ftnref43" title>[43]</a>.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Un membre de la Société pour l'amitié russo-tchétchène,<b> Arthur Akhmatukaev</b>, 
  qui a récemment épousé la nièce d&#146;Imran Ezhiev (voir ci-dessus), a «&nbsp;disparu&nbsp;» 
  après avoir été enlevé le 4&nbsp;août&nbsp;2003 par des soldats russes à bord d&#146;un 
  véhicule blindé<a href="#_ftn44" name="_ftnref44" title>[44]</a>.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Aslan Shakhidovich Usmayev</b> du village de Tsentrovaya a été retrouvé 
  mort le 1<sup>er</sup> septembre&nbsp;2003 dans la banlieue est de Gudermes, près 
  d&#146;une station-service à environ 150 mètres d&#146;un poste de police local. Il 
  avait été opéré à l&#146;hôpital n°2 de la ville de Gudermes. Le 31&nbsp;août, à minuit, 
  des personnes armées et masquées sont arrivées à bord d&#146;une jeep UAZ et ont 
  fait irruption dans l&#146;hôpital pour kidnapper A. Usmayev et l&#146;un de ses amis 
  venu veiller sur lui. Ce dernier a cependant été relâché la nuit même. 
  L&#146;assassinat n&#146;a pas été rapporté aux forces de l&#146;ordre<a href="#_ftn45" name="_ftnref45" title>[45]</a>.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Musa Khamkhoev </b>et <b>Ibragim Khashagulgov</b> ont été tués et Akraham 
  Kashagulgov blessé au cours de la prétendue attaque d&#146;une voiture civile par 
  un hélicoptère militaire, le 25&nbsp;mars&nbsp;2004 près du village ingouche de 
  Sleptsovskaya<a href="#_ftn46" name="_ftnref46" title>[46]</a>.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Maidat Tsitsaeva</b> et cinq de ses enfants ont été tués lors du 
  bombardement aérien de sa maison dans le village de Rigakhoy, dans la région 
  tchétchène de Vedeno<a href="#_ftn47" name="_ftnref47" title>[47]</a>.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Zelimkan Murdalov</b> a disparu le 2&nbsp;janvier&nbsp;2001. Un membre de l&#146;armée, 
  Sergej Lapin, a été inculpé. Les poursuites pénales retentissantes se 
  poursuivent.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">11.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Ramzan Musaevich Shaipov</b> a été enlevé le 8&nbsp;mai&nbsp;2004 à son domicile 
  situé 23, rue Lénine à Chiri-Yurt (région de Shalinski) par des hommes non 
  identifiés, parlant le russe et vêtus de tenues de camouflage. Durant son 
  arrestation, les soldats ont fait subir des violences à sa femme, son fils de 
  trois ans et son petit bébé, violemment projeté au sol. Sa femme a vu les 
  kidnappeurs s&#146;enfuir dans des véhicules banalisés (Niva, Zhiguli-7 et Gazel). 
  Au même moment, deux véhicules blindés de transport de troupes étaient 
  stationnés en bordure du village. Des soldats ont pénétré dans les maisons 
  voisines de Shaipov (des familles Astamirov et Aidamirov) et ont tout saccagé, 
  rouant de coups au passage, <i>inter alia</i> un vieil homme de 78 ans, Aldan 
  Astamirov. Les proches de Shaipov, convaincus de son innocence, ont porté 
  plainte auprès du département régional des Affaires intérieures de la région 
  de Chalinski. Les habitants de Chiri-Yurt, outrés par cette détention 
  arbitraire, ont dressé une barricade sur la route reliant Chiri-Yurt à Novye 
  Atagi, demandant la libération de Shaipov. Les soldats ont tenté de disperser 
  les manifestants en ouvrant le feu à l&#146;aide d&#146;armes automatiques, au-dessus 
  des têtes de la foule, mais les civils ont refusé d&#146;obtempérer. Les soldats 
  ont pour finir abandonné, mais les autorités tchétchènes n&#146;ont néanmoins pas 
  répondu aux demandes des habitants de Chiri-Yurt<a href="#_ftn48" name="_ftnref48" title>[48]</a>.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">12.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Adam Medov</b> a disparu le 15&nbsp;juin&nbsp;2004 à Karabulak. Dans la soirée du 
  17&nbsp;juin, sa famille a été avertie de la détention de leur fils au poste de 
  police du Département de la sécurité intérieure (ROVD) du district de Sunzha. 
  Des membres de la famille se sont rendus au poste de police où deux policiers 
  sont allés jusqu&#146;à proposer à deux des frères de rencontrer Adam, bien qu&#146;ils 
  furent ensuite empêchés de le faire. Vers 23h30, les policiers ont annoncé à 
  la famille qu&#146;Adam avait été transféré, accompagné par un fonctionnaire de 
  police du ROVD, au point de contrôle de «&nbsp;Kavkaz&nbsp;», à la frontière tchétchène. 
  Depuis lors, personne ne sait où se trouve Adam Medov, et les forces de police 
  ROVD réfutent même à présent sa présence au poste de police le 17&nbsp;juin à 
  l&#146;heure dite<a href="#_ftn49" name="_ftnref49" title>[49]</a>.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">13.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Rasukhan Evloev </b>et<b> Ibragim Ismailov</b> ont disparu le 11&nbsp;mars&nbsp;2004 
  près de Nazran. A un point de contrôle de la circulation, dix personnes 
  armées, en tenues de camouflage et dont l&#146;une aurait présenté une carte 
  d&#146;identité du FSB (service de sécurité fédéral), ont forcé les deux jeunes 
  gens à monter dans l&#146;une de leurs voitures (VAZ-21099) et les ont enlevés. 
  Personne ne les a vus depuis lors<a href="#_ftn50" name="_ftnref50" title>[50]</a>.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">14.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Temur Khambulatov</b> a été arrêté le 18&nbsp;mars&nbsp;2004 à son domicile dans le 
  village de Saveljevskaja, par un groupe d&#146;hommes masqués et armés se déplaçant 
  dans des véhicules militaires. Ces hommes ont déclaré, à la mère de Temur, 
  appartenir au FSB et emmener son fils au poste de police le plus proche. Le 
  lendemain, elle a été avertie de la mort de son fils durant sa détention, très 
  probablement après avoir été sévèrement torturé. Le Bureau du Procureur de la 
  région de Naursky a engagé une action pénale # 40560<a href="#_ftn51" name="_ftnref51" title>[51]</a>.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">15.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Said-Magomed Aliev</b>, un employé de la Fondation tchèque «&nbsp;People in Need&nbsp;», 
  a été arrêté à Grozny, le 14&nbsp;avril&nbsp;2004, par des hommes armés et masqués. Cinq 
  jours plus tard, son corps a été retrouvé par un berger<a href="#_ftn52" name="_ftnref52" title>[52]</a>.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">16.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Zelimkhan Isaev</b> a été arrêté le 9&nbsp;mai&nbsp;2004 par un groupe d&#146;environ 15 
  hommes armés et masqués. Il a été conduit au poste de police ROVD d&#146;Urus-Martan. 
  Ce n&#146;est que le 12&nbsp;mai, qu&#146;un avocat, contacté par sa famille, a été autorisé 
  à le rencontrer. Selon ses dires, Zelimkhan Isaev portait les traces d&#146;actes 
  de torture sévères et nécessitait de toute urgence des soins médicaux. Le 
  16&nbsp;mai, à 11h30, l&#146;homme décédait des suites de ses blessures<a href="#_ftn53" name="_ftnref53" title>[53]</a>&nbsp;&nbsp;
  </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">17.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Ibragim Tsurov</b>, avocat ingouche et membre du Barreau de Tchétchénie, 
  exerçait ses fonctions à la base militaire Khankala à Grozny. Le 26 avril 
  2003, son véhicule, dans lequel il se trouvait en compagnie de trois 
  militaires travaillant également à Kankhala, a été doublé par deux autres 
  véhicules. Plusieurs hommes armés et cagoulés ont stoppé la voiture, ont roué 
  Ibragim Tsurov de coups et l&#146;ont enfermé dans le coffre de leur véhicule. Ils 
  ont ensuite rapidement démarré, laissant indemnes les trois militaires. M. 
  Tsurov n&#146;a depuis lors plus jamais été vu. Le 18&nbsp;juin&nbsp;2003, le Bureau du 
  Procureur de la ville de Grozny a engagé une action judiciaire et a finalement 
  porté l&#146;affaire devant le parquet militaire. Ce dernier a ouvert une enquête, 
  bien qu&#146;il s&#146;y soit refusé quelques temps auparavant. Plus d&#146;un an après, 
  l&#146;affaire est restée au point mort. La s&#156;ur de M. Tsurov a engagé des 
  recherches désespérées, allant même jusqu&#146;à se rendre à Kankhala où elle a 
  formellement identifié la voiture de son frère, stationnée dans la cour de la 
  base. Alors qu&#146;elle cherchait à obtenir des éclaircissements, elle a fait 
  l&#146;objet de menaces de la part de militaires. </span></font></p>
  <p align="center"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">ANNEXE II</span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">Affaires 
  transmises durant la réunion au Bureau de Memorial à Nazran </span></b></font>
  </p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Enlèvement de<b> Bashir Adamovich Mutsolgov, </b>né en 1975, enseignant, marié 
  et père d&#146;une fillette en bas âge. Le 18&nbsp;décembre&nbsp;2003, Bashir Adamovich 
  Mutsolgov quittait la maison de son père pour rejoindre son propre domicile 
  situé à environ cinquante mètres de là. Soudain, une jeep blanche «&nbsp;Niva&nbsp;» aux 
  vitres teintées et à la plaque d&#146;immatriculation maculée de boue (seul le 
  chiffre d&#146;identification de la région était visible, n° 26) s&#146;est arrêtée net. 
  Des hommes armés en uniforme dépourvu d&#146;insigne, cagoulés de noir, ont 
  violemment frappé Bashir Adamovich Mutsolgov à l&#146;estomac à l&#146;aide de la crosse 
  d&#146;une arme automatique et l&#146;ont ensuite jeté dans la voiture. </span></font>
  </p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  A la station Karabalakskiy, un passant a alerté la police qui a pris les 
  kidnappeurs en chasse et les a arrêtés. L&#146;un a présenté un laissez-passer 
  spécial délivré par les Forces régionales opérationnelles. Ils ont poursuivi 
  leur route sans même que la police ne vérifie le document. Les ravisseurs 
  (dans des véhicules identifiés dans le texte) ont disparu en direction de la 
  route fédérale entre Rostov et Bakou. Des recherches soutenues ont révélé 
  l&#146;implication de la Direction du Service fédéral de Sécurité (OuFSB) de la 
  Fédération de Russie responsable de la République d&#146;Ingouchie et de la 
  République tchétchène, ainsi que celle de la Direction régionale pour le 
  Caucase du Nord. M. Mutsolgov a été placé dans une cellule au sous-sol de la 
  Direction du Service fédéral de Sécurité de Magas puis transféré le lendemain 
  à Khankala, dans le district de Grozny. Cette information a été livrée par des 
  membres du personnel des Directions précitées qui ont souhaité préserver 
  l&#146;anonymat. Ils ont également déclaré que M. Mutsolgov avait été torturé et 
  battu jusqu&#146;à ce qu&#146;il signe une confession de crimes dont il ignorait tout. 
  Aucune autre information quant au lieu où pourrait se trouver M. Mutsolgov, à 
  la raison de son enlèvement ou à son état de santé, n&#146;a filtré à ce jour. La 
  santé précaire des parents âgés de M. Mutsolgov ne fait qu&#146;empirer au fil des 
  jours devant leur ignorance des faits et le refus de tout commentaire affiché 
  par les fonctionnaires.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Enlèvement de <b>Timur Mukhammedovich Yandiyev </b>(né en 1979)&nbsp;: son fils a 
  été enlevé à l&#146;extérieur de l&#146;usine Ingushenergo à Nazran le 16&nbsp;mars&nbsp;2004 par 
  six hommes masqués en tenue de camouflage conduisant une Gazel et une Niva 
  sans plaque d&#146;immatriculation. Le personnel de sécurité de Ingushenergo, 
  témoin de l&#146;incident, a averti la police.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Brandissant 
  un laissez-passer des services spéciaux russes, les voitures ont franchi le 
  poste frontière n°20 à Kavkaz, à la frontière entre l&#146;Ingouchie et la 
  Tchétchénie, en direction de Grozny.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Le Bureau du 
  Procureur à Nazran a engagé une action en justice<a href="#_ftn54" name="_ftnref54" title>[54]</a>.
  </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans un courrier daté du 2&nbsp;juin&nbsp;2004, Boris Ozdoyev, juge fédéral à la 
  retraite, fait état de l&#146;enlèvement de son fils <b>Rashid Ozdoyev</b>, né en 
  1975. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Rashid Ozdoyev travaillait depuis dix ans au Bureau du Procureur, les deux 
  dernières années en qualité d&#146;assistant au Procureur de la République d&#146;Ingouchie, 
  avec pour tâche de superviser l&#146;application de la loi à la Direction du 
  Service fédéral de Sécurité pour l&#146;Ingouchie. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">A ce titre, 
  il a critiqué, verbalement et par écrit, les assassinats et enlèvements 
  perpétrés par le personnel chargé de mener les opérations spéciales du Service 
  fédéral de Sécurité et les détachements mobiles du ministère des Affaires 
  intérieures. Il a remis sa dernière déclaration écrite de ce type au Bureau du 
  Procureur général et au député de la Douma d&#146;État, Bashir Kodzoyev, à 
  l&#146;occasion d&#146;une nouvelle session de formation organisée à Moscou début mars.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Alors qu&#146;il se rendait à son domicile, le 11&nbsp;mars, il a été enlevé dans la 
  zone de Verkhniye Achaluki du district ingouche de Malgobek par des membres du 
  FSB et une unité mobile du ministère russe des Affaires intérieures répartis 
  dans trois véhicules. Ce n&#146;est que quatre jours après, devant l&#146;insistance du 
  père de la victime, que le bureau du Procureur a ouvert une enquête judiciaire 
  pour enlèvement. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le père a dû en venir à mener ses propres investigations. Un membre de la FSB 
  en Ingouchie, indirectement impliqué dans l&#146;enlèvement, lui a ainsi révélé 
  certains détails de témoignages de personnes ayant vu Rashid Ozdoyev conduit à 
  un garage du FSB. Plus de deux mois après, l&#146;enquêteur n&#146;est pas encore 
  parvenu à interroger officiellement ces témoins, soi-disant parce que le 
  commandant de la Direction du FSB, S.B.&nbsp;Koryakov, le lui a interdit. Le père 
  dispose d&#146;un enregistrement où le membre du FSB précité déclare que Rashid 
  Ozdoyev a été enlevé sur ordre de Koryakov. Les nombreuses requêtes adressées 
  par le père aux plus hautes autorités du pays ont à ce jour été ignorées.
  </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il indique que le nombre d&#146;assassinats et d&#146;enlèvements en Ingouchie a diminué 
  grâce aux efforts de la correspondante du journal Novaya Gazeta, Anna 
  Politkovskaya. Les parents de près de 40 personnes enlevées restent néanmoins 
  sans nouvelles. Leur seul espoir est qu&#146;une organisation internationale porte 
  l&#146;affaire à l&#146;attention du Président russe.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Lors de notre réunion de juin avec le Président ingouche Zyazikov, nous avons 
  évoqué le cas de M. Ozdoev. Le Président nous a solennellement et publiquement 
  promis de suivre personnellement le déroulement de cette affaire. Le 
  2&nbsp;août&nbsp;2004, Novaya Gazeta a publié un article citant la réponse de l&#146;Adjoint 
  au Procureur général Sergej Fridinsky aux questions posées par le député de la 
  Douma Vladimir Ryzhkov concernant l&#146;affaire de M. Ozdoev. Il apparaît dans 
  l&#146;article que Sergej Fridinsky ne répond pas à l&#146;ensemble des questions 
  soulevées par le député et le père de M. Ozdoev<a href="#_ftn55" name="_ftnref55" title>[55]</a>.La 
  réalisation de progrès dans cette affaire importante sera le signe de la 
  volonté politique des autorités fédérales concernées de traiter des 
  allégations d&#146;exactions commises par les membres du FSB. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Une requête a été adressée par <b>Khadizhat Daudovna Kaplanova</b> au 
  responsable de la section du Bureau du Procureur, A.N.&nbsp;Mazhidov, supervisant 
  les enquêtes pénales <b>:</b></span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">11.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Des hommes armés et masqués ont pénétré de force au domicile de Khadizhat 
  Daudovna Kaplanova. Le véhicule au volant duquel sont arrivés les hommes 
  portait sur le côté une inscription 40-42. Le groupe armé a fouillé la maison 
  et réclamait des armes, des dollars US, de l&#146;argent russe et des objets en or. 
  Devant le refus de la propriétaire des lieux, les hommes ont emmené son fils, 
  Isu Gilchiyevich Kaplanov (né en 1965), son beau-fils, Ruslan Abuyazidovich 
  Sadulayev (né en 1962) et un voisin, Movsar Musaitov. L&#146;action pénale 
  no.&nbsp;13093 engagée a établi que les ravisseurs étaient les militaires Dimitri 
  Viktorovich Tikhonov, né en 1971 et habitant 38/15 ul.&nbsp;Zavodskaya, 
  Yekaterinburg, et Sergey Borisovich Morozov, habitant 22-314 ul.&nbsp;Vostochnaya, 
  Sverdlovsk. L&#146;adjoint au responsable des opérations, Magomed Akhmedovich 
  Batayev, a déclaré que les personnes enlevées avaient été conduites à Khankala.
  </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">12.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Mme Kaplanova était conscience de l&#146;implication d&#146;Ayub Tsitsiyev, qui s&#146;était 
  lié d&#146;amitié avec son fils à l&#146;école de commerce et lui avait prêté 1.000&nbsp;US 
  dollars avec demande d&#146;intérêts. Elle en a averti, R.&nbsp;Ibragimov. Tsitsiyev a 
  été interrogé en qualité de témoin et a reconnu avoir embauché les soldats 
  susmentionnés pour recouvrer la dette. Devant leur échec, les soldats ont 
  enlevé son fils et son beau-fils.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">13.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Elle a à plusieurs reprises envoyé des intermédiaires demander à Tsitsiyev de 
  libérer les personnes enlevées en contrepartie du paiement de la dette. 
  Tsitsiyev a catégoriquement nié toute implication dans les enlèvements, mais a 
  néanmoins reconnu sa participation, en rapport avec la dette, devant 
  l&#146;enquêteur M.A. Antipov, en juin&nbsp;2003. Mme Kaplanova eéclame à présent à ce 
  que Tsitsiyev soit poursuivi en justice.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">14.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;enquêteur Klindukhov lui a demandé de verser 65.000&nbsp;roubles à Tsitsiyev, ce 
  qu&#146;elle a refusé. Suite à la plainte déposée contre l&#146;enquêteur auprès du 
  Procureur, l&#146;affaire a été confiée à un autre enquêteur. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">15.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Mme Kaplanova demande de l&#146;aide pour localiser et obtenir la libération de son 
  fils et de son beau-fils. La page suivante (page 9) est un courrier stipulant 
  que le procureur, Yu.A. Ponamarev, s&#146;est rendu à Yekaterinburg pour recueillir 
  les déclarations des soldats qui ont enlevé son fils (Tikhonov et Morozov) 
  mais ces derniers étaient partis en déplacement professionnel à Moscou. Après 
  plusieurs visites à Yekaterinburg, l&#146;enquêteur M.A.&nbsp;Antipov a fini par obtenir 
  leurs déclarations confirmant leur implication. Une déclaration de Tsitsiyev 
  avait également été versée au dossier, mais elle a disparu au moment où 
  l&#146;affaire est passée aux mains de l&#146;autre enquêteur. Mme Kaplanova se plaint 
  de l&#146;inefficacité de l&#146;enquête qui est désormais dans l&#146;impasse.</span></font></p>
  <p align="center"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">ANNEXE III</span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">Questions 
  de M. Bindig</span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">(transmises 
  aux autorités russes avant sa visite d'information)</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">A.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Introduction</span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">En sa qualité 
  de rapporteur de la Commission des questions juridiques et des droits de 
  l&#146;homme sur la situation des droits de l&#146;homme en République tchétchène, M.&nbsp;Bindig 
  a été invité à se rendre en Tchétchénie durant la première semaine de juin, 
  avec ses collègues, MM.&nbsp;Gross de la Commission des questions politiques et 
  Iwinski de la Commission des migrations, des réfugiés et de la population.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Cette visite 
  avait pour objectif de préparer, de la manière la plus professionnelle et la 
  plus neutre possible, la base factuelle du rapport que M.&nbsp;Bindig a été chargé 
  d&#146;élaborer et qu&#146;il espère soumettre à la Commission des questions juridiques 
  et des droits de l&#146;homme dans les plus brefs délais après sa visite.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Afin de 
  préparer le plus efficacement possible sa visite et de ce fait le futur 
  rapport, M.&nbsp;Bindig vous serait reconnaissant de transmettre les questions 
  suivantes aux autorités russes compétentes, en particulier&nbsp;:</span></font></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">à 
    M.&nbsp;Vladimir Ustinov, Procureur général de la Fédération de Russie&nbsp;;</span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">aux 
    Procureurs principaux des Républiques tchétchène et ingouche et au Procureur 
    militaire en chef pour la République tchétchène&nbsp;;</span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">à M. 
    Vladimir Lukin, Commissaire aux droits de l&#146;homme de la Fédération de Russie 
    récemment nommé qui, d&#146;après les informations communiquées au rapporteur, 
    est actuellement le coordonnateur de la Fédération de Russie pour la 
    coopération avec le Conseil de l&#146;Europe concernant la promotion des droits 
    de l&#146;homme en République tchétchène et</span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">au 
    Président de la République tchétchène, M.&nbsp;Akhmad Kadyrov qui, d&#146;après les 
    informations communiquées au rapporteur, a assumé pleinement ses 
    responsabilités constitutionnelles en matière de droits de l&#146;homme en 
    Tchétchénie, notamment en ce qui concerne la supervision du Bureau de 
    l&#146;ancien Représentant spécial du Président russe pour les droits de l&#146;homme 
    en Tchétchénie, M. Sultygov, et vis-à-vis du Bureau lui-même.</span></font></li>
  </ul>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Les questions 
  de la première série (ci-dessous B.) sont générales et portent sur des données 
  chiffrées. Elles sont essentiellement destinées à faire le point par rapport 
  aux informations concernant l&#146;année&nbsp;2002 telles que présentées dans la lettre 
  de M.&nbsp;Sultygov en date du 28&nbsp;février&nbsp;2003 (référence n° A7-13/148) [pièce 
  jointe 1]. La deuxième série de questions (ci-dessous C.) concerne l&#146;état 
  d&#146;avancement des procédures en cours dans certaines affaires spécifiques soit 
  qui étaient déjà mentionnées dans le précédent rapport de M.&nbsp;Bindig 
  (document&nbsp;9732 en date du 13&nbsp;mars 2003) [pièce jointe 2] et dans la lettre en 
  date du 28&nbsp;février 2003 adressée par&nbsp;M.&nbsp;S.&nbsp;N.&nbsp;Fridinskiy à M.&nbsp;Sultygov 
  (référence n° 46-1879-03) [pièce jointe 1] soit qui ont été, depuis, portées à 
  son attention. Les sources citées sont jointes en annexe sous forme 
  photocopiée pour être plus facilement consultées.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Même si M.&nbsp;Bindig 
  n&#146;aura besoin des réponses que plus tard en juin afin de compléter son 
  rapport, il apprécierait de recevoir une partie de ces informations avant sa 
  visite prévue la première semaine de juin. Ainsi, il sera possible d&#146;aborder 
  tout point non encore totalement éclairci durant les rencontres prévues lors 
  de la visite.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Comme vous 
  pouvez également le constater d&#146;après la liste d&#146;affaires spécifiques reprise 
  à l&#146;annexe&nbsp;II et incluant un certain nombre d&#146;attentats terroristes qui 
  auraient été commis par l&#146;une ou l&#146;autre des factions rebelles, M.&nbsp;Bindig a 
  l&#146;intention de tirer les conclusions les plus équitables possible sur la 
  situation des droits de l&#146;homme en République tchétchène ainsi que sur les 
  efforts des services chargés de faire respecter la loi pour punir toutes les 
  personnes responsables de violations, quel que soit leur statut ou leur rang.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">B.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Questions générales/données chiffrées</span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  a.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Combien de plaintes émanant 
  d&#146;individus et de groupes d&#146;individus le Bureau</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">du 
  Représentant spécial a-t-il reçues en 2003 et depuis le début de 2004&nbsp;?</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">b.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Combien d&#146;entre elles concernaient des affaires de disparitions&nbsp;?</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">c.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Combien d&#146;affaires le Bureau du Représentant spécial a-t-il soumises 
  respectivement aux Procuratures civile et militaire de la République 
  tchétchène en 2003 et depuis le début de 2004&nbsp;?</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  a.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Indiquez le nombre de 
  plaintes reçues par la Procurature militaire en &nbsp;2003, </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">et, 
  séparément, depuis le début de 2004 (y compris celles soumises &nbsp;par le </span>
  </font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Bureau du 
  Représentant spécial).</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">b.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  A combien de personnes (professionnels et personnel d&#146;appui) le traitement de 
  ces plaintes est-il confié&nbsp;? Comment les effectifs ont-ils évolué depuis 
  2002&nbsp;?</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">c.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Combien de ces plaintes ont donné lieu à l&#146;ouverture d&#146;une enquête pénale&nbsp;?</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">d.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Combien de ces affaires ont été renvoyées devant des tribunaux militaires&nbsp;?</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">e.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Combien de plaintes reçues (ci-dessus a.) ont été transmises à la Procurature 
  civile&nbsp;?</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">f.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Combien de condamnations ont été prononcées dans le cadre des affaires dont 
  ont été saisis les tribunaux militaires (ci-dessus c.)&nbsp;?</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">g.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Indiquez le nombre total de condamnations prononcées en 2003 et, séparément, 
  depuis le début de 2004.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">h.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Combien de ces condamnations concernent des procédures ouvertes en&nbsp;2000 (24), 
  2001 (251) et 2002 (145)&nbsp;?</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">i.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Combien de militaires ont été condamnés dans le courant de l&#146;année 2003&nbsp;?</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">j.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Combien de militaires condamnés en 2003 étaient des officiers&nbsp;?</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">k.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Indiquez la ventilation des condamnations de militaires prononcées en&nbsp;2003 en 
  fonction du type d&#146;infractions concernées (en particulier, meurtres, viols, 
  agressions/violences, vols).</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  a.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Indiquez le nombre de 
  plaintes reçues par le Procureur principal de la&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  République tchétchène en 2003, et, séparément, depuis le début de 2004 (y 
  compris celles transmises par le Bureau du Représentant spécial).</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">b.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  A combien de personnes (professionnels/personnel d&#146;appui) le traitement de ces 
  plaintes est-il confié&nbsp;? Comment les effectifs ont-ils évolué depuis 2002&nbsp;?</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">c.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Combien de ces plaintes concernaient des violations graves des droits de 
  l&#146;homme (disparitions, meurtres, tortures, agressions/violences)&nbsp;?</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">d.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Combien de ces plaintes (ci-dessus b.) ont donné lieu à l&#146;ouverture d&#146;une 
  enquête pénale&nbsp;?</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">e.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Combien de ces affaires (ci-dessus c.) ont été renvoyées devant des tribunaux 
  militaires&nbsp;?</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">f.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Combien de ces affaires (ci-dessus d.) ont abouti à des condamnations&nbsp;?</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">g.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Combien de plaintes (ci-dessus b.) ont été transmises à la Procurature 
  militaire&nbsp;?</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">C.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Questions sur les suites données à des affaires spécifiques<a href="#_ftn56" name="_ftnref56" title>[56]</a></span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <u>Affaires déjà mentionnées dans le précédent rapport de M. Bindig</u> 
  (document&nbsp;9732 du 13 mars 2003) [pièce jointe&nbsp;2] et dans la lettre en date du 
  28&nbsp;février adressée par M. S.&nbsp;N.&nbsp;Fridinskiy à M.&nbsp;Sultygov (référence 
  n°46-1879-03) [pièce jointe 1]</span></font></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">a.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Meurtre de civils dans le village d&#146;<b>Alkhan-Yurt</b> en décembre 1999 
    (dossier&nbsp;n°&nbsp;49&nbsp;152)&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">b.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Massacre à <b>Novie-Aldy</b>, localité de la banlieue de Grozny (dossier 
    n°12&nbsp;011)&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">c.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Meurtre de civils à <b>Novaya Katayama</b>,localité de la banlieue de Grozny 
    (dossiers&nbsp;n°12&nbsp;131 et n°12&nbsp;038)&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">d.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Enlèvement de <b>Ruslan Shamiyevich Alikhadzhiyev</b> (dossier n°&nbsp;22&nbsp;025)&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">e.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Charnier sur le terrain de la propriété <b>&#147;Zdorovie&#148;</b> (dossier 
    n°&nbsp;21&nbsp;037)&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">f.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Opération spéciale dans le village de <b>Mesker-Yurt</b>, district de 
    Shalinskiy (dossier&nbsp;n°&nbsp;59&nbsp;113)&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">g.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Enlèvement de <b>S.-M. Imakayev</b> (dossier n°&nbsp;59&nbsp;140)&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">h.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Meurtre de l&#146;ancienne responsable de l&#146;administration du village d&#146;Alkhan-Kala,
    <b>M.&nbsp;K.&nbsp;Oumajéva</b> (dossier n°&nbsp;56&nbsp;185)&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">i.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Meurtres de <b>Madina Mezhieva</b> et <b>Amkhad Gekaev</b> le 27 octobre 
    2001 (document 9732 paragraphe 31)&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">j.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Meurtre de <b>Khadzhimurat Yandiev</b> (document 9732 paragraphe 33)&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">k.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Tortures infligées à <b>Alaudin Sadykov</b> (document 9732 paragraphe 41).</span></font></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <u>Affaires portées à l&#146;attention de M. Bindig après mars 2003</u></span></font></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">a.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Meurtre, le 2 septembre 2003, de <b>Saipuddin Tsitsayev</b>, responsable de 
    l&#146;administration du village de Chechen Aul (MHG/Memorial, p. 30) [pièce 
    jointe&nbsp;3]&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">b.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Enlèvement, le 4 septembre 2003, d&#146;<b>Irskhan Khaditovich Edilkhanov</b> 
    au&nbsp;5&nbsp;rue&nbsp;Melnichnaya dans le village de Khamby-Irze, dans le district d&#146;Achkoi-Martan 
    (MHG/Memorial, p. 30) [pièce jointe&nbsp;3]&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">c.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Enlèvement, le 7 septembre 2003, de cinq résidents locaux dans le village de
    <b>Chiri-Yurt</b>, dans le district rural de Grozny (MHG/Memorial, p. 30) 
    [pièce&nbsp;jointe&nbsp;3]&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">d.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Meurtre de trois femmes et mutilations subies par trois enfants, lors de 
    l&#146;explosion, le 9 septembre 2003, d&#146;une mine posée par des terroristes, dans 
    le village d&#146;<b>Assinovskaya</b>, dans le district de Sunzha (MHG/Memorial 
    p. 30-31) [pièce jointe&nbsp;3]&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">e.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Meurtre d&#146;<b>Aslan Davletukaev</b>, enlevé le 10 janvier 2004 et retrouvé 
    mort et mutilé le 16 janvier près de Gudermes (communiqué de presse IHF du 
    23&nbsp;janvier&nbsp;2004) [pièce jointe&nbsp;4]&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">f.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Enlèvement de <b>Ruslan Soltakhanov</b>, le 13 février 2004 (communiqué de 
    presse IHF du 26 février 2004 [pièce jointe&nbsp;5]/AI UA86/04 du 27 février 2004 
    [pièce&nbsp;jointe&nbsp;6])&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">g.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Détention et meurtre de <b>Roustam Dzakalaev</b>, le 3 février 2004, dans le 
    village de Sleptsovskaja, Ingouchie (Bulletin &#147;Memorial&#148;, février 2004) 
    [pièce jointe&nbsp;7]&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">h.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Enlèvement, le 19 février 2004, à Osman-Yurt (République du Daguestan), de
    <b>Nariman Gatiev</b> (Bulletin &#147;Memorial&#148;, février 2004) [pièce jointe&nbsp;7]&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">i.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Enlèvement, le 25 février 2004, à Urus-Martan, de <b>Khasan Dombaev </b>et<b> 
    Aset Dombaeva</b> (bulletin &#147;Memorial&#148;, février 2004) [pièce jointe&nbsp;7]&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">j.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Meurtre d&#146;<b>Umar Zabiev</b> et blessures infligées à <b>Tamara Zabieva</b>, 
    le&nbsp;10&nbsp;juin&nbsp;2003, près du village de Galshki (district de Zunzhenskij) en 
    Ingouchie &#150; dossier n°23&nbsp;60&nbsp;00&nbsp;32 du 11&nbsp;juin&nbsp;2003 (HRW, &#147;Spreading dispair&#148;, 
    septembre&nbsp;2003, p. 18-19) [pièce jointe 8]&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">k.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Enlèvement, le 4 juillet 2003, d&#146;<b>Ali Astamirov</b> (journaliste de l&#146;AFP) 
    dans le centre de Nazran (Ingouchie)&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">l.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Meurtres de <b>Zura Bitiyeva, Ramzan Iduev, Idris Iduev, Abubakar Bitiyev</b>,
    <b>Turpal Ismailov </b>et <b>Islambek Gadiev</b> le 21 mai 2003 (IHF/Still 
    in a State of Terror, p. 11) [pièce jointe&nbsp;9]&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">m.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Mauvais traitements infligés à de nombreux résidents de Samashki (district 
    d&#146;Achkoy Martan) durant une &#147;opération de ratissage&#148; (zachistka) au début de 
    mai 2003 (IHF/Still in a State of Terror, p. 12) [pièce jointe&nbsp;9]&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">n.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Enlèvement de <b>Khamzat Osmaev</b> le 12 janvier 2004 dans le village de 
    Plievo, dans les faubourgs de Nazran (Ingouchie) (AI UA 21/04 du 
    14&nbsp;janvier&nbsp;2004) [pièce jointe 10]&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">o.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Meurtre d&#146;<b>Isa Magomedovich Musayev</b> le 15 septembre 2003 dans le 
    village d&#146;Avtury, dans le district de Chali (MHG/Memorial, Tchétchénie 2003, 
    p. 47) [pièce jointe&nbsp;3]&nbsp;; </span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">p.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Exécutions sommaires de neuf personnes de <b>Duba-Yurt</b> au début 
    d&#146;avril&nbsp;2004 (communiqué de presse HRW, 13 avril 2004) [pièce jointe&nbsp;11]&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">q.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Enquête pénale n°&nbsp;45&nbsp;031 sur le décès de <b>Samil Said-Khasanovich Akhmadov
    </b>et présomptions d&#146;intimidations à l&#146;encontre de <b>Larisa Sadulaeva&nbsp;</b>;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">r.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Exécution sommaire le 10 avril 2004 d&#146;<b>Anzor Pokaev</b> au domicile de ses 
    parents dans le village de Starye Atagi&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">s.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Disparition d&#146;<b>Animat Dugaeva</b> et <b>Kurbika Zinabdieva</b> le 16 mai 
    2003 dans le village d&#146;Ulus-Kert (enquête pénale n°&nbsp;54&nbsp;016 ouverte le 4 
    juillet 2003)&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">t.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Disparition de <b>Zelimkhan Murdalov</b> le 2 janvier 2001 (dossier 
    n°&nbsp;15&nbsp;004 du 7&nbsp;janvier 2001) &#150; état d&#146;avancement de la procédure pénale 
    depuis l&#146;ouverture du procès en octobre 2003 à Grozny intenté contre Serguei 
    Lapin, inculpé de mauvais traitements sur la personne de Murdalov et de 
    l&#146;enlèvement de ce dernier&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">u.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Décès le 8 avril&nbsp;2004 de <b>Maidat Tsitsaeva et de cinq de ses enfants</b> 
    lors du bombardement aérien de sa maison dans le village de Rigakhoy, dans 
    la région de Vedeno en Tchétchénie [IHF/pièce jointe&nbsp;12]&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">v.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Disparition le 15 janvier 2004 de <b>Eliza Gaitamirova</b>, suite à son 
    arrestation en décembre&nbsp;2003 et à sa détention à Nalchik (Kabardino-Balkaria) 
    jusqu&#146;au 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier&nbsp;2004&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">w.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Enlèvement le 11&nbsp;mars&nbsp;2004 près du village de Verkhnye Achaluki de <b>Rashid 
    Ozdoev</b>, procureur adjoint en Ingouchie (AI/HRW/Memorial 8&nbsp;avril&nbsp;2004) 
    [pièce jointe&nbsp;13]&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">x.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Attaque d&#146;un véhicule civil par un hélicoptère militaire le&nbsp;25&nbsp;mars&nbsp;2004 
    près du village ingouche de Sleptsovskaya ayant causé le décès de <b>Musa 
    Khamkhoev </b>et <b>Ibragim Khashagulgov </b>(AI/HRW/Memorial 8&nbsp;avril&nbsp;2004) 
    [pièce jointe&nbsp;13].</span></font></p>
  </blockquote>
  <p align="center"><b><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">ANNEXE IV</span></font></b></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Réponses 
  émanant de la Procurature générale de la Fédération de Russie (25 mai 2004) 
  aux questions de M.&nbsp;R.&nbsp;Bindig, rapporteur de la Commission des questions 
  juridiques et des droits de l&#146;homme</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">En 2003 et 
  depuis le début de 2004, le Bureau du Représentant spécial a reçu 
  1&nbsp;799&nbsp;plaintes, dont 547 concernaient des affaires de disparitions.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">554&nbsp;plaintes 
  ont été soumises à la Procurature de la République tchétchène.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">En 2003, la 
  Procurature militaire a reçu 71&nbsp;plaintes émanant du Bureau du Représentant 
  spécial, dont 60 concernaient des informations sur l&#146;enlèvement (détention) de 
  74&nbsp;personnes. En 2004, 15 plaintes relatives à l&#146;enlèvement (détention) de 
  21&nbsp;personnes ont été reçues par le Bureau du Représentant spécial, dont une 
  concernait l&#146;enlèvement de deux personnes.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">En 2003, la 
  Procurature militaire a enregistré 799&nbsp;plaintes de résidents tchétchènes 
  concernant des actes répréhensibles commis sur le territoire de la République 
  tchétchène par des officiers et des soldats appartenant à des unités 
  militaires. 367&nbsp;plaintes contenaient des informations sur l&#146;enlèvement 
  (détention illégale) de 496&nbsp;résidents. Sur ces 367&nbsp;plaintes, 249&nbsp;concernaient 
  les faits relatifs à l&#146;enlèvement (détention) de résidents durant la période 
  allant de 2000 à 2002, et 118 concernaient l&#146;enlèvement (détention) de 
  179&nbsp;résidents en&nbsp;2003.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">En 2004, la 
  Procurature militaire a reçu 235&nbsp;plaintes, dont 52 concernaient l&#146;enlèvement 
  (détention) de 63&nbsp;résidents. Cinq&nbsp;plaintes contenaient des informations sur 
  l&#146;enlèvement de 6&nbsp;personnes en 2004. Les autres plaintes concernaient des 
  enlèvements qui ont eu lieu les années précédentes.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">La 
  Procurature militaire du Groupement des forces armées, mise en place en 
  octobre&nbsp;2002, a les compétences de la Procurature du Sujet de la Fédération de 
  Russie. Elle se compose de 38 procureurs. On compte 7&nbsp;subdivisions 
  territoriales de la Procurature militaire composées de 94 procureurs et 
  enquêteurs. Depuis leur création, les effectifs n&#146;ont pas changé.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">En 2003, les 
  enquêteurs de la Procurature militaire <u>ont instruit 10 affaires pénales</u> 
  relatives à des plaintes de résidents tchétchènes et depuis le début de 2004, 
  deux affaires pénales. La justice a été saisie en 2003 pour trois de ces 
  affaires et en 2004 pour deux autres.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">En 2003, 60 
  plaintes ont été soumises aux subdivisions territoriales de la Procurature et 
  12 depuis le début de 2004.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Les tribunaux 
  militaires ont prononcé 13 condamnations en 2003 et une depuis le début de 
  2004.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">En 2003, les 
  tribunaux militaires ont prononcé deux condamnations dans le cadre d&#146;affaires 
  pénales pour lesquelles l&#146;instruction avait commencé en 2000, cinq 
  condamnations concernant des affaires pour lesquelles l&#146;instruction avait 
  débuté en 2001 et six condamnations concernant des affaires pour lesquelles 
  l&#146;instruction avait commencé en 2002.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">En 2003, 21 
  militaires ont été condamnés.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">En 2003, 
  4&nbsp;763&nbsp;plaintes ont été présentées à la Procurature de la République 
  tchétchène. Durant les trois premiers mois de 2004, 1&nbsp;116&nbsp;plaintes ont été 
  enregistrées (y compris celles qui avaient été transmises par le Bureau du 
  Représentant spécial).</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">La 
  Procurature de la République tchétchène compte 127&nbsp;membres de son personnel 
  affectés au traitement des plaintes des résidents. Depuis 2002, le personnel 
  d&#146;encadrement est passé à 31.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">En 2003, 
  2&nbsp;242&nbsp;plaintes ont été soumises concernant les méthodes d&#146;enquêtes 
  contrevenant à la loi&nbsp;: 1&nbsp;037&nbsp;d&#146;entre elles concernaient soit des actes des 
  enquêteurs et procureurs soit des omissions de leur part. En 2004, 62 plaintes 
  de ce type ont été reçues.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">En 2003, sur 
  538 plaintes, la Procurature de la République tchétchène a ouvert 419&nbsp;enquêtes 
  pénales dont 15 ont abouti devant un tribunal. Durant les trois premiers mois 
  de 2004, sur 48 plaintes, 43&nbsp;enquêtes pénales ont été ouvertes et deux d&#146;entre 
  elles ont abouti devant un tribunal. Quatre condamnations ont été prononcées 
  en 2003 et une en&nbsp;2004.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">En 2003, 128 
  plaintes de résidents ont été soumises par la Procurature de la République 
  tchétchène à la Procurature militaire, suivies en 2004 par 32&nbsp;plaintes du même 
  type.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Parmi les 
  affaires pénales inscrites sur la liste soumise par Rudolf Bindig, les 
  Parquets de la République tchétchène, de la République d&#146;Ingouchie et 
  d&#146;Ossétie du Nord en instruisent 23. L&#146;instruction a été suspendue pour 15 
  affaires. Pour deux de ces affaires, les auteurs des faits ont été identifiés 
  et sont actuellement recherchés. Pour deux autres affaires, l&#146;instruction est 
  terminée et un tribunal a été saisi.</span></font></p>
  <p align="center"><b><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">ANNEXE V</span></font></b></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">
  Renseignements relatifs aux enquêtes menées dans le cadre des affaires pénales 
  portant sur des crimes commis sur le territoire de la République tchétchène et 
  mentionnées dans la partie &quot;C&quot; de la demande soumise par M. R. Bindig</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">1. Affaires 
  dans lesquelles les auteurs de crimes ont été identifiés et des poursuites 
  pénales engagées contre eux ou qui sont recherchés au niveau fédéral et seront 
  arrêtés&nbsp;:</span></font></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">a) Des 
    poursuites pénales ont été engagées contre Serguei Lapin, qui est accusé de 
    mauvais traitements sur la personne de Z. Murdalov, qui a été enlevé. La 
    Cour suprême de la République tchétchène a été saisie de cette affaire.</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">b) La 
    procédure pénale <b>n°&nbsp;12&nbsp;088</b> a été ouverte concernant les actes de 
    torture commis à l&#146;encontre d&#146;A. Sadykov. Les auteurs de ces agissements, 
    membres du personnel des Services de l&#146;Intérieur de Khanty-Mansiysk, ont été 
    identifiés&nbsp;: Moskvin s&#146;est suicidé, Abdullaev et Zakharov font l&#146;objet d&#146;un 
    avis de recherche.</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">c) La 
    procédure pénale <b>n°&nbsp;56&nbsp;185</b> a été ouverte concernant le meurtre de M.&nbsp;Oumajéva, 
    l&#146;ancienne responsable de l&#146;administration du village d&#146;Alkhan-Kala. Il a 
    été prouvé qu&#146;elle avait été assassinée par A. Machugov sur l&#146;ordre de Kh.&nbsp;Tazabaev, 
    chef de bande. Un avis de recherche avait été lancé contre ces deux 
    personnes.</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Le 23 
    février 2004, Kh. Tazabaev ayant résisté à son arrestation a été tué près du 
    village d&#146;Ali-Yurt, dans la région de Nazran (République d&#146;Ingouchie). A. 
    Machugov est quant à lui toujours en fuite.</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">d) Les 
    informations sur l&#146;enlèvement de N. Gitiev sont fausses. Une procédure 
    pénale a été engagée contre lui et il a été arrêté sur décision de justice 
    pour appartenance à des groupes armés illégaux ainsi que port et détention 
    illégaux d&#146;armes et de munitions. Le 19&nbsp;avril&nbsp;2004, l&#146;affaire a été portée 
    devant les tribunaux et une condamnation prononcée.</span></font></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">2. Affaires 
  dans lesquelles l&#146;enquête préliminaire est suspendue et des opérations sur le 
  terrain et de recherches sont menées pour identifier et appréhender les 
  auteurs de crimes&nbsp;:</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Affaires 
  pénales&nbsp;:</span></font></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">a) Dossier
    <b>n°&nbsp;49&nbsp;152</b>&nbsp;: découverte des corps de A.&nbsp;Assouev, I.&nbsp;Ousmanov, I.&nbsp;Mouradov 
    et M.&nbsp;Soultanov à Alkhan-Yurt portant des traces de blessures par armes à 
    feu. Il y a des preuves contradictoires sur les circonstances ayant causé 
    les blessures, lesquelles peuvent être dues aussi bien au bombardement des 
    forces fédérales par des membres de groupes armés illégaux qu&#146;à un échange 
    de tirs entre eux.</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Les corps 
    ont été enterrés par les proches des victimes avant que le groupe 
    d&#146;investigations et les experts médicaux aient pu les examiner. Les familles 
    n&#146;autorisent pas l&#146;exhumation.</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">b) Dossier
    <b>n°&nbsp;42&nbsp;152</b>&nbsp;: S. Tsitsaiev, le responsable de l&#146;administration du 
    village de Chechen-Aul, a été tué et son fils, milicien, blessé. Les membres 
    du groupe de bandits auteurs de ce crime ont été identifiés. Des recherches 
    sont activement menées et un avis de recherche a été lancé à l&#146;encontre des 
    criminels.</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">c) Dossier
    <b>n°&nbsp;44&nbsp;070</b>&nbsp;: explosion d&#146;une mine dans la ferme d&#146;Etat &quot;Assinovuskii&quot; 
    près du village d&#146;Assinovskaya au cours de laquelle deux femmes ont été 
    tuées et cinq blessées.</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">A en juger 
    par le type d&#146;engin explosif utilisé, on peut en conclure que la mine avait 
    été posée par des membres de groupes armés illégaux. Les auteurs de cet acte 
    sont activement recherchés.</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">d) Dossier
    <b>n°&nbsp;48&nbsp;023</b>&nbsp;: meurtres de T. Ismaïlov, I. Gadiev, R. Iduev, Z. Bitieva 
    et A.&nbsp;Bitiev dans le village de Kalinovskaya. Des opérations sont menées 
    afin d&#146;identifier les auteurs de ces crimes.</span></font></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">3. Affaires 
  pénales dans lesquelles l&#146;<u>enquête</u> préliminaire <u>est en cours</u>&nbsp;:</span></font></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">a) Dossier
    <b>n°&nbsp;12&nbsp;011 </b>sur le massacre de civils à Novie-Aldy, localité de la 
    banlieue de Grozny&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">b) Dossiers
    <b>n°&nbsp;12&nbsp;131 et n°&nbsp;12&nbsp;038</b> concernant le meurtre de civils à Novaya 
    Katayama, localité de la banlieue de Grozny&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">c) Dossier
    <b>n°&nbsp;21&nbsp;037</b>&nbsp;: charnier sur le terrain de la propriété &quot;Zdorovie&quot;&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">d) Dossier
    <b>n°&nbsp;59&nbsp;113&nbsp;</b>: opération spéciale dans le village de Mesker-Yurt&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">e) Dossier
    <b>n°&nbsp;35&nbsp;002&nbsp;</b>: enlèvement et meurtre de A. Dovletukaiev (village d&#146;Avtury)&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">f) Dossier<b> 
    n°&nbsp;37&nbsp;016&nbsp;</b>: enlèvement de A. Dombaieva&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">g) Dossier<b> 
    n°&nbsp;22&nbsp;116&nbsp;</b>: meurtre de I. Musaiev dans le village d&#146;Avtury, dans le 
    district de Chali&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">h) Dossier
    <b>n°&nbsp;32&nbsp;025</b>&nbsp;: enlèvement et meurtre de 8 résidents du village de 
    Duba-Yurt, dans le district de Chali&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">i) Dossier<b> 
    n°&nbsp;34&nbsp;046</b>&nbsp;: enlèvement et meurtre de A. Pokaiev&nbsp;;</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">j) Dossier
    <b>n°&nbsp;54&nbsp;016</b>&nbsp;: enlèvement de K. Zinabdiieva et de A. Dugaieva dans le 
    village de Ulus-Kert, dans le district de Chatoï.</span></font></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">4. Affaires 
  pénales instruites par la Procurature militaire concernant&nbsp;:</span></font></p>
  <ul>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">
    l&#146;enlèvement de S. Imakaiev&nbsp;;</span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">la 
    disparition de Kh. Yandieva&nbsp;;</span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">le décès de 
    S. Akhmadov&nbsp;;</span></font></li>
    <li>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">le décès de 
    M. Tsitsaieva et de ses enfants.</span></font></li>
  </ul>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Les 
  informations sur la détention, suivie de la libération, de 5 résidents du 
  village de Chiri-Yurt, dans le district de Groznensky, sont en cours de 
  vérification.</span></font></p>
  <p align="center"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR">ANNEXE VI</span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR-CH">Comite 
  européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements 
  inhumains ou dégradants (CPT)</span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><b><span lang="FR-CH">
  Déclaration publique relative à la République tchétchène de la Fédération de 
  Russie</span></b></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR-CH">(faite le 
  10 juillet 2003)</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">1.</span><span lang="FR-CH">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou 
  traitements inhumains ou dégradants (CPT) a effectué six visites en République 
  tchétchène depuis le début du conflit en octobre 1999. Lors de ces visites, le 
  Comité s&#146;est entretenu sans témoin avec des centaines de personnes au sujet 
  des expériences qu&#146;elles ont vécues pendant leur détention et a eu des 
  entretiens avec de nombreux représentants fédéraux et de la République. </span>
  </font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR-CH">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le CPT a pu se rendre compte par lui-même des extrêmes difficultés auxquelles 
  sont confrontées les autorités fédérales et de la République dans leurs 
  efforts pour restaurer l'état de droit et pour aboutir à une réconciliation 
  durable dans cette partie de la Fédération de Russie. Des actes entraînant de 
  lourdes pertes en vies humaines et beaucoup de souffrances ont été, et 
  continuent à être commis par des combattants s'opposant aux structures du 
  pouvoir fédéral. Le CPT condamne ces actes et comprend tout à fait la 
  nécessité d'une réponse ferme des institutions de l'Etat. Toutefois, cette 
  réponse ne doit jamais dégénérer en actes de torture ou autres formes de 
  mauvais traitements ; un Etat se doit d'éviter le piège qui consisterait à 
  renoncer aux valeurs qui sont le fondement de la civilisation. </span></font>
  </p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">2.</span><span lang="FR-CH">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le 10 juillet 2001, le CPT a fait une
  <a href="http://www.cpt.coe.int/documents/rus/2001-07-10-fra.htm">déclaration 
  publique</a> relative à la République tchétchène. Cette déclaration avait été 
  motivée par le manque de coopération des autorités russes avec le Comité sur 
  deux questions : d&#146;une part, la mise en &#156;uvre d&#146;une enquête approfondie et 
  indépendante sur les évènements qui s'étaient déroulés dans le lieu de 
  détention à Tchernokozovo pendant la période allant de décembre 1999 à début 
  février 2000 ; d&#146;autre part, les mesures prises pour faire toute la lumière 
  sur les cas de mauvais traitements de personnes privées de liberté en 
  République tchétchène au cours du conflit en cours et engager les poursuites 
  nécessaires. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR-CH">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Par la suite, des progrès ont été réalisés. Les autorités russes ont adopté un 
  certain nombre d'ordres et d'instructions visant à renforcer le contrôle sur 
  les opérations conduites par les forces fédérales. Les structures des bureaux 
  des procureurs civils et militaires ont été développées, et des mécanismes 
  destinés à établir une meilleure coordination entre eux ont été mis en place. 
  Dans le domaine de l&#146;application des lois, l&#146;on relève un transfert progressif 
  de fonctions aux structures des Affaires Intérieures tchétchènes. Il convient 
  également de mentionner le rétablissement graduel du système judiciaire et la 
  reprise des activités des avocats. Le CPT souhaite aussi souligner qu&#146;au cours 
  de ses récentes visites, il n&#146;a guère recueilli d&#146;allégations de mauvais 
  traitements qui seraient le fait du personnel travaillant dans les 
  établissements du Ministère de la Justice en République tchétchène, à savoir 
  au SIZO n° 2 à Tchernokozovo et au SIZO n° 1, à Grozny, qui a été récemment 
  rouvert.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">3.</span><span lang="FR-CH">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Toutefois, en dépit d&#146;efforts soutenus de la part du CPT au cours des deux 
  dernières années, les autorités russes n&#146;ont pas traité de façon efficace 
  certains problèmes majeurs liés au mandat du Comité. Il y a, de la part des 
  membres des forces de l&#146;ordre et des forces fédérales opérant en République 
  tchétchène, un recours continu à la torture et à d&#146;autres formes de mauvais 
  traitements. En outre, les mesures prises pour déférer à la justice les 
  responsables de tels faits sont lentes et se révèlent finalement - dans nombre 
  de cas - inefficaces. En conséquence, le CPT se voit contraint de faire cette 
  deuxième déclaration publique.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">4.</span><span lang="FR-CH">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Au cours des visites du CPT en République tchétchène en 2002 et, plus 
  récemment, du 23 au 29 mai 2003, <u>un nombre considérable de personnes avec 
  lesquelles la délégation du Comité s&#146;est entretenue séparément dans différents 
  lieux ont allégué avoir été gravement maltraitées pendant leur détention par 
  les forces de l&#146;ordre</u>. Les allégations étaient détaillées et concordantes, 
  et visaient des méthodes telles que de très graves «&nbsp;passages à tabac&nbsp;», des 
  chocs électriques et la suffocation à l&#146;aide d&#146;un sac plastique ou d&#146;un masque 
  à gaz. Dans de nombreux cas, ces allégations étaient étayées par des preuves 
  médicales. Un certain nombre de personnes examinées par les médecins de la 
  délégation présentaient des traces physiques ou un état correspondant 
  parfaitement à leurs allégations. De la documentation comportant des preuves 
  médicales compatibles avec des allégations de mauvais traitements pendant les 
  périodes de détention par les forces de l&#146;ordre a également été collectée.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR-CH">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les allégations de mauvais traitements recueillies par le CPT visaient des 
  établissements des forces de l&#146;ordre (Départements des Affaires Intérieures et 
  certains lieux relevant du Service de Sécurité Fédéral) à travers le 
  territoire de la République tchétchène et avaient trait tant à des lieux de 
  détention officiels qu&#146;officieux. S&#146;agissant de ces derniers, la base 
  militaire de Khankala était constamment citée.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">5.</span><span lang="FR-CH">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Un établissement se distingue en termes de fréquence et de gravité des mauvais 
  traitements allégués, à savoir ORB-2 (le Bureau des Opérations et Recherches 
  du Département des Opérations du Caucase du Nord de la Direction Générale du 
  Ministère des Affaires Intérieures russe dans le District Fédéral Sud) à 
  Grozny.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR-CH">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  ORB-2 n&#146;a jamais figuré sur les listes officielles de lieux de détention 
  transmises au CPT. Toutefois, des personnes y sont incontestablement détenues, 
  parfois pendant de très longues périodes. Lors de ses visites en 2002, le CPT 
  a recueilli un grand nombre d&#146;allégations de mauvais traitements au sujet de 
  cet établissement, lesquelles étaient étayées, dans plusieurs cas, par 
  d&#146;évidentes preuves médicales collectées par sa délégation. Au cours de la 
  visite la plus récente du CPT en République tchétchène, en mai 2003, de 
  nouvelles allégations ont été recueillies, étayées, une fois de plus, dans 
  certains cas, par des preuves médicales.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR-CH">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Lorsque le CPT est retourné à ORB-2 en mai 2003, 17 personnes y étaient 
  détenues, dont certaines depuis plusieurs mois. Les personnes détenues étaient 
  extrêmement réticentes à s&#146;entretenir avec la délégation et paraissaient 
  terrifiées. Les informations dont dispose le CPT lui donnent tout motif de 
  croire qu&#146;elles ont été expressément averties qu&#146;elles devaient se taire. 
  Toutes les observations faites <i>in situ</i> à ORB-2, y compris en ce qui 
  concerne l&#146;attitude générale et le comportement du personnel, rendent le CPT 
  profondément préoccupé par le sort des personnes qui y sont détenues.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR-CH">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le CPT a, de façon répétée, recommandé qu&#146;une enquête approfondie et 
  indépendante soit menée au sujet des méthodes utilisées par le personnel 
  d&#146;ORB-2 lorsqu&#146;il interroge des personnes détenues&nbsp;; cette recommandation n&#146;a 
  jamais été prise en compte sérieusement. Arguer qu&#146;&nbsp;«une plainte formelle et 
  écrite est exigée pour agir&nbsp;» est une position indéfendable, vu le climat de 
  peur et de défiance qui est actuellement omniprésent en République tchétchène, 
  et constitue un abandon de responsabilité. Le CPT en appelle aux autorités 
  russes pour qu&#146;elles mettent un terme aux mauvais traitements perpétrés à 
  ORB-2 à Grozny.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">6.</span><span lang="FR-CH">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Pendant ses visites en République tchétchène en 2002 et 2003, le CPT a 
  recueilli une quantité considérable d&#146;informations mettant en évidence des 
  violations des droits de l&#146;homme au cours <u>d&#146;opérations spéciales et autres 
  activités ciblées conduites par des structures du pouvoir fédéral</u>, 
  impliquant des mauvais traitements de personnes détenues et des disparitions 
  forcées.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR-CH">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Pendant la visite de mai 2002, la délégation du CPT a rencontré des 
  procureurs, commandants militaires et membres de l'administration locale à 
  Argoun, Kourtchaloï et Ourous-Martan. Ils ont indiqué que des opérations 
  spéciales à grande échelle s&#146;étaient déroulées conformément aux dispositions 
  de l'Ordre n° 80 du 27 mars 2002 émanant du Commandant en Chef du Groupe Allié 
  des Forces qui mènent les «&nbsp;opérations anti-terroristes&nbsp;» dans la région du 
  Caucase du Nord, avec la participation de procureurs, et qu'il n'y avait pas 
  de plaintes concernant des détentions illégales et des disparitions 
  ultérieures. Cependant, un certain nombre d'activités ciblées par des forces 
  non identifiées avaient apparemment été menées sans notification préalable aux 
  commandants militaires et aux procureurs locaux. Les interlocuteurs de la 
  délégation ont fait état d&#146;unités qui surgissaient la nuit, dont les membres 
  étaient masqués et se déplaçaient dans des véhicules dépourvus de plaques 
  d'immatriculation, emmenant des habitants tchétchènes vers des destinations 
  inconnues. Des procureurs ont déclaré qu&#146;ils étaient impuissants à déterminer 
  qui menait ces opérations et à localiser les personnes détenues. Certaines 
  parmi les personnes détenues réapparaissaient ultérieurement, mais étaient 
  apparemment si terrifiées qu'elles refusaient de parler de ce qui leur était 
  arrivé et étaient encore moins prêtes à porter plainte ; d'autres 
  disparaissaient sans laisser de trace ou leurs corps, fréquemment mutilés, 
  furent retrouvés par la suite.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR-CH">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans son rapport de visite, le CPT a recommandé de prendre immédiatement des 
  mesures pour qu&#146;un contrôle effectif soit exercé sur <u>toutes</u> les 
  opérations spéciales et activités ciblées en République tchétchène. A cet 
  égard, le Comité a souligné la nécessité pour les procureurs, civils et 
  militaires, d'exercer une surveillance étroite, ainsi que la nécessité 
  d'établir des listes complètes de toutes les personnes détenues pour 
  vérification et celle de transmettre, sans délai, des informations aux proches 
  des personnes détenues sur le devenir de ces dernières. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">7.</span><span lang="FR-CH">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les informations dont dispose le CPT indiquent que de sérieux problèmes 
  subsistent en ce domaine. Selon des rapports parvenus au Comité, y compris à 
  travers les experts du Conseil de l'Europe basés en Tchétchénie, le Procureur 
  de la République tchétchène a estimé que, parmi les 565 poursuites pénales 
  ouvertes en 2002 pour enlèvement, des preuves de l&#146;implication de membres des 
  forces fédérales existent pour environ 300 d&#146;entre elles. Cette question a été 
  expressément soulevée par la délégation du CPT, lorsqu&#146;elle rencontra le 
  Procureur en mai 2003, et il ne contesta pas l&#146;évaluation qui lui était 
  attribuée. En ce qui concerne 2003, des membres de l&#146;administration tchétchène 
  rencontrés, ont indiqué que le problème des «disparitions» continuait au même 
  rythme (le chiffre de 233 a été cité pour les quatre premiers mois de l&#146;année) 
  et qu&#146;il existait des preuves de l&#146;implication de membres des forces fédérales 
  dans une proportion significative de ces cas. Le Procureur Militaire du Groupe 
  Allié des Forces a également reconnu qu&#146;il y avait des cas de violations des 
  droits de l&#146;homme par des membres des forces fédérales, y compris 
  d&#146;enlèvements au cours d&#146;activités ciblées&nbsp;; il a fait état d&#146;un cas 
  spécifique, datant de janvier 2003, à l&#146;égard duquel la phase de jugement 
  s&#146;ouvrirait bientôt. Toutefois, il a souligné que ces violations étaient des 
  crimes commis par des membres individuels et ne reflétaient pas la politique 
  de l&#146;Etat.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR-CH">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le fait que les ordres et les instructions existants ne soient pas toujours 
  respectés est explicitement reconnu dans l&#146;Ordre n° 98/110 du 23 avril 2003 
  émis par le Commandant et le Procureur Militaire du Groupe Allié des Forces. 
  Il est à espérer que ce dernier texte se révèlera plus efficace que les 
  précédents. Il incombe aux autorités russes de prendre les mesures adéquates 
  pour veiller à ce que les opérations menées par leurs forces soient conformes 
  aux lois, ordres et instructions, et que toute violation commise durant de 
  telles opérations fasse l&#146;objet d&#146;une enquête diligente et approfondie. A cet 
  égard, le CPT souhaite souligner l&#146;importance de la présence des procureurs 
  non seulement durant les opérations spéciales à grande échelle, mais aussi 
  lorsque des activités ciblées sont menées ; à l&#146;heure actuelle, une telle 
  présence n&#146;est pas garantie.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">8.</span><span lang="FR-CH">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En ce qui concerne <u>les mesures prises pour traduire en justice les 
  responsables d&#146;actes de mauvais traitements, de détentions illégales et de 
  disparitions sur le territoire de la République tchétchène</u>, celles-ci se 
  sont révélées à ce jour largement infructueuses. Un nombre considérable de 
  procédures ont été ouvertes en relation avec des crimes commis par des membres 
  des forces fédérales et des forces de l&#146;ordre. Toutefois, il ressort 
  clairement d&#146;informations transmises par les autorités russes au CPT, que 
  seule une faible proportion de ces procédures a débouché sur des poursuites 
  judiciaires et très peu sur des condamnations. Il convient de mentionner plus 
  spécifiquement les enquêtes concernant les violations perpétrées par des 
  membres des structures du pouvoir fédéral au cours des opérations spéciales à 
  Alkhan-Kala en avril 2001, et Sernovodsk et Assinovskaïa en juillet 2001&nbsp;; 
  elles ont été lentes et peu concluantes, apparemment en raison de l&#146;incapacité 
  à identifier de façon précise les auteurs. Cela ne peut que contribuer à un 
  sentiment d&#146;impunité.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR-CH">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le CPT en appelle aux autorités russes pour qu&#146;elles dotent les services du 
  Procureur de la République tchétchène et du Procureur Militaire du Groupe 
  Allié des Forces qui conduisent les «&nbsp;opérations anti-terroristes&nbsp;» dans la 
  région du Caucase du Nord, du personnel, des ressources et des moyens 
  nécessaires pour mener des enquêtes efficaces sur les affaires impliquant des 
  allégations de mauvais traitements, détentions illégales et disparitions.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR-CH">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  A cet égard, la nécessité de renforcer, de manière substantielle, les services 
  de médecine légale en République tchétchène doit être soulignée. Actuellement, 
  ces services ne sont pas en mesure de fournir le soutien que requiert le 
  système de justice pénale, afin de traiter les problèmes ci-dessus mentionnés. 
  Le Bureau médico-légal de la République tchétchène est confronté à d&#146;énormes 
  limitations en termes de ressources, d&#146;équipements et de personnel, et il 
  n&#146;est toujours pas possible de pratiquer des autopsies complètes sur le 
  territoire de la République. Le CPT en appelle aux autorités russes pour 
  qu&#146;elles prennent, en priorité, les mesures nécessaires pour permettre au 
  Bureau médico-légal de la République tchétchène de fonctionner de manière 
  adéquate.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">9.</span><span lang="FR-CH">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  A de nombreuses occasions durant son dialogue avec les autorités russes, le 
  CPT a souligné l&#146;importance qu&#146;il y a à rappeler aux membres des forces 
  fédérales et des forces de l&#146;ordre en République tchétchène, <u>par voie de 
  déclaration officielle émanant du plus haut niveau politique</u>, qu&#146;ils 
  doivent respecter les droits des personnes qu&#146;ils détiennent (y compris de 
  celles détenues lors d&#146;opérations spéciales et d&#146;activités ciblées) et que les 
  mauvais traitements infligés à ces personnes seront sévèrement sanctionnés. Un 
  message direct de cette nature et, à ce niveau, fournirait un appui crucial - 
  fort nécessaire - aux mesures existantes destinées à contrer les mauvais 
  traitements en République tchétchène. Pour autant que le CPT ait pu s&#146;en 
  assurer, un tel message n&#146;a pas encore été diffusé de manière claire ; il 
  devrait l&#146;être, sans autre délai.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR-CH">10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En faisant cette déclaration publique, le CPT reste pleinement attaché au 
  maintien de son dialogue avec les autorités russes. Le Comité est déterminé à 
  poursuivre sa coopération avec les autorités russes, afin de les assister pour 
  faire en sorte que, tant en République tchétchène qu&#146;ailleurs en Fédération de 
  Russie, le principe fondamental selon lequel « Nul ne peut être soumis à la 
  torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants » soit 
  respecté. A défaut de se conformer à ce principe, il sera impossible de créer 
  le climat de confiance qui est une condition <i>sine qua non</i> de la 
  reconstruction de la société civile en République tchétchène.</span></font></p>
  <hr color="#000000" size="1" width="50%">
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><i><span lang="FR">Commission 
  chargée du rapport</span></i><span lang="FR">: Commission des questions 
  juridiques et des droits de l'homme </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><i><span lang="FR">Renvoi en 
  commission</span></i><span lang="FR">: </span>
  <a href="../../AdoptedText/TA03/FDIR586.htm">Directive 586 (2003)</a></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><i><span lang="FR">Project de 
  résolution et projet de recommandation</span></i><span lang="FR"> adoptés par 
  la Commission le 16 septembre 2004 avec respectivement 16 votes pour, 3 votes 
  contre et aucune abstention, et 20 votes pour, 3 votes contre et une 
  abstention</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><i><span lang="FR">Membres de 
  la commission</span></i><span lang="FR">: M. <b>Lintner</b> (<i>Président</i>), 
  M. <b>Marty</b>, M. <b>Jaskiernia</b>, M. <b>Jurgens</b> (<i>Vice-présidents</i>), 
  Mme Ahlqvist, M. Akçam, M. Aleuras, M. Alibeyli (remplaçant: M. <b>R. Huseynov</b>), 
  M. Arabadjiev, M. Arias Cañete, Mme Arifi, M. <b>Ates</b>, Mme Azevedo, M. 
  Barquero Vazquez, M. <b>Bartumeu Cassany</b>, Mme Batet Lamaña, Mme 
  Bemelmans-Videc, M. Berisha, M. <b>Bindig</b>, M. Bokeria, M. Bruce, Mme 
  Christmas-Møller, M.&nbsp; <b>Cilevics</b>, M. Coifan, M. Dell'Utri, M. 
  Engeset, Mme <b>Err</b>, M. <b>Fedorov</b>, M. <b>Fico</b>, M. <b>Frunda</b>, 
  M. Gedei, M. Goris, M. </span><b><span lang="FR">Grebennikov</span></b><span lang="FR">, 
  M. Gündüz, Mme <b>Hajiyeva</b>, Mme Hakl, M. <b>Holovaty</b>, M. <b>Ivanov</b>, 
  M. Jakic, M. Jurica, M. Kaufmann (remplaçant: M. <b>Gross</b>), M. Kelber, M. 
  Kelemen, M. Kovalev, M. <b>Kroll</b>, M. <b>Kroupa</b>, M. Kucheida, Mme <b>
  Leutheusser-Schnarrenberger</b>, M. <b>Manzella</b>, M. Martins, M. Masi, M. 
  Masson (remplaçant: M. <b>Hunault</b>), M. <b>McNamara</b>, M. Monfils, M. 
  Nachbar, M. Nikolic (remplaçant: M. <b>Jova&#154;evic</b>), M. Olteanu, Mme 
  Ormonde, Mme <b>Pasternak</b>, M. <b>Pavlov</b>, M. Pehrson, M. Pellicini, Mme 
  Pétursdóttir, M. Piscitello (remplaçant: M. <b>Budin</b>), M. Poroshenko, Mme 
  Postoica, M. <b>Pourgourides</b>, M. Pullicino Orlando, M. Raguz, M. Ransdorf, 
  M. Rochebloine, M. Rustamyan, M. Spindelegger, M. Stankevic, M. Symonenko 
  (remplaçant: M. <b>Shybko</b>), M. Takkula, M. Varvitsiotis, M. Wilkinson 
  (remplaçant: M. <b>Lloyd</b>), Mme Wohlwend, M. Zhirinovsky, M. <b>&#142;i&#158;ic</b></span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">N.B. Les noms 
  des membres qui ont participé à la réunion sont indiqués en caractères gras.
  </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><i><span lang="FR">
  Secrétariat de la commission</span></i><span lang="FR">: M. Schokkenbroek, M. 
  Schirmer, Mme Clamer, M. Milner</span></font></p>
  <hr color="#000000" size="1">
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref1" name="_ftn1" title><span lang="FR">[1]</span></a><span lang="FR"> 
  Le chiffre journalier moyen de victimes suite aux incidents rapportés par 
  divers medias était de 1,5 personnes (mi-septembre 2003). Il est passé à plus 
  de 10 personnes (juillet-août 2003) selon les rapports «&nbsp;La Tchétchénie en 
  bref&nbsp;» présentés régulièrement par l&#146;équipe du Secrétaire Général. S&#146;il est 
  souvent difficile de juger des responsabilités pour un incident donné, 
  l&#146;implication de rebelles armés est évidente dans la plupart des fusillades 
  avec les forces de sécurité fédérales ou tchétchènes, les explosions de mines 
  ou de bombes artisanales placées en bord de route et les attaques contre des 
  représentants et des locaux de l&#146;administration tchétchène pro-russe.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref2" name="_ftn2" title><span lang="FR">[2]</span></a><span lang="FR"> 
  Selon d&#146;autres sources, les combattants auraient été environ 1500, et la 
  plupart des medias ont fait état d&#146;un chiffre officiel de 200 combattants pour 
  les seuls évènements d&#146;Ingouchie.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref3" name="_ftn3" title><span lang="FR">[3]</span></a><span lang="FR"> 
  Tchétchénie &#150; Dernier appel avant l&#146;Oubli, Rapport de mission Moscou et 
  Ingouchie, 17-24 décembre 2003 (Anne Le Tallec, ACAT (Action des Chrétiens 
  pour l&#146;Abolition de la Torture), avril 2004)</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref4" name="_ftn4" title><span lang="FR">[4]</span></a><span lang="FR"> 
  La Fédération internationale Helsinki a indiqué que dans d&#146;autres affaires 
  (ci-dessous) les proches avaient accepté l&#146;exhumation, mais que cette dernière 
  n&#146;avait jamais eu lieu.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref5" name="_ftn5" title><span lang="FR">[5]</span></a><span lang="FR"> 
  Les exécutions de masse ont fait l&#146;objet d&#146;un rapport détaillé de Memorial qui 
  souligne la présence de troupes Omon de St Petersbourg et des troupes de 
  Ryazan dans la zone durant la période concernée.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">
  <a href="#_ftnref6" name="_ftn6" title>[6]</a> Une description de l&#146;opération 
  militaire faisant intervenir des véhicules blindés et des hélicoptères et 
  menant à la capture de l&#146;ancien Président du Parlement tchétchène est fournie 
  dans le Bulletin Action urgente d&#146;Amnesty International , AI Index: EUR 
  46/42/00, 13 septembre 2000.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref7" name="_ftn7" title><span lang="FR">[7]</span></a><span lang="FR"> 
  Selon des informations reçues par SCJI, ce n&#146;est plus le cas. Dans un courrier 
  daté du 10 juillet 2004 et adressé à Marzet Imakaeva, le Bureau du Procureur 
  l&#146;a informée que l&#146;enquête criminelle sur l&#146;enlèvement de son mari avait été 
  close pour «&nbsp;absence de délit pénal&nbsp;». La lettre stipule que le militaire 
  russe a arrêté son mari conformément à la loi, puis l&#146;a relâché. Mme Imakaeva 
  a pris note de la confirmation officielle de la détention de son mari par les 
  troupes russes, en contradiction avec les thèses précédentes du Gouvernement 
  dans cette affaire, y compris un mémorandum du 16 septembre devant la Cour 
  européenne de Strasbourg, dans lequel le représentant du Gouvernement avait 
  affirmé que des personnes «&nbsp;non identifiées&nbsp;», en tenue de camouflage, avaient 
  arrêté S.-M. Imakaev et qu&#146;il n&#146;y avait pas de preuve «&nbsp;suffisante&nbsp;» de 
  l&#146;implication des forces fédérales russes. Mme Imakaeva a jugé toutefois peu 
  plausible le scénario présenté par le Gouvernement concernant la prétendue 
  libération de son mari et elle a l&#146;intention de faire appel de la décision du 
  Bureau du Procureur de clore l&#146;enquête criminelle.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Concernant 
  l&#146;affaire de Khadjimurat Yandiev, SCJI m&#146;a informé que le Parquet militaire de 
  l&#146;unité militaire 20102 a refusé d&#146;engager une action pénale au motif qu&#146;aucun 
  crime n&#146;avait été commis. Le Parquet militaire s&#146;est appuyé sur le fait que le 
  corps de la victime n&#146;a jamais été retrouvé et que l&#146;enregistrement vidéo de 
  cette arrestation par les forces fédérales (qui témoigne également du passage 
  à tabac de Kh. Yandiev au cours de l&#146;arrestation et de l&#146;ordre de l&#146;exécuter 
  donné par l&#146;officier commandant) ne montre pas l&#146;exécution.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref8" name="_ftn8" title><span lang="FR">[8]</span></a><span lang="FR"> 
  Au cours de la réunion à Moscou, le 31&nbsp;mai, avec l&#146;Adjoint au Procureur 
  général Sergeij Fridinskij, nous avons été informés de l&#146;arrivée aux Etats 
  Unis, où elle a obtenu l&#146;asile politique, de la présumée «&nbsp;disparue&nbsp;», Mme 
  Imakaeva. Après avoir demandé plus de précisions, HRW m&#146;a fait part des 
  informations suivantes&nbsp;: les membres de la famille Imakaev, partis aux Etats 
  Unis il y a plusieurs mois déjà, sont&nbsp;: </span></font></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">1. Marzet 
    Imakaeva (requérante)</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">2. Seda 
    Imakaeva ~24 ans (fille de Marzet), Shamil Imakaev, ~4 ans (fils de Seda et 
    petit-fils de Marzet)</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">3. 
    Magomed-Emir Imakaev ~18 ans (fils de Marzet), sa femme, Kheda Imakaeva,~16 
    ans .</span></font></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Ont disparu 
  (et n&#146;ont malheureusement PAS réapparu aux Etats-Unis ou ailleurs) :</span></font></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">1. 
    Said-Khusein Imakaev (fils de Marzet), disparu en décembre&nbsp;2000, était âgé 
    de 23 ans.</span></font></p>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">2. 
    Said-Magomed Imakaev (le mari de Marzet), disparu le 2&nbsp;juin&nbsp;2002.</span></font></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref9" name="_ftn9" title><span lang="FR">[9]</span></a><span lang="FR"> 
  C&#146;est également la conclusion à laquelle sont arrivées les principales 
  organisations non-gouvernementales des droits de l&#146;homme. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref10" name="_ftn10" title><span lang="FR">[10]</span></a><span lang="FR"> 
  Le Bureau des Opérations et Recherches du Département des Opérations du 
  Caucase du Nord de la Direction Générale du Ministère des Affaires Intérieures 
  russe dans le District Fédéral Sud</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref11" name="_ftn11" title><span lang="FR">[11]</span></a><span lang="FR"> 
  Selon les réponses reçues des autorités russes, le Bureau du Procureur de la 
  République tchétchène a transmis 128 requêtes au Bureau du Procureur militaire 
  en 2003. Au cours de la même année, le Bureau du Procureur militaire, qui a 
  également reçu directement de résidents tchétchènes 799 plaintes relatives à 
  des actes arbitraires commis par des militaires, a enquêté sur un total de dix 
  dossiers, et en a porté trois devant les tribunaux.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref12" name="_ftn12" title><span lang="FR">[12]</span></a><span lang="FR"> 
  94 procureurs et enquêteurs dans sept bureaux de procureurs secondaires dans 
  la région.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref13" name="_ftn13" title><span lang="FR">[13]</span></a><span lang="FR"> 
  A titre d&#146;exemple, l&#146;ancien ministre de la Justice Pavel Krasheninnikov et le 
  Vice-président de la Douma d&#146;Etat Vladimir Lukin, cités dans CICC/Europe/CEI/Fédération 
  de Russie (6 mai 2002)</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref14" name="_ftn14" title><span lang="FR">[14]</span></a><span lang="FR"> 
  Une conférence sur ce thème s&#146;est tenue à Moscou les 4-5 février 2004, 
  organisée par l&#146;Association russe de droit international.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref15" name="_ftn15" title><span lang="FR">[15]</span></a><span lang="FR"> 
  Voir Pravda.ru du 7 mai 2002&nbsp;: «&nbsp;L&#146;APCE, qui semble très souple quant à ses 
  avis et ses membres, critique constamment la Russie pour ses violations des 
  droits de l&#146;homme en Tchétchénie et adopte des résolutions appropriées. Les 
  résolutions de l&#146;APCE, par chance, ne nous obligent à rien. Par contre, le 
  Tribunal pénal international, c&#146;est une autre affaire. Le Tribunal pénal 
  international pourrait engager des poursuites pénales.&nbsp;» (traduction non 
  officielle)</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref16" name="_ftn16" title><span lang="FR">[16]</span></a><span lang="FR"> 
  Complété par une lettre datée du 28 juin 2004 de M. Lukin, l&#146;Ombudsman aux 
  droits de l&#146;homme de la Fédération de Russie désigné comme interlocuteur 
  fédéral pour le programme commun entre la Fédération de Russie et le Conseil 
  de l&#146;Europe, adressée au Directeur général des Affaires politiques du Conseil 
  de l&#146;Europe, M. Schumann. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref17" name="_ftn17" title><span lang="FR">[17]</span></a><span lang="FR"> 
  Cette date coïncide étroitement avec la saisine du Comité des Ministres par le 
  Secrétaire Général au titre de la Déclaration de 1994 du Comité des Ministres 
  sur le respect des engagements pris par les Etats membres du Conseil de 
  l&#146;Europe; voir ci-après le point 4.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref18" name="_ftn18" title><span lang="FR">[18]</span></a><span lang="FR"> 
  J&#146;ai appris que des projets précédents de réponse comportaient une référence à 
  la saisine du Comité des Ministres par le Secrétaire Général, en juin 2000, au 
  titre du paragraphe 1 de la Déclaration de 1994.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref19" name="_ftn19" title><span lang="FR">[19]</span></a><span lang="FR"> 
  En relation avec l&#146;Ukraine en 2001, la Géorgie en 2001, 2002, et 2003 et la 
  Moldova en 2002 (cf. doc. Monitor/Inf (2004) 1 daté du 22 janvier 2004).</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref20" name="_ftn20" title><span lang="FR">[20]</span></a><span lang="FR"> 
  La Fédération internationale Helsinki pour les droits de l&#146;homme, dans un 
  appel public daté du 27 octobre 2003 a cité de larges extraits de la 
  Recommandation 1600 de l&#146;Assemblée, qui a fermement invité le Comité des 
  Ministres à traiter la question tchétchène.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref21" name="_ftn21" title><span lang="FR">[21]</span></a><span lang="FR"> 
  pages 30-31</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref22" name="_ftn22" title><span lang="FR">[22]</span></a><span lang="FR"> 
  par exemple, le 4 septembre 2003, aux alentours de 4.45 h du matin, des agents 
  d&#146;une structure inconnue des forces de l&#146;ordre de la République tchétchène ont 
  arrêté et emmené dans un véhicule UAZ-452 gris dépourvu de plaque 
  d&#146;immatriculation Irskhan Khaditovich Edilkhanov (né en 1984) vivant au 5 de 
  la rue Melnichaya dans le village de Khamby-Irze (Lermontovo) du district de 
  Achkhoi-Martan.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref23" name="_ftn23" title><span lang="FR">[23]</span></a><span lang="FR"> 
  Le 7 septembre 2003, arrestation de cinq habitants par les forces fédérales 
  russes dans le village de Chiri-Yurt du district rural de Grozny. Selon les 
  sources citées dans le rapport (p. 30), deux des détenus ont été abandonnés 
  aux alentours du village après avoir été sévèrement torturés et battus. On ne 
  sait pas où sont les trois autres, ni ce qu&#146;il est advenu d&#146;eux.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref24" name="_ftn24" title><span lang="FR">[24]</span></a><span lang="FR"> 
  Le 10 septembre 2003, aux environs de 23 h, dans le district d&#146;Avtarkhanovsky 
  (Leninsky) de Grozny. Selon les habitants, le feu a été ouvert par le point de 
  contrôle des forces fédérales à la limite du sixième microdistrict. Les 
  habitants ont passé la nuit dans la crainte, mais par chance, aucune victime 
  n&#146;est à déplorer.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref25" name="_ftn25" title><span lang="FR">[25]</span></a><span lang="FR"> 
  7 septembre 2003 : ville de Urus-Martan; 11 septembre 2003: village de Makhety 
  dans le district de Vedeno (pas de victime, mais de sérieux dégâts)&nbsp;; </span>
  </font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref26" name="_ftn26" title><span lang="FR">[26]</span></a><span lang="FR"> 
  9 septembre 2003: Mart Makhauri (mère de huit enfants), Rosa Adayeva (mère de 
  neuf enfants, dont un bébé de neuf mois) et une autre femme (une réfugiée non 
  encore identifiée) ont été tuées et trois enfants blessés par l&#146;explosion 
  d&#146;une mine artisanale dans le village de Assinovskaya dans le district de 
  Sunzha, alors qu&#146;elles rentraient d&#146;un champ de tomates. La mine a explosé 
  sous la remorque du tracteur dans laquelle se trouvaient les femmes et les 
  enfants. Sur les lieux de l&#146;explosion, une bouteille en plastique munie d&#146;un 
  système de mise à feu à distance et des fils ont été retrouvés. Une unité de 
  déminage a neutralisé un engin du même genre, qui n&#146;avait pas explosé, sur les 
  lieux d&#146;une attaque terroriste. Une action pénale a été engagée par le Bureau 
  du Procureur du district de Sunzha.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref27" name="_ftn27" title><span lang="FR">[27]</span></a><span lang="FR"> 
  Un témoignage édifiant est fourni par Alexander Mnatsakanyan, dans : Chechnya 
  2003, Political Process through the Looking Glass, Groupe Helsinki de Moscou/Memorial, 
  p. 11: Sur un plan général, lorsqu&#146;il est question de violations électorales, 
  les officiels sont immédiatement frappés d&#146;un étrange mélange d&#146;aveuglement et 
  de visions. Ils ont vu des files d&#146;attente devant les urnes dans une ville de 
  Grozny désertée. Ils ont vu des gens inspirés et gais. Mais ils ont, d&#146;une 
  manière ou d&#146;une autre, négligé le fait qu&#146;un journaliste français ait pris 
  part au vote après avoir présenté son passeport français (<i>sic!</i>). 
  Personne n&#146;a relevé qu&#146;aux fins d&#146;une expérimentation, une vingtaine de 
  personnes ont voté en tant que «&nbsp;nouveaux arrivants&nbsp;» dans plusieurs bureaux 
  de vote. Ils n&#146;ont pas non plus noté l&#146;énorme rustre armé qui se tenait debout 
  derrière une personne pour scruter attentivement ce qu&#146;elle écrivait sur le 
  bulletin de vote. Pour ma part, je l&#146;ai vu de mes propres yeux.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref28" name="_ftn28" title><span lang="FR">[28]</span></a><span lang="FR"> 
  source: Centre des droits de l&#146;homme «&nbsp;Memorial&nbsp;», dans : Chechnya 2003 [&#133;], 
  p. 26</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref29" name="_ftn29" title><span lang="FR">[29]</span></a><span lang="FR"> 
  Source: Société pour l'amitié russo-tchétchène, dans: Chechnya 2003, Political 
  Process Through the Looking Glass, MGH/Memorial, p. 21</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref30" name="_ftn30" title><span lang="FR">[30]</span></a><span lang="FR"> 
  décrit avec plus de détails par le Centre des droits de l&#146;homme «&nbsp;Memorial&nbsp;» 
  dans : Chechnya 2003 [&#133;], p. 31</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref31" name="_ftn31" title><span lang="FR">[31]</span></a><span lang="EN-GB"> 
  source&nbsp;: MHG/Memorial, Chechnya 2003, Political Process through the Looking 
  Glass, p. 30</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref32" name="_ftn32" title><span lang="FR">[32]</span></a><span lang="FR"> 
  Des références au «&nbsp;climat d&#146;impunité actuel qui règne&nbsp;» en République 
  tchétchène sont également faites dans le document d&#146;information du Secrétaire 
  Général à propos de la réponse du Conseil de l&#146;Europe sur la situation en 
  République tchétchène (SG/Inf(2004)3 daté du 16 janvier 2004, para. 54) et 
  dans le Rapport par pays sur les pratiques des droits de l'Homme de 2003 sur 
  la Russie publié par le Département d'État américain (page 3, avec référence à 
  mon rapport 2003, et page 13 : «&nbsp;un climat d'anarchie, de corruption et 
  d'impunité se développe&nbsp;» (traduction non officielle)); voir aussi le rapport 
  de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH) (no. 
  328/2) titré «&nbsp;Chechnya - Terror and Impunity: a Planned System&nbsp;» (Tchétchénie 
  - Terreur et impunité : un système planifié), et un article daté du 20/06/2004 
  de Memorial sur «&nbsp;How the Procuracy helps to organise impunity in Chechnya&nbsp;» 
  (Comment la procurature aide à organiser l&#146;impunité en Tchétchénie) 
  ;concernant les statistiques encore très décevantes des forces de l&#146;ordre, 
  voir ci-dessus para. 27-31. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref33" name="_ftn33" title><span lang="FR">[33]</span></a><span lang="FR"> 
  Voir «&nbsp;Ingushetia&nbsp;: Enforced «&nbsp;disappearances&nbsp;», extrajudicial killings and 
  Unlawful Detentions&nbsp;» (Ingouchie&nbsp;: «&nbsp;disparitions» forcées, exécutions 
  extrajudiciaires et détentions illégales), décembre 2003 &#150; juin 2004), 
  Fédération internationale Helsinki (FIH), 4 août 2004.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref34" name="_ftn34" title><span lang="FR">[34]</span></a><span lang="FR"> 
  source&nbsp;: Caucasian Knot /News /2004</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref35" name="_ftn35" title><span lang="FR">[35]</span></a><span lang="FR"> 
  selon NTV (cité dans <a href="http://www.lenta.ru/">www.lenta.ru</a>, 9 juin 
  2004), Ramzan Kadyrov a déclaré : </span></font></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">«&nbsp;Nous 
    devons punir leurs proches conformément à la loi. Ils aident des bandits et 
    prétendent aider des proches, leurs frères et leurs s&#156;urs. Mais non, ce sont 
    les bandits qu&#146;ils aident. Nous devons punir leurs proches conformément à la 
    loi. Et si il n&#146;y a pas de loi, nous la demanderons. Nous adresserons à la 
    Douma d&#146;Etat de la Fédération de Russie une requête pour qu&#146;elle adopte une 
    loi de ce type afin qu&#146;ils puissent être punis. Sans cela, la guerre en 
    Tchétchénie ne prendra jamais fin.&nbsp;» (traduction non officielle)</span></font></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref36" name="_ftn36" title><span lang="FR">[36]</span></a><span lang="FR"> 
  Le cas de Sultanbek Kagirov, placé en détention le 10 décembre 2003, 
  soi-disant afin d&#146;obliger l&#146;un de ses frères, combattant rebelle, de se 
  rendre.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref37" name="_ftn37" title><span lang="FR">[37]</span></a><span lang="FR"> 
  Au cours d&#146;une opération spéciale le 2 mai 2004 au village de Noibera (région 
  de Gudermes), Veziev Pakhrudi, âgé de 50 ans, habitant rue Zhukov, a été 
  prétendument placé en détention par les «&nbsp;hommes de Kadyrov&nbsp;», au motif que 
  son fils serait membre de la résistance armée tchétchène. Toujours le 2 mai, 
  au village d&#146;Alleroi de la région de Kurchaloevski, les hommes de Kadyrov ont 
  soi-disant incendié la maison de Said-Hasan Turlaev, dont le fils, selon les 
  villageois, appartient à la résistance armée. Pendant un long moment, les 
  services de sécurité ont empêché la fille de Said-Hasan, âgée de 22 ans, de 
  sortir de la maison en feu. Elle n&#146;a dû sa vie qu&#146;à l&#146;intervention des 
  voisins. La maison de la famille Buzurkaev a également été incendiée, leur 
  fils appartenant lui aussi à la résistance armée. Neuf proches de membres des 
  forces armées illégales ont été pris en otage (Sheikh-Akhmed Buzurkaev, 50 
  ans, Ramzan Avdarkhanov, 70 ans, Ahmed Avdarkhanov, Aslan Butzugov, Arsen 
  Minkailov, Isa El&#146;siev, et trois membres de la famille Aisultanov. Butzugov, 
  El&#146;siev, Minkailov, Buzurkaev, R. Avdarkhanov, et un membre de la famille 
  Aisultanov ont par la suite été relâchés. Quant au sort des trois autres 
  otages, aucune information n&#146;a filtré depuis la fin du mois de mai.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><span lang="FR">Le 4 mai, 
  toujours dans le village d&#146;Alleroi, Taus Buzurkaeva a soi-disant été arrêtée 
  sans l&#146;avis du Procureur par des troupes du ministère des Affaires intérieures 
  sous le commandement de Roman Ediev, ancien membre des services de sécurité de 
  Kadyrov. Elle était accusée d&#146;être la mère d&#146;un membre des forces armées 
  illégales (source: Bulletin de Memorial, mai 2004).</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref38" name="_ftn38" title><span lang="FR">[38]</span></a><span lang="FR"> 
  cf. annexe II. para. 4 pp.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref39" name="_ftn39" title><span lang="FR">[39]</span></a><span lang="FR"> 
  voir aussi annexe I para. 3: il semblerait que le Président Zyazikov soit 
  intervenu personnellement, suite à l&#146;appel à l&#146;aide de la Société pour 
  l'amitié russo-tchétchène, pour que soit libéré l&#146;un de ses membres, Khamzat 
  Kuchiev, placé illégalement en détention par les forces de sécurité.&nbsp;
  </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref40" name="_ftn40" title><span lang="FR">[40]</span></a><span lang="FR"> 
  Rencontrés au Bureau Memorial de Nazran, les membres de la famille des 
  victimes du Capitaine Ulman, acquitté par un jury à Rostov sur le Don le 
  29&nbsp;avril 2004 parce qu&#146;il avait tué ses victimes civiles sur ordre de son 
  supérieur, nous ont fait part de l&#146;humiliation qui était la leur dans la salle 
  d&#146;audience. Ils avaient le sentiment que les membres du jury, qui 
  fraternisaient ouvertement avec l&#146;accusé, considéraient les victimes et leurs 
  proches comme les véritables coupables. Le Bureau du Procureur militaire a 
  fait appel de l&#146;acquittement. Le 26&nbsp;août, la Cour suprême russe a annulé le 
  jugement de la cour de Rostov. L&#146;affaire sera rejugée devant un autre tribunal 
  militaire. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref41" name="_ftn41" title><span lang="FR">[41]</span></a><span lang="FR"> 
  présentée en Annexe II. para. 10 - 15</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref42" name="_ftn42" title><span lang="FR">[42]</span></a><span lang="FR"> 
  source: note d&#146;AI 24 février 2004&nbsp;; cette affaire est l&#146;un des cas pour 
  lesquels j&#146;ai demandé, avant ma visite en Tchétchénie, des informations. Je 
  n&#146;ai à ce jour obtenu aucune réponse.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref43" name="_ftn43" title><span lang="FR">[43]</span></a><span lang="FR"> 
  source&nbsp;: note d&#146;AI 24 février 2004</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref44" name="_ftn44" title><span lang="FR">[44]</span></a><span lang="FR"> 
  source&nbsp;: note d&#146;AI 24 février 2004</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref45" name="_ftn45" title><span lang="FR">[45]</span></a><span lang="FR"> 
  source&nbsp;: Centre des droits de l&#146;homme«&nbsp;Memorial&nbsp;» dans&nbsp;: Chechnya 2003 [&#133;], p. 
  22</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref46" name="_ftn46" title><span lang="FR">[46]</span></a><span lang="FR"> 
  source&nbsp;: AI/HRW/Memorial 8 avril 2004; cas soumis aux autorités russes pour 
  commentaires, aucune réponse reçue à ce jour.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref47" name="_ftn47" title><span lang="FR">[47]</span></a><span lang="FR"> 
  source&nbsp;: Fédération Internationale Helsinki/Memorial 22 avril 2004&nbsp;; cas 
  soumis aux autorités russes pour commentaires&nbsp;; selon la réponse reçue, 
  l&#146;affaire est en cours «&nbsp;d&#146;investigation&nbsp;» par le bureau du Procureur 
  militaire.</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref48" name="_ftn48" title><span lang="FR">[48]</span></a><span lang="FR"> 
  source&nbsp;: Bulletin Memorial de mai 2004</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref49" name="_ftn49" title><span lang="FR">[49]</span></a><span lang="FR"> 
  Le rapport de la Fédération Internationale Helsinki daté du 4&nbsp;août&nbsp;2004 sur 
  les disparitions forcées en Ingouchie (p. 9-10) livre de plus amples détails 
  sur cette affaire et informe que Memorial a transmis le 16&nbsp;juin&nbsp;2004, à la 
  Cour européenne des droits de l&#146;homme à Strasbourg, une plainte émise par les 
  proches de Medov. Il a été dit que l&#146;affaire serait traitée en priorité.
  </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref50" name="_ftn50" title><span lang="FR">[50]</span></a><span lang="FR"> 
  Plus de détails dans le rapport susmentionné de la Fédération Internationale 
  Helsinki du 4&nbsp;août&nbsp;2004, p. 8</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref51" name="_ftn51" title><span lang="FR">[51]</span></a><span lang="FR"> 
  Plus de détails dans le rapport susmentionné de la Fédération Internationale 
  Helsinki, pp. 4--6</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref52" name="_ftn52" title><span lang="FR">[52]</span></a><span lang="FR"> 
  Plus de détails dans le rapport susmentionné de la Fédération Internationale 
  Helsinki, pp. 6-7</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref53" name="_ftn53" title><span lang="FR">[53]</span></a><span lang="FR"> 
  Plus de détails dans le rapport susmentionné de la Fédération Internationale 
  Helsinki, pp. 7-9&nbsp;</span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref54" name="_ftn54" title><span lang="FR">[54]</span></a><span lang="FR"> 
  Le rapport du 4 août&nbsp;2004 (p.8) de la Fédération Internationale Helsinki sur 
  les disparitions forcées a reproduit des extraits du courrier daté du 22 
  avril&nbsp;2004 (2/581) adressé par le parquet ingouche au père indiquant que les 
  chiffres des «&nbsp;immatriculations&nbsp;» spéciales des présumés kidnappeurs relevées 
  au cours du contrôle correspondent aux codes de voitures (officielles&nbsp;?) 
  existantes. </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref55" name="_ftn55" title><span lang="FR">[55]</span></a><span lang="FR"> 
  cf. Fédération Internationale Helsinki, «&nbsp;Ingushetia&nbsp;: enforced «&nbsp;disappearances&nbsp;», 
  extrajudicial killings and unlawful detentions&nbsp;» (Ingouchie&nbsp;: «&nbsp;Disparitions&nbsp;» 
  forcées, exécutions extrajudiciaires et détentions illégales), décembre&nbsp;2003 - 
  juin&nbsp;2004, 4&nbsp;août&nbsp;2004, p. 4-5 </span></font></p>
  <p align="justify"><font face="Verdana" size="2">
  <a href="#_ftnref56" name="_ftn56" title><span lang="FR">[56]</span></a><span lang="FR"> 
  Dans un souci de concision, on a omis de répéter, pour chacun des incidents 
  mentionnés, qu&#146;il s&#146;agit d&#146;&#147;allégations&#148;. En effet, tant que la certitude 
  juridique des faits n&#146;a pas été établie par jugement devant un tribunal, il 
  convient de garder à l&#146;esprit que tous les incidents portés à l&#146;attention de 
  M.&nbsp;Bindig ne peuvent être que des &#147;allégations&#148;, même s&#146;il existe de fortes 
  présomptions.</span></font></p>
  <p align="justify">&nbsp;</p>
</blockquote>

</body>

</html>