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<title> Le service public de radiodiffusion </title>
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  <p align="justify"><b><span lang="FR">Le service public de radiodiffusion</span></b><span lang="FR"><br>
  </span><a href="../../AdoptedText/TA04/FREC1641.htm">Recommandation 1641 
  (2004)</a></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Doc. 10301<br>
  </span></b><span lang="FR">4 octobre 2004</span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR">Réponse du Comité des Ministres<br>
  </span></b><span lang="FR">adoptée à la 898<sup>e</sup> réunion des Délégués 
  des Ministres (30 septembre 2004)</span></p>
  
  <hr noshade color="#000000" size="1">
  <p align="justify"><span lang="FR">1.<b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </b>Le Comité des Ministres se félicite de la Recommandation&nbsp;1641 (2004) de l&#146;Assemblée 
  parlementaire sur le service public de radiodiffusion et du soutien que 
  celle-ci apporte au développement d&#146;un service public de radiodiffusion fort 
  et indépendant dans tous les Etats membres du Conseil de l'Europe. La 
  Recommandation a été portée à l&#146;attention des gouvernements des Etats membres. 
  Le Comité des Ministres a reçu un avis sur la Recommandation du Comité 
  directeur sur les moyens de communication de masse (CDMM).</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le Comité des Ministres partage pleinement l&#146;opinion de l&#146;Assemblée 
  parlementaire selon laquelle le service public de radiodiffusion doit rester 
  un élément fort et dynamique du paysage de la radiodiffusion. Il constitue en 
  effet un élément vital de la démocratie en Europe, et remplit une mission 
  spécifique dans les domaines de l&#146;information, de la culture, de l&#146;éducation 
  et du divertissement. Il doit être autorisé dans le même temps à s'adapter aux 
  exigences de la Société de l'Information. Dans cette perspective, les 
  engagements pris par les gouvernements des Etats&nbsp;membres dans la Résolution 
  sur l&#146;avenir du service public de la radiodiffusion, adoptée lors de la 4e 
  Conférence européenne sur la politique des communications de masse (Prague, 
  décembre&nbsp;1994), et dans la Recommandation n°&nbsp;R&nbsp;(96)&nbsp;10 du Comité des Ministres 
  sur la garantie de l&#146;indépendance du service public de radiodiffusion, restent 
  plus que jamais d&#146;actualité.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le Comité des Ministres estime qu&#146;il est essentiel que les pouvoirs publics 
  dans les Etats membres prennent toute disposition pour mettre concrètement en 
  &#156;uvre ces engagements. En collaboration avec l&#146;Assemblée parlementaire, il 
  suivra de près le respect de ces engagements et prendra toutes les mesures 
  politiques appropriées pour le garantir. En réponse à la Recommandation de l&#146;Assemblée 
  (paragraphe&nbsp;17&nbsp;vii.<i>a</i>.), il invite les gouvernements des Etats membres à 
  «&nbsp;s&#146;abstenir de toute ingérence dans l&#146;indépendance éditoriale et l&#146;autonomie 
  institutionnelle des radiodiffuseurs du service public ». Parallèlement, le 
  Conseil de l'Europe continuera à assister ses nouveaux Etats membres afin de 
  transformer les organismes de radiodiffusion d&#146;Etat en véritables 
  radiodiffuseurs de service public indépendants.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le Comité des Ministres partage également l&#146;opinion de l&#146;Assemblée 
  parlementaire selon laquelle le service public de radiodiffusion est 
  aujourd&#146;hui confronté à un certain nombre de défis très sérieux qui, s&#146;il n&#146;y 
  était pas pris garde, pourraient à terme menacer son devenir. C&#146;est en 
  particulier à juste titre que la Recommandation de l&#146;Assemblée parlementaire 
  mentionne les défis posés par la mondialisation et le développement de 
  nouvelles techniques de communication et d&#146;information, en parallèle à la 
  concurrence croissante des médias commerciaux et aux questions de politique de 
  la concurrence soulevées par des médias commerciaux dans ce contexte. Le 
  Comité des Ministres est d&#146;avis que les principes énoncés dans la Résolution 
  de 1994 et dans la Recommandation n° R (96) 10 devraient désormais être 
  développés et ajustés afin d&#146;aider les organismes de radiodiffusion de service 
  public à faire face aux nouveaux défis décrits dans le rapport de l&#146;Assemblée 
  parlementaire. Face à ces défis, il est essentiel pour l&#146;avenir démocratique 
  des sociétés européennes et leur cohésion sociale, ainsi que pour le maintien 
  de relations internationales fondées sur la compréhension mutuelle et la 
  tolérance, que le service public de la radiodiffusion reste un élément central 
  du paysage des médias en Europe.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  A propos du mandat futur du service public de radiodiffusion et, en 
  particulier, de la question de savoir si ce dernier devrait pouvoir faire son 
  entrée sur le secteur des nouveaux services de communication, le Comité des 
  Ministres rappelle sa Recommandation&nbsp;Rec (2003)9 sur des mesures visant à 
  promouvoir la contribution démocratique et sociale de la radiodiffusion 
  numérique, adoptée le 28 mai 2003. Celle-ci dispose que « les radiodiffuseurs 
  de service public devraient jouer un rôle central dans le processus de 
  transition vers la radiodiffusion numérique terrestre » et recommande 
  notamment aux gouvernements des Etats membres « de garantir le maintien du 
  service public de radiodiffusion&#133;dans le nouvel environnement numérique » et « 
  de réaffirmer la mission des radiodiffuseurs de service public, en adaptant, 
  si nécessaire, leurs moyens au nouvel environnement numérique ».</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le Comité des Ministres estime que l&#146;Assemblée parlementaire elle-même peut 
  jouer un rôle précieux dans la réalisation de ces objectifs, en sensibilisant 
  les parlements des Etats membres à l&#146;importance de maintenir le service public 
  de radiodiffusion et d&#146;adapter ses missions et ses moyens aux défis 
  précédemment cités. Les parlements nationaux pourraient également jouer un 
  rôle essentiel en encourageant la définition d&#146;un cadre juridique, 
  institutionnel et financier approprié pour le fonctionnement du service public 
  de radiodiffusion, et son adaptation et sa modernisation en vue de satisfaire 
  les besoins du public et de répondre aux exigences de l&#146;ère numérique. Ils 
  pourraient suivre les politiques adoptées dans leurs Etats respectifs afin 
  d&#146;évaluer dans quelle mesure les principes énoncés dans la Recommandation&nbsp;Rec 
  (2003) 9 sont véritablement mis en &#156;uvre. A cet égard, le Comité des Ministres 
  a pris dûment note de l&#146;invitation qui lui a été faite au paragraphe&nbsp;17.ii. de 
  la Recommandation. </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Lorsqu&#146;il préparera le Plan d&#146;action de la 7e Conférence ministérielle sur la 
  politique des communications de masse qui se tiendra au début de 2005 à Kiev 
  et les autres projets de documents devant être soumis à la Conférence, le 
  Comité des Ministres chargera le CDMM de tenir pleinement compte de la 
  recommandation formulée au paragraphe&nbsp;17.i. selon laquelle il faudrait adopter 
  un nouveau document d&#146;orientation majeur sur le service public de 
  radiodiffusion et l&#146;inclusion d&#146;une ligne d&#146;action en ce sens dans le Plan 
  d&#146;action. A ce sujet, il souhaite attirer l&#146;attention de l&#146;Assemblée 
  parlementaire sur le fait que la question du service public de radiodiffusion 
  sera abordée au cours de la Conférence ministérielle, en particulier dans le 
  cadre du sous-thème 2 consacré à la diversité culturelle et à la diversité des 
  médias à l&#146;heure de la mondialisation. Etant donné que l&#146;Assemblée 
  parlementaire sera invitée à participer à la Conférence ministérielle comme 
  pour les précédentes éditions, elle aura la possibilité d&#146;exprimer à cette 
  occasion son point de vue sur la question du service public de radiodiffusion.</span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Pour finir, concernant l&#146;invitation que l&#146;Assemblée parlementaire lui a faite 
  au paragraphe&nbsp;17.vi. de sa Recommandation, le Comité des Ministres souhaite 
  signaler que dans son message politique au Sommet Mondial sur la Société de l&#146;Information 
  (Genève, 10-12 décembre&nbsp;2003), adopté à la 844e&nbsp;réunion des Délégués des 
  Ministres (19 juin 2003), il a souligné que « les services publics de 
  radiodiffusion indépendants ont une mission spéciale qui consiste à permettre 
  à tous d&#146;accéder à l&#146;information et à la culture, et à encourager la création 
  d&#146;&#156;uvres au niveau national ». Par ailleurs, le Comité des Ministres s&#146;est 
  déclaré persuadé « que le principe de service public devrait être préservé et 
  développé dans l&#146;environnement numérique à travers une gamme de services 
  publics d&#146;information numérique ». Le Comité des Ministres envisagera, à la 
  lumière des textes qui seront adoptés par les Ministres à la Conférence 
  ministérielle de Kiev, les suites qui pourront être données à ces 
  affirmations, à la Déclaration et au Plan d&#146;action adoptés lors du Sommet, 
  dans la perspective de la 2e phase de celui-ci, qui aura lieu à Tunis en 
  novembre 2005.</span></p>
  <p align="justify">&nbsp;</p>
  </font>
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