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<title> Quelles solutions pour le chômage en Europe ? </title>
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<blockquote>
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  <span lang="FR">
  
  <p align="justify"><b><font size="2">Quelles solutions pour le chômage en 
  Europe&nbsp;?</font></b></p>
  <p align="justify"><b><font size="2">Doc. 10359<br>
  </font></b><font size="2">10 novembre 2004</font></p>
  <p align="justify"><b><font size="2">Rapport<br>
  </font></b><font size="2">Commission des questions économiques et du 
  développement<br>
  Rapporteur&nbsp;: M. Anders G. Högmark, Suède, Groupe du Parti populaire européen</font></p>
  </span>

  

  
  <hr noshade color="#000000" size="1">
  <p align="justify"><i><span lang="FR"><font size="2">Résumé&nbsp;</font></span></i></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Plusieurs Etats membres du 
  Conseil de l&#146;Europe connaissent un chômage élevé autant que persistant. Non 
  seulement il entraîne une perte pour la société en termes de résultats qui ne 
  se concrétisent pas, de manque à gagner sur le plan fiscal, de dépenses 
  supplémentaires et de ralentissement de la croissance économique, mais 
  par-dessus tout, les sans-emplois et leurs proches en souffrent 
  personnellement, accusent une perte de leur dignité et sont en butte à des 
  difficultés matérielles. </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Le rapport lie le chômage à 
  la fois aux effets de la mondialisation en cours &#150; même si ce processus crée 
  aussi de nouveaux emplois &#150; et aux politiques suivies dans certains pays, qui 
  ne donnent pas de résultats. Dans certains pays européens, le chômage est bien 
  plus faible qu&#146;ailleurs &#150; certains ayant surmonté des situations difficiles 
  dans le passé &#150; ce qui montre bien que le problème peut être résolu.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Le rapport analyse les 
  divers moyens de sortir de cette situation et, ce faisant, accorde une très 
  grande attention au fait que la société doit aider les groupes vulnérables à 
  trouver du travail et engager activement les employeurs dans ce processus, 
  également par le biais de la législation et d&#146;une implication au quotidien au 
  sein du marché de l&#146;emploi. Cela passe aussi par l&#146;ouverture de possibilités 
  pour que les femmes concilient vie professionnelle et vie de famille. Les 
  jeunes ont besoin de travailler pour se sentir membres à part entière de la 
  société et engagés envers ses institutions et pour croire en leur propre 
  avenir. L&#146;apprentissage tout au long de la vie est essentiel pour maintenir 
  les plus de 50 ans plus longtemps en activité, car la viabilité de nos 
  systèmes de pension et de sécurité sociale en dépend. Il convient d&#146;encourager 
  activement l&#146;innovation, l&#146;éducation, la recherche et le développement, ainsi 
  que la création d&#146;entreprises. Trouver des solutions au chômage, ou du moins 
  le faire reculer, devient, au-delà des seuls aspects économiques, aussi un 
  enjeu moral et sociétal.</font></span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">I.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Projet de résolution <i>[<a href="../../AdoptedText/TA05/FRES1423.htm">Lien 
  vers le texte adopté</a>]</i></font></span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Plusieurs Etats membres du Conseil de l'Europe comptent, depuis des années, 
  dix pour cent et plus de leur population active au chômage. Avant tout, le 
  chômage est une atteinte à la dignité humaine, car une personne ne peut se 
  réaliser pleinement que si elle réussit sa vie professionnelle et bâtit des 
  liens sociaux de qualité dans son environnement de travail. Le chômage est 
  également un frein au développement économique sous la forme d'une moindre 
  contribution du travail, de dépenses publiques plus élevées pour les 
  allocations et de manque à gagner en recettes fiscales. Outre qu'il est de son 
  devoir de protéger les chômeurs dans l&#146;adversité, l'Etat a donc une obligation 
  supérieure, qui est d'agir sur la société pour que le chômage soit maintenu à 
  son strict minimum. </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L'ouverture et l'interdépendance économiques mondiales croissantes &#150; souvent 
  appelées la mondialisation &#150; entraînent progressivement des changements 
  fondamentaux dans les économies européennes, alors même que celles-ci 
  traversent une phase d&#146;intégration rapide, notamment dans le cadre de l'Union 
  européenne et, au niveau de la planète, de l'Organisation mondiale du 
  commerce. Ces processus entraîneront des pertes d'emplois dans certaines 
  catégories au fur et à mesure que des activités moins compétitives vont être 
  abandonnées, mais créeront également des emplois dans bon nombre de domaines, 
  du fait d'une intensification des échanges et de revenus disponibles plus 
  importants grâce à la baisse des prix de nombreux produits et services. </font>
  </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L'expérience européenne &#150; où la situation du chômage varie considérablement en 
  fonction des pays &#150; montre que les pays qui adaptent leurs économies et leurs 
  main d'&#156;uvres plus efficacement à la mondialisation bénéficient aussi d'un 
  taux de chômage moins élevé et d'une croissance plus rapide. Puisqu'il est 
  donc clair que le chômage peut, dans une large mesure, être atténué par de 
  meilleures politiques, il est vital pour l'Europe, y compris l'Union 
  européenne, soit de formaliser ces politiques, soit de laisser ses Etats 
  membres libres de suivre les politiques de leur choix ou de s'inspirer des 
  politiques d'autres pays lorsqu'elles donnent de bons résultats.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La nécessité d'introduire une réforme structurelle est particulièrement 
  prononcée dans un certain nombre des grandes économies de la zone euro, où la 
  reprise économique actuelle est presque exclusivement due à une hausse des 
  exportations vers des économies non européennes en rapide croissance et non à 
  la demande intérieure et dont la capacité de croissance est limitée par des 
  rigidités sur les marchés de l'emploi, de la production et des services d'un 
  niveau tel qu'il n&#146;est pas possible d&#146;empêcher le chômage de gonfler, et 
  encore moins le réduire. </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L'Assemblée parlementaire note le peu de progrès enregistrés concernant la 
  Stratégie de Lisbonne de 2000, où les Etat membres de l'Union européenne 
  s'étaient engagés à faire de cette région la plus compétitive du monde d'ici 
  2010. Cet état de fait est d'autant plus préoccupant que l'Europe connaît 
  actuellement un exode massif de chercheurs et de diplômés de l'enseignement 
  supérieur vers des pays offrant de meilleures perspectives économiques, en 
  particulier aux Etats-Unis. Pour concrétiser l'Ordre du Jour de Lisbonne et 
  les ambitieux défis qui l'accompagnent dans d'autres pays européens, il faudra 
  non seulement stimuler davantage la recherche, mais aussi repenser les 
  politiques économiques pour mieux récompenser l'initiative, l'esprit 
  d'entreprise et le travail et rendre les marchés de l'emploi plus flexibles, 
  par exemple en diminuant les prélèvements sur les salaires, laisser aux 
  employeurs davantage de latitude pour adapter leur force de travail aux 
  circonstances, inciter davantage à la recherche d'emploi, décentraliser encore 
  les négociations salariales et ouvrir plus de possibilités pour le travail à 
  temps partiel.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Pour le développement économique à long terme et par là-même la réduction du 
  chômage, il est primordial que les pays soient dotés d&#146;un bon système 
  d'enseignement et proposent des opportunités d'apprentissage tout au long de 
  la vie. Toutefois, le fort taux de chômage parmi les jeunes diplômés montre 
  qu'une éducation de qualité n'a que fort peu d'utilité si elle ne peut être 
  utilisée dans une économie globalement dynamique et en croissance.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le récent élargissement de l'Union européenne à de nombreux pays d'Europe 
  centrale, orientale et du sud-est ainsi que ses divers accords conclu avec 
  d'autres pays du continent sont autant d'évolutions dont il convient de se 
  réjouir puisqu'elles portent en germe une croissance plus forte et donc 
  davantage d'emplois dans tous les pays participants. Les politiques de l'UE 
  doivent maximiser ce potentiel en privilégiant des politiques telles 
  qu'évoquées plus haut, en réformant la Politique agricole commune de l'Europe 
  et d'autres programmes de soutien pour tenir compte des exigences entraînées 
  par des réalités économiques nouvelles et en soutenant le système de commerce 
  multilatéral marqué par l'ouverture et des règles contraignantes prôné par 
  l'Organisation mondiale du commerce.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il est particulièrement important de surmonter le chômage massif que 
  connaissent plusieurs pays d'Europe centrale, orientale et du sud-est, où les 
  niveaux de vie sont considérablement plus bas et la protection sociale moins 
  étendue. Les dix nouveaux Etats membres de l'UE doivent bénéficier aussi vite 
  que possible de la totalité des dispositions guidant le Marché intérieur &#150; en 
  particulier des &quot;quatre libertés&quot; de mouvement des biens, des services, du 
  capital et de la main d'&#156;uvre &#150; et les accords avec tous les autres pays 
  européens doivent être appliqués en prenant particulièrement en compte leur 
  situation économique souvent précaire. En revanche, tous les pays européens 
  doivent admettre qu'une croissance économique durable et donc une lutte 
  efficace contre le chômage passent par l'éradication de la corruption et de la 
  criminalité économique, car l'investissement étranger se détournera des pays 
  en proie à de tels phénomènes et les capitaux nationaux feront défaut.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les pays ayant un chômage moins élevé tendent aussi à présenter des taux de 
  participation plus élevés, autrement dit, une part plus importante de leur 
  main d'&#156;uvre participe activement à l'activité économique. L'Assemblée &#150; 
  consciente que des taux de participation plus élevés sont le gage d&#146;une 
  croissance et de recettes fiscales plus importantes et réduisent la charge des 
  pensions &#150; félicite les pays qui s'efforcent de garder leur main d'&#156;uvre plus 
  longtemps en activité, dans la mesure du possible.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L'Assemblée note également que certaines économies européennes très 
  développées ont actuellement tendance à revenir à des temps de travail plus 
  longs pour préserver l'emploi et estime que de tels arrangements devraient, 
  dans toute la mesure du possible, être conclu de manière indépendante entre 
  employeurs et salariés, tant qu'ils n'entraînent pas de détérioration des 
  conditions économiques et sociales et qu'ils sont compatibles avec divers 
  accords internationaux, tels que la Charte sociale européenne du Conseil de 
  l'Europe. C'est là un point d'autant plus important que de nombreux salariés 
  européens sont de plus en plus en situation de vulnérabilité sociale et 
  économique et craignent notamment pour leur emploi, ce qui peut avoir des 
  répercussions sur leur productivité et leur motivation.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">11.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L'Assemblée est persuadée que, si certains systèmes sociaux ont besoin d'être 
  réformés, les normes sociales existantes, telles qu'elles sont édictées par 
  exemple dans la Charte sociale européenne et la Charte des Droits fondamentaux 
  de l'Union européenne, par exemple, doivent être protégées. Les réformes 
  devraient aussi prendre en compte le fait qu'en Europe, actuellement, on 
  privilégie l'équilibre entre temps de travail et loisirs, et ne pas ignorer 
  des réalités démographiques nouvelles telles que les besoins en nouveaux 
  services pour les personnes âgées. Elles doivent également protéger les 
  groupes vulnérables de la société, tels que les personnes âgées, les 
  travailleurs migrants, les personnes handicapées et les jeunes, et leur donner 
  des opportunités adéquates. Les employeurs devraient être fortement incités 
  par une législation adaptée à employer des personnes de ces groupes. Les 
  parents, en particulier les femmes, doivent bénéficier de meilleurs services 
  d'accueil pour leurs enfants et d&#146;autres mesures pour faciliter la vie de 
  famille &#150; notamment la prise en charge des personnes âgées dans une Europe 
  dont la population vieillit rapidement -, et les jeunes devraient se voir 
  proposer suffisamment de facilités pour l'apprentissage ainsi qu'un accès le 
  plus large possible à l'éducation.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">12.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Enfin, l'Assemblée rappelle qu'un chômage élevé peut, à long terme, aboutir à 
  une désintégration des liens sociaux et à l'instabilité sociale. La société, 
  les employeurs et les travailleurs doivent donc &#156;uvrer de concert dans un 
  esprit de compromis pour faire en sorte que les réformes puissent être 
  introduites le plus humainement possible. </font></span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">II.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Exposé des motifs par M. Högmark, Rapporteur</font></span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">Table des matières </font>
  </span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2"><a name="1" href="#1t">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  INTRODUCTION</a></font></span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2"><a name="2" href="#2t">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  PANORAMA DE LA SITUATION</a></font></span></b></p>
  <blockquote>
    <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">a.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    L&#146;Europe de l&#146;Ouest, en particulier les 15 de l&#146;UE avant l&#146;élargissement</font></span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">b.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    L&#146;Europe centrale et orientale, en particulier les pays nouveaux entrants 
    «&nbsp;10 + 2&nbsp;»</font></span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">c.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    Les pays de l&#146;ouest des Balkans et la Communauté des Etats indépendants 
    (CEI)</font></span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">d.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    L&#146;ouest des Balkans</font></span></p>
    <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">e.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
    La Communauté des Etats indépendants (CEI)</font></span></p>
  </blockquote>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2"><a name="3" href="#3t">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  REIMPLANTATION ET DELOCALISATION INDUSTRIELLES</a></font></span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2"><a name="4" href="#4t">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  LE CHÔMAGE DES JEUNES</a></font></span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2"><a name="5" href="#5t">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  LA SITUATION DES FEMMES</a></font></span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2"><a name="6" href="#6t">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  LES FLUX MIGRATOIRES DE MAIN D&#146;OEUVRE</a></font></span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2"><a name="7" href="#7t">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  TRAVAILLEURS ÂGÉS, APPRENTISSAGE ET FORMATION TOUT AU LONG DE LA VIE</a></font></span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  a.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les travailleurs âgés</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  b&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La formation tout au 
  long de la vie et l&#146;apprentissage</font></span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2"><a name="8" href="#8t">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  LE RAPPORT 2004 DE L&#146;OCDE SUR LES PERSPECTIVES DE L&#146;EMPLOI</a></font></span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2"><a name="9" href="#9t">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  CONCLUSIONS</a></font></span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2"><a name="1t" href="#1">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  INTRODUCTION</a></font></span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le chômage est un problème grave dans la plupart des Etats membres du Conseil 
  de l&#146;Europe. C&#146;est pourquoi il a tout naturellement fait l&#146;objet également de 
  plusieurs initiatives de l&#146;Assemblée parlementaire du Conseil de l&#146;Europe, et 
  notamment de sa Commission des questions économiques et du développement. La 
  Résolution 1098 (1996) de l&#146;Assemblée sur «&nbsp;Le chômage en Europe&nbsp;: causes et 
  remèdes&nbsp;» (Doc. 7620&nbsp;; Rapporteur&nbsp;: M. Bloetzer) avait approfondi la question 
  et préconisait une série de mesures politiques devant être prises par les 
  Etats membres, tant à titre individuel que collectivement. Depuis, certains 
  aspects du développement économique européen et mondial liés au chômage ont 
  été régulièrement abordés dans le cadre des débats annuels de l&#146;Assemblée sur 
  les activités de la Banque européenne pour la Reconstruction et le 
  Développement&nbsp; (BERD) ou encore lors des débats, annuels également, de l&#146;Assemblée 
  parlementaire élargie sur «&nbsp;L&#146;OCDE et l&#146;économie mondiale&nbsp;».</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Ayant l&#146;impression qu&#146;en matière de chômage, la situation n&#146;a fait qu&#146;empirer 
  en Europe au cours de ces récentes dernières années, et estimant que cette 
  évolution est dans une large mesure la résultante de lacunes au niveau 
  politique, votre Rapporteur et plus d&#146;une cinquantaine de ses collègues ont 
  présenté à l&#146;automne 2003 une proposition de résolution sur «&nbsp;La nécessité de 
  trouver des solutions à long terme pour réduire le chômage en Europe&nbsp;» (Doc. 
  9975). Ce document notait que la hausse préoccupante du chômage est l&#146;une des 
  principales conséquences de la morosité économique que l&#146;Europe connaît 
  actuellement et invitait les Etats membres du Conseil de l&#146;Europe à déterminer 
  et à traiter les raisons fondamentales sous-jacentes à cette tendance. Le 
  Bureau de l&#146;Assemblée parlementaire a saisi la Commission des questions 
  économiques pour rapport.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le présent projet de rapport entend donc décrire la situation actuelle du 
  chômage en Europe, étudier quelques-unes des causes sous-jacentes à ce fléau 
  qui touche l&#146;ensemble de notre continent, et proposer des mesures spécifiques 
  pour le faire reculer. L&#146;exposé des motifs portera en particulier sur les 
  délocalisations et réimplantations extraterritoriales des industries, le 
  chômage des jeunes et les flux migratoires de la main d&#146;&#156;uvre dans les quinze 
  Etats d&#146;Europe de l&#146;Ouest membres de l&#146;Union européenne avant l&#146;élargissement 
  (ci-après désignés par les «&nbsp;15 de l&#146;UE avant l&#146;élargissement&nbsp;»), les dix pays 
  nouveaux entrants<a name="_ednref1" title href="#_edn1">[1]</a> d&#146;Europe 
  centrale, orientale et méridionale, et deux pays candidats<a href="#_edn2" name="_ednref2" title>[2]</a> 
  (ci-après désignés par les «&nbsp;PECO nouveaux entrants dans l&#146;UE&nbsp;» ou encore les 
  PECO «&nbsp;10 + 2&nbsp;») couvrant également la situation dans les autres Etats membres 
  du Conseil de l&#146;Europe.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le Rapporteur commencera par dresser un panorama général du chômage et de ses 
  tendances en Europe, puis étudiera de plus près ce qui lui semblent être les 
  raisons fondamentales expliquant le chômage élevé que notre continent connaît 
  actuellement. Il s&#146;appuie sur des données, publications et rapports émanant 
  d&#146;instances telles que la Commission européenne (en particulier Eurostat, la 
  Direction générale pour l&#146;emploi et les affaires sociales et la Direction 
  générale pour les questions économiques et financières) ainsi que 
  d&#146;organisations internationales telles que l&#146;Organisation internationale du 
  travail (OIT) et l&#146;OCDE et sur d&#146;autres sources d&#146;information, y compris des 
  dossiers de presse, des études et des travaux de recherche. Enfin, il s&#146;appuie 
  sur les actes (publiés séparément) d&#146;une Audition sur le thème de «&nbsp;Quelles 
  solutions pour le chômage en Europe&nbsp;?&nbsp;» organisée en mars 2004 conjointement 
  par deux Commissions de l&#146;Assemblée parlementaire, à savoir celle des 
  questions économiques et du développement et celle des questions sociales, de 
  la santé et de la famille.</font></span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2"><a name="2t" href="#2">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  PANORAMA DE LA SITUATION</a></font></span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  On trouvera dans cette partie une synthèse de la situation générale et les 
  dernières tendances du chômage et de l&#146;emploi, tout d&#146;abord pour l&#146;Europe de 
  l&#146;Ouest (les 15 de UE avant l&#146;élargissement), puis pour les 10 PECO nouveaux 
  entrants dans l&#146;UE + les pays candidats à l&#146;adhésion et autres Etats membres 
  du Conseil de l&#146;Europe (Ouest des Balkans et CEI). (Le Rapporteur à cet égard 
  attire l&#146;attention sur le fait que la Croatie est, dans le présent rapport, 
  traitée dans la partie sur l&#146;Ouest des Balkans, même si, au cours des 
  discussions au sein de la Commission économique, il a été fort justement fait 
  remarquer qu&#146;elle devrait relever plutôt des 10 nouveaux Etats candidats à 
  l&#146;entrée dans l&#146;UE, car sa candidature à l&#146;adhésion à l&#146;UE a été annoncée 
  officiellement à l&#146;automne 2004. Le Rapporteur demande aux lecteurs de faire 
  preuve de compréhension).</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le <b><i>chômage</i></b> est défini comme le pourcentage de la main d&#146;&#156;uvre 
  (ou encore de la population active, c&#146;est-à-dire la somme des personnes qui 
  travaillent et qui ne travaillent pas) qui n&#146;a pas d&#146;emploi<a href="#_edn3" name="_ednref3" title>[3]</a>. 
  L&#146;<b><i>emploi</i></b>est défini comme le pourcentage de la population en âge 
  de travailler qui travaille&nbsp;; il constitue une indication de la capacité d&#146;une 
  économie à créer des emplois pour les personnes qui la composent. Le <b><i>
  taux de participation à la main d&#146;&#156;uvre</i></b>, également défini comme le 
  pourcentage de la population en âge de travailler, met en évidence la part 
  active de la population en âge de travailler et fournit une indication sur le 
  volume relatif de la fourniture de main d&#146;&#156;uvre disponible.</font></span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">a.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Europe de l&#146;Ouest, en particulier les 15 de l&#146;UE avant l&#146;élargissement</font></span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le chômage, dont les taux avaient commencé à s&#146;élever considérablement à la 
  fin des années 1970 et au début des années 1980, est resté relativement élevé 
  depuis. Selon le <b>tableau 1</b> ci-dessous, pour les 15 de l&#146;UE avant 
  l&#146;élargissement, il était en moyenne de 6,5% en 2002. Au cours de la dernière 
  décennie, cet indicateur a enregistré une décrue pour l&#146;ensemble de l&#146;UE : 
  tandis qu&#146;en Belgique, en France, en Italie, aux Pays-Bas et au Portugal, il 
  reculait légèrement, au Danemark, en Finlande, en Irlande, en Espagne, en 
  Suède et au Royaume-Uni, le recul a été plus prononcé<a href="#_edn4" name="_ednref4" title>[4]</a>. 
  En revanche, l&#146;Autriche, l&#146;Allemagne, la Grèce et le Luxembourg ont enregistré 
  une légère hausse.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Malgré un certain progrès, les moyennes actuelles restent encore relativement 
  élevées. En janvier 2004, le taux de chômage dans les 15 de l&#146;UE avant 
  l&#146;élargissement était de 8%, soit une légère augmentation par rapport aux 
  années précédents. Globalement, 10% de la population de l&#146;UE en mesure de 
  travailler est au chômage. La persistance d&#146;un chômage d&#146;une durée plus longue 
  est devenue l&#146;une des principales sources de préoccupation pour les marchés de 
  l&#146;emploi des 15 de l&#146;UE avant l&#146;élargissement, puisque cela semble indiquer 
  l&#146;existence de barrières à la réinsertion dans le marché de l&#146;emploi après une 
  période de chômage.</font></span></p>
  <p align="justify"><b><a name="_Ref44235971"><span lang="FR"><font size="2">
  Tableau </font></span></a><span lang="FR"><font size="2">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Taux de chômage, d&#146;emploi et de participation à la main d&#146;oeuvre pour les 15 
  de l&#146;UE avant l&#146;élargissement (en pourcentage de la main d&#146;oeuvre des 15-64 
  ans) : 2002 </font></span></b></p>
  <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" style="border-collapse: collapse" bordercolor="#111111">
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">&nbsp;</font></span></td>
      <td>
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Chômage total</font></span></td>
      <td>
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Chômage de longue durée
      </font></span></td>
      <td>
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Emploi</font></span></td>
      <td>
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Participation à la main 
      d&#146;&#156;uvre </font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">Moyenne des 15 de 
      l&#146;UE avant l&#146;élargissement </font></span></b></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="EN-GB"><font size="2">6,5</font></span></b></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="EN-GB"><font size="2">2,4</font></span></b></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">65,9</font></span></b></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">70,5</font></span></b></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Autriche</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">4,3</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">0,8</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">69,3</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">71,7</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Belgique</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">7,3</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">3,6</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">59,9</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">64,1</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Danemark</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">4,5</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">0,9</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">75,9</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">79,9</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Finlande</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">9,1</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">2,3</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">68,1</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">74,5</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">France</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">8,8</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">2,7</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">63,0</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">68,0</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Allemagne</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">8,6</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">4,0</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">65,3</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">71,5</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Grèce</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">10,0</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">5,1</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">56,7</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">63,1</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Irlande</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">4,4</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">1,3</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">65,3</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">67,9</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Italie</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">9,0</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">5,3</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">55,5</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">61,2</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Luxembourg</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">2,8</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">0,8</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">63,7</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">65,3</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Pays-Bas</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">2,7</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">0,7</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">74,4</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">75,6</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Portugal</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">5,1</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">1,8</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">68,2</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">72,0</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Espagne</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">11,3</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">3,9</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">58,4</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">67,1</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Suède</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">4,9</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">1,0</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">73,6</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">79,0</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Royaume-Uni</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">5,1</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">1,1</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">71,7</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">76,6</font></span></td>
    </tr>
  </table>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Source: taux de chômage et 
  d&#146;emploi &#150; Eurostat, Participation à la main d&#146;oeuvre &#150; &#147;Perspectives de l&#146;Emploi 
  : vers des emplois de meilleure qualité et plus nombreux &#148;, OCDE, 2003&nbsp;
  </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le chômage est particulièrement élevé dans les quatre poids lourds économiques 
  de l&#146;Europe continentale (la France, l&#146;Allemagne, l&#146;Italie et l&#146;Espagne) mais 
  aussi en Finlande et en Grèce, tous &#150; ainsi que la Belgique &#150; enregistrant 
  aussi un chômage de longue durée particulièrement fort. Le chômage est 
  comparativement plus faible dans les autres pays de l&#146;UE. En fait, certains<a href="#_edn5" name="_ednref5" title>[5]</a> 
  avancent que le chômage n&#146;est pas une fatalité paneuropéenne et que seules les 
  quatre grandes économies de l&#146;Europe continentale sont confrontées à un 
  chômage réel et persistant.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans une large mesure, les pays européens qui connaissent de forts taux de 
  chômage tendent aussi à présenter des taux d&#146;emploi et d&#146;activité bas. Comme 
  on le voit dans le tableau ci-dessus, en 2002, le taux d&#146;emploi moyen dans 
  l&#146;UE à 15 n&#146;était que de 65,9% du total de la population en âge de travailler 
  (dans une fourchette ayant un minima de 58,4 % pour l&#146;Espagne et un maxima de 
  75,9% pour le Danemark). Parallèlement, le taux de participation à la main 
  d&#146;&#156;uvre n&#146;a avoisiné que 70,5% seulement (minima de 63,1% pour la Grèce et 
  maxima de 79,7% pour le Danemark).</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">11.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Malgré les bons scores sur le front de l&#146;emploi et de la participation à la 
  main d&#146;&#156;uvre enregistrés par quasiment l&#146;ensemble des 15 de l&#146;UE avant 
  l&#146;élargissement, une forte proportion de la population en âge de travailler ne 
  parvient pas à rentrer sur le marché de l&#146;emploi. De ce point de vue, les taux 
  d&#146;emploi et d&#146;activité concernant les travailleurs plus âgés (entre 55 et 64 
  ans) méritent une attention particulière. En 2002, dans les 15 de l&#146;UE, le 
  taux d&#146;emploi pour cette catégorie de personnes (âgés de 55 à 64 ans, des deux 
  sexes) n&#146;était que de 40%, et l&#146;âge moyen de sortie du gisement de main 
  d&#146;&#156;uvre n&#146;était que de 59,9 ans en 2001<a href="#_edn6" name="_ednref6" title>[6]</a>. 
  Les chiffres de l&#146;OCDE montrent des différences considérables entre les pays, 
  qui vont de légèrement plus de 40% en Allemagne, en France, aux Pays-Bas et en 
  République tchèque à plus de 70% en Suède et plus de 60% au Danemark et aux 
  Etats-Unis. Ces différences sont dues aux opportunités d&#146;emploi et aux niveaux 
  globaux de chômage, à la possibilité de départ en préretraite, aux traditions 
  et à la culture nationales ainsi qu&#146;aux niveaux de prélèvements et de 
  retraites. Le faible taux d&#146;emploi parmi les travailleurs âgés et leur départ 
  précoce à la retraite conjugué à l&#146;allongement de l&#146;espérance de vie et à de 
  faibles taux de natalité affecteront (gravement) la capacité des pays de l&#146;UE 
  à financer les régimes de pension et de soins de santé. </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">12.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Pour ce qui est du chômage, certains groupes de population sont plus touchés 
  que d&#146;autres. La catégorie des jeunes en particulier (voir partie 4 
  ci-dessous), mais aussi les femmes, les travailleurs peu qualifiés, les 
  migrants et les personnes appartenant à des minorités et, comme nous l&#146;avons 
  vu, les travailleurs âgés connaissent des taux de chômage plus élevés 
  (dépassant les 20% dans certains cas) et/ou des taux d&#146;emploi et de 
  participation à la main d&#146;oeuvre plus bas. </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">13.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Europe ressent encore aujourd&#146;hui l&#146;impact d&#146;une longue période de 
  ralentissement économique, alors que pour l&#146;ensemble de l&#146;UE, la croissance du 
  PIB en termes réels n&#146;était que de 0,8% à peine en 2003. Or, de l&#146;avis 
  général, il faut une croissance d&#146;au moins 2,5% pour que le chômage reste 
  stable, les entreprises licenciant des salariés au fur et à mesure qu&#146;elles 
  apprennent à produire plus avec moins de main d&#146;&#156;uvre et qu&#146;une bonne part de 
  la production, en particulier manufacturière, mais aussi (et de plus en plus) 
  des services, sont délocalisés vers des pays et des régions où la main d&#146;&#156;uvre 
  est moins chère du fait de la mondialisation. Autrement dit, toute croissance 
  inférieure à 2,5% entraînera une hausse du chômage, qui ne descendra que si 
  elle dépasse ce point mort. Il est donc évident que la croissance de 0,8% 
  seulement enregistrée par l&#146;UE en 2003 entraînera une flambée du chômage.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">14.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le chômage structurel <a href="#_edn7" name="_ednref7" title>[7]</a>est 
  également élevé dans de nombreux pays. Ce type de chômage trouve sa source 
  dans la structure de l&#146;économie et non dans les changements affectant le cycle 
  économique&nbsp;; il ne peut être réduit qu&#146;en réformant les structures économiques 
  qui en sont la cause.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">15.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les <b>rigidités institutionnelles et structurelles</b> (affectant à la fois 
  la demande et l&#146;offre de main d&#146;&#156;uvre) sur les marchés de l&#146;emploi des 15 de 
  l&#146;UE avant l&#146;élargissement sont souvent citées comme les principales causes du 
  fort taux de chômage et du faible taux d&#146;emploi (et d&#146;insertion de la main 
  d&#146;&#156;uvre). Les systèmes de prélèvements obligatoires et de prestations sociales 
  d&#146;une bonne partie des 15 de l&#146;UE recèlent aussi des dispositions encourageant 
  les distorsions. Certains préconisent donc d&#146;accélérer les réformes de a 
  fiscalité et des prestations sociales pour augmenter l&#146;offre de main d&#146;&#156;uvre 
  et réduire le chômage structurel<a href="#_edn8" name="_ednref8" title>[8]</a>. 
  L&#146;une de ces études<a href="#_edn9" name="_ednref9" title>[9]</a> conclut que 
  le fait d&#146;abaisser les charges sociales sur les salaires peut contribuer à 
  réduire le chômage structurel en Europe continentale et, à l&#146;appui de ses 
  conclusions, elle avance que les charges sociales ont eu un impact 
  significatif sur le chômage structurel dans la zone euro et que leur 
  augmentation depuis les années 1970 a abouti à augmenter de moitié 
  pratiquement le chômage de longue durée. Dans le même ordre d&#146;idée, pour 
  d&#146;autres, les allocations de chômage généreuses versées par certains pays dans 
  l&#146;UE dissuadent les chômeurs de chercher un emploi, en particulier ceux 
  d&#146;entre eux qui sont le moins bien payés. </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">16.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les <b>textes législatifs de protection de l&#146;emploi </b>peuvent amener les 
  entreprises à être plus prudentes en matière d&#146;embauche, et donc à entretenir 
  le chômage. Toutefois, leur impact global n&#146;est pas clair, puisqu&#146;ils tendent 
  dans le même temps à freiner les «&nbsp;séparations involontaires&nbsp;» et donc à 
  réduire le courant de nouveaux chômeurs<a href="#_edn10" name="_ednref10" title>[10]</a>. 
  En elle-même, donc, cette législation pourrait ne pas avoir de conséquences 
  évidentes sur le taux global de chômage, même si, à long terme, l&#146;effet 
  pourrait bien être négatif, car la société aurait alors tendance à devenir 
  plus frileuse, moins réformiste et moins innovante. Cette législation allonge 
  cependant la durée moyenne du chômage. Comme elle complique le licenciement, 
  les entreprises hésiteront à embaucher. Les travailleurs en poste voient leur 
  situation consolidée, les chômeurs ayant moins de chance de retrouver un 
  emploi. De manière générale, il en résulte également que les pays ont plus de 
  mal à faire baisser leur taux de chômage après un choc externe négatif tel 
  qu&#146;un brusque ralentissement de l&#146;activité économique mondiale<a href="#_edn11" name="_ednref11" title>[11]</a>.
  </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">17.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Si les <b>salaires</b> sont censés refléter la productivité, il n&#146;est pas rare 
  que les exigences salariales soient excessives à cet égard. Toutefois, même 
  si, par exemple, en 1982, un accord signé aux Pays-Bas entre les syndicats, le 
  patronat et l&#146;Etat afin que les syndicats limitent leurs exigences salariales 
  (en échange d&#146;un financement plus généreux des préretraites et d&#146;une réduction 
  du temps de travail hebdomadaire) a pu contribuer à réduire le niveau de 
  chômage dans ce pays, la pression salariale excessive ne peut pas, seule, 
  expliquer les forts taux de chômage ailleurs<a href="#_edn12" name="_ednref12" title>[12]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">18.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La <b>structure institutionnelle de détermination des salaires</b> a également 
  son importance. De manière générale, plus les syndicats sont puissants et 
  leurs adhérents nombreux, plus l&#146;on peut s&#146;attendre à l&#146;inflation des 
  pressions salariales (et par voie de conséquence à une hausse du chômage 
  d&#146;équilibre). Cet effet peut cependant être compensé dès lors que la fixation 
  des salaires dans l&#146;ensemble de l&#146;économie est coordonnée<a href="#_edn13" name="_ednref13" title>[13]</a>. 
  En revanche, les accords salariaux de branche sont souvent mieux respectés par 
  les salariés adhérents des syndicats qui garantissent ces accords, ce qui 
  diminue la fréquence des grèves sauvages. Quel que soit le point de vue selon 
  lequel on se place, les syndicats puissants sont souvent blâmés pour l&#146;absence 
  de souplesse et la rigidité des marchés de l&#146;emploi de l&#146;UE et s&#146;opposent 
  parfois à leur réforme et à leur dérégulation. </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">19.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Une étude<a href="#_edn14" name="_ednref14" title>[14]</a> a examiné comment 
  l'impact d'un certain nombre de rigidités sur le marché de l'emploi &#150; 
  notamment la durée et l'importance des allocations de chômage, le niveau de 
  protection de l'emploi, la charge des prélèvements salariaux et le niveau de 
  centralisation des négociations salariales &#150; était perçu dans un certain 
  nombre de pays sur un certain nombre d'années. Elle est parvenue à un certain 
  nombre de conclusions : le chômage a augmenté deux fois plus dans le pays 
  ayant la <b>législation de protection de l'emploi la plus stricte</b> par 
  rapport au pays où la législation était la plus souple; le pays servant les <b>
  allocations chômage les plus généreuses</b> a vu son chômage multiplié 
  quasiment par cinq par rapport à celui où les allocations étaient les plus 
  spartiates; et un pays où les <b>négociations salariales sont fortement 
  coordonnées</b> a vu son chômage multiplié par quatre par rapport à un autre 
  où elles étaient fortement décentralisées. Dans l'ensemble, l'étude entendait 
  montrer que <b>les rigidités sur le marché de l'emploi exacerbent l'effet de 
  chocs négatifs</b>, même si d'autres facteurs non couverts par l'étude, tels 
  que les politiques macroéconomiques générales, auraient pu aussi influer sur 
  les différents résultats observés.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">20.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>L'éducation</b> est un facteur très important pour les marchés de l'emploi. 
  De plus en plus, les employeurs veulent des travailleurs qualifiés et ayant un 
  niveau élevé d'éducation. Ceux qui ont une formation ou des compétences moins 
  poussées sont mal armés pour accéder aux emplois disponibles. En fait, en 
  France comme en Allemagne, dans certains métiers<a href="#_edn15" name="_ednref15" title>[15]</a> 
  en particulier, la pénurie de compétences professionnelles et techniques est 
  devenue aiguë.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">21.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les faibles taux de participation à la main d'&#156;uvre s'expliquent par des 
  raisons diverses, non seulement entre les pays mais aussi entre les groupes de 
  population. Ainsi, l'inactivité dans le groupes des hommes âgées peut 
  essentiellement être attribuée au système de sécurité sociale (avec des 
  incitations généreuses pour les départs en préretraite, par exemple en 
  Italie), tandis que l'inactivité parmi les femmes de la quarantaine peut 
  s'expliquer en partie du fait de la structure du système fiscal (l'imposition 
  au taux marginal pour les ménages ayant deux sources de revenus), en partie 
  par l'existence d'obstacles au travail à temps partiel ou temporaire<a href="#_edn16" name="_ednref16" title>[16]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">22.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il serait cependant erroné de mettre le niveau de chômage élevé en Europe sur 
  le compte des seules rigidités structurelles et institutionnelles<a href="#_edn17" name="_ednref17" title>[17]</a>. 
  Une partie de ce chômage reste cyclique et <b>les politiques monétaires et 
  budgétaires</b> peuvent aider l'économie et réduire la charge constituée par 
  le fort niveau de chômage et le faible niveau d'emploi. Tandis que 
  l'abaissement des taux d'intérêt et l'expansion budgétaire pourraient avoir un 
  impact significatif sur la demande agrégée et sur l'économie pendant un 
  retournement de tendance cyclique, les politiques monétaire et budgétaire sont 
  strictes dans les pays de la zone euro.&nbsp; Le respect strict des critères 
  du Pacte de Stabilité et de Croissance &#150; censé être bon pour la croissance 
  économique générale à plus long terme &#150; peut accentuer les ralentissements 
  économiques dans certains pays, avec des conséquences substantielles sur le 
  chômage (en particulier dans les pays où les marchés de l'emploi manquent 
  relativement de souplesse).</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">23.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Même s'il est clair qu'au moins une partie (sinon la majeure partie) du 
  chômage de l'Europe est due à des rigidités structurelles, et même si des 
  réformes des marchés de l'emploi ont été, à des degrés divers, menées dans la 
  plupart des 15 pays de l'UE dans la deuxième moitié des années 1990, les 
  progrès restent quelque peu lents. Certes, une flexibilité accrue (tant à 
  l'embauche qu'au licenciement), des <b>niveaux de prélèvements et 
  d'allocations moins élevés</b> peuvent contribuer à réduire le chômage et à 
  améliorer l'emploi; toutefois, beaucoup craignent que cela n'accentue aussi 
  les <b>inégalités de revenus et ne porte un coup fatal à l'Etat providence</b>. 
  Du coup, le changement se fait lentement.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">24.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les observateurs sont également inquiets que l'Europe, comme l'expliquait une 
  revue, tente de venir à bout de ses rigidités non en les supprimant, mais en 
  réduisant la part du marché qui est rigide<a href="#_edn18" name="_ednref18" title>[18]</a>. 
  Dans beaucoup de pays, un <b>marché de l'emploi à deux vitesses</b> s'est en 
  fait instauré, avec d'une part, les marchés de l'emploi traditionnels qui 
  conservent encore de nombreux bénéfices, privilèges et protections d'antan, et 
  d'autre part des marchés de l'emploi moins protégés, qui se composent pour 
  l'essentiel d'emplois à temps partiel ou temporaire nouvellement créés (la 
  part des travailleurs à temps partiel ou temporaires a augmenté, passant de 
  21% à près de 30% au cours des dix dernières années)<a href="#_edn19" name="_ednref19" title>[19]</a>.
  </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">25.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Même si, dans la pratique, les 15 de l'UE avant l&#146;élargissement ont des 
  marchés de l'emploi plus ou moins indépendants et que les politiques de 
  l'emploi relèvent dans une large mesure du domaine d&#146;action de chaque Etat 
  membre, l'UE cherche actuellement à rapprocher davantage ces dernières pour 
  qu'elles soutiennent les créations d'emploi et que le fonctionnement des 
  marchés de l&#146;emploi soit amélioré au niveau européen; A cette fin, le Conseil 
  européen de Luxembourg a lancé la Stratégie européenne pour l'emploi (SEE) en 
  1997. Depuis, elle a été renforcée à diverses reprises<a href="#_edn20" name="_ednref20" title>[20]</a>.
  <b>Elle a pour objectifs d'augmenter l'emploi, de promouvoir la qualité et la 
  productivité, de renforcer la cohésion et de faciliter l'établissement de 
  marchés de l'emploi inclusifs. </b>Ces objectifs sont ambitieux &#150; pour 
  atteindre les 70% de niveau d'emploi fixés à Lisbonne, avec une UE élargie, il 
  faudra créer près de 22 millions d'emplois d'ici 2010. La SEE repose sur 
  l'engagement des Etats membres d'établir un ensemble d'objectifs et de buts 
  communs pour une politique de l'emploi. Elle devrait être considérée comme 
  l'outil ou le cadre principaux pour fixer la marche à suivre et assurer une 
  coordination des priorités en matière de politiques de l'emploi, auxquelles 
  les Etats membres devraient souscrire au niveau de l'UE.</font></span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">b.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L'Europe centrale et orientale, en particulier les 10 pays nouveaux entrants + 
  les pays candidats</font></span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">26.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  A l'exception de Chypre et de Malte, les pays «&nbsp;10 + 2&quot; de l&#146;élargissement de 
  2004 et ceux qui devraient leur emboîter le pas dans les trois à quatre années 
  à venir sont tous des pays d'Europe centrale et orientale (PECO). Même si bon 
  nombre des raisons avancées pour expliquer le chômage et la situation de 
  l'emploi dans les 15 de l'UE s'appliquent aussi aux pays nouveaux entrants &quot;10 
  + 2&quot;, le Rapporteur aimerait attirer en&nbsp; particulier l'attention sur un 
  certain nombre de circonstances spécifiques et de différences.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">27.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Si le chômage est un problème grave dans les Etats membres de l&#146;UE à 15 avant 
  l&#146;élargissement, il est encore pire dans les PECO nouveaux entrants. Malgré 
  une croissance économique plus forte &#150; avec une croissance moyenne du PIB en 
  termes réels de 4,2% pour ces pays)<a href="#_edn21" name="_ednref21" title>[21]</a>, 
  autrement dit plus élevée que dans l'UE à 15 -, le niveau du chômage demeure 
  très élevé. En outre, les taux de chômage et de participation à la main 
  d&#146;&#156;uvre des «&nbsp;10 nouveaux entrants °+ les pays candidats&nbsp;» sont plus bas que 
  ceux des 15 de l&#146;UE. En janvier 2004, le chômage dans les nouveaux pays 
  membres de l&#146;UE s&#146;établissait à 14,5% (en baisse par rapport à 2002, où il 
  était de 14,9%).</font></span></p>
  <p align="justify"><b><a name="_Ref58836942"><span lang="FR"><font size="2">
  Tableau 2</font></span></a><span lang="FR"><font size="2">.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  10 nouveaux entrants +2 : taux de chômage, d&#146;emploi et de participation à la 
  main d&#146;oeuvre (en % de la main d&#146;oeuvre des 15-64 ans) : 2002 </font></span>
  </b></p>
  <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" style="border-collapse: collapse" bordercolor="#111111">
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">&nbsp;</font></span></td>
      <td>
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Chômage total</font></span></td>
      <td>
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Chômage de longue 
      durée</font></span></td>
      <td>
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Emploi</font></span></td>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Participation à la main 
      d&#146;&#156;uvre**</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="EN-GB"><font size="2">10 nouveaux 
      entrants +2(moyenne)</font></span></b></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="EN-GB"><font size="2">10,7</font></span></b></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="EN-GB"><font size="2">5,8</font></span></b></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">58,9</font></span></b></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">68,8</font></span></b></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="EN-GB"><font size="2">10 nouveaux 
      entrants PECO+2 (moyenne)</font></span></b></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="EN-GB"><font size="2">11,8</font></span></b></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="EN-GB"><font size="2">6,6</font></span></b></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">58,4</font></span></b></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">68,8</font></span></b></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Bulgarie</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">18,1</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">11,9</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">50,6</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">70,2</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Chypre</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">3,8</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">0,8</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">68,6</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">n/a</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">République tchèque</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">7,3</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">3,7</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">65,5</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">72,4</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Estonie</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">9,1</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">4,8</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">62,0</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">72,1</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Hongrie</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">5,6</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">2,4</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">56,6</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">59,9</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Lettonie</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">12,8</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">5,8</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">60,4</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">68,7</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Lituanie</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">13,1</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">7,0</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">59,9</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">72,7</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Malte*</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">7,4</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">2,9</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">54,2</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">n/a</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Pologne</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">19,9</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">10,9</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">51,5</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">66,1</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Roumanie</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">7,0</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">3,8</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">57,6</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">69,0</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Slovaquie</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">18,6</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">12,1</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">56,8</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">69,3</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Slovénie</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">6,0</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">3,3</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">63,4</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">68,0</font></span></td>
    </tr>
  </table>
  <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">* = 2001; ** = 1999 (1998 
  pour la Roumanie).</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Note : Chômage de longue 
  durée = chômage de 12 mois ou plus.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Source : Chômage et emploi &#150; 
  Eurostat; Participation à la main d&#146;oeuvre - Nesporova, Alena. </font></span>
  <span lang="EN-GB"><font size="2">&#147;Why Unemployment Remains so High in Central 
  and Eastern Europe&#148;, ILO Employment Paper 43, 2002.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">28.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La situation pour ce qui est du chômage de longue durée est tout aussi morose. 
  6,6% de la main d'&#156;uvre en moyenne était en chômage de longue durée en 2002. 
  En 2001, le chômage de longue durée représentait 53% du chômage total dans les 
  PECO nouveaux entrants &quot;10 + 2&quot;. De plus, les taux de chômage et de 
  participation à la main d&#146;&#156;uvre dans les «&nbsp;10 nouveaux entrants dans l&#146;UE plus 
  les pays candidats&nbsp;» sont inférieurs à ceux des 15 de l&#146;UE avant 
  l&#146;élargissement. </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">29.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les taux d'emploi ont chuté dans la plupart des PECO nouveaux entrants &quot;10 + 
  2&quot; depuis le début de la transition. Par le même phénomène, dans les années 
  1990, le taux de participation à la main d'&#156;uvre a reculé de trois à dix 
  points de pourcentage dans ces mêmes pays. </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">30.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Au début de la transition, dans les premières années de 1990, <b>des millions 
  d'emplois</b> ont été perdus au fur et à mesure que l'activité et la 
  production économiques créées sous le communisme s'effondraient. De nombreux 
  travailleurs, qui n'avaient que peu de perspectives de retrouver un emploi, 
  sont complètement sortis du marché du travail. Les travailleurs âgés ont 
  accepté un départ en préretraite et les femmes sont restées à la maison 
  (surtout parce qu'il devenait de plus en plus difficile d'accéder à des 
  infrastructures de garde d'enfants à des prix abordables et fiables), d'autres 
  faisant le choix de l'économie informelle. Ce sont les jeunes qui ont subi le 
  plus grave recul dans les taux de participation à la main d'&#156;uvre (voir point 
  4 ci-dessous). Les autres qui ont perdu leur emploi ont été enregistrés dans 
  les statistiques du chômage officiel. Bien que la croissance économique ait 
  commencé à repartir pour presque tous les pays d'Europe centrale et orientale 
  dès la deuxième moitié des années 1990, le chômage reste élevé et l'emploi 
  stagne.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">31.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le chômage des travailleurs âgés dans les PECO nouveaux entrants 10 + 2 (30% 
  en moyenne) est en général beaucoup plus bas que dans l'UE à 15 avant 
  l&#146;élargissement (40% en moyenne). On note également de fortes disparités dans 
  les taux d'emploi entre travailleurs âgés très qualifiés et peu qualifiés (56% 
  et 19% respectivement)<a href="#_edn22" name="_ednref22" title>[22]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">32.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Parallèlement à la hausse du chômage et à la baisse de l'emploi, les <b>
  systèmes de protection</b> <b>sociale</b> se sont également effondrés, avec 
  des conséquences souvent tragiques pour les groupes de population les plus 
  vulnérables (en particulier les travailleurs non ou peu qualifiés et les 
  groupes défavorisés). La plupart des pays ne peuvent tout simplement pas 
  s'offrir les régimes de sécurité sociale généreux de l'Europe de l'Ouest. Non 
  seulement les systèmes de protection contre le chômage dans les PECO nouveaux 
  entrants 10 + 2 servent souvent des allocations moins élevées et pour une 
  durée plus limitée que les 15 de l'UE, mais les allocataires sont bien moins 
  nombreux que ce à quoi l'on pourrait s'attendre du fait du chômage élevé.
  </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">33.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les PECO nouveaux entrants 10 + 2 sont confrontés à un autre problème 
  spécifique : <b>la mobilité intérieure relativement faible</b> de la main 
  d'&#156;uvre. Malgré des disparités internes entre les différentes régions en 
  matière de chômage, la plupart des chômeurs ne déménagent pas pour trouver un 
  emploi, principalement parce que les infrastructures manquent et que les prix 
  du transport augmentent, ce qui freine les déplacements. En outre, le marché 
  de l'immobilier n'est pas développé, alors que les maisons ou appartements 
  d'état ou en coopérative sont privatisés. La propriété foncière est fortement 
  liée à la localité de résidence<a href="#_edn23" name="_ednref23" title>[23]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">34.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Même si, dans les PECO nouveaux entrants 10 + 2, la main d'&#156;uvre est plus 
  éduquée dans bon nombre d'autres pays au même niveau de revenu, du fait de la 
  spécialisation traditionnelle et sectorielle de la formation professionnelle, 
  les savoir-faire de bon nombre des travailleurs sont devenus obsolètes. <b>La 
  formation pour adultes</b> <b>n'est pas suffisamment développée</b>, non 
  seulement pour ce qui est de la formation des chômeurs, mais aussi pour ceux 
  qui sont menacés de perdre leur emploi ou qui ont besoin d'une remise à niveau<a href="#_edn24" name="_ednref24" title>[24]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">35.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Alors que les PECO 10 + 2 se préparaient à entrer dans l'UE, ils ont ajusté 
  leurs institutions et politiques de l'emploi à la Stratégie européenne pour 
  l'emploi (SEE). Cependant, bon nombre des actions préconisées dans la SEE 
  pourraient être peu intéressantes pour eux dans l'ensemble. <b>En moyenne, 
  leurs marchés de l'emploi sont déjà plus &quot;flexibles&quot;</b> (et non protégés) que 
  ceux des 15 de l'UE avant l&#146;élargissement.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">36.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Pour autant, dans certains aspects spécifiques, plusieurs des PECO 10 + 2 
  connaissent en partie les mêmes problèmes institutionnels que les 15 de l'UE 
  avant l&#146;élargissement. Ainsi, une étude de l'OIT conclut que, s'il existe de 
  grandes différences entre pays, en moyenne les pays en transition se situent 
  dans la moyenne des 15 de l'UE pour ce qui concerne la <b>sévérité de la 
  législation de protection de l'emploi</b> et ses effets sur les marchés du 
  travail. Les conclusions montrent cependant qu&#146;une législation stricte n'a pas 
  d'impact sur le niveau global du chômage (ou du chômage des jeunes). En outre, 
  l'effet n'est qu'atténué sur les taux de chômage en général, même s'il semble 
  y avoir un lien avec la part d'emplois temporaires<a href="#_edn25" name="_ednref25" title>[25]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">37.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les <b>prélèvements salariaux élevés</b> constituent un problème 
  institutionnel de fond pour bon nombre des PECO 10 + 2. Si l'on ajoute impôts 
  sur les revenus et impôts indirects, la différence entre le coût salarial et 
  le salaire net est supérieure à 80% en Hongrie et en République slovaque, 
  alors qu'elle se situe entre 40 et 50% dans les 15 de l'UE<a href="#_edn26" name="_ednref26" title>[26]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">c.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les pays de l&#146;ouest des Balkans<a href="#_edn27" name="_ednref27" title>[27]</a> 
  et la Communauté des Etats indépendants (CEI)</font><a href="#_edn28" name="_ednref28" title><font size="2">[28]</font></a></span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">38.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans les économies en transition des pays de l&#146;ouest des Balkans et de la CEI, 
  les marchés de l&#146;emploi ont connu de profondes mutations, notamment du fait de 
  leur <b>transition</b> d&#146;une économie à planification centralisée à une 
  économie de marché. A la fin des années 1980 et dans les années 1990, bon 
  nombre de ces pays ont traversé crise économique sur crise économique, parfois 
  causées, mais pas toujours, par une instabilité politique voire une situation 
  d&#146;agitation, et ont connu de considérables <b>changements structuraux</b>. Ces 
  mutations ont abouti à une réduction des salaires, des pensions et d&#146;autres 
  services et prestations du système social, et, par-dessus tout, à une hausse 
  parfois dramatique du <b>taux de chômage</b>. Les chiffres officiels n&#146;ont que 
  rarement donné la pleine mesure du phénomène. Un nombre substantiel de 
  chômeurs demeurent non enregistrés, essentiellement pour deux raisons&nbsp;: tout 
  d&#146;abord, les procédures d&#146;enregistrement sont très compliquées, ensuite, les 
  prestations de chômages sont très basses, et n&#146;incitent guère les 
  bénéficiaires potentiels à se faire enregistrer. L&#146;existence d&#146;une économie 
  informelle ou souterraine relativement importante a également introduit des 
  distorsions dans les chiffres officiels. Bon nombre de travailleurs en poste 
  ne sont pas déclarés, les employeurs étant réticents à verser des cotisations 
  de sécurité sociale et de retraite pour eux.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">39.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les réductions d&#146;emploi ont eu des conséquences graves sur deux catégories 
  particulières de population&nbsp;: <b>les femmes et les jeunes</b><a href="#_edn29" name="_ednref29" title>[29]</a>. 
  Selon un Rapport<a href="#_edn30" name="_ednref30" title>[30]</a> sur les 
  jeunes d&#146;Europe de l&#146;est publié par l&#146;UNICEF, le chômage des jeunes entre 15 
  et 24 ans à la fin des années 1980 et dans les années 1990 était supérieur au 
  chômage de l&#146;ensemble de la population. En 1998, le taux de chômage moyen pour 
  les 15-24 ans était de 30% dans les 18 pays en transition pour lesquels des 
  données étaient disponibles &#150; soit deux fois plus que le taux de chômage 
  général. Plus de 40% de ces jeunes chômeurs ne travaillaient pas depuis plus 
  d&#146;un an. Si la situation s&#146;est quelque peu améliorée &#150; le Rapport 2004 de 
  l&#146;OIT sur l&#146;emploi<a href="#_edn31" name="_ednref31" title>[31]</a> indique un 
  léger fléchissement du chômage des jeunes dans les pays en transition, il 
  serait passé de 19,3% en 2002 à 18,6% en 2003 -, les pays en transition 
  continuent d&#146;afficher les plus forts taux de chômage des jeunes en Europe 
  (plus du double du taux de chômage des adultes).</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">40.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les femmes constituent la deuxième catégorie qui a subi le plus gros des 
  réductions d&#146;emploi. Selon des données de la CEE-ONU, par rapport aux hommes, 
  de 10 à 25% des femmes ont perdu leur emploi dans les années 1990. La tendance 
  a connu un léger renversement au cours des trois dernières années, avec plus 
  de pertes d&#146;emploi chez les hommes que chez les femmes. Ce mouvement reflète 
  des changements structurels dans l&#146;économie, une plus grande souplesse des 
  femmes qui s&#146;ajustent mieux à des conditions de marché fluctuantes, et le fait 
  qu&#146;elles acceptent plus volontiers des emplois moins bien rémunérés.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">41.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Si l&#146;élargissement de l&#146;UE est, à juste titre, perçu comme faisant partie du 
  processus de poursuite de l&#146;intégration européenne, il a également suscité des 
  inquiétudes dans les pays de l&#146;ouest des Balkans et de la CEI. Beaucoup 
  craignent que l&#146;expansion à l&#146;est ne finisse par marginaliser la plupart des 
  pays de l&#146;ouest des Balkans et certains pays de la CEI. L&#146;on craint que l&#146;aide 
  internationale en faveur de ces pays ne soit réduite et les possibilités de 
  migration moins bonnes, ce qui entraînerait une stagnation économique et 
  d&#146;autres réductions d&#146;emploi.</font></span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">d.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les pays de l&#146;ouest des Balkans </font></span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">42.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Pour ce qui est des pays de l&#146;ouest des Balkans, la question des marchés de 
  l&#146;emploi et du chômage est cruciale si l&#146;on veut comprendre leurs problèmes et 
  leurs perspectives. Le sous-développement ainsi qu&#146;une technologie 
  rudimentaire et dépassée, combinés avec une <b>instabilité politique</b> et 
  les conflits des années 1990, ont fait augmenter le chômage. Des milliers 
  d&#146;ouvriers se sont retrouvés sans emploi après la disparition de vieilles 
  usines et d&#146;autres centres industriels dans la région. Le processus de <b>
  désindustrialisation</b> et le problème du <b>sous-développement rural 
  endémique</b><a href="#_edn32" name="_ednref32" title>[32]</a> ont été la 
  cause de graves problèmes structurels pour les économies de ces pays et ont 
  contribué à grever davantage encore des budgets publics déjà très sollicités. 
  Les institutions publiques continuent de travailler dans des conditions 
  précaires et leur efficacité a été gravement pénalisée par des transformations 
  politiques et des transferts de compétences incessants et parfois par la 
  guerre. Les faibles salaires du secteur public aggravent le problème.&nbsp;&nbsp;
  </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">43.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En outre, on note des disparités significatives entre le niveau actuel 
  d&#146;éducation et de formation de la main d&#146;&#156;uvre et les exigences d&#146;une économie 
  de marché moderne. Les <b>infrastructures d&#146;enseignement et de formation</b> 
  sont souvent de mauvaise qualité. La situation est aggravée par la migration 
  des travailleurs formés et, de manière générale, par une fuite du capital 
  humain. La conjonction de ces trois problèmes constitue des obstacles 
  considérables pour la croissance économique de l&#146;ouest des Balkans.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">44.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le fort taux de chômage parmi les <b>personnes appartenant à des minorités, 
  les personnes déplacées et les réfugiés est préoccupant.</b> Au Kosovo, le 
  taux de chômage est estimé à 55% et, dans les régions habitées par des 
  minorités, il atteindrait les 85%. En Croatie, ce sont les districts de 
  Vukovar-Srijem et de &#138;ibenik-Knin qui enregistrent les plus forts taux de 
  chômage (40,8% et 39,6% respectivement)<a href="#_edn33" name="_ednref33" title>[33]</a> 
  par rapport à une moyenne nationale de 23,6%<a href="#_edn34" name="_ednref34" title>[34]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">45.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En Serbie, le chômage est estimé à 30%. Sur près d&#146;un million de chômeurs 
  enregistrés, plus d&#146;un dixième d&#146;entre eux est à la recherche d&#146;un emploi 
  depuis deux ans<a href="#_edn35" name="_ednref35" title>[35]</a>. En 
  Macédoine, les chiffres officiels font état d&#146;un taux de chômage de 35%<a href="#_edn36" name="_ednref36" title>[36]</a>. 
  La Croatie a fait quelques progrès dans sa lutte contre le chômage, ces bons 
  résultats étant dus pour l&#146;essentiel au fort taux d&#146;emploi pendant la saison 
  touristique, toutefois le taux d&#146;inactivité est encore estimé à 23,6% (mars 
  2003). </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">46.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Selon les estimations actuelles, en Albanie, le taux de chômage se situe 
  quelque part entre 18% et 40%. L&#146;Albanie connaît un phénomène, 
  particulièrement présent dans ce pays mais que connaissent aussi tous les pays 
  de l&#146;Europe du sud-est et de la CEI&nbsp;: <b>l&#146;importance, et la tendance à la 
  hausse, de l&#146;émigration</b> (voir annexe jointe). Des centaines de milliers d&#146;Albanais 
  sont au chômage depuis le début des années 1990, lorsque 90% des entreprises 
  ont fermé à la suite de la chute de l&#146;un des régimes socialistes les plus 
  rigoureux jamais connu. Pour beaucoup d&#146;Albanais sans travail, qui avaient les 
  plus grandes difficultés à faire face aux simples besoins matériels de base, 
  émigrer était la seule porte de sortie. Selon des chiffres non officiels, il 
  seraient entre 700&nbsp;000 et un million à l&#146;avoir choisie.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">47.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En Bosnie-Herzégovine, le taux de chômage est officiellement proche des 40%, 
  les chiffres réels étant même probablement supérieurs. Le pays connaît une 
  forte émigration. Dans une moindre mesure, l&#146;émigration a également affecté 
  les marchés de l&#146;emploi en Croatie, tandis que, pour la Serbie-Monténégro, 
  depuis les années 1990, elle représenterait autour de 300&nbsp;000 départs<a href="#_edn37" name="_ednref37" title>[37]</a>.
  </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">48.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le tableau ci-dessous donne une estimation des taux de chômage dans les pays 
  de l&#146;ouest des Balkans<a href="#_edn38" name="_ednref38" title>[38]</a>.</font></span></p>
  <table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" style="border-collapse: collapse" bordercolor="#111111">
    <tr>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><b><span lang="EN-GB"><font size="2">Pays</font></span></b></td>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">chômage en tranches 
      de %</font></span></b></td>
    </tr>
    <tr>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Albanie</font></span></td>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">17-30</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Bosnie-Herzégovine</font></span></td>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">30-40</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Croatie</font></span></td>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">18-22</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">«&nbsp;l&#146;ex-République 
      yougoslave de Macédoine&nbsp;»</font></span></td>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">20-25</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Serbie-Monténégro</font></span></td>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">20-30</font></span></td>
    </tr>
  </table>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">e.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Communauté des Etats indépendants</font></span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">49.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>L&#146;implosion de l&#146;Union soviétique et l&#146;effondrement des structures 
  industrielles et commerciales</b> entre les Républiques qui la composaient 
  jusque-là ont entraîné une spirale du chômage en particulier dans les pays de 
  la CEI. Entre 1993 et 2003, le chômage officiel a augmenté de 3,6 à 7,2%. Le 
  taux le plus élevé en 1999-2000 concernait l&#146;Arménie (11%), le plus faible 
  l&#146;Ouzbékistan (0,4%).</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">50.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  De plus, les pays de la CEI moins aisés ont vu augmenter dans leur population 
  la part des «&nbsp;pauvres qui travaillent&nbsp;». Le Rapport annuel de 2003 de l&#146;OIT 
  sur l&#146;emploi indique que, même si les taux des «&nbsp;pauvres qui travaillent&nbsp;» 
  étaient plutôt faibles dans la CEI par rapport à d&#146;autres régions du monde, 
  ils ont rapidement grimpé et dépassé le seuil des 10% dans les années 1990.
  </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">51.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;une des principales caractéristiques du chômage dans la CEI est qu&#146;il est de
  <b>longue durée</b>. Les chômeurs dans cette catégorie sont souvent âgés, peu 
  qualifiés, peu mobiles, en mauvaise santé et ils ne sont guère aidés par les 
  pouvoirs publics à retrouver un emploi. Dans le même temps, le travail dans le
  <b>secteur informel</b> de l&#146;économie est particulièrement élevé dans les pays 
  de la CEI.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">52.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans des pays tels que la Russie et l&#145;Ukraine, <b>l&#146;impact à plus long terme 
  du HIV-SIDA</b> est de plus en plus préoccupant, car la fréquence y est la 
  plus élevée du monde<a href="#_edn39" name="_ednref39" title>[39]</a>. Un 
  rapport de l&#146;UNICEF en 200 sur les jeunes en Europe de l&#146;est estimait que 
  cette région comptait 360&nbsp;000 cas de séropositivité, dont la moitié touchant 
  des jeunes de moins de 24 ans. Ce même rapport citait des prévisions 
  antérieures selon lesquelles la propagation du SIDA fera chuter la production 
  économique de la Russie d&#146;un demi point de pourcentage par an d&#146;ici 2010 et 
  d&#146;un point de pourcentage par an à partir de 2020.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">53.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le <b>recul de l&#146;espérance de vie</b> dû à des facteurs tels que de mauvaises 
  conditions sanitaires et d&#146;hygiène, une toxicomanie et un alcoolisme en 
  hausse, le tabagisme, la sédentarité et l&#146;augmentation du nombre des suicides 
  auront des conséquences négatives sur les tendances démographiques dans 
  certains pays de la CEI. La Russie, par exemple, connaît actuellement un 
  brusque recul démographique du fait d&#146;une diminution brutale des naissances et 
  d&#146;une augmentation des taux de mortalité. Elle a vu sa population diminuer de 
  4 millions de personnes entre 1992 et 2003<a href="#_edn40" name="_ednref40" title>[40]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">54.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il est très important de souligner le <b>rôle décisif de la Russie</b> dans la 
  performance globale de la région de la CEI. Selon les chiffres actuels, la 
  Russie connaîtrait un taux assez faible de chômage. Certaines études 
  attribuent cet état de fait à une forte flexibilité des marchés de l&#146;emploi 
  caractérisée par des bas salaires, une grande mobilité de la main d&#146;&#156;uvre et 
  une insécurité de l&#146;emploi<a href="#_edn41" name="_ednref41" title>[41]</a>. 
  Cela peut également s&#146;expliquer par un manque de réforme dans des secteurs 
  primordiaux tels que l&#146;électricité, l&#146;énergie, les services publics, les 
  chemins de fer et le secteur de la métallurgie, puisque les emplois ne 
  disparaissent pas aussi vite qu&#146;ils l&#146;auraient fait en cas de changement 
  structurel plus radical. Lorsque ces secteurs finiront par être réformés et 
  ouverts à la privatisation, bon nombre d&#146;emplois risquent bien de disparaître.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">55.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il convient également de mentionner que la croissance économique de la Russie 
  est essentiellement basée sur les <b>ressources naturelles</b>. Cette 
  dépendance entraîne des risques significatifs pour sa performance 
  macroéconomique et donc sa croissance, ce qui ralentit le rythme de la 
  création d&#146;emplois. Cette tendance est confirmée par une hausse du chômage en 
  Russie en 2003. Selon l&#146;Organisation mondiale du travail, fin avril 2003, la 
  Russie comptait 6,3 millions de chômeurs, soit 8,9% de sa population active. 
  Le tableau ci-dessous donne quelques estimations du chômage dans les pays de 
  la CEI membres du Conseil de l&#146;Europe.</font></span></p>
  <table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" style="border-collapse: collapse" bordercolor="#111111">
    <tr>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><b><span lang="EN-GB"><font size="2">PAYS</font></span></b></td>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><b><span lang="EN-GB"><font size="2">CHOMAGE EN 
      TRANCHES DE %</font></span></b></td>
    </tr>
    <tr>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Arménie</font></span></td>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">20-40</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Azerbaïdjan</font></span></td>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">10-30</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Géorgie</font></span></td>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">4-20</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Moldova</font></span></td>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">20-25</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Fédération de Russie</font></span></td>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">10-23</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Ukraine</font></span></td>
      <td valign="top">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">3-10</font></span></td>
    </tr>
  </table>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2"><a name="3t" href="#3">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  DELOCALISATION ET REIMPLANTATIONS INDUSTRIELLES</a></font></span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">56.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L'intégration économique et les initiatives de maîtrise des coûts dans le 
  secteur du transport et des communications se traduisent par une baisse des 
  coûts d'activité dans toute l'Europe. En outre, la mondialisation et les 
  nouvelles technologies font peser des contraintes de plus en plus fortes sur 
  les entreprises européennes pour qu'elles délocalisent leurs activités dans 
  les régions (dans ou hors de l'UE) qui proposent l'environnement et les 
  situations les plus avantageux pour leur production et activités. Ces 
  évolutions modifient lentement mais sûrement la géographie économique et 
  industrielle de l'Europe et posent de nouveaux défis pour le développement 
  régional (et local). De fait, même si l'on sait assez peu de choses concernant 
  l'impact de l'intégration sur la localisation des entreprises<a href="#_edn42" name="_ednref42" title>[42]</a>, 
  beaucoup craignent qu'une intégration plus poussée (et d'autres processus 
  parallèles) n'entraîne le déclin de l'industrialisation dans de nombreuses 
  régions d'Europe et une délocalisation des activités.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">57.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le choix du lieu retenu pour implanter une activité commerciale donnée relève 
  de l'entreprise elle-même, qui tient compte de ses préférences et attentes 
  spécifiques. Toutefois, certains éléments généraux restent valables quelle que 
  soit la situation.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">58.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Premièrement</b>, tandis que la géographie économique de l'Europe reste 
  encore, de manière générale, moins spécialisée que celle des Etats-Unis<a href="#_edn43" name="_ednref43" title>[43]</a> 
  par exemple, <b>l'essor du commerce transfrontalier et l'intégration en Europe 
  ont souvent été associés à un tournant dans la production qui s'est regroupée 
  en &quot;grappes&quot; régionales (clusters).</b> Tout prouve que la fabrication s'est 
  spécialisée et concentrée sur une base régionale au cours des dernières 
  décennies. Ainsi, une étude<a href="#_edn44" name="_ednref44" title>[44]</a> 
  conclut que la plupart des industries se sont concentrées géographiquement 
  depuis la moitié des années 1980 et une autre<a href="#_edn45" name="_ednref45" title>[45]</a> 
  qu'entre 1968 et 1990, on a noté une augmentation significative de la 
  concentration régionale dans 17 des 27 secteurs de production en Europe (seuls 
  six secteurs ayant accusé une réduction sensible). Une troisième<a href="#_edn46" name="_ednref46" title>[46]</a> 
  confirme ces conclusions, signalant une différence sensible de la structure 
  industrielle en Europe avec une poussée de la spécialisation entre pays depuis 
  le début des années 1980. La création de grappes de concentration régionales 
  apparaît aussi nettement, bien que dans une moindre mesure, dans certains 
  secteurs des services, tels que les services financiers, les médias et le 
  tourisme<a href="#_edn47" name="_ednref47" title>[47]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">59.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Deuxièmement</b>, dans les services où la proximité avec les clients est 
  primordiale et dans les industries basées sur les connaissances où les 
  activités locales et les réseaux de relations sont importants, <b>les 
  opérations demeureront concentrées dans ou autour des grands centres urbains</b> 
  (ou villes universitaires dans certains cas)<a href="#_edn48" name="_ednref48" title>[48]</a>. 
  Dans le même temps, les secteurs où les économies d'échelle, la concurrence 
  imparfaite et la différentiation des produits sont la règle (la construction 
  automobile, les appareils électriques, les produits bruns tels que les postes 
  de radios et télévisions et autres équipements de communication) tendent à se 
  concentrer dans de grandes régions centrales<a href="#_edn49" name="_ednref49" title>[49]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">60.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Troisièmement, pour les industries manufacturières et les services qui 
  peuvent être fournis à distance, les décisions d'implantation tendent à être 
  prises en fonction des coûts de production relatifs</b>. Ces secteurs (par 
  exemples les textiles et vêtements, les chantiers navals et de réparation) 
  tendent à se concentrer dans des régions plus petites, à coûts plus modiques 
  et situées en périphérie<a href="#_edn50" name="_ednref50" title>[50]</a>. De 
  ce point de vue, les régions périphériques de l'Europe (l'Irlande et le 
  Portugal, mais aussi les PECO) devraient reprendre l'avantage sur des zones 
  plus chères, à mesure que les barrières commerciales et les coûts de transport 
  diminuent (même si la concurrence de la part de zones à bas coûts hors de 
  l'Europe offrira aussi des options intéressantes<a href="#_edn51" name="_ednref51" title>[51]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">61.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Si l'on peut s'attendre à ce que la tendance à une spécialisation et à un 
  regroupement régionaux accrus en Europe se maintienne, il est difficile de 
  prédire quels pays ou régions en sortiront gagnants. En théorie, lorsqu'il 
  s'agit de choisir un lieu d&#146;implantation, de nombreuses considérations 
  influent sur la décision (et expliquent les tendances dans la concentration 
  industrielle), par exemple l'accès aux marchés, les tendances de la demande, 
  la disponibilité de certains facteurs (tant physiques qu'humains) et les coûts 
  de production. Dans la pratique, il est cependant beaucoup plus difficile de 
  prévoir les modèles de comportements et les tendances en matière 
  d'implantation du fait de lacunes dans les données et d'autres éléments 
  incertains. Certains<a href="#_edn52" name="_ednref52" title>[52]</a> font 
  valoir que la concentration de la demande ou la localisation des dépenses est 
  en général le déterminant économique le plus important. Par exemple, la 
  disponibilité des facteurs (la présence de travailleurs qualifiés et de 
  chercheurs de haut niveau, par exemple) gagne actuellement de l'importance, 
  certains secteurs se délocalisant dans des pays ou régions qui disposent en 
  quantité de ces catégories de travailleurs<a href="#_edn53" name="_ednref53" title>[53]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">62.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Selon l'Indice du potentiel du marché européen (qui compare 200 régions de 
  l'UE) élaboré par PricewaterhouseCoopers (un cabinet d'audit et de conseil), 
  les marchés situés dans les environs de grandes agglomérations urbaines (en 
  particulier dans le c&#156;ur de l'Europe) sont ceux qui présentent le plus fort 
  potentiel&nbsp;; à l'inverse, les régions situées en périphérie se classent en 
  queue de peloton. De manière générale, l'élargissement de l'UE devrait avoir 
  un impact relativement limité sur la répartition des activités dans les 15 
  pays qui constituent actuellement l'UE, tout en orientant en revanche les 
  activités des PECO vers l'ouest. Il semble aussi que la tendance des 
  entreprises d'Europe de l'Ouest vont continuer à réimplanter les unités de 
  production dans des pays des PECO à faibles coûts de production, même si cet 
  avantage va s'éroder à terme<a href="#_edn54" name="_ednref54" title>[54]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">63.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Si les entreprises manufacturières se délocalisent déjà depuis des décennies, 
  depuis quelque temps, une tendance s&#146;affirme : les secteurs de la technologie 
  et des services de l'information externalisent certaines opérations et 
  activités à l'étranger (à des filiales et à des entreprises appartenant à la 
  société mère ou à des partenaires en sous-traitance).</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">64.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le secteur des TIC semble avoir pris un tournant, passant de l'innovation à 
  l'exécution et à la fabrication<a href="#_edn55" name="_ednref55" title>[55]</a>, 
  et bon nombre de ses activités vont migrer à l'étranger. Cependant, les tâches 
  sous-traitées à l'étranger ne sont plus de simples tâches de développement de 
  logiciel ou de services logistiques (centres d'appel, par exemple). Qui plus 
  est, cette solution n'est pas valable uniquement pour le secteur des TIC. Un 
  nombre croissant d'entreprises (y compris des compagnies de services 
  financiers et de télécommunications) délocalisent désormais des processus 
  commerciaux entiers à l'étranger, par exemple l'analyse des risques de crédit 
  et l'évaluation des réclamations pour les assurances<a href="#_edn56" name="_ednref56" title>[56]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">65.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Grâce à des réseaux et outils de communication fiables, rapides et à moindre 
  coût, des équipes géographiquement dispersées peuvent désormais travailler 
  ensemble plus facilement et pour moins cher. Et grâce à une main d'&#156;uvre 
  qualifiée (et peu chère) qui se constitue actuellement dans bon nombre de pays 
  en développement (et en transition), désormais on peut et on fait réaliser les 
  services à distance depuis d'autres pays.&nbsp;&nbsp; </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">66.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Des facteurs tels que <b>l&#146;impact croissant des coûts de main d&#146;&#156;uvre</b> et 
  une <b>démographie en pleine évolution</b> (qui aboutit à un recul de la main 
  d&#146;&#156;uvre active) au niveau national ainsi que le ralentissement de l&#146;économie 
  mondiale forcent de plus en plus des entreprises à réduire leurs coûts par un 
  certain nombre de mesures, dont la délocalisation. En outre, pour les 
  institutions financières en particulier, des marchés qui se contractent et les 
  entraves administratives (au niveau national) poussent les sociétés à 
  délocaliser toujours plus de services pour maîtriser les coûts<a href="#_edn57" name="_ednref57" title>[57]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">67.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les sociétés qui délocalisent leurs emplois logistiques divisent souvent leur 
  facture salariale par deux<a href="#_edn58" name="_ednref58" title>[58]</a>. 
  Une étude de Deloitte Research suggère que les sociétés de services financiers 
  peuvent pratiquer jusqu'à 39% d'économies sur leurs coûts en faisant effectuer 
  certaines opérations dans des pays où les salaires et autres coûts sont bien 
  plus bas<a href="#_edn59" name="_ednref59" title>[59]</a>. Ainsi, une banque 
  occidentale moyenne peut délocaliser de 17 à 24% de ses éléments fondamentaux 
  des coûts, réduisant son ratio coûts/recettes de 6 à 9 % (et dans bien des cas 
  doublant ses bénéfices)<a href="#_edn60" name="_ednref60" title>[60]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">68.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le <b>principal intérêt</b> lié à l&#146;exécution d'activités et d'opérations dans 
  d&#146;autres pays réside dans la <b>maîtrise des coûts</b>, mais cela ne s'arrête 
  pas là. <b>L'amélioration de la qualité des</b> <b>services</b> et d'autres 
  facteurs doivent également être pris en compte. De plus en plus de sociétés 
  estiment que la délocalisation est une manière de <b>prendre la tête sur le 
  marché</b>, de générer de nouveaux flux de recettes, d'atteindre de nouveaux 
  clients, d'ouvrir de nouveaux marchés et d'accélérer la mise sur le marché des 
  produits<a href="#_edn61" name="_ednref61" title>[61]</a>. </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">69.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Tout ceci fait que la délocalisation d&#146;activités est devenue une &quot;grosse 
  affaire&quot;. Dun &amp; Bradstreet estime que le secteur génère au niveau mondial près 
  de 200 milliards de dollars<a href="#_edn62" name="_ednref62" title>[62]</a>. 
  Le mouvement devrait s'accélérer au fur et à mesure que les entreprises 
  transfèrent des processus de TI et commerciales à l'étranger. Pour ce qui est 
  de l'implantation, l'Inde se classe actuellement en tête avec 90% des recettes 
  totales générées par la délocalisation. Cependant, des pays comme l'Irlande et 
  des régions comme l'Europe centrale et orientale sont en train de la rattraper<a href="#_edn63" name="_ednref63" title>[63]</a>. 
  (Pour un complément d&#146;information sur l&#146;attractivité de l&#146;externalisation à 
  l&#146;étranger, voir annexe jointe).</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">70.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Si l'on ne dispose pas de données détaillées au niveau européen sur la 
  délocalisation et la réimplantation des industries, les tendances générales 
  sont mieux documentées. Elles sont préoccupantes pour de nombreux pays et 
  régions qui avaient à l'origine accueilli des entreprises car elles 
  aboutissent souvent à des licenciements et à des réductions d'effectifs sur 
  place. <b>Cependant, même si le travail est délocalisé, il n'y a pas lieu de 
  paniquer</b><a href="#_edn64" name="_ednref64" title>[64]</a>. La 
  délocalisation est source de gains, bien entendu (sous forme de coûts réduits, 
  par exemple), mais aussi de risques (dus, par exemple, à l&#146;éloignement 
  géographique et aux différences dans l&#146;éthique des affaires et les contextes). 
  Pour ce qui est de la réimplantation des industries, une étude conclut que le 
  taux de changement structurel est suffisamment lent pour qu'il ne s'accompagne 
  pas de coûts d'ajustement considérables<a href="#_edn65" name="_ednref65" title>[65]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">71.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L'on assiste, dans certaines grandes économies d'Europe continentale telles 
  que l'Allemagne et la France, à une tentative intéressante pour revenir à des 
  temps de travail plus longs. Le groupe allemand Siemens a persuadé 4 000 de 
  ses salariés de passer de 35 à 40 heures de travail hebdomadaire sans 
  augmentation de salaire, faute de quoi la production aurait été délocalisée en 
  Hongrie où les coûts salariaux sont moindres. Les salariés d'une filiale 
  française de la société allemande Bosch ont eux aussi accepté de travailler 
  une heure de plus par semaine pour le même salaire. La France qui, en 1999, 
  était passée aux 35 heures de travail hebdomadaires, envisage maintenant, 
  sinon l'abandon pur et simple de la législation en la matière, du moins la 
  possibilité d'un assouplissement de celle-ci puisqu'elle s'est traduite par un 
  renchérissement du coût du travail sans pour autant changer beaucoup la donne 
  en matière de création d'emplois. Nous sommes peut-être à l'aube de la remise 
  en question la plus radicale des améliorations des conditions de travail 
  obtenues depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. La mondialisation est 
  là encore à l'origine de ce phénomène, avec la concurrence de plus en plus 
  vive de pays d'Europe centrale, orientale et du sud-est aux coûts salariaux 
  moins élevés et, au delà, d'économies émergentes dans le reste du monde où les 
  salaires sont encore plus bas et la protection sociale encore moindre pour les 
  travailleurs.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">72.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En outre, pour tenter d'éviter une fuite massive des emplois à l'Est et donner 
  aux entreprises tentées par une délocalisation du fait des coûts salariaux 
  plus bas mais aussi des conditions fiscales attrayantes, certaines économies 
  européennes plus aisées s'efforcent actuellement de diminuer l'imposition sur 
  les bénéfices des sociétés. Ainsi, en Autriche, l'impôt sur les bénéfices des 
  sociétés est passé de 34% à 24%, en Irlande de 16% à 12,5% et le législateur 
  néerlandais envisage de le réduire de 34,5% à 29% dans ce pays<a href="#_edn66" name="_ednref66" title>[66]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">73.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Entre-temps, les nouveaux Etats membres de l'UE se positionnent toujours à des 
  niveaux très concurrentiels en matière de taxation des bénéfices. La Hongrie a 
  récemment abaissé son taux de 18% à 16%. La Pologne s'est alignée sur la 
  Slovaquie (il est passé de 25% à 19%), tandis que l'Estonie applique un taux 
  zéro pour les bénéfices réinvestis.</font><a href="#_edn67" name="_ednref67" title><font size="2">[67]</font></a></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">74.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Alors que les nouveaux membres de l'UE &#150; mais aussi des Etats membres plus 
  petits tels que l'Autriche, les Pays-Bas, l'Irlande et la Suède &#150; utilisent 
  agressivement l'arme des incitations fiscales, des grandes économies telles 
  que la France et l'Allemagne, où les taux d'imposition sur les bénéfices sont 
  les plus élevés (34,5% et 38,7% respectivement) risquent bien de continuer de 
  perdre des emplois au profit de pays aux coûts salariaux et taux d'imposition 
  plus avantageux.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">75.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans certaines localités ou régions, l'impact de la délocalisation et de la 
  réimplantation à l'étranger peut être dramatique pour les travailleurs. Bon 
  nombre d'entre eux (en particulier s'ils ne sont pas qualifiés) ne pourront 
  pas ainsi retrouver du travail à proximité. Les poches de désindustrialisation 
  peuvent avoir de graves conséquences pour la région frappée (certaines plus 
  que d'autres). Globalement, les phénomènes de réimplantation industrielle et 
  de délocalisation poussent de plus en plus les économies à innover et à 
  moderniser leur gisement local de talents. Quoi qu&#146;il en soit, les débats 
  actuels sur l&#146;externalisation ne voient aucun risque imminent ni impact 
  considérable en matière de chômage.</font></span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2"><a name="4t" href="#4">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  LE CHÔMAGE DES JEUNES</a></font></span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">76.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le chômage des jeunes (les 15-24 ans) est l'une des préoccupations politiques 
  majeures de la plupart des 15 pays de l'UE avant l&#146;élargissement et des pays 
  «&nbsp;10 + 2&nbsp;» d'Europe centrale et orientale. Les jeunes, en particulier ceux qui 
  sortent du système scolaire et n'ont jamais travaillé, sont particulièrement 
  touchés dans tous les pays. Malgré un recul du nombre relatif des jeunes et un 
  niveau d'éducation plus élevé, dans l'ensemble, le taux de chômage des jeunes 
  est supérieur (parfois du double ou plus) à la moyenne nationale, alors même 
  que les taux d'emploi des jeunes et de participation à la main d'&#156;uvre sont 
  considérablement plus faibles.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">77.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le taux plus faible de participation des jeunes à la main d'&#156;uvre s'explique 
  en partie par l'allongement de la durée des études. Ce phénomène est positif 
  en ce qu'il est un investissement pour l'avenir, en supposant toutefois que 
  l'éducation augmente les compétences et savoir-faire et que les marchés du 
  travail puissent les absorber. Cependant, l'allongement de la durée des études 
  s'explique aussi par une réaction à la mauvaise conjoncture de l'emploi<a href="#_edn68" name="_ednref68" title>[68]</a>. 
  Certains pays européens ouvrent à tous de belles opportunités d'éducation, qui 
  s'accompagnent pourtant d'un système économique momifié à la sortie. Plutôt 
  que d'envisager l'éducation scolaire comme la première marche d'un processus 
  permanent d'apprentissage tout au long de la vie, ils sont alors déçus de 
  constater que le chômage persiste à rester élevé, voire s'aggrave, tandis que 
  les jeunes s'expatrient en masse vers d'autres pays plus intéressants en 
  termes d'emploi. </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">78.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Comme le montre le <b>tableau 3</b> ci-dessous, en moyenne, dans les 15 de 
  l'UE avant l&#146;élargissement, le chômage frappe 14,4% des 15 à 24 ans. Le 
  chômage des jeunes est particulièrement élevé en Belgique, en Finlande, en 
  France, en Grèce, en Italie et en Espagne (de un cinquième à un quart des 
  jeunes sont au chômage). Si les taux de chômage restent généralement élevés 
  pour cette catégorie de population, depuis le milieu des années 1990, ils 
  baissent dans la plupart des pays de l'UE, en particulier en Irlande et en 
  Espagne, où ils sont redescendus de 23% et 40,2% respectivement depuis 1994. 
  (Le Rapporteur reste surpris des grandes différences de taux de participation 
  à la main d&#146;&#156;uvre, pour ce qui concerne les jeunes, entre, par exemple, deux 
  pays apparemment similaires tels que le Luxembourg, où ce taux est faible 
  (35%) &#150; et les Pays-Bas, où il est élevé (71%), mais ces divergences 
  s&#146;expliquent peut-être par des particularités en termes de définitions ou de 
  mesures).</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">79.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Pour ce qui est de l'emploi et de la participation des jeunes à la main 
  d'&#156;uvre, 42,5% en moyenne ont un emploi, et 48,8% en moyenne participent à la 
  main d'&#156;uvre dans les 15 de l'UE. Ces taux sont relativement faibles en 
  Belgique, en France, en Grèce, en Italie, au Luxembourg et en Espagne, et 
  relativement élevés en revanche au Danemark, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. 
  Au cours des dix dernières années, les taux d'emploi ont baissé en Allemagne 
  et au Luxembourg, et monté en Finlande, en Irlande, aux Pays-Bas et en 
  Espagne, demeurant sensiblement au même niveau dans le reste de l'UE. Au 
  contraire, pour ce qui est du taux de participation dans les pays de l'UE, 
  depuis le début des années 1990, hormis les Pays-Bas où il a remonté, il a 
  baissé partout ailleurs. </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">80.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans des pays ayant un faible taux de participation des jeunes à la main 
  d'&#156;uvre (et un fort taux de scolarisation), le taux de chômage des jeunes ne 
  concerne que les jeunes qui sortent tôt du système scolaire. C'est pourquoi, 
  pour certains, il faudrait compléter le taux de chômage des jeunes 
  conventionnel par le ratio chômage des jeunes/population<a href="#_edn69" name="_ednref69" title>[69]</a>. 
  Les deux indicateurs diffèrent essentiellement dans les pays où peu de jeunes 
  participent à la main d'&#156;uvre. Ainsi, alors que la France a un taux de chômage 
  des jeunes relativement élevé, son ratio chômage des jeunes/population tourne 
  autour de la moyenne étant donné son faible taux de participation des jeunes à 
  la main d'&#156;uvre.</font></span></p>
  <p align="justify"><b><a name="_Ref58587140"><span lang="FR"><font size="2">
  Table</font></span></a><span lang="FR"><font size="2">au 3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Taux de chômage des jeunes dans les 15 de l&#146;UE (en % de la main d&#146;&#156;uvre âgée 
  de 15 - 24 ans), ratios, taux d&#146;emploi et de participation à la main d&#146;&#156;uvre 
  (en % de la population des&nbsp; 15 &#150; 24 ans) : 2002</font></span></b></p>
  <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" style="border-collapse: collapse" bordercolor="#111111">
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">&nbsp;</font></span></td>
      <td>
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Taux de chômage des 
      jeunes</font></span></td>
      <td>
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Ratio de chômage des 
      jeunes</font></span></td>
      <td>
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Emploi des jeunes</font></span></td>
      <td>
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Participation des jeunes 
      à la main d&#146;&#156;uvre </font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="EN-GB"><font size="2">EU 15 (moyenne)</font></span></b></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="EN-GB"><font size="2">14,4</font></span></b></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="EN-GB"><font size="2">6,5</font></span></b></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">42,5</font></span></b></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">48,8</font></span></b></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Autriche</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">6,8</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">3,7</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">51,8</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">55,7</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Belgique</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">18,2</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">6,3</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">29,4</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">33,8</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Danemark</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">7,7</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">5,2</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">63,5</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">68,8</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Finlande</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">21,0</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">10,8</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">40,7</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">49,6</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">France</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">20,0</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">7,4</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">30,1</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">29,5</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Allemagne</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">9,7</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">4,9</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">45,6</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">50,4</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Grèce</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">26,4</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">9,6</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">26,5</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">36,3</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Irlande</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">8,0</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">3,9</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">47,9</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">49,1</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Italie</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">27,2</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">9,7</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">25,8</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">36,3</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Luxembourg</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">8,3</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">2,8</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">32,3</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">34,7</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Pays-Bas</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">5,2</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">3,9</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">70,0</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">71,1</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Portugal</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">11,5</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">5,5</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">42,1</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">47,3</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Espagne</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">22,2</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">9,5</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">33,3</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">47,0</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Suède</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">11,8</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">6,4</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">42,8</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">53,3</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Royaume-Uni</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">12,1</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">7,8</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">56,3</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">68,6</font></span></td>
    </tr>
  </table>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Source: Chômage et emploi &#150; 
  Eurostat; Participation à la main d&#146;oeuvre &#150; &#147;Perspectives de l&#146;emploi de 
  l&#146;OCDE : Vers des emplois de meilleure qualité et plus nombreux&nbsp;» OCDE, 2003.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">81.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Comme le montre le <b>tableau 4</b> ci-dessous, le chômage des jeunes est 
  encore pire dans les PECO «&nbsp;10 + 2&nbsp;», où le taux moyen du chômage des jeunes 
  est de 24,1%. La Bulgarie, la Pologne et la Slovaquie sont particulièrement 
  affectées, avec autour des deux cinquièmes de leur jeunesse au chômage. Le 
  niveau est demeuré plus ou moins le même depuis la fin des années 1990 dans la 
  plupart de ces pays. La Pologne a cependant vu flamber son taux de chômage des 
  jeunes (de 23,2% en 1997, il a bondi à plus de 40% en 2002. Si le taux de 
  chômage moyen des jeunes pour ce groupe de pays est bien plus élevé (de près 
  de dix points de pourcentage) que dans les 15 de l'UE avant l&#146;élargissement, 
  son ratio chômage des jeunes/population est à peine plus élevé (un peu plus de 
  deux points de pourcentage) que le ratio moyen de l&#146;UE.</font></span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">Tableau 4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Nouveaux entrants 10+2: Taux de chômage des jeunes (en % de la main d&#146;oeuvre 
  âgée de&nbsp; 15 &#150; 24 ans), ratios, taux d&#146;emploi et de participation à la 
  main d&#146;&#156;uvre (en % de la population des 15-24 ans): 2002</font></span></b></p>
  <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" style="border-collapse: collapse" bordercolor="#111111">
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">&nbsp;</font></span></td>
      <td>
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Taux de chômage des 
      jeunes</font></span></td>
      <td>
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Ratio de chômage des 
      jeunes</font></span></td>
      <td>
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Emploi des jeunes</font></span></td>
      <td>
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Participation des jeunes 
      à la main d&#146;&#156;uvre </font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">Accession 10+2<i> (</i>moyenne)</font></span></b></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">22,8</font></span></b></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">8,3</font></span></b></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">28,1</font></span></b></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">42,8</font></span></b></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">CEE Accession 10+2 
      (moyenne)</font></span></b></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">24,1</font></span></b></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">8,8</font></span></b></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">27,3</font></span></b></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">42,8</font></span></b></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Bulgarie</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">35,5</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">11,4</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">19,4</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">n/a</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Chypre</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">9,7</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">4,0</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">36,4</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">n/a</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">République tchèque</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">16,9</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">6,6</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">32,3</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">48,7</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Estonie</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">17,7</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">5,5</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">28,2</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">43,5</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Hongrie</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">11,9</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">4,1</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">30,1</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">40,7</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Lettonie</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">24,6</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">9,5</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">31,0</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">41,6</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Lituanie</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">21,4</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">6,8</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">23,8</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">39,8</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Malte</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">n/a</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">n/a</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">n/a</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">n/a</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Pologne</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">41,7</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">15,7</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">21,7</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">37,3</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Roumanie</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">18,5</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">6,7</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">28,7</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">45,8</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">République slovaque</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">37,3</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">15,9</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">27,0</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">45,6</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Slovénie</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">15,3</font></span></td>
      <td nowrap valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">5,6</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">30,6</font></span></td>
      <td valign="bottom">
      <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">41,8</font></span></td>
    </tr>
  </table>
  <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">* = 1999 (1998 pour la 
  Roumanie).</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Source: Chômage et emploi - 
  Eurostat; Participation à la main d&#146;oeuvre - Nesporova, Alena. </font></span>
  <span lang="EN-GB"><font size="2">&#147;Why Unemployment Remains so High in Central 
  and Eastern Europe&#148;, OIT - Employment Paper 43, 2002.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">82.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Si le taux moyen de participation des jeunes à la main d'&#156;uvre dans les PECO 
  «&nbsp;10 + 2&nbsp;» (<b>voir tableau</b> <b>4 ci-dessus</b>) est proche de la moyenne 
  des 15, le taux d'emploi moyen des jeunes est bien plus faible. En fait, seuls 
  27,3% en moyenne des 15-24 ans ont un emploi. En outre, la plupart de ces pays 
  ont connu depuis la fin des années 1990 un recul de leurs taux d'emploi des 
  jeunes.&nbsp; </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">83.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Depuis le début de la transition, dans ce groupe de pays, c'est le taux de 
  participation des 15-24 ans à la main d'&#156;uvre qui a connu le recul le plus 
  brutal. Entre 1990 et 1999, hormis la Bulgarie, il a reculé de plus de 10 
  points de pourcentage (de 53,4% à 42,8%). Cette situation s'explique en partie 
  par le fait que, les études étant de plus en plus rentables en période de 
  transition, l&#146;enseignement supérieur est devenu plus attractif pour les jeunes 
  (dont bon nombre se sont ainsi mis à prolonger leurs études), mais aussi parce 
  qu'ils ont de plus en plus de mal à négocier le passage de l'école à la vie 
  professionnelle. La majeure partie des employeurs ne souhaite pas assumer le 
  coût supplémentaire de la formation initiale des jeunes n'ayant jamais 
  travaillé; or, dans le même temps, si les jeunes ont acquis des compétences 
  intellectuelles et professionnelles, du fait d'une insuffisance de réformes 
  dans l'éducation, celles-ci ne sont pas adaptées aux besoins du marché<a href="#_edn70" name="_ednref70" title>[70]</a> 
  et entraînent donc une inadéquation entre les besoins et les compétences 
  proposées.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">84.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Pour bon nombre des 15 de l'UE, la faiblesse des taux de l'emploi des jeunes 
  et de leur participation à la main d'&#156;uvre s'explique par une <b>législation 
  de protection du travail</b> qui crée des barrières à l'entrée sur le marché 
  du travail<a href="#_edn71" name="_ednref71" title>[71]</a>. Du point de vue 
  du chômage des jeunes, qu'il s'agisse des 15 de l'UE avant l&#146;élargissement ou 
  des PECO «&nbsp;10 + 2&nbsp;», la question cruciale est de savoir comment les jeunes 
  s'en sortent une fois hors du système scolaire. Le rapport de l'OCDE <i>
  Perspectives de</i> <i>l'emploi 1998 </i>conclut sans surprise que les jeunes 
  quittant le système scolaire<a href="#_edn72" name="_ednref72" title>[72]</a> 
  s'en sortent bien mieux s'ils ont eu la chance de faire des études supérieures 
  porteuses et d'entrer sur le marché du travail dans une bonne année. Même si 
  les perspectives d'emploi pour cette catégorie dépendent largement de la 
  conjoncture générale de l'économie et du marché de l'emploi, les aspects 
  institutionnels ne sont pas à négliger. En-dehors du système éducatif 
  lui-même, un certain nombre d'autres facteurs semblent être associés à des 
  différences (entre pays) dans les taux de chômage des jeunes diplômés. Ainsi, 
  de forts taux de chômage pour cette catégorie sont liés à des taux de chômage 
  plus faibles chez les adultes, à des systèmes de négociations salariales plus 
  centralisés et plus coordonnés, et à un système dual fort d'éducation et de 
  formation professionnelles. Les différences entre pays peuvent être très 
  accentuées. Dans les pays ayant une forte tradition d'apprentissage (Autriche, 
  Danemark, Allemagne et Luxembourg par exemple où l'apprentissage est très 
  développé), plus des trois-quarts des jeunes sortis d'école avaient un emploi 
  en 1996, alors qu'en Finlande ou en Italie, moins d'un tiers s'était intégré 
  dans le marché du travail. Enfin, les difficultés d'insertion se manifestent 
  non seulement par le chômage, mais aussi par des périodes de travail 
  temporaire, occasionnel ou à temps partiel<a href="#_edn73" name="_ednref73" title>[73]</a>.
  </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">85.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Ceci montre combien il est important que les femmes et les hommes politiques 
  façonnent les sociétés de manière à ce que celles-ci soient en mesure de 
  générer des opportunités d&#146;emplois pour tous. A l&#146;évidence, il ne suffit pas 
  que nous disposions de bons systèmes d&#146;éducation. A leur sortie, les étudiants 
  doivent pouvoir compter sur des emplois, pour que leur «&nbsp;éducation 
  permanente&nbsp;» ultérieure (au sens plus large du terme) se poursuive pendant 
  toute leur vie professionnelle. Mais l&#146;éducation doit elle aussi correspondre 
  aux besoins de la société. Il ne s&#146;agit pas de supprimer les thèmes d&#146;étude 
  plus spécialisés en sciences humaines ou en disciplines artistiques, par 
  exemple, car toute société cultivée aura besoin également de connaissances 
  dans ces domaines pour prospérer dans la durée. Il s&#146;agit en revanche que la 
  société &#150; en particulier le secteur privé et surtout les petites et moyennes 
  entreprises &#150; fasse un effort supplémentaire pour intégrer ceux qui n&#146;ont pas 
  pu poursuivre leurs études, mais également que le système de l&#146;éducation se 
  rapproche, de son côté, de la société.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">86.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L'incidence du chômage de longue durée est plus importante aussi au fur et à 
  mesure que les jeunes avancent en âge. En moyenne, même si l'on note de 
  grandes différences entre les pays, dans la zone OCDE, on compte un jeune 
  chômeur de longue durée sur six contre un adulte sur trois en chômage de 
  longue durée. De plus, les rémunérations des travailleurs plus jeunes ont 
  reculé par rapport à ceux des travailleurs plus âgés dans la plupart des pays 
  (et pour certains, sensiblement). Cet écart patent et persistant s'explique en 
  partie mais pas seulement par le fait que les jeunes ont moins d'expérience.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">87.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les marchés de l'emploi pour les jeunes sont aussi, en comparaison, plus 
  sensibles à la conjoncture générale de l'économie, dont les retournements 
  cycliques ont sur les jeunes un impact disproportionné par rapport à d'autres 
  groupes d&#146;âge<a href="#_edn74" name="_ednref74" title>[74]</a>. L'abaissement 
  du chômage des jeunes et leur insertion dans le marché du travail sont donc 
  deux objectifs très importants pour les 15 de l'UE comme pour les PECO «&nbsp;10 + 
  2&nbsp;».</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">88.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il est d'autant plus urgent de trouver des solutions au chômage et à 
  l'insertion des jeunes qu&#146;en Europe, la situation démographique au cours des 
  dernières décennies a beaucoup changé. Du fait du vieillissement démographique 
  et des taux de fécondité faibles, il n'y a pas assez de jeunes pour prendre en 
  charge les nombreuses personnes âgées.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">89.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il est d'autant plus important de chercher activement à réduire le chômage des 
  jeunes qu'un mauvais départ dans la vie peut sérieusement handicaper leur 
  avenir. Dans une optique plus sociale, des jeunes (surtout en-dehors du 
  système scolaire) sans travail ou avec des moyens limités risquent davantage, 
  par désespoir, de tomber dans la criminalité et la toxicomanie.</font></span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2"><a name="5t" href="#5">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  LA SITUATION DES FEMMES</a></font></span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">90.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Ces vingt dernières années ont été marquées par une entrée de plus en plus 
  forte des femmes sur le marché du travail. Une étude de l&#146;OIT<a href="#_edn75" name="_ednref75" title>[75]</a> 
  indique que la main d&#146;&#156;uvre féminine est passée de 1 milliard en 1993 à 1,2 
  milliard en 2003. Les femmes s&#146;affirment davantage et sont déterminées à 
  accéder plus pleinement au marché du travail et, notamment dans les pays 
  industrialisés, elles veulent légitimement la parité de traitement avec les 
  hommes. Si les taux de participation de femmes à la main d&#146;&#156;uvre diffèrent 
  entre pays du Sud et pays du Nord dans l&#146;UE, la situation normale est que les 
  deux partenaires cherchent à travailler. Les taux de participation des femmes 
  à la main d&#146;&#156;uvre sont particulièrement élevés pour les femmes ayant une 
  éducation supérieure poussée. Il est intéressant de noter que les pays en 
  transition sont ceux qui présentent en la matière l&#146;écart le plus faible entre 
  taux de participation des femmes et des hommes. Certes, les femmes ont le plus 
  souffert aux tous débuts du processus de transition, cependant, cette tendance 
  a lentement évolué, les femmes étant réintégrées plutôt rapidement dans la 
  main d&#146;&#156;uvre.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">91.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Malgré certaines tendances encourageantes, la situation n&#146;en reste pas moins 
  défavorable sur tous les fronts de l&#146;emploi des femmes. Les taux de 
  participation des femmes à la main d&#146;&#156;uvre reste bien plus faibles que ceux 
  des hommes (56% contre 77% respectivement dans les pays européens membres de 
  l&#146;OCDE en 2003) et les taux de chômage plus élevés (9,7% contre 8,6% 
  respectivement pour la même zone)<a href="#_edn76" name="_ednref76" title>[76]</a>. 
  Les femmes tendent à accepter des emplois moins bien payés avec moins 
  d&#146;avantages. Elles constituent également le gros du bataillon pour le travail 
  dans le secteur informel. Elles sont les plus exposées en cas de perte de la 
  couverture sociale et tendent à être les premières victimes des licenciements 
  en temps de crise économique et de conditions difficiles sur les marchés de 
  l&#146;emploi. En outre, elles continuent de se charger de la plupart des 
  responsabilités quotidiennes dans la famille, notamment des soins aux 
  personnes âgées dans le cadre de la famille élargie &#150; un problème qui, alors 
  que les sociétés européennes vieillissent progressivement, ne fera sans nul 
  doute qu&#146;ajouter à la charge de travail des femmes dans les années qui 
  viennent. Il leur faudra jongler encore plus pour équilibrer vie 
  professionnelle et vie familiale.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">92.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  De plus, l&#146;écart s&#146;est à peine réduit sur le plan des salaires. En général, 
  les femmes sont payées moins, et parfois beaucoup moins dans certains emplois, 
  que les hommes pour le même travail. Une étude d&#146;Eurostat en 2003 a montré que 
  les salaires moyens pour les femmes occupant un emploi à temps plein dans l&#146;UE 
  ne représentent que 70 à 90% des salaires des hommes. Seuls les pays nordiques 
  montrent un écart moindre. En outre, il y a plus de risque que le revenu net 
  de l&#146;activité professionnelle soit très bas pour les femmes, non seulement 
  parce qu&#146;elles sont davantage enclines à travailler à temps partiel, mais 
  aussi parce qu&#146;elles sont employées dans les secteurs les moins bien payés et 
  les moins protégés du marché et se heurtent à des difficultés accrues pour 
  parvenir à des postes à responsabilité.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">93.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Pour que nos sociétés utilisent mieux le potentiel des femmes, les Etats 
  membres du Conseil de l&#146;Europe doivent définir un ensemble de politiques qui 
  combinent des mesures pour&nbsp;: a) permettre l&#146;égalité d&#146;accès à l&#146;éducation et à 
  la formation afin que les femmes puissent faire jeu égal avec les hommes et 
  entrer sur le marché du travail aux mêmes conditions&nbsp;; b) offrir de meilleures 
  possibilités d&#146;accueil des enfants pour que les femmes puissent travailler et 
  utiliser efficacement leur potentiel productif&nbsp;; c) assurer des aides 
  familiales équilibrées qui inciteraient les femmes à travailler&nbsp;; d) mettre en 
  place des incitations pour les femmes entrepreneurs&nbsp;; et e) surtout, garantir, 
  à travail égal, une rémunération égale pour les femmes comme les hommes. 
  Enfin, le vieillissement qui caractérise les sociétés européennes de nos jours 
  devrait être mis à profit par les gouvernements pour créer de nouveaux 
  créneaux professionnels pour les femmes qui travaillent, par exemple dans le 
  secteur des soins aux malades et aux personnes âgées. </font></span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2"><a name="6t" href="#6">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  LES FLUX MIGRATOIRES DE MAIN D'OEUVRE</a></font></span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">94.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les flux de travailleurs originaires des PECO qui pourraient immigrer dans les 
  15 de l'UE avant l&#146;élargissement ont fait et font encore l'objet de débats, 
  nombreux étant ceux qui pensent que cela modifiera la situation du chômage et 
  de l'emploi dans l'UE du fait du fossé entre les revenus nationaux et de la 
  proximité géographique entre les deux groupes de pays. </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">95.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les traités d'adhésion avec les pays de l'Europe centrale et orientale 
  comportent donc des arrangements transitoires concernant la liberté de 
  circulation des travailleurs originaires des pays nouveaux entrants souhaitant 
  s&#146;établir dan les actuels membres de l'UE<a href="#_edn77" name="_ednref77" title>[77]</a>. 
  En fonction du degré de libéralisme des mesures nationales, les restrictions 
  vont d'un accès très limité (en Autriche ou en Allemagne, par exemple) au 
  libre accès au marché de l'emploi. Le Rapporteur exprime la vive déception que 
  lui causent ces restrictions, qui ne peuvent que faire obstacle aux progrès 
  sur la voie d&#146;une flexibilité des marchés de l&#146;emploi et de la promotion de la 
  mobilité de l&#146;emploi dans toute l&#146;Europe.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">96.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans l'ensemble, cependant, les flux migratoires d'est en ouest devraient 
  avoir un impact mineur sur l'UE et il est peu probable que l'Europe de l&#146;Ouest, 
  comme elle le craint, voie après l'adhésion déferler les millions de 
  travailleurs des PECO à la recherche d'une plus grande prospérité. Même s'il 
  est difficile de prévoir les flux migratoires, la plupart des études concluent 
  que les arrivées devraient être limitées<a href="#_edn78" name="_ednref78" title>[78]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">97.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Une étude très récente<a href="#_edn79" name="_ednref79" title>[79]</a> 
  prévoit que les flux annuels nets de ressortissants des PECO dans les 15 pays 
  de l'UE avant l&#146;élargissement devraient tourner autour de 283 000 entre 2004 
  et 2010, ce qui veut dire des arrivées totales juste en dessous des deux 
  millions de migrants (soit 0,5% de la population totale actuelle des 15) 
  pendant les sept premières années qui suivront l'élargissement. D'ici 2015 et 
  2020, l'augmentation annuelle nette serait, selon les estimations, de 56&nbsp;000 
  et 23&nbsp;000 migrants respectivement, et la tendance se renverserait apparemment 
  dès 2030 avec 11 000 départs nets.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">98.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Selon une autre estimation<a href="#_edn80" name="_ednref80" title>[80]</a>, 
  une fois les restrictions levées, entre 100 000 et 400 000 Européens de l'Est 
  émigreront vers l'Ouest chaque année à la recherche de travail. En supposant 
  qu'il faille dix ans pour que la majeure partie des candidats au départ aient 
  effectivement émigré, d'ici 2015 à 2020, les actuels membres de l'UE auront 
  absorbé entre deux et trois millions de migrants (soit entre 0,5% et 0,8% de 
  l'actuelle population des 15) en provenance des nouveaux entrants après 
  l'élargissement. Enfin, selon une autre estimation<a href="#_edn81" name="_ednref81" title>[81]</a>, 
  les arrivées nettes cumulées de migrants en provenance de l'est jusqu'en 2009 
  devraient représenter moins de 1% de la population des 15 de l'UE. En outre, 
  dans certains des PECO «&nbsp;10 + 2&nbsp;» (la République tchèque, la Hongrie et la 
  Pologne, par exemple), une faible mobilité sur le territoire national tendrait 
  à indiquer une faible propension à la migration<a href="#_edn82" name="_ednref82" title>[82]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">99.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Une étude rétrospective<a href="#_edn83" name="_ednref83" title>[83]</a> 
  conclut qu'au cours des élargissements passés, les travailleurs européens ont 
  été relativement insensibles aux différences salariales entre Etats membres. 
  S'ils sont en général plus sensibles aux différences de chômage, le choix de 
  la migration est encore limité. Certes, les différences salariales entre 
  anciens et nouveaux Etats membres n'ont jamais été aussi importants, mais les 
  différences de prix aussi. En fait, les différences de revenus en parité de 
  pouvoir d'achat entre les PECO «&nbsp;10 + 2&nbsp;» et les 15 de l'UE sont en train de 
  diminuer<a href="#_edn84" name="_ednref84" title>[84]</a>. En outre, les 
  conditions pour la croissance économiques se sont quelque peu stabilisées dans 
  bon nombre des PECO «&nbsp;10 + 2&nbsp;», alors même que les conditions économiques dans 
  une bonne part de l'UE (en particulier en Allemagne, pays d'accueil 
  d'importance majeure) se dégradaient de manière significative ces derniers 
  temps.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">100.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il faut aussi tenir compte du fait, derrière des variables purement 
  économiques telles que les niveaux de revenus et le taux de chômage, la 
  propension à migrer est également largement influencée par des facteurs non 
  économiques tels que la localisation géographique, la culture, la langue et la 
  conjoncture sociale et politique.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">101.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Enfin, avec des taux de fécondité faibles, le vieillissement rapide de 
  leurs populations et une main d'&#156;uvre qui diminue rapidement</b>, les 15 de 
  l'UE avant l&#146;élargissement devraient accueillir, et non limiter, les arrivées 
  de migrants. Certains employeurs de l&#146;UE (les agriculteurs notamment) 
  utilisent de plus en plus une main d'&#156;uvre étrangère pour les emplois (non 
  qualifiés pour la plupart) qu'ils ne peuvent pas pourvoir avec des 
  travailleurs locaux. L'Allemagne à elle seule aurait besoin de près de 487 000 
  travailleurs par an, la France 109 000 et l'UE tout entière 1,6 millions. De 
  plus, pour que le rapport travailleurs/retraités reste stable, il faudrait que 
  les flux entrants de main d'&#156;uvre passent à 3,6 millions par an en Allemagne, 
  à 1,8 millions en France et à 13,5 millions dans l'UE. Même si ces chiffres ne 
  tiennent pas compte des cycles économiques ou des changements dans les marchés 
  de l'emploi, le message est clair : les 15 de l'UE avant l&#146;élargissement ont 
  pour la plupart besoin de main d'&#156;uvre supplémentaire<a href="#_edn85" name="_ednref85" title>[85]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">102.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  On peut donc dire que les flux migratoires de travailleurs de l'Est vers 
  l'Ouest ne devraient avoir qu'un impact mineur sur les 15 de l'UE avant 
  l&#146;élargissement, sauf dans certaines régions frontalières. Cependant, là 
  aussi, les travaux de recherche dont on dispose ne viennent pas étayer 
  l'hypothèse de régions frontalières qui seraient envahies de travailleurs et 
  de transfrontaliers en provenance des PECO.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">103.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La question peut-être plus importante est la nature des immigrants des PECO 
  qui viendraient s'établir dans l'UE. Comme il est vraisemblable que ce sont 
  les jeunes avec une meilleure éducation et le plus de compétences qui 
  partiront, resteront au pays les personnes âgées, les travailleurs non 
  qualifiés et les moins dynamiques, ce qui ne laisse pas d&#146;être préoccupant.</font></span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2"><a name="7t" href="#7">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  TRAVAILLEURS ÂGÉS, APPRENTISSAGE ET FORMATION TOUT AU LONG DE LA VIE</a></font></span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">a.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les travailleurs âgés</font></span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">104.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;éducation, de meilleurs niveaux de vie et services de santé et un 
  environnement plus sain ont permis de rallonger l&#146;espérance de vie. En 
  revanche, le recul de la fécondité, en particulier dans les pays d&#146;Europe de 
  l&#146;Ouest «&nbsp;riches&nbsp;», est à l&#146;origine d&#146;un phénomène parfois appelé «&nbsp;Europe 
  vieillissante&nbsp;».</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">105.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans les 15 pays de l&#146;UE avant l&#146;élargissement, en 2001, 15,7% de la 
  population totale avait 65 ans et plus, alors qu&#146;ils n&#146;étaient que 10,3% en 
  1960. Dans le même temps, la proportion des jeunes (moins de 15 ans) a reculé, 
  passant de 25,2% en 1960 à 17,4% en 2001. Les nouveaux Etats membres de l&#146;UE, 
  les PECO non membres de l&#146;UE et les pays de la CEI connaissent des tendances 
  similaires.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">106.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>Le vieillissement de la population a des répercussions importantes en 
  termes de marché de l&#146;emploi.</b> L&#146;écart entre les actifs de la main d&#146;&#156;uvre 
  et les inactifs (du point de vue économique) va s&#146;élargir. Il est donc grand 
  temps de chercher des solutions pour améliorer les perspectives d&#146;emploi des 
  travailleurs âgés afin qu&#146;ils restent professionnellement en activité plus 
  longtemps.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">107.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Certaines pratiques actuelles &#150; par exemple, les départs en préretraite ou les 
  prestations sociales pour les handicapés &#150;, appliquées de manière part trop 
  généreuse, ont découragé le maintien en activité des travailleurs âgés. Elles 
  font peser davantage de contraintes sur des budgets publics déjà lourdement 
  grevés.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">108.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En outre, les <b>travailleurs âgés font l&#146;objet de discriminations</b> sur le 
  marché de l&#146;emploi qui, selon une étude de l&#146;OIT<a href="#_edn86" name="_ednref86" title>[86]</a>, 
  prennent la forme de réductions du temps de travail, de mises en préretraite, 
  de départ obligatoire à la retraite à un certain âge et d&#146;offres d&#146;emploi 
  mentionnant une limite d&#146;âge. Non seulement cette discrimination est injuste, 
  mais elle constitue aussi un gâchis de ressources humaines. La question 
  devrait être traitée sur le même plan que celui où se placent nos sociétés 
  pour traiter la discrimination en fonction du sexe, de la race et du handicap.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">109.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Même si la pratique reste rare, certains Etats membres du Conseil de l&#146;Europe 
  ont introduit des structures visant à aider les travailleurs âgés à rester en 
  activité ou à revenir sur le marché de l&#146;emploi. Le Royaume-Uni propose une 
  gamme intéressante de programmes pour cette classe de travailleurs (ainsi le 
  «Réseau pour l&#146;emploi du Troisième âge&nbsp;», le «&nbsp;Défi du Troisième âge&nbsp;» ou 
  encore le «&nbsp;Forum des employeurs sur l&#146;âge&nbsp;».</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">110.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Cependant, <b>les initiatives pour maintenir les travailleurs âgés en activité 
  restent rares et ne sont pas bien coordonnées</b> au niveau national ou 
  international. Ceux-ci restent en situation précaire sur le marché du travail. 
  Les stratégies qui traitent des complexités liées au maintien en activité des 
  travailleurs âgés (programmes de formation et d&#146;enseignement, promotion de 
  l&#146;activité indépendante et, plus important, législation) restent encore trop 
  peu nombreuses dans les Etats membres du Conseil de l&#146;Europe. </font><b>
  <font size="2">Il est nécessaire que les initiatives nationales ou 
  internationales soient appuyées par une législation.</font></b></span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">b.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Apprentissage et formation tout au long de la vie</font></span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">111.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Dans une économie internationale de plus en plus mondialisée, reposant sur la 
  haute technologie et fondée sur les connaissances, les savoir-faire et 
  compétences de la main d&#146;&#156;uvre sont devenus un facteur crucial. De nouveaux 
  emplois exigent rapidement davantage de savoirs et sont destinés à être tenus 
  par des travailleurs qualifiés, disposant en particulier d&#146;une éducation 
  tertiaire. Dans ces circonstances, <b>il convient d&#146;instaurer une culture de 
  l&#146;apprentissage tout au long de la vie</b> pour que nos sociétés européennes 
  soient en mesure de continuer à se développer sur le plan économique. </font>
  </span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">112.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;Assemblée parlementaire du Conseil de l&#146;Europe a, à de nombreuses reprises, 
  insisté sur l&#146;importance du capital humain pour la croissance économique, 
  comme elle l&#146;a fait dans son rapport sur «&nbsp;OCDE et l&#146;économie mondiale&nbsp;» (Doc. 
  9171, 2001), soulignant combien une main d&#146;&#156;uvre qualifiée est importante pour 
  une croissance économique durable, et rappelant qu&#146;il est nécessaire 
  d&#146;augmenter l&#146;investissement dans l&#146;éducation à tous les niveaux&nbsp;: compétences 
  de base, langues et capacité d&#146;utiliser les technologies d&#146;information et de 
  communication (TIC).</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">113.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;apprentissage et la formation tout au long de la vie revêtent une grande 
  importante et sont bien implantés au Royaume-Uni, en France, en Espagne ou 
  encore dans les pays nordiques. Si des différences d&#146;orientation peuvent 
  naturellement se produire d&#146;un pays à l&#146;autre, certains critères fondamentaux 
  devraient cependant s&#146;appliquer à tous. Premièrement, <b>l&#146;apprentissage tout 
  au long de la vie devrait être tourné vers les besoins du monde du travail.</b> 
  Les gens doivent être dotés d&#146;un certain nombre de qualifications et 
  savoir-faire recherchés par les employeurs et le marché du travail.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">114.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Deuxièmement, il conviendrait de faire davantage en faveur de <b>groupes moins 
  favorisés</b> tels que les femmes, les minorités et les travailleurs âgés, 
  pour qui la participation à des cours de formation pour adultes tend à être 
  plus difficile pour un certain nombre de raisons (manque de temps, difficultés 
  financières ou enfants à charge, ou encore, pour les travailleurs âgés, la 
  discrimination de l&#146;âge).</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">115.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Enfin, l&#146;apprentissage tout au long de la vie nécessite <b>une coopération</b> 
  et <b>un partenariat</b> entre les parties prenantes à tous les niveaux. Les 
  gens, les entreprises et les pouvoirs publics devraient tous assumer leur part 
  de responsabilité dans la conception et la mise en &#156;uvre de stratégies pour 
  l&#146;éducation destinée aux adultes. Il faut être motivé pour en permanence 
  actualiser et améliorer ses connaissances et savoir-faire. L&#146;Etat devrait 
  mettre en place des structures éducatives étayées par des stratégies capables 
  de faire en sorte que la croissance économique se traduise par des emplois. 
  Les entreprises devraient voir dans la formation pour adultes un 
  investissement à long terme et mettre en place des structures souples 
  permettant aux travailleurs d&#146;acquérir la formation et les connaissances 
  nécessaires. L&#146;Etat et les entreprises doivent réfléchir ensemble à des 
  mesures d&#146;incitation fiscale, de subventions et de possibilités de 
  cofinancement qui faciliteront la formation et l&#146;apprentissage tout au long de 
  la vie.</font></span></p>
  <p align="justify"><b><a name="8t" href="#8"><span lang="FR"><font size="2">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  LE RAPPORT 2004 DE L'OCDE SUR LES PERSPECTIVES DE L'</font></span>EMPLOI</a></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">116.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En juillet 2004, l'OCDE a publié un rapport de plus de 300 pages depuis 
  longtemps attendu sur les Perspectives de l'emploi 2004. Son principal message 
  &#150; qui n'est pas sans rappeler beaucoup les conclusions de l'Audition de 
  l'Assemblée tenue quelques mois plus tôt et déjà évoquée plus haut &#150; est que 
  les pays membres de l'OCDE devraient formuler leurs stratégies pour la 
  création d'emplois de telle manière qu'elles puissent servir aussi à atteindre 
  d'autres objectifs sociaux tels que la sécurité de l'emploi et un équilibre 
  entre travail et loisirs. Le rapport annonce les recommandations plus 
  définitives que l'OCDE adressera aux gouvernements de ses pays membres en 
  2006.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">117.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le rapport note, d'une part, que le chômage dans la zone OCDE, qui touche 
  actuellement quelque 36 millions de personnes, devrait connaître une lente 
  décrue dans les deux années qui viennent. En revanche, le chômage aujourd'hui 
  se situe clairement au-dessus du niveau des années 1970 et 1980 et la 
  situation s'est aggravée également du fait que le vieillissement de la 
  population a une incidence négative sur le potentiel de croissance et donc les 
  perspectives d'amélioration des niveaux de vie.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">118.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Avant toute chose, dans leurs efforts pour créer des emplois et réformer les 
  marchés du travail, les gouvernements doivent s'attacher à garantir une 
  sécurité sociale satisfaisante et un meilleur équilibre entre travail et 
  loisirs. Les réformes dans le domaine du droit du travail peuvent se traduire 
  par des création d'emplois, mais peuvent aussi entraîner une précarisation du 
  travail et favoriser le travail à temps partiel et d'autres contrats de type 
  dérogatoire entre employeurs et salariés. Le rapport signale également que les 
  mesures destinées aux chômeurs pour les inciter à retrouver un emploi, par 
  exemple une limitation de durée de la couverture chômage en cas d'inactivité, 
  risquent d'entraîner des problèmes sociaux. L'OCDE est, sur le principe, 
  favorable à la flexibilité du temps de travail, mais elle attire aussi 
  l'attention sur le fait que les travailleurs risquent par ailleurs d'avoir 
  davantage de difficultés à concilier exigences professionnelles et vie de 
  famille. L'étape suivante des travaux de l'OCDE consistera à mettre en 
  évidence la relation entre niveau d'éducation, emploi et revenu sous la forme 
  de recommandations politiques concrètes. </font></span></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2"><a name="9t" href="#9">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  CONCLUSIONS</a></font></span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">119.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le chômage, qui reste à des niveaux élevés ou s'aggrave, <b>fait peser une 
  charge de plus en plus lourde sur les finances publiques,</b> qui s'accompagne 
  d'une contraction de la base d'imposition et donc des recettes publiques du 
  fait d'un niveau d'emploi plus faible. Cela entraîne pour bon nombre de pays 
  européens une hausse de l'endettement et rend d'autant plus urgente une 
  concertation commune pour examiner les causes du chômage et trouver des 
  solutions à long terme. Si une partie du chômage semble inévitable du fait des 
  répercussions des cycles économiques sur nos économies qui doivent par 
  ailleurs s'adapter à la mondialisation en cours, tout doit être fait pour 
  réduire le chômage, en particulier sa part structurelle. Une <b>réforme 
  structurelle</b> est nécessaire pour stimuler une croissance économique 
  durable, qui à son tour stimulera la création d'emploi. Les réformes des 
  marchés de l'emploi en vue de réduire les rigidités institutionnelles et 
  structurelles progressent dans certains pays (mais ce n&#146;est pas le cas pour 
  tous) et d&#146;autres réformes seront nécessaires. Dans ce contexte, il est 
  important que les pays soient laissés libres de trouver leurs solutions en 
  matière de réduction du chômage. Lorsque tout va bien, les institutions 
  internationales telles que l&#146;UE peuvent suggérer des lignes de conduite. 
  Toutefois, celles-ci devraient être générales, et chaque pays devrait pouvoir 
  se faire son expérience et dégager des bonnes pratiques que d&#146;autres puissent 
  suivre (et éventuellement éviter des pratiques moins bonnes). Si, en revanche, 
  l&#146;UE, par exemple, commençait à adopter des directives ou autres instruments 
  contraignants, dans le domaine social, définissant en détail les politiques du 
  travail, cela risquerait d&#146;aboutir à une paralysie de la pensée et de 
  l&#146;initiative indépendantes, ce qu ne ferait qu&#146;aggraver la situation.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">120.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  A cet égard, un délicat équilibre doit être trouvé entre une protection 
  excessive des emplois existants (ce qui décourage l&#146;essor de nouveaux secteurs 
  économiques et emplois) et le sacrifice des besoins des travailleurs en 
  matière de sécurité de l&#146;emploi (ce qui créerait alors des injustices sociales 
  et remettrait peut-être en cause la paix sociale). Les mesures visant à 
  accroître la flexibilité pourraient passer par un accès plus aisé au travail à 
  temps partiel. Il est nécessaire que <b>les politiques de l&#146;emploi, jusqu&#146;ici 
  passives, deviennent actives </b>et les marchés de l&#146;emploi devront accroître 
  leur capacité d&#146;adaptation à des situations évolutives et gérer le changement 
  qu&#146;entraîne l&#146;innovation technologique.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">121.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Pour ce qui est de la <b>délocalisation,</b> le phénomène auquel nous 
  assistons actuellement est d&#146;une certaine manière complètement normal. 
  L&#146;investissement, et donc l&#146;emploi, se déplace globalement à l&#146;est de 
  l&#146;Europe, vers des pays et régions où le coût de main d&#146;&#156;uvre est moins cher.&nbsp; 
  Terme, ce processus sera bénéfique pour l&#146;ensemble du continent, puisque la 
  croissance économique dans une région tend à entraîner un accroissement de 
  l&#146;activité économique d&#146;abord dans les régions voisines puis plus loin. Il ne 
  faudra peut-être éviter que l&#146;investissement ne «&nbsp;s&#146;orientalise&nbsp;» tout à fait, 
  autrement dit qu&#146;il quitte l&#146;Europe pour l&#146;Asie, par exemple (même si nous 
  sommes très heureux qu&#146;il y ait, là-bas aussi, une croissance économique).</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">122.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Nous savons également que beaucoup de travailleurs qualifiés migrent vers l&#146;Ouest 
  (d&#146;Europe centrale et orientale vers l&#146;Europe occidentale). Là aussi, rien que 
  de très naturel, et il ne faut pas oublier que bon nombre d&#146;entre eux 
  retourneront plus tard dans leur pays d&#146;origine avec de nouveaux savoir-faire. 
  Il est donc regrettable que la plupart des 15 de l&#146;UE avant l&#146;élargissement 
  (mais pas le pays d&#146;origine de votre Rapporteur, la Suède) aient mis diverses 
  barrières. Là encore, nous devons nous efforcer d&#146;instaurer des conditions 
  telles que les mouvements migratoires n&#146;aillent pas si loin à l&#146;Ouest qu&#146;ils 
  arrivent de l&#146;autre côté de l&#146;Atlantique (même si, bien entendu, nous nous 
  réjouissons de la contribution qu&#146;ils pourront apporter là-bas, outre le fait 
  que nous attachons beaucoup de prix à la liberté de tout un chacun de choisir 
  sa vie).</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">123.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Une <b>réforme des systèmes de sécurité sociale</b> est devenue inévitable. 
  Les Etats membres du Conseil de l&#146;Europe doivent s&#146;y attaquer, suivant en cela 
  l&#146;exemple du Danemark, des Pays-Bas et dans une certaine mesure du 
  Royaume-Uni. Les prestations de chômage doivent s&#146;accompagner de mesures 
  pénalisantes pour ceux qui refusent trop longtemps les emplois qui leur sont 
  proposés. La couverture ne devrait pas être illimitée si elle peut être 
  remplacée par d&#146;autres formes d&#146;assistance sociale. Le bénéficiaire devrait se 
  voir proposer une formation pour revenir sur le marché de l&#146;emploi.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">124.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <b>L&#146;éducation</b> est un facteur extrêmement important pour les marchés de 
  l&#146;emploi. Les pouvoirs publics ont un rôle essentiel à jouer pour que les 
  usagers reçoivent une éducation et une formation adéquates. Il est très 
  important pour les jeunes qui sortent du système scolaire entre 15 et 18 ans 
  d&#146;acquérir les savoir-faire et qualifications de base requis sur le marché du 
  travail. Pour vaincre le chômage, l'Europe doit également être capable &#150; et 
  c'est là un aspect essentiel &#150; d'attirer et de retenir des chercheurs et des 
  profils à fort potentiel. Selon un rapport du Lisbon Council, un groupe de 
  pression situé à Bruxelles, plus de 4 000 scientifiques originaires d'Europe 
  sont partis aux Etats-Unis, où ils représentent maintenant 40% du total des 
  scientifiques travaillant dans ce pays.
  <a href="#_edn87" name="_ednref87" title>[87]</a> Le fait que l'UE forme, en 
  proportion, davantage de scientifiques et de diplômés de filières techniques 
  que les Etats-Unis ne change rien, puisque bon nombre d'entre eux 
  s'expatrieront dans les pays qui proposent les budgets de recherche et les 
  rémunérations les plus élevés. De nombreuses sociétés réduisent actuellement 
  leurs recherches en Europe et les délocalisent dans des pays et régions du 
  monde où elles sont susceptibles de donner les meilleurs résultats.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">125.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  En outre, les décideurs politiques, le salariat et le patronat devraient 
  prendre conscience que toute formation initiale impartie ou acquise peut 
  rapidement devenir obsolète. C&#146;est pourquoi <b>l&#146;apprentissage tout au long de 
  la vie</b> devient d&#146;autant plus important, en particulier pour maintenir plus 
  longtemps les personnes plus âgées en activité professionnelle.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">126.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Les travailleurs eux-mêmes doivent, en matière d&#146;apprentissage et de formation 
  permanente, adopter une <b>approche active</b>. Il est nécessaire d&#146;investir 
  dans le changement des comportements, en particulier eu Europe centrale et du 
  Sud-Est ainsi que dans les pays de la CEI, et faire comprendre aux gens qu&#146;il 
  y aura de moins en moins d&#146;emplois garantis. Chacun doit prendre ses 
  responsabilités afin d&#146;accroître son employabilité par une remise à jour, 
  remise à niveau ou acquisition de connaissances. Tous (les entreprises et les 
  gens) doivent s&#146;investir pour faire en sorte que ceci devienne une réalité.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">127.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La révolution technologique et scientifique que nous traversons n&#146;a pas 
  seulement eu pour effet de détruire certains emplois. On oublie trop souvent 
  qu&#146;elle en a également créé de nouveaux, et que cette création pourrait être 
  encore plus forte si nos pays appliquaient des politiques propices. Il faut 
  pour cela une nouvelle culture du dialogue, une mise en commun des 
  connaissances acquises et le passage à une culture d&#146;entreprise entre les 
  scientifiques, les organismes de recherche, la société et l&#146;industrie. Ce 
  n&#146;est qu&#146;à ce prix que le processus peut créer d&#146;autres emplois. Nos sociétés 
  doivent investir davantage dans la recherche des technologies de l&#146;information 
  et dans l&#146;instauration d&#146;une main d&#146;&#156;uvre bien formée à la haute technologie. 
  Pour leur part, les institutions de recherche doivent conclure davantage de 
  partenariats avec le secteur privé pour que les avancées scientifiques se 
  traduisent plus rapidement en des produits ou services vendables.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">128.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La manière dont nous construisons la société dans laquelle les gens vont 
  s&#146;intégrer après avoir terminé leur éducation est également importante. Les 
  pays européens sont dotés de bons systèmes scolaires et universitaires, mais à 
  quoi cela peut-il servir si, à l&#146;issue de leurs études, ils se retrouvent sur 
  un marché de l&#146;emploi sans débouchés, dans une économie à la croissance 
  molle&nbsp;? Nombreux sont ceux qui, par exemple, prétendent que le système 
  éducatif américain est inférieur à de nombreux systèmes européens. Ils 
  oublient, cependant, que l&#146;économie américaine, du fait qu&#146;elle offre beaucoup 
  plus de débouchés aux personnes qui cherchent à travailler, permet aux jeunes 
  (mais pas uniquement) de développer les compétences qu&#146;ils possèdent et d&#146;en 
  acquérir d&#146;autres une fois entrés dans la vie professionnelle. 
  Malheureusement, on note peu de progrès dans la concrétisation de <b>
  l&#146;engagement pris à Lisbonne en 2000 à l&#146;occasion du Sommet de l&#146;UE sur le 
  chômage</b> (également connu comme le «&nbsp;Sommet dot.com&nbsp;») de faire de cette 
  région la plus compétitive de la planète d&#146;ici la fin de cette décennie. Il 
  est donc d&#146;autant plus important de cesser de tergiverser et de se mettre à 
  l&#146;oeuvre.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">129.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Instaurer une société qui crée de la croissance économique et donc de l&#146;emploi 
  signifie aussi parvenir efficacement à <b>lutter contre la corruption et le 
  crime économique</b>. L&#146;on ne compte plus les études qui ont démontré que les 
  sociétés où ces deux fléaux sont endémiques connaissent une croissance plus 
  lente, voire nulle. C&#146;est pourquoi il convient de faire une priorité 
  essentielle de ce combat, comme l&#146;Assemblée l&#146;a répété à de nombreuses 
  reprises dans divers rapports émanant de notre Commission des questions 
  économiques.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">130.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le Rapporteur souhaite souligner l&#146;importance que revêtent les <b>petites et 
  moyennes entreprises</b> dans la lutte contre le chômage. Ce sont elles qui 
  créent le maximum d&#146;emplois. Elles génèrent des idées nouvelles, trouvent des 
  niches d&#146;activités, et sont dans l&#146;ensemble beaucoup plus vives et réactives 
  que les grosses entreprises.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">131.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La lutte contre le <b>chômage des jeunes</b> passe avant toute chose par 
  l&#146;établissement de programmes d&#146;enseignement et de formation adaptés. Les 
  pouvoirs publics et les agences de l&#146;emploi devraient promouvoir les 
  programmes d&#146;apprentissage pour les jeunes qui choisissent de ne pas 
  poursuivre des études secondaires. Une réforme des lois de protection de 
  l&#146;emploi est nécessaire pour éliminer les barrières à l&#146;emploi auxquelles se 
  heurtent les nouveaux entrants. Comme on l&#146;a indiqué plus haut, le 
  gouvernement et le secteur de l&#146;industrie et du commerce &#150; en particulier les 
  petites et moyennes entreprises &#150; doivent faire preuve d&#146;ouverture et 
  accueillir les jeunes qui entrent sur le marché du travail.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">132.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Il convient de faire en sorte que <b>les travailleurs plus âgés ne soient pas 
  en butte à une discrimination lorsqu&#146;ils postulent à un emploi</b>. Les 
  pouvoirs publics et les entreprises doivent se montrer innovants et encourager 
  des politiques de promotion de l&#146;emploi des travailleurs âgés. Ainsi, ces 
  derniers pourraient bénéficier de mesures incitatives pour le travail en 
  indépendant (dans les services ou les PME) ou les emplois à temps partiel. 
  Parallèlement, il conviendrait de leur donner des possibilités de remettre à 
  jour des compétences acquises ou d&#146;en acquérir de nouvelles.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">133.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Spécifiquement, il serait essentiel de rendre le marché du travail plus 
  attractif, plus accessible et plus sûr pour <b>les femmes</b>. De meilleures 
  structures d&#146;accueil pour les enfants et des mesures conçues pour mieux 
  concilier vie professionnelle et vie de famille seraient cruciales pour 
  inciter davantage de femmes à avoir une activité professionnelle.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">134.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  La première victime du chômage est avant tout <b>le chômeur</b> (et sa 
  famille, le cas échéant). La perte de son emploi &#150; ou l&#146;insécurité liée au 
  risque de le perdre, à court ou moyen terme &#150; est un facteur majeur de 
  souffrances et de dépression pour la personne concernée et pour ses proches 
  (l&#146;être humain est ainsi fait que le travail lui est tout aussi essentiel que 
  la détente). Trouver son équilibre entre activité professionnelle et activités 
  de loisir permet d&#146;entrevoir au moins la possibilité d&#146;être heureux. Sans cet 
  équilibre, la grande majorité des hommes se sentira frustrée et traversera une 
  véritable crise personnelle d&#146;identité.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">135.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Une personne sans emploi se sent exclue, privée de son droit de contribuer à 
  la société. Cette exclusion entame ensuite la force de l&#146;engagement personnel 
  dans la société et aboutit à une <b>désintégration des liens sociaux</b>. 
  C&#146;est pourquoi il incombe à la société &#150; ou plus exactement, à chacun d&#146;entre 
  nous en tant que membres de la société &#150; de faire le maximum pour veiller à ce 
  qu&#146;il y ait un nombre suffisant de tâches qu&#146;il vaille la peine d&#146;accomplir&nbsp;; 
  pour cela, il lui faut appliquer des politiques qui permettent une croissance 
  économique suffisante et un nombre suffisant d&#146;emplois, dans le secteur public 
  ou privé. On voit bien que trouver des solutions au chômage, ou du moins le 
  faire reculer, devient, au-delà des seuls aspects économiques, aussi un enjeu 
  moral et sociétal. </font></span></p>
  <p align="center"><b><span lang="FR"><font size="2"><a name="A1t">Annexe 1</a></font></span></b></p>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">Ils fuient l&#146;Europe de l&#146;Est 
  pour travailler</font></span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Des centaines d&#146;Européens de 
  l&#146;Est pauvres quittent leur pays d&#146;origine chaque année pour étudier ou 
  travailler à l&#146;étranger. D&#146;où viennent-ils&nbsp;?</font></span></p>
  <table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0" style="border-collapse: collapse" bordercolor="#C0C0C0" id="AutoNumber3">
    <tr>
      <td><b><span lang="FR"><font size="2">PAYS</font></span></b></td>
      <td><b><span lang="FR"><font size="2">CHOMAGE</font></span></b></td>
      <td><b><span lang="FR"><font size="2">REVENUS MENSUELS MOYENS</font></span></b></td>
      <td><b><span lang="FR"><font size="2">NOMBRE DE PERSONNES AYANT FUI LEUR 
      PAYS</font></span></b></td>
    </tr>
    <tr>
      <td valign="top" align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">Albanie</font></span></b></td>
      <td valign="top" align="justify"><span lang="FR"><font size="2">
      Officiellement 15%, officieusement au moins 30%</font></span></td>
      <td valign="top" align="justify"><span lang="FR"><font size="2">185$</font></span></td>
      <td valign="top" align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Pas de 
      statistiques officielles, mais des centaines d&#146;Albanais ont fui le pays 
      depuis la chute du communisme en 1990</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">Bosnie</font></span></b></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Officiellement 40%, 
      officieusement, au moins 60%</font></span></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">240$</font></span></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Pas de statistiques, 
      mais les estimations font état de dizaines de milliers de migrants</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">Bulgarie</font></span></b></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Officiellement 13%, 
      officieusement au moins 20%</font></span></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">170$</font></span></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Estimations&nbsp;: 700&nbsp;000</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">Croatie</font></span></b></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Environ 20% </font>
      </span></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">700$</font></span></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Pas de statistiques, 
      mais il semble que des milliers de personnes aient quitté le pays depuis 
      1991</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">République tchèque</font></span></b></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Officiellement 10%, 
      avec des zones à 20% ou plus dans les campagnes</font></span></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">585$</font></span></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Selon des estimations, 
      entre 100&nbsp;000 et 200&nbsp;000 personnes vivent dans l&#146;illégalité pour les seuls 
      Etats-Unis</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">Hongrie</font></span></b></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Officiellement 5,7%, 
      mais chômage bien plus fort dans les campagnes</font></span></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">590$</font></span></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Pas de statistiques</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">Moldova</font></span></b></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Officiellement 8%, 
      officieusement au moins 10%</font></span></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">60$</font></span></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Estimations&nbsp;: 600&nbsp;000 
      personnes</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">Roumanie</font></span></b></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Officiellement 6,6%, 
      officieusement bien plus mais pas de chiffres disponibles</font></span></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">140$</font></span></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Plus de 400&nbsp;000 
      personnes</font></span></td>
    </tr>
    <tr>
      <td align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">Serbie-Monténégro</font></span></b></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Officiellement 25%, 
      officieusement au moins 35% </font></span></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">180$</font></span></td>
      <td align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Environ 300&nbsp;000 
      personnes ont quitté le pays ces dernières années</font></span></td>
    </tr>
  </table>
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="2">Source</font></span></b><span lang="FR"><font size="2">&nbsp;: 
  Associated Press</font></span></p>
  <p align="center"><b><span lang="FR"><font size="2"><a name="A2t">Annexe 2</a></font></span></b></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Le graphique ci-dessous 
  montre les résultats d'une récente étude d'A.T. Kearney (un cabinet de conseil 
  en management) sur le degré d'attractivité d'une délocalisation de services de 
  TI concernant un certain nombre de pays<a href="#_edn88" name="_ednref88" title>[88]</a>. 
  Les pays sont classés selon un indice (échelle de 10) prenant en compte le 
  coût, l'environnement et le capital humain<a href="#_edn89" name="_ednref89" title>[89]</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Indice d&#146;attractivité des 
  pays pour une délocalisation de services de TI </font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">
  <img src="Pictures/FDOC10359a.gif" WIDTH="604" HEIGHT="371"></font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="EN-GB"><font size="2">Source: &#147;Where to Locate: 
  Selecting a Country for Offshore Business Processing&#148;, A.T. Kearney, 2003.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Selon le cabinet conseil 
  Gartner, 75% de compagnie européennes et les plus grosses entreprises moyennes 
  vont envisager de délocaliser certains services d&#146;ici fin 2003<a href="#_edn90" name="_ednref90" title>[90]</a>. 
  Actuellement, de toute l'Europe, c'est le Royaume-Uni qui est en tête pour 
  l'utilisation de services délocalisés<a href="#_edn91" name="_ednref91" title>[91]</a>. 
  Selon une étude de Deloitte Research, les 100 premières sociétés mondiales de 
  services financiers indiquent qu'elles ont l'intention de transférer quelque 
  356 milliards de dollars d'opérations et deux millions d'emplois à l'étranger 
  dans les cinq prochaines années en vue de réduire les coûts. Si actuellement 
  30% de ceux qui ont répondu au questionnaire ont déjà délocalisé des 
  opérations à l'étranger, ce pourcentage devrait passer à 75% d'ici deux ans, 
  et sur les cinq prochaines années, les sociétés de services financiers qui ont 
  fait l'objet de l'étude entendent délocaliser, en moyenne, 15% de leur base de 
  coût totale à l'étranger<a href="#_edn92" name="_ednref92" title>[92]</a>.</font></span></p>
  <hr color="#000000" size="1" width="50%">
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">C<i>ommission chargée du 
  rapport</i>: Commission des questions économiques et du développement.</font></span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR"><font size="2">Renvoi en commission
  </font></span></i><span lang="FR"><font size="2">:&nbsp; Doc. 9975 et Renvoi 
  No. 2900 du 25.11.2003.</font></span></p>
  <p align="justify"><span lang="FR"><font size="2">Projet de résolution&nbsp; 
  adopté par la commission le 14 septembre 2004</font></span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR"><font size="2">Membres de la commission</font></span></i><font size="2"><span lang="FR">: 
  M.Evgeni <b>Kirilov </b>(Président),MmeSigita Burbiene,Mme Antigoni Pericleous 
  Papadopoulos, M. Ján Figel (Vice-Présidents), MM. Ruhi Açikgöz, Ulrich Adam, 
  Miguel Anacoreta Correia, Stojan Andov,FranciscoAssis Miranda, Abdülkadir Ates, 
  Hans van Baalen, Radu-Mircea <b>Berceanu</b>, Akhmed Bilalov, Jaime Blanco 
  Garcia, Márton Braun,ChristianBrunhart,Milos<b> Budin, </b>MevlütÇavusoglu,ValeriuCosarciuc, 
  Ignacio Cosidó Gutiérrez, Giovanni Crema (Remplaçant:Andrea<b> Rigoni</b>), 
  Øystein Djupedal, Carles Gasóliba i Böhm (Remplaçant: Joan <b>Puig Cordón</b>), 
  MmeJane <b>Griffiths</b>,MMFrancisGrignon, Kristinn <b>Gunnarsson,</b> Alfred 
  Gusenbauer, Mme Katrin Hakl, MM. Norbert Haupert, Anders Högmark, Klaus Werner
  <b>Jonas</b>, Jelko Kacin, Verica Kalanovic, Karen Karapetyan,OrestKlympush,Anatoliy<b> 
  Korobeynikov, </b>Rudolf Kraus, Valdis Girts Kristovskis, Petr <b>Lachnit, </b>
  Jean-MarieLe Guen (Remplaçant: Michel <b>Hunault</b>),Harald Leibrecht, Gadzhy 
  Makhachev, Jean-Pierre Masseret,Milo&#154;<b> Melcák, </b>Lars KramerMikkelsen, Mme 
  Ljiljana Milicevic, MM. Neven <b>Mimica</b></span><b><span lang="FR">, </span>
  </b><span lang="FR">Nikolaos Nikolopoulos,Conny<b> Öhman, </b>Jim O&#146;Keeffe, 
  Mart Opmann, Mme Calara Pintat Rossell, MM. Bogdan <b>Podgórski</b></span><b><span lang="FR">,
  </span></b></font><span lang="FR"><font size="2">GheorgePopa, Jeffrey 
  Pullicino Orlando,Didier<b> Ramoudt, </b>Luigi Ramponi, Maurizio Rattini, 
  Maximilian Reimann (Remplaçant: Joannes <b>Randegger</b>), Dario Rivolta,LordRussell-Johnston 
  (Remplaçant: Tony <b>Banks</b>), MM. Volodymyr Rybak,Kimmo<b> Sasi, </b>
  Bernard <b>Schreiner, </b>AdrianSeverin, Samad Seyidov, Leonid Slutsky, Mme 
  Geraldine Smith, MM. Aynur Sofiyeva,DimitarStefanov,Qazim Tepshi, Frans 
  Timmermans (Remplaçant: Tiny <b>Kox</b>), Dragan Todorovic,MmeÁgnes Vadai, MM. 
  Geert Versnick,Konstantinos Vrettos,Robert <b>Walter, </b>Andrzej Wielowieyski,Marek
  <b>Wikinski,</b> MmeRosmarie <b>Zapfl-Helbling, </b>M. Kostyantyn <b>Zhevago</b>.</font></span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR"><font size="2">N.B. Les noms des membres 
  qui étaient présents à la réunion sont indiqués en caractères gras.</font></span></i></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR"><font size="2">Chef du Secrétariat</font></span></i><span lang="FR"><font size="2">: 
  Mr Torbiörn</font></span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR"><font size="2">Secrétaire de la 
  commission:</font></span></i><span lang="FR"><font size="2"> M. Bertozzi</font></span></p>
  <p align="justify"><i><span lang="FR"><font size="2">Co-Secrétaires</font><font size="2"> 
  de la commission</font></span></i><span lang="FR"><font size="2">: Mme 
  Ramanauskaite; Mme Kopaçi-Di Michele</font></span></p>
  <hr color="#000000" size="1">
  <p align="justify"><b><span lang="FR"><font size="1">Renvois</font></span></b></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref1" name="_edn1" title><span lang="FR">
  <font size="1">[1]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Chypre, la 
  République tchèque, l&#146;Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la 
  Pologne, la Slovaquie et la Slovénie. Ces pays sont entrés dans l&#146;UE le 1<sup>er</sup> 
  mai 2004.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref2" name="_edn2" title><span lang="FR">
  <font size="1">[2]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> La 
  Bulgarie et la Roumanie, qui s&#146;apprêtent à entrer ultérieurement dans l&#146;UE, 
  vraisemblablement en 2007.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref3" name="_edn3" title><span lang="FR">
  <font size="1">[3]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Selon les 
  recommandations du BIT, les personnes sans emploi sont les personnes de la 
  population active (habituellement entre 15 et 64 ans) qui n&#146;ont pas de 
  travail&nbsp;; qui sont immédiatement disponibles pour retravailler (dans les deux 
  semaines)&nbsp;; et qui recherchent effectivement un emploi rémunéré (et étaient en 
  recherche effective au moins une fois au cours des quatre semaines 
  antérieures).</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref4" name="_edn4" title><span lang="FR">
  <font size="1">[4]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Entre 1993 
  et 2002, le taux de chômage est tombé de 9,6% à 4,5% au Danemark, de 16,3% à 
  9,1% en Finlande, de 15,6% à 4,4% en Irlande, de 18,6% à 11,3% en Espagne, de 
  9,1% à 4,9% en Suède et de 10% à 5,1% au Royaume-Uni. Eurostat.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref5" name="_edn5" title><span lang="FR">
  <font size="1">[5]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Par 
  exemple, Nickell, Stephen. Discours sur «&nbsp;A picture of European Unemployment&nbsp;: 
  Success and Failure&#148;, Comité de la Bank of England pour la Politique monétaire 
  et London School of Economics, novembre 2002.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref6" name="_edn6" title><span lang="FR">
  <font size="1">[6]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> &#147;Emploi en 
  Europe 2003&#148;, Direction générale pour l&#146;emploi et les affaires sociales, 
  Commission européenne, 2003</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref7" name="_edn7" title><span lang="FR">
  <font size="1">[7]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> également 
  le niveau le plus bas de chômage auquel l&#146;inflation demeurera stable. Appelé 
  également le taux de chômage «&nbsp;naturel&nbsp;» ou NAIRU (non-accelerating-inflation-rate 
  of unemployment)</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref8" name="_edn8" title><span lang="FR">
  <font size="1">[8]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Carone, G. 
  and Salomäki, A. &#147;<i>Reforms in Tax-benefit Systems In Order to Increase 
  Employment Incentives in the EU</i>&#148;, Economic Paper 160, Direction générale 
  de l&#146;économie et des finances, Commission européenne,&nbsp; septembre 2001.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref9" name="_edn9" title><span lang="FR">
  <font size="1">[9]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> ,C., 
  Roeger W., and Rossi, A. &#147;<i>How Much Has Labour Taxation Contributed to 
  European Structural Unemployment?</i>&#148;, Economic Paper 183, Direction générale 
  de l&#146;économie et des finances, Commission européenne, avril 2003.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref10" name="_edn10" title><span lang="FR">
  <font size="1">[10]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Nickell, 
  Stephen. Discours sur «&nbsp;<i>A picture of European Unemployment&nbsp;: Success and 
  Failure</i>&#148;, Comité de la Bank of England pour la Politique monétaire et 
  London School of Economics, novembre 2002.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref11" name="_edn11" title><span lang="FR">
  <font size="1">[11]</font></span></a><font size="1"> &#147;<i>Europe&#146;s Scrap-heap</i>&#148;,
  <u>The Economist</u>, 18 août 2003.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref12" name="_edn12" title><span lang="FR">
  <font size="1">[12]</font></span></a><font size="1"> Blanchard, Olivier. &#147;<i>The 
  Economics of Unemployment. Shocks, Institutions and Interactions</i>&#148;, Lionel 
  Robbins Lectures, London School of Economics, octobre 2000. In &#147;<i>Europe&#146;s 
  Scrap-heap</i>&#148;, <u>The Economist</u>, 18 août 2003.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref13" name="_edn13" title><span lang="FR">
  <font size="1">[13]</font></span></a><font size="1"> Nickell, Stephen. 
  Discours sur «&nbsp;A picture of European Unemployment&nbsp;: Success and Failure&#148;, 
  Comité de la Bank of England pour la Politique monétaire et London School of 
  Economics, novembre 2002.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref14" name="_edn14" title><span lang="FR">
  <font size="1">[14]</font></span></a><font size="1"> Blanchard, Olivier. &#147;<i>The 
  Economics of Unemployment. Shocks, Institutions and Interactions</i>&#148;, Lionel 
  Robbins Lectures, London School of Economics, octobre 2000. In &#147;<i>Europe&#146;s 
  Scrap-heap</i>&#148;, <u>The Economist</u>, 18 août 2003.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref15" name="_edn15" title><span lang="FR">
  <font size="1">[15]</font></span></a><font size="1"> &#147;<i>Room for Improvement</i>&#148;,
  <u>The Economist</u>, 16 mars 2002.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref16" name="_edn16" title><span lang="FR">
  <font size="1">[16]</font></span></a><font size="1"> Nickell, Stephen. 
  Discours sur «&nbsp;A picture of European Unemployment&nbsp;: Success and Failure&#148;, 
  Comité de la Bank of England pour la Politique monétaire et London School of 
  Economics, novembre 2002.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref17" name="_edn17" title><span lang="FR">
  <font size="1">[17]</font></span></a><font size="1"> &#147;<i>A Shocking Error</i>&#148;,
  <u>The Economist</u>, 5 juin 1999.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref18" name="_edn18" title><span lang="FR">
  <font size="1">[18]</font></span></a><font size="1"> &#147;<i>Western Europe&#146;s 
  Jobseekers Limber Up</i>&#148;, <u>The Economist</u>, 10 juin 2000.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref19" name="_edn19" title><span lang="FR">
  <font size="1">[19]</font></span></a><font size="1"> &#147;<i>Starting to Work</i>&#148;,
  <u>The Economist</u>, 18 mai 2002.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref20" name="_edn20" title><span lang="FR">
  <font size="1">[20]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> En 
  particulier durant le Conseil européen de Lisbonne de 2000, mais aussi durant 
  ceux de Stockholm en 2001, de Barcelone en 2002 et d&#146;Athènes en 2003.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref21" name="_edn21" title><span lang="FR">
  <font size="1">[21]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> &#147;Emploi 
  en Europe 2003&#148;, Direction générale pour l&#146;emploi et les affaires sociales, 
  Commission européenne, 2003</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref22" name="_edn22" title><span lang="FR">
  <font size="1">[22]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> &#147;Emploi 
  en Europe 2003&#148;, Direction générale pour l&#146;emploi et les affaires sociales, 
  Commission européenne, 2003</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref23" name="_edn23" title><span lang="FR">
  <font size="1">[23]</font></span></a><font size="1"> Nesporova, Alena. &#147;Why 
  Unemployment Remains so High in Central and Eastern Europe&#148;, ILO Employment 
  Paper 43, 2002.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref24" name="_edn24" title><span lang="FR">
  <font size="1">[24]</font></span></a><font size="1"> Nesporova, Alena. &#147;Why 
  Unemployment Remains so High in Central and Eastern Europe&#148;, ILO Employment 
  Paper 43, 2002.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref25" name="_edn25" title><span lang="FR">
  <font size="1">[25]</font></span></a><font size="1"> Nesporova, Alena. &#147;Why 
  Unemployment Remains so High in Central and Eastern Europe&#148;, ILO Employment 
  Paper 43, 2002.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref26" name="_edn26" title><span lang="FR">
  <font size="1">[26]</font></span></a><font size="1"> Svetlov, Alexander. &#147;The 
  Shadow of Unemployment in Central and Eastern Europe&#148;, Politikforum.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref27" name="_edn27" title><span lang="FR">
  <font size="1">[27]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Albanie, 
  Bosnie-Herzégovine, Bélarus, Géorgie, ex-République yougoslave de Macédoine, 
  Serbie-Monténégro (Kosovo).</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref28" name="_edn28" title><span lang="FR">
  <font size="1">[28]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> CEI&nbsp;: 
  Arménie, Azerbaïdjan, Bélarus, Géorgie, Kazakhstan, Kirghizistan, République 
  de Moldova, Fédération de Russie, Tadjikistan, Turkménistan, Ukraine et 
  Ouzbékistan.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref29" name="_edn29" title><span lang="FR">
  <font size="1">[29]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> L&#146;Organisation 
  internationale du travail utilise le «&nbsp;chômage des jeunes&nbsp;» comme un 
  indicateur clé de la situation du marché de l&#146;emploi. La catégorie «&nbsp;jeunes&nbsp;» 
  couvre les personnes âgées de 15 à 24 ans.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref30" name="_edn30" title><span lang="FR">
  <font size="1">[30]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Rapport 
  du Fonds des Nations Unies pour l&#146;enfance portant sur la jeunesse en Europe de 
  l&#146;Est, novembre 2000.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref31" name="_edn31" title><span lang="FR">
  <font size="1">[31]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> 
  Organisation internationale du travail, Rapport annuel 2004 sur l&#146;emploi, 
  Genève, janvier 2004.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref32" name="_edn32" title><span lang="FR">
  <font size="1">[32]</font></span></a><font size="1"> Initiative de Stabilité 
  européenne, <i>Working Paper, The Road to Thessaloniki&nbsp;: Cohesion and the 
  Western Balkans</i>, Berlin, 12 mars 2003</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref33" name="_edn33" title><span lang="FR">
  <font size="1">[33]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1">&nbsp; Les 
  deux districts ont été affectés par les guerres de Yougoslavie et comptent sur 
  leur territoire des personnes déplacées et des minorités.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref34" name="_edn34" title><span lang="FR">
  <font size="1">[34]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1">&nbsp; 
  Chiffres pour mars 2003. Voir site web <a href="http://www.hzz.hr/hzz.asp">
  http://www.hzz.hr/hzz.asp</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref35" name="_edn35" title><span lang="FR">
  <font size="1">[35]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1">&nbsp; 
  Courrier des Balkans, <i>Le chômage touche 30% de la population active en 
  Serbie</i>, février 2004.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref36" name="_edn36" title><span lang="FR">
  <font size="1">[36]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1">&nbsp; Sam 
  Vaknin&nbsp;: «&nbsp;<i>Battling Society&#146;s Cancer&nbsp;: Unemployment</i>&nbsp;» (L&#146;auteur a été 
  conseiller économique pour le gouvernement de l&#146;ex-République yougoslave de 
  Macédoine entre 1999 et 2002).</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref37" name="_edn37" title><span lang="FR">
  <font size="1">[37]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Des 
  pauvres originaires d&#146;Europe de l&#146;est qui émigrent aux Etats-Unis sont 
  confrontés à l&#146;emploi au noir et à l&#146;exploitation&nbsp;;
  <a href="http://www.detnews.com/2003/business/0311/03/business-312976.htm">
  http://www.detnews.com/2003/business/0311/03/business-312976.htm</a>.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref38" name="_edn38" title><span lang="FR">
  <font size="1">[38]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Dans 
  toutes les recherches effectuées par le Rapporteur, il est indiqué que les 
  chiffres officiels sont bien plus bas que les chiffres réels. Cela semble dû 
  essentiellement à ce que le Rapporteur a décrit au début de son rapport, à 
  savoir l&#146;importance de l&#146;économie grise et le fait que les prestations de 
  chômage peu élevées découragent bon nombre de chômeurs de se faire enregistrer 
  en tant que tels. Les estimations proviennent pour la plupart d&#146;organisations 
  internationales telles que l&#146;OIT, le PNUD, la BERD, la CIG et des sources de 
  presse nationales et internationales.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref39" name="_edn39" title><span lang="FR">
  <font size="1">[39]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> 
  Organisation mondiale du travail, <i>Annual Jobs Report 2004</i>, Genève, 
  janvier 2004</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref40" name="_edn40" title><span lang="FR">
  <font size="1">[40]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> «&nbsp;The 
  Emptying of Russia&nbsp;», article par Henry Wendt de l&#146;American Entreprise 
  Institute, paru dans le Washington Post du 13 février 2003.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref41" name="_edn41" title><span lang="FR">
  <font size="1">[41]</font></span></a><font size="1"> Simon Clarke, 
  WarwickUniversity et l&#146;Institute for Comparative Labour relations Research (ISITO),
  <a href="http://www.warwick.ac.uk/russia/odahigh.htm">
  http://www.warwick.ac.uk/russia/odahigh.htm</a>. </font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref42" name="_edn42" title><span lang="FR">
  <font size="1">[42]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Réseau de 
  formation à la recherche&nbsp; sur &#147;Géographie économique de l&#146;Europe : 
  mesure, test et simulations de politiques&#148;, Centre pour la recherche en 
  politiques économiques (CERP).</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref43" name="_edn43" title><span lang="FR">
  <font size="1">[43]</font></span></a><font size="1"> Storper, M. Chen, Y., and 
  De Paolis. F. &#147;Trade and Location of Industries in the OECD and European 
  Union&#148;, Journal of Economic Geography, No. 2, 2002.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref44" name="_edn44" title><span lang="FR">
  <font size="1">[44]</font></span></a><font size="1"> Haaland J.I., Kind, H.J., 
  Midelfart-Knarvik, K.H., and Torstensson, J. &quot;What Determines the Economic 
  Geography of Europe?&quot;, Discussion Paper 19, Department of Economics, Norwegian 
  School of Economics and Business Administration, 1998.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref45" name="_edn45" title><span lang="FR">
  <font size="1">[45]</font></span></a><font size="1"> Amiti, Mary. &#147;New Trade 
  Theories and Industrial Location in the EU: A Survey of Evidence&#148;, Oxford 
  Review of Economic Policy, 1998.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref46" name="_edn46" title><span lang="FR">
  <font size="1">[46]</font></span></a><font size="1"> Midelfart-Knarvik, K.H., 
  Overman, H.G., S.J.Redding, S.J., and Venables, A.J. &quot;The Location of European 
  Industry&#148;, Economic Paper 142, Direction générale de l&#146;économie et des 
  finances, Commission européenne, avril 2000</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref47" name="_edn47" title><span lang="FR">
  <font size="1">[47]</font></span></a><font size="1"> &#147;European Economic 
  Outlook: III Economic Geography of the New Europe&#148;, PricewaterhouseCoopers, 
  septembre 1999.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref48" name="_edn48" title><span lang="FR">
  <font size="1">[48]</font></span></a><font size="1"> &#147;European Economic 
  Outlook: III Economic Geography of the New Europe&#148;, PricewaterhouseCoopers, 
  septembre 1999.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref49" name="_edn49" title><span lang="FR">
  <font size="1">[49]</font></span></a><font size="1"> Haaland J.I., Kind, H.J., 
  Midelfart-Knarvik, K.H., and Torstensson, J. &quot;What Determines the Economic 
  Geography of Europe?&quot;, Discussion Paper 19, Department of Economics, Norwegian 
  School of Economics and Business Administration, 1998.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref50" name="_edn50" title><span lang="FR">
  <font size="1">[50]</font></span></a><font size="1"> Haaland J.I., Kind, H.J., 
  Midelfart-Knarvik, K.H., and Torstensson, J. &quot;What Determines the Economic 
  Geography of Europe?&quot;, Discussion Paper 19, Department of Economics, Norwegian 
  School of Economics and Business Administration, 1998.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref51" name="_edn51" title><span lang="FR">
  <font size="1">[51]</font></span></a><font size="1"> &#147;European Economic 
  Outlook: III Economic Geography of the New Europe&#148;, PricewaterhouseCoopers, 
  septembre1999.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref52" name="_edn52" title><span lang="FR">
  <font size="1">[52]</font></span></a><font size="1"> Par exemple, Haaland 
  J.I., Kind, H.J., Midelfart-Knarvik, K.H., and Torstensson, J. &quot;What 
  Determines the Economic Geography of Europe?&quot;, Discussion Paper 19, Department 
  of Economics, NorwegianSchool of Economics and Business Administration, 1998.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref53" name="_edn53" title><span lang="FR">
  <font size="1">[53]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Par 
  exemple, Midelfart-Knarvik, K.H., Overman, H.G., S.J.Redding, S.J., and 
  Venables, A.J. &quot;The Location of European Industry&#148;, Economic Paper 142, 
  Direction générale de l&#146;économie et des finances, Commission européenne, avril 
  2000.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref54" name="_edn54" title><span lang="FR">
  <font size="1">[54]</font></span></a><font size="1"> &#147;European Economic 
  Outlook: III Economic Geography of the New Europe&#148;, PricewaterhouseCoopers, 
  septembre 1999.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref55" name="_edn55" title><span lang="FR">
  <font size="1">[55]</font></span></a><font size="1"><span lang="FR"> Par 
  exemple, jusqu&#146;à 70 à 90% du travail des programmeurs dans une grande 
  entreprise d&#146;informatique consiste en de simples tâches de maintenance (mises 
  à jour, renforcements mineurs et suppression de virus). </span>«&nbsp;The New 
  Geography of the IT Industry&nbsp;», The Economist, 19 juillet 2003</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref56" name="_edn56" title><span lang="FR">
  <font size="1">[56]</font></span></a><font size="1"> «&nbsp;The New Geography of 
  the IT Industry&nbsp;», The Economist, 19 juillet 2003</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref57" name="_edn57" title><span lang="FR">
  <font size="1">[57]</font></span></a><font size="1">&#147;Backroom Deals&#148;, The 
  Economist, 22 February 2003. Back Office to the World&#148;, The Economist, 5 May 
  2001.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref58" name="_edn58" title><span lang="FR">
  <font size="1">[58]</font></span></a><font size="1"> Agrawal, V., Farrell, D., 
  and Remes, J.K. &#147;Offshoring and Beyond&#148;, The McKinsey Quarterly, No 4, 2003.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref59" name="_edn59" title><span lang="FR">
  <font size="1">[59]</font></span></a><font size="1"> Deloitte Consulting (www.dc.com).</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref60" name="_edn60" title><span lang="FR">
  <font size="1">[60]</font></span></a><font size="1"> &#147;Back Office to the 
  World&#148;, The Economist, 5 mai 2001</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref61" name="_edn61" title><span lang="FR">
  <font size="1">[61]</font></span></a><font size="1"> Gartner (www.gartner.com)</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref62" name="_edn62" title><span lang="FR">
  <font size="1">[62]</font></span></a><font size="1"> &#147;Back Office to the 
  World&#148;, The Economist, 5 mai 2001</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref63" name="_edn63" title><span lang="FR">
  <font size="1">[63]</font></span></a><font size="1"> Broersma, Matthew. 
  &#147;Gartner: Outsourcing to Boom this Year&#148;, ZDNet UK, 11 avril 2003.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref64" name="_edn64" title><span lang="FR">
  <font size="1">[64]</font></span></a><font size="1"> &#147;The New Geography of the 
  IT Industry&#148;, The Economist, 19 juillet 2003.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref65" name="_edn65" title><span lang="FR">
  <font size="1">[65]</font></span></a><font size="1"> Midelfart-Knarvik, K.H., 
  Overman, H.G., S.J.Redding, S.J., and Venables, A.J. &quot;The Location of European 
  Industry&#148;, Economic Paper 142, Direction générale de l&#146;économie et de 
  finances, Commission européenne, avril 2000.&nbsp; </font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref66" name="_edn66" title><span lang="FR">
  <font size="1">[66]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Voir 
  Herald Tribune du 20 juillet 2004.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref67" name="_edn67" title><span lang="FR">
  <font size="1">[67]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Mentionné 
  dans le Herald Tribune le 20 juillet 2004.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref68" name="_edn68" title><span lang="FR">
  <font size="1">[68]</font></span></a><font size="1"> Bowers, N., Sonnet, A., 
  and Bardone, L. &#147;Background Report - Giving Young People and Good Start: The 
  Experience of OECD Countries&#148;, OCDE. </font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref69" name="_edn69" title><span lang="FR">
  <font size="1">[69]</font></span></a><font size="1"> Bowers, N., Sonnet, A., 
  and Bardone, L. &#147;Background Report - Giving Young People and Good Start: The 
  Experience of OECD Countries&#148;, OCDE. </font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref70" name="_edn70" title><span lang="FR">
  <font size="1">[70]</font></span></a><span lang="EN-GB"><font size="1">Nesporova, 
  Alena. &#147;Why Unemployment Remains so High in Central and Eastern Europe&#148;, ILO 
  Employment Paper 43, 2002.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref71" name="_edn71" title><span lang="FR">
  <font size="1">[71]</font></span></a><font size="1"> Nickell, Stephen. Speech 
  on &#147;A Picture of European Unemployment: Success and Failure&#148;, Bank of England 
  Monetary Policy Committee and London School of Economics, novembre 2002.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref72" name="_edn72" title><span lang="FR">
  <font size="1">[72]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Défini 
  comme les jeunes un an après leur sortie du système scolaire d&#146;enseignement 
  initial</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref73" name="_edn73" title><span lang="FR">
  <font size="1">[73]</font></span></a><font size="1"> Bowers, N., Sonnet, A., 
  and Bardone, L. &#147;Background Report - Giving Young People and Good Start: The 
  Experience of OECD Countries&#148;, OCDE.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref74" name="_edn74" title><span lang="FR">
  <font size="1">[74]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> 
  &#147;Perspectives de l&#146;Emploit&#148;, OCDE, 1996.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref75" name="_edn75" title><span lang="FR">
  <font size="1">[75]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> OIT, 5 
  mars 2004 &#150; Tendances dans l&#146;emploi mondial concernant les femmes, 2004.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref76" name="_edn76" title><span lang="FR">
  <font size="1">[76]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> 
  Perspectives de l&#146;OCDE pour l&#146;emploi 2004&nbsp;: tableau B.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref77" name="_edn77" title><span lang="FR">
  <font size="1">[77]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Ces 
  dispositions transitoires comprennent spécifiquement : 1) une période de deux 
  ans pendant laquelle des mesures nationales seront appliquées par les actuels 
  Etats membres aux nouveaux entrants; 2) après cette période, la situation sera 
  examinée (également par la Commission européenne), mais la décision de laisser 
  pleinement circuler les personnes incombera à chacun des Etats membres 
  actuels&nbsp;; 3) les arrangements transitoires devraient en principe prendre fin 
  dans les cinq ans, mais pourront être prolongés pendant deux ans dans les 
  actuels Etats membres qui connaîtraient de graves difficultés sur leur marché 
  de l&#146;emploi ou qui seraient menacés de voir leur marché de l&#146;emploi en 
  difficulté&nbsp;; 4) des mesures de sauvegarde peuvent être appliquées par les 
  Etats membres à l&#146;issue de la septième année. Les Etats membres actuels 
  doivent cependant donner la préférence à une main d&#146;&#156;uvre ressortissant des 
  nouveaux entrants par rapport à de la main d&#146;&#156;uvre en provenance de pays 
  tiers.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref78" name="_edn78" title><span lang="FR">
  <font size="1">[78]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Séminaire 
  sur&nbsp; &#147;The Impact of Enlargement on the EU Labour Market&#148;, Direction 
  générale pour l&#146;emploi et les affaires sociales, Commission européenne, mars 
  2001.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref79" name="_edn79" title><span lang="FR">
  <font size="1">[79]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Brücker, 
  H. &#147;Potential Migration from Central and Eastern Europe: An Update&#148;, Direction 
  générale pour l&#146;emploi et les affaires sociales, Commission européenne, 
  Octobre 2003.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref80" name="_edn80" title><span lang="FR">
  <font size="1">[80]</font></span></a><font size="1"> Barysch, Katinka. &#147;Does 
  Enlargement Matter for the EU Economy?&#148;, Centre for European Reform Policy 
  Brief, mars 2003.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref81" name="_edn81" title><span lang="FR">
  <font size="1">[81]</font></span></a><font size="1"> &#147;The Economic Impact of 
  Enlargement&#148;, Enlargement Papers No. 4, DG ECFIN, 2001.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref82" name="_edn82" title><span lang="FR">
  <font size="1">[82]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Séminaire 
  sur &#147;The Impact of Enlargement on the EU Labour Market&#148;, Direction générale 
  pour l&#146;emploi et les affaires sociales, Commission européenne, mars 2001.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref83" name="_edn83" title><span lang="FR">
  <font size="1">[83]</font></span></a><font size="1"> Ermisch, John. 
  &#147;Demographic Developments and European Labour Markets&#148;, Scottish Journal of 
  Political Economy, Vol. 42, No. 3, août 1995.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref84" name="_edn84" title><span lang="FR">
  <font size="1">[84]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Brücker, 
  H. &#147;Potential Migration from Central and Eastern Europe: An Update&#148;, Direction 
  générale pour l&#146;emploi et les affaires sociales, Commission européenne, 
  octobre 2003. </font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref85" name="_edn85" title><span lang="FR">
  <font size="1">[85]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Rapport 
  de la Direction Population des Nations Unies ans &#147;A continent on the move&#148;, 
  The Economist, 4 mai 2000.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref86" name="_edn86" title><span lang="FR">
  <font size="1">[86]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> OIT &#150; 
  Employment and Training Papers 33 «&nbsp;Vieillissement et marchés de l&#146;emploi pour 
  les travailleurs âgés&nbsp;», par Alexander Samorodiv, première publication en 
  1999.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref87" name="_edn87" title><span lang="FR">
  <font size="1">[87]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Voir 
  Financial Times du 16 juillet 2004.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref88" name="_edn88" title><span lang="FR">
  <font size="1">[88]</font></span></a><font size="1"> &#147;Where to Locate: 
  Selecting a Country for Offshore Business Processing&#148;, A.T. Kerney, 2003</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref89" name="_edn89" title><span lang="FR">
  <font size="1">[89]</font></span></a><span lang="FR"><font size="1"> Coût = 
  coût de la main d&#146;oeuvre, frais de gestion et infrastructure, plus impact 
  fiscal et taxes. Environnement = risque (économique, politique), 
  infrastructure du pays, compatibilité culturelle, proximité géographique et 
  sécurité de la propriété intellectuelle. Ressources humaines = expérience des 
  processus de TI et de délocalisation/réimplantation, taille du marché du 
  travail, niveau de formation de la main d&#146;&#156;uvre, barrière de la langue et taux 
  d&#146;alphabétisation, et capacité à retenir les travailleurs.</font></span></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref90" name="_edn90" title><span lang="FR">
  <font size="1">[90]</font></span></a><font size="1"> Broersma, Matthew. 
  &#147;Gartner: Outsourcing to Boom this Year&#148;, ZDNet UK, 11 avril 2003.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref91" name="_edn91" title><span lang="FR">
  <font size="1">[91]</font></span></a><font size="1"> Broersma, Matthew. 
  &#147;Gartner: Outsourcing to Boom this Year&#148;, ZDNet UK, 11 avril 2003.</font></p>
  <p align="justify"><a href="#_ednref92" name="_edn92" title><span lang="FR">
  <font size="1">[92]</font></span></a><font size="1"> Deloitte Consulting (<a href="http://www.dc.com">www.dc.com</a>)</font></p>
  <p align="justify">&nbsp;</p>
  </blockquote>
  
  </body>
</html>